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Poutine évoque l'Ukraine sans mentionner la revendication jihadiste

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De nombreux Moscovites ont déposé samedi des fleurs près du Crocus City Hall en hommage aux victimes de l'attaque terroriste, revendiquée par l'Etat islamique. (© KEYSTONE/AP/Alexander Zemlianichenko)

Vladimir Poutine a promis de "punir" les responsables de l'attaque qui a fait 133 morts dans la banlieue de Moscou. Il a assuré que les assaillants ont été arrêtés en chemin vers l'Ukraine. Il ne mentionne pas la revendication du groupe jihadiste Etat islamique (EI).

L'Ukraine a fermement nié tout lien avec l'attaque et affirmé que la Russie, dont elle combat l'offensive depuis deux ans, cherchait à lui faire porter le blâme.

Cette attaque contre la salle de concert Crocus City Hall, en proche banlieue de la capitale, est la plus meurtrière dans le pays depuis une vingtaine d'années, ainsi que la plus sanglante à avoir été revendiquée par l'EI en Europe.

Le président russe a affirmé que "tous les quatre auteurs" de l'attaque avaient été arrêtés alors qu'"ils se dirigeaient vers l'Ukraine où, selon des données préliminaires (des enquêteurs), une 'fenêtre' avait été préparée pour qu'ils franchissent la frontière".

Vladimir Poutine a repris la version des faits présentée plus tôt par ses services de sécurité (FSB) et, comme eux, n'a fait aucune mention de l'implication de l'EI lors de sa première allocution télévisée depuis le drame.

Le groupe jihadiste a pourtant revendiqué l'attaque, en affirmant que ses combattants avaient "attaqué un grand rassemblement" près de Moscou.

Deuil national

"Ceux qui sont derrière ces terroristes seront punis" et "n'auront pas un destin enviable", a assuré le président russe.

Il a également dénoncé un acte "terroriste barbare" et déclaré un jour de deuil national dimanche.

Le Kremlin avait annoncé plus tôt "l'arrestation de 11 personnes, dont quatre terroristes impliqués dans l'attentat".

Ces quatre auteurs présumés de l'attaque, tous "citoyens étrangers", ont été arrêtés dans la région de Briansk, frontalière de l'Ukraine et du Bélarus, selon les autorités.

Le FSB a affirmé que les suspects avaient des "contacts appropriés du côté ukrainien" et comptaient fuir dans ce pays, sans fournir d'autres détails sur la nature de ces liens ni de preuve de leur existence.

"L'Ukraine n'a pas le moindre lien avec l'incident", a martelé le conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak, rejetant des accusations "absurdes".

Le Premier ministre polonais Donald Tusk dit samedi espérer que cette attaque ne deviendrait pas "un prétexte" à une "escalade de la violence" dans une claire allusion à l'Ukraine.

La cheffe du média public RT, Margarita Simonian, a publié des vidéos censées montrer des confessions de deux suspects durant leurs interrogatoires, dans lesquelles ils ne nomment pas de commanditaire. L'AFP n'est pas en mesure de confirmer leur véracité.

Avertissements

Le bilan qui s'est alourdi samedi à 133 morts, selon les autorités, devrait encore augmenter, car les recherches dans les décombres du bâtiment ravagé par les flammes et dont le toit s'est partiellement écroulé se poursuivent et pourraient prendre des jours.

Les autorités russes n'ont identifié à l'heure actuelle que 29 personnes, a indiqué samedi le ministère des Situations d'urgence.

Les assaillants ont utilisé des "armes automatiques" et provoqué le vaste incendie dans le bâtiment avec un "liquide inflammable", ont dit les enquêteurs.

Les victimes ont été tuées par balle ou en inhalant les fumées de l'incendie, ont-ils ajouté.

L'ambassade américaine en Russie avait averti il y a deux semaines ses citoyens qu'elle "suivait de près des informations selon lesquelles des extrémistes ont des plans imminents de cibler de grands rassemblements à Moscou, y compris des concerts".

Mardi, Vladimir Poutine avait dénoncé des déclarations "provocatrices" et "une volonté d'intimider et de déstabiliser notre société".

L'EI, que la Russie combat en Syrie et qui est actif aussi dans le Caucase russe, a déjà commis des attentats dans le pays depuis la fin des années 2010. Mais le groupe n'y avait jamais revendiqué une attaque d'une telle ampleur.

"En deuil"

Malgré la revendication de l'EI, de nombreuses questions restent en suspens. Selon des médias russes et le député Alexandre Khinstein, certains des suspects sont originaires du Tadjikistan. Les autorités de ce pays d'Asie centrale ont affirmé n'avoir "pas reçu de confirmation des autorités russes" à ce sujet.

Dès le matin, de longues files d'attente s'étaient formées devant certains centres de dons du sang à Moscou.

Les mesures de sécurité ont été renforcées et plusieurs événements publics ont été annulés. Les condamnations de cet assaut ont afflué du monde entier, de l'UE aux Etats-Unis en passant par la Chine et le Moyen-Orient.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Première apparition publique officielle de Kate en six mois

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La princesse Kate a fait samedi matin sa première apparition publique depuis qu'elle est traitée pour un cancer. (© KEYSTONE/AP/James Manning)

La princesse Kate a fait samedi matin sa première apparition publique depuis qu'elle est traitée pour un cancer, apparaissant dans un carrosse avec ses enfants dans la procession royale quittant le palais de Buckingham à l'occasion de l'anniversaire du roi Charles III.

Vêtue d'un long manteau blanc et portant un chapeau masquant une partie de son visage, l'épouse du prince héritier William, 42 ans, n'avait plus été vue en public depuis Noël dernier, mais a annoncé vendredi sa participation à cet évènement grâce aux "bons progrès" de son traitement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le Premier ministre chinois en Australie: relations commerciales

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La visite de M. Li suit la levée par Pékin de la plupart des barrières commerciales aux exportations australiennes, notamment le charbon, le bois, l'orge et le vin. (© KEYSTONE/AP/Asanka Brendon Ratnayake)

Le Premier ministre chinois Li Qiang est arrivé samedi en Australie pour une visite de quatre jours visant à développer les relations commerciales dans un contexte diplomatique tendu dans la région.

Li Qiang, deuxième homme le plus puissant de l'appareil d'Etat chinois derrière le président Xi Jinping, a atterri à l'aéroport d'Adélaïde dans le sud du pays.

Il a été accueilli sur le tarmac de l'aéroport par la ministre australienne des Affaires étrangères Penny Wong, d'autres représentants du gouvernement et des journalistes.

Le déplacement du haut responsable chinois en Australie est la deuxième étape d'une tournée diplomatique en Océanie qui l'a d'abord mené en Nouvelle-Zélande.

En Australie, Li Qiang doit rencontrer un viticulteur de l'Etat d'Australie-Méridionale. Il devrait également s'enquérir de l'état de santé des deux pandas géants prêtés par la Chine au zoo d'Adélaïde. Puis il s'entretiendra avec son homologue australien Anthony Albanese, avant d'être reçu à Canberra pour un dîner d'Etat, et de se rendre dans une mine de lithium en Australie-Occidentale.

Levée des barrières

La visite de M. Li suit la levée par Pékin de la plupart des barrières commerciales aux exportations australiennes, notamment le charbon, le bois, l'orge et le vin.

La Chine et l'Australie étaient ces dernières années à couteaux tirés, en particulier depuis une demande australienne d'enquête en 2020 sur l'origine de la pandémie de Covid-19, que Pékin estimait politique, et la décision de Canberra d'exclure l'équipementier Huawei de son réseau 5G.

La Chine avait alors relevé ses taxes sur nombre de produits australiens, en particulier le vin, le boeuf et l'orge.

La plupart de ces surtaxes ont été levées à la faveur d'un réchauffement des relations entre Pékin et Canberra depuis l'arrivée des travaillistes au pouvoir.

En matière de défense, cependant, les tensions persistent, l'Australie privilégiant une alliance étroite avec les Etats-Unis dans le Pacifique.

Canberra et Washington oeuvrent à renforcer leurs liens avec les nations insulaires, après la signature d'un accord de sécurité secret entre Pékin et les îles Salomon en 2022.

La Chine a vivement critiqué le pacte de sécurité Aukus. Il comprend notamment la livraison à Canberra de sous-marins à propulsion nucléaire. Pékin y voit une menace pour sa sécurité, et une violation des règles de non-prolifération nucléaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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"Purge" à LFI : la cheffe des écologistes convoque ses instances

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La patronne des Ecologistes Marine Tondelier (en centre) souhaite que le Nouveau Front populaire soutienne les candidats évincés par LFI (archives). (© KEYSTONE/AP/Thomas Padilla)

La patronne des Ecologistes Marine Tondelier s'est dite "extrêmement choquée" par la "purge" au sein de LFI - où plusieurs députés sortants, critiques de Jean-Luc Mélenchon, n'ont pas été réinvestis pour les législatives - et a convoqué les instances de son parti.

"J'ai convoqué les instances d'EELV ce matin pour voir quelles suites donner à cela", a déclaré samedi sur France 2 Marine Tondelier, qui doit aussi s'entretenir avec les responsables socialiste Olivier Faure et communiste Fabien Roussel.

La patronne des Ecologistes souhaite que le Nouveau Front populaire soutienne, malgré tout, les candidats évincés par LFI.

En cause, la présence controversée d'Adrien Quatennens, député sortant de la 1ère circonscription du Nord, condamné à quatre mois d'emprisonnement avec sursis pour violences conjugales.

En revanche, Danielle Simonnet, élue à Paris, ainsi que Raquel Garrido et Alexis Corbières, députés de Seine-Saint-Denis, qui incarnent des voix discordantes au sein de La France insoumise, ont été écartés et remplacés par d'autres candidats.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les Etats-Unis se préparent à une vague de chaleur écrasante

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Il pourrait faire jusqu'à 38 degrés celsius dans le nord-est des Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/AP/David Santiago)

Des régions du centre et de l'est des Etats-Unis d'Amérique se préparent à subir une vague de chaleur étouffante la semaine prochaine. Les températures, qui devraient être anormalement élevées pour un mois de juin, pourraient monter jusqu'à 38 degrés par endroits.

"Les températures vont s'envoler la semaine prochaine du Midwest vers le nord-est" du pays, a prévenu vendredi sur le réseau social X (ex-Twitter) le service météorologique national (NWS). Il s'attend à "plusieurs dizaines de records" de chaleur journaliers.

Cette vague doit commencer dimanche dans le centre puis se propager à travers le Midwest et le nord-est avant mardi. Elle durera presque toute la semaine, selon le NWS. "La chaleur est la principale cause de décès liés aux conditions météorologiques la plupart des années. Prenez-la au sérieux", a mis en garde le service.

Réchauffement climatique

La capitale Washington a d'ores et déjà activé son alerte à "l'urgence chaleur" pour ce vendredi, a indiqué la maire Muriel Bowser. "Des températures extrêmes sont prévues pour la semaine prochaine".

Le mercure pourrait ainsi monter jusqu'à 38 degrés celsius le 23 juin. Plusieurs autres grandes villes seront concernées, de Chicago à New York.

Selon les scientifiques, les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du réchauffement de la planète et ces vagues de chaleur sont appelées à encore se multiplier, s'allonger et s'intensifier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Yuliya Efimova autorisée sous statut neutre

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Yulia Efimova (ici en 2016 à Rio) est autorisée à participer aux JO de Paris (© KEYSTONE/AP/MARTIN MEISSNER)

Yuliya Efimova est devenue la première nageuse russe à bénéficier du statut d'athlète individuel neutre (AIN) pour les JO de Paris. L'intéressée estime néanmoins qu'elle aura du mal à se qualifier.

La brasseuse, sextuple champion du monde et triple médaillée olympique à Londres 2012 (200 m, bronze) et Rio 2016 (100 et 200 m, argent), a reçu le statut de nageuse neutre pour Paris vendredi de la part de l'instance dirigeante de la natation, World Aquatics.

Le CIO autorise à titre individuel les sportifs russes et bélarusses à participer sous bannière neutre aux Jeux, aux conditions de ne pas avoir ouvertement soutenu l'offensive lancée en Ukraine par la Russie en février 2022 et de ne pas être membre d'un club lié aux forces de sécurité.

Efimova, 32 ans, a toutefois déclaré à la chaîne russe Match TV.Ru qu'elle aurait du mal à respecter la date limite de qualification pour les Jeux olympiques, fixée au 23 juin. N'ayant pas de visa pour l'Europe, elle ne peut pas participer à des épreuves où elle aurait pu se qualifier.

"Ils m'ont donné (le statut neutre) aujourd'hui mais c'est un gros problème de ne pas avoir assez de temps pour les qualifications internationales. Les compétitions se terminent toutes le 23 juin - soit elles ont eu lieu, soit elles auront lieu la semaine prochaine", a-t-elle souligné.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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