Rejoignez-nous

Actualité

Agression des cinq femmes: la justice française ne chôme pas

Publié

,

le

Non, l’enquête ne piétine pas. C’est ce qu’assure la justice française qui mène l’instruction. Pourtant une douzaine de jours après l’agression de cinq femmes à la sortie d’une boite de nuit genevoise, les auteurs courent toujours. On fait le point avec Marie Prieur:

C’est sur un ton légèrement agacé que le vice-procureur de la République d’Annecy a répondu aux critiques formulées par plusieurs médias suisses. Pierre Filliard insiste: “Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de communication qu’il n’y a pas de travail”.

Il rappelle qu’ils sont six hommes à avoir quitté ensemble les lieux suite à l’agression. Au moins trois d’entre eux ont été identifiés. Ces jeunes, majeurs, sont de nationalité française et habitent la région de Thonon. Mais dans ce cas, pourquoi n’ont ils toujours pas été arrêtés? Réponse du vice-procureur: “Ils ne sont pas restés gentiment chez eux à nous attendre”.

Formellement, la justice française a ouvert une information judiciaire pour tentative d’homicide volontaire et violences volontaires aggravées. Si les auteurs sont effectivement poursuivis pour ces faits, ils seront jugés devant une cour d’assises française. Car la France n’extrade pas ses ressortissants vers la Suisse.  

Enfin, le vice-procureur rappelle que “plus il y a de communication, plus il y a de risque de faire échouer l’enquête.”

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Actualité

Amnesty épingle Facebook et Google

Publié

le

"Google et Facebook ont progressivement rogné le respect de notre vie privée. Aujourd'hui, nous sommes piégés. Soit nous nous soumettons à cette vaste machine de surveillance - où nos données sont facilement utilisées pour nous manipuler et nous infl (©Keystone/AP/Alastair Grant)

Amnesty International a vivement critiqué mercredi le modèle économique « fondé sur la surveillance » des géants du net Facebook et Google. L’ONG le qualifie de « menace systémique pour les droits humains ».

Dans un rapport, l’ONG argue qu’en rendant leurs services en ligne, gratuits, indispensables à des milliards de personnes, puis en utilisant les données personnelles ainsi collectées pour des publicités ciblées, ces groupes menacent les libertés d’opinion et d’expression.

« Leur contrôle insidieux de nos vies numériques sape le fondement même de la vie privée et c’est l’un des défis majeurs de notre époque en termes de droits humains », a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty, cité dans un communiqué.

« Entre de mauvaises mains »

« Google et Facebook ont progressivement rogné le respect de notre vie privée. Aujourd’hui, nous sommes piégés. Soit nous nous soumettons à cette vaste machine de surveillance – où nos données sont facilement utilisées pour nous manipuler et nous influencer – soit nous renonçons aux avantages du monde numérique », a-t-il ajouté.

« L’extraction et l’analyse des données personnelles, dans des proportions aussi gigantesques, sont incompatibles avec les différentes facettes du droit à la vie privée, notamment la liberté de ne pas subir d’intrusion dans nos vies privées, le droit de contrôler les informations nous concernant et le droit à un espace nous permettant d’exprimer librement nos identités », écrit Amnesty.

Selon l’ONG, « la vaste architecture publicitaire de Google et Facebook est une arme puissante entre de mauvaises mains », car « elle peut être détournée à des fins politiques » et « laisse le champ libre à toutes sortes de nouvelles stratégies publicitaires aux relents d’exploitation, comme le fait de s’en prendre à des personnes vulnérables qui luttent contre la maladie, les troubles mentaux ou l’addiction ».

L’ONG appelle donc les gouvernements à « agir de toute urgence », en faisant notamment « appliquer des lois solides sur la protection des données et en réglementant efficacement les activités des géants de la technologie ».

« Nous ne vendons pas des données »

Facebook s’est défendu contre ce qu’il a qualifié d’inexactitudes dans le rapport. « Le modèle économique de Facebook n’est pas, comme le suggère votre synthèse, axé sur la collecte de données des personnes », a dit le groupe en réponse à un résumé du rapport d’Amnesty. « Comme vous le relevez de manière correcte, nous ne vendons pas des données, nous vendons des publicités ».

Le patron et cofondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a appelé les gouvernements à davantage de régulation sur la gestion des données personnelles, au lieu de laisser des compagnies privées prendre des décisions cruciales concernant par exemple les limites de la liberté d’expression.

En septembre, le géant des réseaux sociaux a dit avoir suspendu « des dizaines de milliers » d’applications posant potentiellement un risque en termes de respect de la vie privée de ses utilisateurs.

Le scandale Cambridge Analytica

Cette mesure avait été prise suite à une enquête en réponse au scandale dit de Cambridge Analytica: en 2018, un lanceur d’alerte avait révélé que cette entreprise britannique avait récupéré les données de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook à des fins de manipulation politique, pour influencer les électeurs américains et britanniques.

Google n’a de son côté pas répondu à des sollicitations sur le sujet.

Continuer la lecture

Techno

Un bateau sans capitaine, ni équipage

Publié

le

University of Birmingham’s Human Interface Technologies Team (HIT)

Le monde de demain : Après les voitures sans conducteur, voici le bateau  autonome…

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Imaginez un navire capable de relier Plymouth en Angleterre et Plymouth dans le Massachussetts, sans personne à la barre, ni équipage…

C’est le défi lancé par l’ONG Promare et IBM qui entendent ainsi fêter les 400 ans de la première traversée des colons anglais vers les États-Unis.

C’était en septembre 1620, le navire « le Mayflower » avait quitté l’Angleterre pour rejoindre le nord du continent américain. 400 ans plus tard, son héritier bardé de technologie va refaire le parcours de 5000 km sauf que c’est une intelligence artificielle qui va prendre les commandes.

A quoi ressemble-t-il ce Mayflower, nouvelle génération ? 

C’est un trimaran entièrement autonome, sans connexion extérieure, il est doté de panneaux solaires, d’éoliennes et d’un moteur diesel pour le propulser.

Et à la place du capitaine, une intelligence artificielle fournie par IBM  qui est capable de détecter des objets et donc d’éviter les obstacles et autres dangers en mer.

La traversée est prévue en septembre 2020. Au-delà de l’exploit maritime et technologique, il s’agira aussi de mener des expériences dans le domaine de la cyber-sécurité maritime, la surveillance des mammifères marins ou encore l’étude des micro-plastiques.

 

 

 

Continuer la lecture

A la une

1500 jeunes fêtent les 30 ans des Droits de l’enfant aux Nations

Publié

le

La Convention des Droits de l’enfant fête ses trente années d’existence. A cette occasion, la place des Nations à Genève s’est transformée – le temps d’une journée – en parc de jeux géant. 

Un esprit résolument festif. C’est ce qu’ont souhaité les organisateurs de cet événement. Une fête pour célébrer les trente ans de la Convention des droits de l’enfant, adoptée le 20 novembre 1989 à New-York. Sur la place des Nations, qui a été fermée par des barrières, plusieurs tentes massives ont été installées. A l’intérieur, on y découvre le travail des différents organisateurs: Terre des hommes Suisse, Enfants du monde ainsi que l’Association trente ans des Droits de l’enfant, créée pour l’occasion.

Succès 

Environ 1500 personnes – essentiellement des enfants – se sont déplacées sur la place des Nations. Pour les organisateurs, il s’agit d’un véritable succès. Carlo Santarelli, secrétaire général de l’ONG Enfants du monde se dit très content, notamment de la bonne ambiance qui règne. Et il rappelle l’importance de ce type d’événement pour sensibiliser à cette problématique.

Carlo Santarelli Secrétaire général de l'ONG Enfants du monde

Pour Carlo Santarelli, il s’agit également de faire connaître la Déclaration des droits de l’enfant, qui fête ses trente ans, au public. Une Déclaration qui – en plus d’exister – a permis de faire des progrès. En effet, plusieurs Etats à travers le monde se sont engagés à améliorer la situation des enfants se réjouit Carlo Santarelli.

Carlo Santarelli Secrétaire général de l'ONG Enfants du monde

Conseil des jeunes de Terre des hommes Suisse

En plus des très nombreux enfants, plusieurs jeunes sont également présents. Agés de 17 à 25 ans, ils participent à la Convention internationale des droits de l’enfant. Ils ont été élus par d’autres jeunes dans un processus démocratique, pour les représenter dans les discussions qui se tiennent à l’ONU. Parmi eux, deux viennent du Sénégal, Sokhna (18 ans) et Ibrahime (19 ans). Très heureux d’être ici, ils soulignent l’importance du travail de Terre des hommes Suisse.

Ibrahime Conseil des jeunes de Terre des hommes Suisse

Mais ont-ils l’impression d’avoir été entendus? Sokhna répond par l’affirmative. Elle estime que de nombreuses solutions et recommandations sont apportées. Pour elle, le fait que l’on implique des enfants et des jeunes dans ce travail prouve que les « grandes personnes » les écoutent.

Sokhna Conseil des jeunes de Terre des hommes Suisse

Droit de l’enfant

Un grand travail a été fait pour sensibiliser les plus jeunes aux droit de l’enfant à travers le monde. Avec cet événement qui se tient à Genève, c’est aussi l’occasion de rappeler que les Droits de l’enfant, même s’ils sont mieux respectés ici qu’ailleurs, doivent toujours être défendus.

Carlo Santarelli Secrétaire général de l'ONG Enfants du monde

Car si en Suisse la situation est qualifiée de bonne par les organisateurs, ils rappellent que ce n’est pas le cas dans nombre de pays ailleurs dans le monde. Notamment au Sénégal: Sokhna dresse un tableau contrasté des droits de l’enfant dans son pays. S’il y a des améliorations, les enfants sénégalais subissent encore de nombreux abus.

Sokhna  Conseil des jeunes de Terre des hommes Suisse

 

 

Continuer la lecture

Actualité

Olivier Jornot veut repartir pour un tour

Publié

le

Le procureur général de Genève Olivier Jornot veut briguer un nouveau mandat. Il est à la tête du pouvoir judiciaire depuis 2012 (archives). (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le procureur général du canton de Genève Olivier Jornot, 50 ans, a fait part, mercredi, de son souhait de briguer un nouveau mandat à la tête du Ministère public du bout du lac. Les élections judiciaires auront lieu le printemps prochain.

Olivier Jornot a informé de son intention le parti libéral-radical genevois, dont il est membre. Le procureur général du canton de Genève est en poste depuis 2012. Il avait succédé à Daniel Zappelli, qui avait démissionné de ses fonctions en plein mandat. Il avait ensuite été réélu en 2014 par les Genevois.

A Genève, le mandat du procureur général est d’une durée de six ans. Lors des élections de 2014, Olivier Jornot était opposé à Pierre Bayenet, le candidat d’Ensemble à gauche. Olivier Jornot, avocat de formation, s’était engagé adolescent en politique au sein du parti Vigilance, avant de rejoindre le parti libéral genevois.

Source: ATS

Continuer la lecture

A la une

Le Muséum s’interroge sur le rapport de l’homme à la nature

Publié

le

L’homme peut-il apprendre des animaux ? C’est la question que se posera jeudi le Muséum d’histoire naturelle de Genève. En marge de l’exposition Prédation, le musée organise un cycle de conférences tous les jeudis jusqu’au 5 décembre, avec des philosophes et des vétérinaires. Histoire de prendre de la hauteur et de s’intéresser au prédateur qu’est l’homme.

La conférence de ce jeudi accueille Norin Chaï, le vétérinaire en chef de la Ménagerie du jardin des Plantes de Paris. Il nous dira tout de la sagesse animale. Le responsable des programmes d’activités pour le Muséum, Hervé Groscarret.

Hervé Groscarret Responsable des programmes d'activités pour le Muséum

Hervé Groscarret relève qu’il a fallu attendre 2014 pour que la France et d’autres pays d’Europe, reconnaissent que l’animal pouvait souffrir. Virginie Maris, une chercheuse en philosophie de l’environnement au CNRS, qui a écrit « La part sauvage du monde » animera la deuxième conférence, le 28 novembre.

Hervé Groscarret Responsable des programmes d'activités pour le Muséum

La dernière conférence, le 5 décembre, accueille Marc-André Selosse, professeur du Muséum national d’histoire naturelle de Paris et auteur de « Jamais seul », un ouvrage sur l’interdépendance de l’homme et de la nature. Hervé Groscarret.

Hervé Groscarret Responsable des programmes d'activités pour le Muséum

Le cycle de conférence s’accompagne de la projection du film Greed, les mardis soir et les dimanches en matinée. Greed, signifie cupidité en anglais. Le film s’intéresse à la manie de l’homme d’en vouloir toujours plus. Il se découpe en plusieurs volets. Dont un scientifique. Ce serait la dopamine sécrétée par notre cerveau qui provoquerait cette insatiabilité…Jusqu’à détruire notre environnement, notre habitat? c’est la question que pose ce film…

 

Continuer la lecture