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Le chef de l'ONU appelle à mettre fin au "cauchemar"

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"Rien ne justifie les attaques horribles du Hamas le 7 octobre. Et rien ne justifie la punition collective subie par le peuple palestinien", a lancé aux portes de Gaza le chef de l'ONU Antonio Guterres. (© KEYSTONE/EPA/KHALED ELFIQI)

Le chef de l'ONU Antonio Guterres s'est rendu samedi aux portes du territoire palestinien de Gaza dévasté par la guerre et au bord de la famine. Il a appelé à un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas pour mettre fin au "cauchemar".

Dans le nord du territoire palestinien où la situation humanitaire est particulièrement catastrophique, les autorités du Hamas ont affirmé que 19 Palestiniens qui attendaient un convoi d'aide près de Gaza-Ville avaient été "tués par des tirs israéliens".

L'armée israélienne a démenti. Selon "de premiers éléments", "il n'y a pas eu de frappe aérienne contre le convoi, ni de tirs par des forces (israéliennes) sur les gens près du convoi d'aide", a-t-elle dit.

Après plus de cinq mois d'une guerre dévastatrice déclenchée le 7 octobre par une attaque meurtrière du Hamas contre Israël, M. Guterres s'est rendu côté égyptien de Rafah dont une partie se trouve dans le sud de la bande de Gaza assiégée, pour a-t-il dit attirer l'attention sur la "douleur" des Palestiniens, prisonniers d'"un cauchemar sans fin".

"Rien ne justifie les attaques horribles du Hamas le 7 octobre. Et rien ne justifie la punition collective subie par le peuple palestinien. Maintenant plus que jamais, il est temps d'un cessez-le-feu humanitaire immédiat", a lancé M. Guterres, en appelant le Hamas à "relâcher immédiatement tous les otages" enlevés le 7 octobre.

Ces dernières 24 heures, les bombardements incessants israéliens ont fait selon le ministère de la Santé du Hamas plus de 70 morts dans le petit territoire palestinien où la plupart des 2,4 millions d'habitants sont menacés de famine d'après l'ONU.

A Rafah, un bombardement nocturne sur une maison a tué une grand-mère, Nadia Kawareh, et quatre de ses petits-enfants âgés entre 3 et 12 ans, ont indiqué des proches.

"Nous en avons assez, je vous assure. Lâchez une bombe sur nous et libérez-nous de cette vie. Aucun être humain ne pourrait supporter ce qui nous arrive", a dit en pleurant Turkiya Barbakh, un proche des victimes.

Opération à l'hôpital al-Chifa

Au sixième jour de son opération contre le complexe hospitalier al-Chifa à Gaza-Ville, l'armée israélienne a dit qu'elle la poursuivrait jusqu'à la capture "du dernier terroriste". Après avoir affirmé que des "terroristes haut-gradés du Hamas" s'y cachaient, elle a fait état de plus de 170 combattants palestiniens tués jusque-là et de centaines de suspects arrêtés.

Outre le lourd bilan humain et la catastrophe humanitaire, la communauté internationale s'inquiète d'une éventuelle offensive terrestre israélienne sur Rafah, où s'entassent 1,5 million de Palestiniens, la plupart des déplacés.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fait savoir au secrétaire d'Etat Antony Blinken, en visite vendredi en Israël dans le cadre d'une tournée régionale, que son armée comptait bien mener une offensive à Rafah, "dernier bastion" du Hamas selon lui, même sans le soutien de l'allié américain.

Pour M. Blinken, une telle opération "risque de tuer davantage de civils".

La sixième tournée au Moyen-Orient du responsable américain était censée aider à débloquer les pourparlers au Qatar impliquant les médiateurs internationaux, en vue d'une trêve dans la guerre.

Mais samedi, un responsable du Hamas a fait état de "profondes divergences" avec Israël au sujet d'une éventuelle trêve.

Sur fond de tensions croissantes entre Washington et Israël, le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant se rend dimanche aux Etats-Unis.

Vote lundi

Lundi, un vote est prévu au Conseil de sécurité de l'ONU sur un nouveau projet de résolution exigeant un cessez-le-feu "immédiat", préparé par huit des dix membres non permanents du Conseil.

Israël impose un siège complet à Gaza depuis le 9 octobre et contrôle strictement l'aide qui arrive principalement depuis l'Egypte via Rafah. Ces contrôles réduisent selon l'ONU le nombre de camions entrant dans le territoire palestinien.

Pour aider la population, plusieurs pays organisent quotidiennement des parachutages de vivres et ont ouvert un couloir maritime depuis Chypre vers Gaza. Mais ces aides restent insuffisantes face aux besoins immenses.

Outre son appel à un cessez-le-feu, M. Guterres a demandé à Israël de prendre un "engagement solide" pour faciliter l'entrée de l'aide humanitaire.

Pour le chef de la diplomatie israélienne Israël Katz, sous le "leadership" de M. Guterres, "l'ONU est devenue une organisation antisémite et anti-israélienne (...)."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Vodafone vend presque toute sa participation dans Indus Tower

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L'opérateur britannique poursuit le grand nettoyage de son portefeuille, après avoir notamment cédé à Swisscom sa filiale transalpine pour quelque 8 milliards d'euros. (archive) (© KEYSTONE/EPA/STR)

Le groupe britannique de téléphonie Vodafone, en pleine restructuration, a annoncé mercredi avoir vendu la quasi-totalité de sa participation minoritaire dans le géant indien des tours télécoms Indus Towers.

Vodafone "a vendu 484,7 millions d'actions d'Indus Towers Limited, représentant 18,0% du capital" via un placement privé auprès d'investisseurs pour "153 milliards de roupies (1,6 milliard de francs)" dans le but de rembourser des emprunts, a annoncé le groupe britannique dans un communiqué, précisant qu'il possédait encore 3,1% des parts.

Vodafone "a un emprunt d'environ 1,8 milliard d'euros (...) garanti sur nos actifs indiens. Compte tenu de la récente performance du cours de l'action d'Indus, nous avons décidé que le moment était venu de réaliser" une telle transaction "et de rembourser une partie substantielle de ce prêt", a précisé à l'AFP un porte-parole du groupe.

Le groupe n'a pas précisé qui s'est porté acheteur, mais pointait vers une communication séparée de l'opérateur téléphonique indien Bharti Airtel qui a acquis environ 1%, portant sa participation totale dans Indus Towers à près de 49%. Le titre de Vodafone progressait de 1,93% à 72 pence mercredi vers 12h30 à la Bourse de Londres.

Vodafone avait publié le mois dernier un bénéfice en chute de 90% sur un an pour l'exercice décalé 2023/2024, assorti d'une baisse de ses revenus. L'entreprise avait annoncé l'an dernier 11'000 suppressions d'emplois sur trois ans - 10% de ses effectifs - pour tenter de relancer sa compétitivité face à une performance et une action en berne depuis plusieurs années.

Le groupe poursuit par ailleurs une restructuration de ses activités. Mi-mars, Swisscom avait dévoilé le rachat de la filiale italienne de Vodafone pour 8 milliards d'euros, dernière étape d'une réorganisation de ses activités en Europe, après la cession de sa branche en Espagne et de la fusion des activités au Royaume-Uni avec l'opérateur Three UK, du conglomérat hongkongais CK Hutchinson.

Mais les autorités britanniques de la concurrence ont ouvert une enquête approfondie sur la fusion avec CK Hutchinson, craignant des hausses de prix et une baisse de qualité au Royaume-Uni.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Un gouvernement d'union nationale en Afrique du Sud

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Cyril Ramaphosa, réélu pour un 2e mandat, veut un gouvernement d'union nationale. (© KEYSTONE/AP/Kim Ludbrook)

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, réélu pour un second mandat mais sans majorité absolue au Parlement après les législatives fin mai, a déclaré mercredi que la formation inédite d'un gouvernement de coalition marque "le début d'une nouvelle ère".

"La formation d'un gouvernement d'union nationale est un moment d'une grande portée. C'est le début d'une nouvelle ère", a déclaré le chef d'Etat de 71 ans, lors de son discours d'investiture dans la capitale Pretoria.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Iran: un expert onusien lie Raïssi à un génocide en 1988

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L'ancien président iranien Ebrahim Raïssi a souvent été mis en cause pour le massacre de milliers d'opposants alors qu'il était procureur adjoint de la région de Téhéran (archives). (© KEYSTONE/AP/VAHID SALEMI)

L'ex-président iranien Ebrahim Raïssi, décédé dans un accident il y a un mois, est lié par un expert onusien à un "génocide" en 1988. Dans un rapport publié mercredi à Genève, celui-ci appelle à la fin de l'impunité pour les autres responsables.

En décembre dernier, Ebrahim Raïssi avait renoncé à venir en Suisse après le dépôt d'une plainte contre lui pour crimes contre l'humanité. Trois opposants avaient demandé son arrestation, soutenus par plus de 350 personnalités de différents pays.

Membre d'une commission chargé de décider qui serait tué, Ebrahim Raïssi serait responsable du décès de milliers d'opposants en 1988. Il était alors procureur général adjoint de la province de Téhéran.

Le rapporteur spécial de l'ONU sur l'Iran Javaid Rehman, qui ne s'exprime pas au nom de l'organisation, dénonce "les pires et plus horribles violations des droits humains". "De hauts responsables se sont entendus, ont conspiré et ont activement planifié, ordonné et perpétré des crimes contre l'humanité et un génocide contre des ressortissants de leur pays", affirme-t-il.

Il reproche à la commission dont était membre Ebrahim Raïssi des "meurtres de masse" et "des exécutions sommaires, arbitraires et extrajudiciaires". Parmi les crimes contre l'humanité qu'il dénonce figurent des meurtres, extermination, torture, persécution et disparitions forcées.

"Ceux qui ont perpétré des crimes contre l'humanité dans les années 80 et ensuite doivent être poursuivis", dit le rapporteur spécial. Certaines de ces personnes sont toujours au pouvoir, selon lui. Le décès de l'ex-président ne doit pas aboutir au refus de la justice et des réparations pour la population iranienne, affirme-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Golden Goose reporte son entrée en Bourse

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La pop star américaine Taylor Swift porterait des chaussures Golden Goose, hors de scène. (archive) (© KEYSTONE/AP/LEWIS JOLY)

Le groupe de mode italien Golden Goose, spécialiste des sneakers de luxe, a reporté son entrée en Bourse. Le chausseur transalpin a invoqué la "volatilité des marchés" dans le sillage des élections européennes.

"Les élections au Parlement européen et la convocation d'élections législatives en France ont affecté la performance des marchés européens et, en particulier, le secteur du luxe", a fait valoir le groupe mardi soir dans un communiqué. Golden Goose comptait faire son entrée à la Bourse de Milan vendredi afin de lever environ 550 millions d'euros et visait une capitalisation allant de 1,69 milliard à 1,86 milliard d'euros.

En raison des conditions de marché "détériorées" après les élections en Europe, le groupe avait fixé son prix d'introduction à 9,75 euros, soit dans le bas d'une fourchette comprise entre 9,50 et 10,50 euros l'action, avant de finalement opter pour un report. Après la fixation du prix, "le livre d'ordres a été largement sursouscrit et la taille de l'opération a été couverte par les investisseurs à long terme", ont commenté des sources proches du groupe.

Malgré l'impact des élections européennes sur le secteur du luxe, "les activités de Golden Goose continuent de bien se porter", assure le groupe. "La direction et les actionnaires" de Golden Goose "estiment que le contexte actuel du marché n'est pas propice à l'introduction en Bourse" de la société. "L'entrée en Bourse de Golden Goose sera réévaluée en temps voulu", a ajouté le groupe.

Golden Goose, qui comptait renforcer la structure de son capital et réduire son endettement, prévoyait de placer en Bourse 30% de ses actions. La société de luxe comptait lever 100 millions d'euros grâce à l'émission d'environ 10 millions de nouvelles actions.

Le fonds d'investissement britannique Permira, qui a acquis la majorité de son capital en 2020, prévoyait en outre de vendre jusqu'à 43,6 millions d'actions au prix maximum, visant ainsi des rentrées de près de 458 millions d'euros. Connue pour ses sneakers au look usé qui se vendent à des centaines d'euros et sont faits à la main en Italie, Golden Goose produit aussi des vêtements, sacs et autres accessoires.

Golden Goose, dont les produits visent la "nouvelle génération de consommateurs de luxe", assure disposer d'une communauté "enthousiaste et fidèle" de 1,5 million de personnes, les "Dreamers" (Rêveurs). Son chiffre d'affaires a bondi de 18% à 587 millions d'euros en 2023, à taux de change constants. D'ici 2029, la marque vise des recettes d'environ 1 milliard d'euros.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Sept pays, dont la France, épinglés pour leurs déficits budgétaires

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Le budget d'Emmanuel Macron et de son ministre de l'économie Bruno Le Maire est critiqué par Bruxelles (archives). (© KEYSTONE/EPA AFP POOL/LUDOVIC MARIN / POOL)

La Commission européenne a ouvert la voie mercredi à des procédures pour déficits publics excessifs contre sept pays de l'UE, dont la France. Les promesses de dépenses se multiplient dans l'Hexagone à deux semaines des élections législatives.

Outre la France, ces procédures "sont justifiées" pour l'Italie, la Belgique, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et Malte, a estimé la Commission dans un communiqué. Ces pays ont dépassé l'an dernier la limite de déficits publics fixée à 3% du Produit intérieur brut (PIB). Ils devront prendre des mesures correctrices pour respecter à l'avenir les règles budgétaires de l'Union européenne, sous peine de sanctions financières.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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