Foie gras: rejet au National et un contre-projet divise la Suisse
Le Conseil National a rejeté l'initiative interdisant l'importation de foie gras. Un contre-projet propose de surveiller les importations, sans interdire sa consommation.
Foie gras: rejet au National et un contre-projet divise la Suisse
Le Conseil National a rejeté l'initiative interdisant l'importation de foie gras. Un contre-projet propose de surveiller les importations, sans interdire sa consommation.
Le Conseil National a rejeté l'initiative populaire visant à interdire l'importation de foie gras en Suisse. Par 105 voix contre 58 et 21 abstentions, le Parlement a suivi la recommandation de la commission. Cependant, un contre-projet indirect est proposé: il n'interdit pas l'importation, mais vise à mieux surveiller les quantités et à prendre des mesures si la consommation ne diminue pas. La conseillère nationale Simone de Montmollin (PLR) juge cette approche trop intrusive, craignant que l'État n'intervienne dans des choix individuels. À l'inverse, Marie-France Roth Pasquier (Le Centre) défend le contre-projet comme une manière de répondre aux 77% de la population suisse qui soutiendraient l'initiative. Elle souligne la nécessité de reconnaître le problème, tout en permettant la consommation à ceux qui le souhaitent, notamment via une déclaration d'importation. Les Romands et les Alémaniques montrent une division nette sur le sujet. Le dossier est désormais au Conseil des États.
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Bonjour Anne.
Bonjour Fred.
Si je vous dis qu'il est souvent là à Noël et qu'il fait des baves, vous me dites?
Je vous dis la politique budgétaire fédérale.
Non, bien essayé, c'était le foie gras.
Ah, OK.
Et oui, je vous en parle parce que, vous le savez peut-être, une initiative populaire qui vise à interdire son importation est sur la table des élus en ce moment à Berne.
Mais le Conseil National n'a pas eu la foi de l'accepter?
Et bien oui, le vote a eu lieu hier après-midi et par 105 voix contre 58, avec 21 abstentions, donc vous savez ce que ça veut dire: il recommandera de rejeter l'initiative.
Un contre-projet pointe quand même le bout de son nez, il me semble, non?
Oui, tout à fait. Le National veut opposer un contre-projet indirect pour surveiller les importations de foie gras et puis aussi prendre des mesures si elles ne diminuent pas. C'est une proposition qui a été vivement rejetée par les élus PLR et UDC. Écoutez Simone de Montmollin, elle est conseillère nationale libérale-radicale et elle s'est exprimée au micro de Marie-Vié Jaumier.
On dirait à l'État: "Et bien, vous allez observer la consommation, vous allez suivre les quantités qui sont importées et si ça ne diminue pas, vous allez prendre des mesures pour que ça diminue". Cette approche, qui est extrêmement intrusive finalement dans le rôle de l'État pour une mission de contrôle et de restriction, n'existe même pas pour des produits dont on sait qu'une consommation abusive peut être problématique pour des raisons de santé publique. On entrerait ici dans une zone intermédiaire où finalement on donnerait à l'État le soin d'arbitrer dans ce qui devrait être un arbitrage purement individuel.
Il en a convaincu d'autres pourtant!
Effectivement, si pour Simone de Montmollin c'est donner un autre rôle à l'État, pour la conseillère nationale du Centre, Marie-France Roth Pasquier, elle trouve que la proposition est intéressante. Elle craint que l'initiative soit acceptée par le peuple.
On sait que 77% de la population suisse la soutiendrait. Donc, moi je pense que sans contre-projet, on n'a pas beaucoup de chances. Avec un contre-projet, on a peut-être encore la possibilité d'expliquer que oui, on est conscient du problème, on veut limiter l'importation, mais on veut continuer à pouvoir manger du foie gras si on en a envie. Ce qui est prévu aussi dans le contre-projet, c'est de reprendre l'idée du Conseil Fédéral, qui est déjà en vigueur, d'imposer une déclaration. C'est comme finalement pour les cigarettes: c'est écrit sur le produit ce que c'est, à chacun de savoir s'il veut ou pas consommer du foie gras.
Ce qui est intéressant aussi, c'est qu'il y a un fossé entre Romands et Alémaniques.
Exactement, et comme le disait le journal Le Temps dans son article sur le sujet, il y a une sorte de "foie gras bonne". Et oui, car d'après un sondage réalisé par Demoscope, 89% des Alémaniques soutiennent l'interdiction, alors que 65% des Romands s'y opposent.
Donc, des Romands plutôt gourmands contre des Alémaniques plutôt moralisateurs.
Alors c'est plutôt le porte-monnaie d'un côté, avec la baisse des entraves techniques au commerce pour les élus alémaniques, et le goût de l'autre.
En tout cas, c'est autour du Conseil des États maintenant de se pencher sur le sujet. Merci Anne.
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