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Iris Moser : le secret de famille qui a changé sa vie

Iris Moser livre un récit poignant sur la découverte tardive de sa véritable filiation. Elle encourage les personnes confrontées à un secret familial à s'écouter pour se libérer de ce poids émotionnel.

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Dans son ouvrage "Mon père n'est pas mon père", Iris Moser livre un témoignage poignant. À 55 ans, elle découvre que son père biologique est décédé et qu'elle a des demi-frères et sœurs. Ce choc émotionnel l'a conduite à un long travail sur soi, marqué par la douleur de la trahison et la difficulté de parler. Cette épreuve a profondément impacté son identité et sa perception de la légitimité. Cependant, grâce à un travail personnel sur le pardon, elle a pu se libérer de ce poids. Aujourd'hui, elle encourage ceux qui traversent une situation similaire à s'écouter et à se libérer de ce secret familial qui peut peser lourdement au quotidien.

Vous souhaitez vous procurer cet ouvrage ? envoyez un mail à : edition.emmamarie@gmail.com

Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.

Lire la transcription complète

Notre invitée, c'est Iris Moser. Bonjour, Iris.
Bonjour, Frédéric.

"Mon père n'est pas mon père", c'est votre livre et c'est aussi une partie de votre vie particulière puisque, dans cet ouvrage, vous racontez ceci : c'est en 2017, entre le décès de ma mère à Pâques et le décès de mon père à la Toussaint en novembre, j'avais appris par téléphone que mon père n'était pas mon père et j'avais 55 ans.

Comment vous avez vécu cela émotionnellement, la découverte à 55 ans tout de même, que votre père n'était pas votre père biologique ?

Évidemment, c'était un très grand choc pour moi. Je ne me suis jamais attendue à une chose pareille. Personne ne s'y attend, en fait.

Oui, et j'ai eu beaucoup de peine au début, surtout dans la première semaine, à parler à quelqu'un. C'était vraiment très très difficile.

Qu'est-ce qui a été le plus difficile à accepter ? C'est la révélation de ce secret, parce que c'est un secret, ou le fait que votre père biologique soit déjà décédé ?

Oui, que c'est un secret, que personne ne m'avait parlé alors qu'il y avait 55 ans pour s'y décider de me dire quelque chose. Et ça, c'était très très difficile. De ce mensonge, en fait, voilà.

Voilà, donc il a fallu que vous rencontriez vos demi-frères et vos demi-sœurs. Vous avez ressenti quoi à ce moment-là ?

Oui, quand je les ai rencontrés, j'avais l'impression de devoir me prouver, prouver mon existence, prouver que c'est vrai ce que je dis. J'étais face à trois inconnus, en fait. Et j'étais là toute seule. C'était un moment très très émouvant.

Par contre, ils m'ont donné, j'ai eu de la chance. À la fin, ils m'ont embrassé et puis ils m'ont donné en quelque sorte la la permission d'exister un peu plus.

En quoi cette histoire, parce que cette histoire est particulière, il y a de nombreuses personnes à travers la planète qui vivent ou qui ont vécu cette même histoire, en quoi cette histoire a impacté votre identité et votre sentiment justement de légitimité à exister ?

Alors, je pense, avant, je ne me suis pas rendue compte que que j'avais ce sentiment d'être abandonnée, de de de pas être légitime. Mais c'est vrai que il y a beaucoup de gens qui vivent cette chose-là parce que quand j'étais en Allemagne pour les éditeurs de livres et j'ai présenté rien que le titre de mon livre, les gens, dix sur douze, ont commencé à pleurer parce que dans leur famille, il y avait quelque chose similaire. C'était très... Oui, exactement. Les secrets filiaux, oui.

Alors, vous avez eu évidemment des ressources, des aides pour pouvoir passer outre. Bien sûr, et avec le recul, quel conseil vous pourriez donner aux personnes qui nous écoutent et particulièrement à une personne confrontée à un secret familial aussi fort ?

Oui, alors, je dirais, écoutez-vous, écoutez votre corps, écoutez-vous à l'intérieur de vous et parlez-y, parlez-y. Franchement, ça m'a été très difficile d'en parler, mais il y avait eu une phase où je je racontais ça même à des inconnus. C'était c'était quelque chose qui m'habitait, en fait, et et je j'ai demandé de l'aide par moments, pas tout le temps, mais je me suis beaucoup écoutée.

Et vous avez pardonné aussi.

Oui, alors... ça fait beaucoup.

Absolument, parce que j'ai je me suis rendue compte que le pardon, c'était la chose la plus importante qui m'avait libérée de tout ce poids. Et aujourd'hui, je remercie évidemment à la vie de m'avoir libéré de tout ça.

"Mon père n'est pas mon père" d'Iris Moser, je vous montre d'ailleurs l'ouvrage. Hop, la caméra est là. Merci, Iris, d'être passée sur Radio Lac et nous parler de votre livre. Et si jamais vous qui êtes derrière le poste, si vous vous souhaitez vous le procurer, soit un message WhatsApp, soit un mail à fred@radiolac.ch. À très bientôt.

Merci beaucoup.

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