Le droit de manifester à Genève au cœur des débats
Le Grand Conseil genevois débat de la limitation des manifestations, notamment face au G7. La droite a voté l'interdiction des rassemblements en juin et des aides pour les commerçants impactés.
Le droit de manifester à Genève au cœur des débats
Le Grand Conseil genevois débat de la limitation des manifestations, notamment face au G7. La droite a voté l'interdiction des rassemblements en juin et des aides pour les commerçants impactés.
Le droit de manifester est au centre des discussions au Grand Conseil genevois, alors que le nombre de rassemblements politiques a progressé de plus d'un tiers dans le canton. Face à l'approche du sommet du G7 en juin prochain, la majorité de droite a fait voter deux textes urgents. Ces mesures visent à interdire les manifestations durant cette période et à instaurer un mécanisme d'aide financière pour les commerçants, dont certains subissent des baisses de chiffre d'affaires de plus de 20%. Si la gauche et les organisations de défense des droits humains s'inquiètent de ces restrictions, le Conseil d'État a déjà freiné un projet visant à limiter les rassemblements le samedi.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
Lire la transcription complète
Le droit de manifester est actuellement au cœur des préoccupations et des débats à Genève. Le pont du Mont-Blanc est particulièrement convoité pour les rassemblements, une tendance qui remonte au XXe siècle mais qui s'est intensifiée ces dernières années. Selon le journal Le Temps, le nombre de manifestations politiques a progressé de plus d'un tiers à Genève. Cette situation soulève une question délicate : faut-il les limiter ou en interdire certaines ? Ce débat a largement occupé le Parlement genevois ces derniers jours.
Les inquiétudes sont notamment liées à la réunion du G7 prévue en juin. Vendredi dernier, deux textes urgents ont été adoptés par la majorité de droite. Ils demandent l'interdiction de toute manifestation dans le canton durant cette période, ainsi que la mise en place d'un mécanisme d'aide financière pour les commerçants. Ces derniers doivent en effet engager des frais pour protéger leurs boutiques. Selon Genève Commerces, certaines enseignes subissent une baisse de chiffre d'affaires supérieure à 20% les jours de manifestation.
La crainte de revivre les débordements de 2003, survenus en marge du G8 d'Évian, reste très présente dans les esprits. Lors des débats parlementaires, de nombreux élus, principalement de droite, ont affirmé que personne ne souhaitait revivre une telle situation. Toutefois, limiter le droit de manifester pose question, car cela oppose deux droits fondamentaux défendus par la Constitution : la liberté économique et le droit de manifester.
La gauche, Amnesty International Suisse et la section genevoise de la Ligue suisse des droits de l'homme s'opposent à ces restrictions. Un projet du PLR, soutenu par la droite, visait également à limiter les manifestations politiques le samedi en raison de leur impact sur l'économie et la mobilité. Cependant, cette proposition n'a pas été votée. La conseillère d'État socialiste Carole-Anne Kast a refusé le troisième débat sur ce texte, le jugeant contraire au droit supérieur, la jurisprudence interdisant les interdictions générales.
-
Il y a 2 jours
GSHC sur Radio Lac, 27.03.2026 20:48
-
Il y a 2 jours
GSHC sur Radio Lac, 27.03.2026 19:45
-
Il y a 2 jours
Les têtes à clac, 27.03.2026
-
Il y a 2 jours
Les têtes à clac, 27.03.2026
-
Il y a 2 joursInformations, 27.03.2026 18:00
-
Il y a 2 jours
Chaplin's World: 10e anniversaire, Circus Show et Charlot!
-
Il y a 2 jours
"Change of Heart" : Cyndi Lauper en Pépite 80
-
Il y a 2 joursInformations, 27.03.2026 17:02
