Élection Procureur Général Genève: un scrutin crucial et boudé
Les Genevois votent ce dimanche pour leur Procureur Général, un scrutin crucial mais boudé. Deux candidats s'affrontent, avec des visions opposées sur la justice.
Élection Procureur Général Genève: un scrutin crucial et boudé
Les Genevois votent ce dimanche pour leur Procureur Général, un scrutin crucial mais boudé. Deux candidats s'affrontent, avec des visions opposées sur la justice.
Ce dimanche, les Genevois sont appelés à élire leur Procureur Général, un scrutin malheureusement boudé avec seulement 26,9% de participation à J-4. Genève est un canton rare où le peuple élit directement cette figure clé du pouvoir judiciaire. Le Procureur Général dirige le Ministère Public, conduit les enquêtes pénales, supervise l'action de police et définit la politique de poursuite des infractions.
Deux candidats s'affrontent: Olivier Journot (PLR), sortant briguant un troisième mandat, et Pierre Bayonnet (gauche), actuel procureur adjoint. Leurs visions de la justice sont diamétralement opposées: Bayonnet propose une justice moins répressive, avec des peines plus légères pour les délits mineurs, tandis que Journot est jugé plus répressif par ses détracteurs. Malgré ces divergences, tous deux sont engagés pour une meilleure prise en charge des victimes. Les résultats de cette élection cruciale seront annoncés lundi.
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Bonjour Anne. Bonjour Fred. On retourne aux urnes ce dimanche, enfin si ce n'est pas déjà fait pour vous par la poste. Oui, ce week-end, on vote encore pour une élection des plus importantes, mais pour autant assez boudée par les jeunes Genevoises et Genevois, puisque c'est celle du procureur général du Ministère Public qui voit s'affronter deux candidats. C'est une élection boudée car la participation est finalement très faible. Exactement, à J-4 ce matin, on est à 26,9% de participation, ce qui veut dire qu'actuellement trois Genevois sur quatre n'ont toujours pas voté.
Pourtant, Genève est un des rares cantons où c'est le peuple qui élit le procureur général. D'ailleurs, c'est aussi une exception dans plein de pays, et ce dernier est affilié à un parti, car cette fonction a une dimension très politique. Alors, parlez-nous des candidats.
Il s'agit d'Olivier Journot, sortant et soutenu par le PLR notamment. Il vise un troisième mandat et il est face à Pierre Bayonnet. Lui, c'est un procureur soutenu par la gauche et il se présente face à son propre patron, puisqu'il est procureur. Ils ont tous deux des visions vraiment opposées. Ils étaient face à face sur Léman Bleu dans un débat également animé par la Tribune de Genève, et l'ambiance était vraiment électrique. Pour cause, ils ont deux conceptions très différentes de la justice pénale.
D'accord, mais quel est le rôle du procureur général? Rappelez-moi ça. Élu pour une période de six ans, il dirige le Ministère Public genevois. Il a l'autorité de poursuite pénale, c'est-à-dire qu'il est chargé de conduire l'enquête préliminaire et de superviser l'action de police, puis enfin de soutenir l'accusation pendant le procès. Il doit aussi veiller sur le bon travail des magistrats et des magistrates. Bien sûr, c'est lui qui définit la politique de poursuite des infractions pénales.
Oui, exactement, et c'est vraiment un point crucial puisque c'est sur cette politique, le mot est très important, que les candidats divergent. Pierre Bayonnet promet une justice moins répressive. Avec lui, moins de personnes iraient en prison, assure-t-il. Il prône des peines plus légères pour les vols et les infractions à la loi sur les étrangers, soit tous les délits qui ne mettent personne en danger d'après lui. Une vision que la droite qualifie de «bisounours».
Olivier Journot, lui, à l'inverse, est jugé trop répressif par certains. La gauche voit en Olivier Journot une machine à mettre en prison des personnes précaires et sans statut légal. Il est aussi critiqué pour le fait de briguer un troisième mandat et il est souvent présenté comme un bon gestionnaire, mais avec une organisation militaire.
En tout cas, c'est un poste très important puisque c'est lui qui représente le pouvoir judiciaire dans ses rapports avec les pouvoirs exécutif et législatif. Tout à fait. Dans cette opposition entre piques personnelles et divergences politiques, il faut tout de même dire qu'ils sont tous les deux engagés pour une meilleure prise en charge des victimes. Résultat lundi, c'est ça? Exactement, on en reparlera dans les infos lundi. Rendez-vous sur radiolac.ch. Merci Anne.
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