La culture d'entreprise avec Deborah Abbot: L'IA au service de l'humain
Un équipage de rameuses s'apprête à traverser le Pacifique, assisté par l'intelligence artificielle. Ce défi illustre la place du discernement humain face à la technologie.
La culture d'entreprise avec Deborah Abbot: L'IA au service de l'humain
Un équipage de rameuses s'apprête à traverser le Pacifique, assisté par l'intelligence artificielle. Ce défi illustre la place du discernement humain face à la technologie.
Deborah Abbott, invitée sur Radio Lac, partage le récit inspirant d'une rencontre avec une Britannique prête à défier l'océan Pacifique. Accompagnée de deux autres rameuses et d'un skipper, elle s'élancera de Californie vers Hawaï cet été, un périple de près de 4000 kilomètres sur une quarantaine de jours. Ce défi est d'autant plus remarquable que l'aventurière n'a débuté l'aviron qu'en novembre dernier. L'équipage bénéficiera de l'assistance de l'intelligence artificielle, qui fournira données et trajectoires optimisées. Toutefois, Deborah Abbott insiste sur l'importance cruciale du discernement humain. L'IA sera un outil précieux, mais les décisions finales face aux conditions extrêmes et aux moments de doute resteront la prérogative des hommes et des femmes à bord, garants de l'essence de l'aventure humaine.
Si vous avez des questions lui poser : fred@radiolac.ch
Si vous souhaitez prendre contact avec elle : deborah@leadingdragons.com
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
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**Fred Gamez:** Cette Britannique qui est juste en face de moi, c'est Deborah Abbott. Bonjour Deborah.
**Deborah Abbott:** Bonjour Fred.
**Fred Gamez:** Ça va, je l'ai assez bien prononcé?
**Deborah Abbott:** Magnifique. Parfait.
**Fred Gamez:** Ah bon, j'ai un bon accent anglais alors ça me fait plaisir. Là, nous allons parler non pas de la langue anglaise, qui est une très belle langue en passant, mais de culture organisationnelle et du véritable risque lié à l'intelligence artificielle. Ce sont des sujets que peut-être les chefs d'entreprise ne connaissent pas ou ne maîtrisent pas encore.
**Deborah Abbott:** Merci Fred. J'aimerais commencer par vous raconter une improbable rencontre que j'ai faite la semaine dernière.
**Fred Gamez:** Est-ce que les rencontres sont improbables?
**Deborah Abbott:** Elles peuvent l'être ou pas.
**Fred Gamez:** Je ne sais pas. Qu'est-ce que tu en penses?
**Deborah Abbott:** Je pense qu'il n'y a pas de hasard.
**Fred Gamez:** Il n'y a pas de hasard.
**Deborah Abbott:** Certainement, il n'y a pas de hasard. C'était une introduction, d'ailleurs, par le biais de mon frère.
Cette femme, une autre Britannique, avec qui nous avons passé un moment très agréable, va lever des fonds en ramant sur l'océan Pacifique cet été, de la Californie jusqu'à Hawaï. Cela représente une distance de près de 4000 kilomètres tout de même.
Nous avons été mises en contact parce que je suis moi-même rameuse et membre du club d'aviron de Nyon. Je lui ai alors demandé quand elle avait commencé à ramer. Elle m'a seulement répondu qu'elle avait débuté en novembre dernier.
**Fred Gamez:** Incroyable!
**Deborah Abbott:** Elle fait preuve d'un courage et d'une détermination incroyables. Moi qui rame depuis cinq ans, je ne pourrais même pas imaginer traverser l'océan Pacifique. Il représente des conditions extrêmes.
Je lui ai demandé combien de temps cela allait prendre. Elle m'a répondu: "Une quarantaine de jours, sans voir de terre solide et sans bateau accompagnateur." Quarante jours, sans bateau accompagnateur. Elles seront trois rameuses et un skipper, avec une radio, et c'est tout.
Avec cela, imaginons ce que cela représente: un équipage de quatre personnes seul sur l'océan, affrontant les vagues jour et nuit pendant ces quarante jours, tel Moïse dans le désert. La question est: il y aura des moments de doute, de faiblesse, d'extrême fatigue. Dans ce contexte, le skipper disposera d'une radio assistée par l'intelligence artificielle.
**Fred Gamez:** Ah, la voici.
**Deborah Abbott:** La voici, elle arrive, l'intelligence artificielle. Qu'est-ce qu'elle va représenter sur le bateau? Elle apportera certainement des données et des trajectoires optimisées.
Mais que fera l'équipage de ces données? Les prendra-t-il simplement? Cela créera-t-il des moments de tension? Ou devront-ils prendre des décisions très rapidement, en appliquant surtout leur sens du discernement et leur jugement? Car l'IA n'est pas dans le bateau avec eux, elle n'a pas cette capacité.
En fin de compte, l'IA doit toujours être considérée comme un outil, car la prise de décision restera toujours entre les mains des êtres humains. Prenons l'exemple de la voiture: le GPS nous mène parfois vers une route sans issue.
**Fred Gamez:** De moins en moins quand même.
**Deborah Abbott:** De moins en moins certes, mais cela peut encore arriver. Je ne vais pas parler des différentes solutions, mais l'humain reste maître de ses décisions.
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