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Genève

Un procès avec 188 parties plaignantes pour cinq accusés

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KEYSTONE/Martial Trezzini

Deux promoteurs et trois responsables d'une entreprise générale sont jugés depuis lundi par le Tribunal correctionnel de Genève. Ils sont accusés d'avoir escroqué ou d'avoir abusé de la confiance de près de 200 personnes qui rêvaient de devenir propriétaires d'une maison ou d'un appartement.

Le procès, qui doit durer trois semaines, réunit 188 parties plaignantes, représentées par des dizaines d'avocats. Pour accueillir tout ce monde, le tribunal a quitté le Palais de justice et siège exceptionnellement à la salle de spectacle du Palladium où un dispositif de sécurité a été mis en place.

Les deux promoteurs sont entre autres poursuivis pour escroquerie par métier, pour gestion déloyale qualifiée, ainsi que pour faux dans les titres. Tandis que les trois patrons de l'entreprise générale avec qui ils avaient l'habitude de travailler doivent notamment répondre d'abus de confiance et de gestion déloyale.

Les deux promoteurs qui se retrouvent sur le banc des accusés avaient fondé ensemble une société qui s'était spécialisée dans le développement de projets immobiliers, principalement des logements en PPE ou des villas groupées. Ils pilotaient le processus jusqu'au démarrage du chantier.

Curieuses pratiques

Pour réserver un logement, le futur propriétaire devait déposer un acompte auprès des promoteurs. Selon l'acte d'accusation, les appartements ont parfois été promis à plusieurs clients différents. De l'argent a aussi été versé sans aucune garantie que le projet ne se réalise, l'autorisation de construire n'ayant pas été délivrée.

Des acomptes ont aussi servi à d'autres fins, notamment à rembourser des dettes qu'avait contractées la société des prévenus. Ces derniers sont également accusés d'avoir gonflé les prix de certaines promotions pour ensuite proposer à leur client un rabais en échange du versement d'une somme "au noir", en espèces.

Selon le Ministère public, les deux promoteurs se sont indûment approprié plus de 27 millions de francs entre 2009 et 2014. L'accusation leur reproche d'avoir capté "des montants colossaux" qui ont contribué à augmenter de "manière substantielle" leur train de vie et celui de leurs familles respectives.

Les trois autres accusés possédaient une société qui exploitait une entreprise générale de construction. Cette entreprise, luttant contre le surendettement, était régulièrement mandatée par les deux promoteurs pour réaliser leurs projets, travaillant presque exclusivement pour eux.

Un système de "cavalerie"

Afin de poursuivre ses activités, les responsables de la société ont mis en place, selon les mots du Ministère public, "un système de cavalerie", consistant à utiliser les fonds versés par des nouveaux clients pour payer les factures des sous-traitants se rapportant à des chantiers précédents.

Les prévenus contestent les charges pesant sur eux. Ils auront trois semaines pour convaincre les juges du Tribunal correctionnel. La justice genevoise, de son côté, a ordonné le séquestre de biens immobiliers, de bijoux, de tableaux, de montres et autres objets appartenant aux accusés afin de pouvoir indemniser les plaignants.

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Actualité

Meyrin a reçu le Prix Wakker en présence de Simonetta Sommaruga

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La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga était à Meyrin pour la cérémonie de remise du prix Wakker au maire de la commune Laurent Trembley. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La commune de Meyrin (GE) a reçu samedi le Prix Wakker 2022 lors d'une cérémonie officielle en présence de la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Cette prestigieuse distinction qui valorise la culture du bâti est décernée depuis 50 ans par Patrimoine suisse.

Le prix a été remis au maire de Meyrin Laurent Trembley dans le cadre verdoyant de la Campagne Charnaux. La population était invitée à déambuler à travers la commune en passant par le centre historique, le Jardin botanique alpin, la Cité satellite, le lac des Vernes ou encore le quartier des Vergers.

"Meyrin est une digne lauréate pour le 50e anniversaire du Prix Wakker", relève Patrimoine suisse. Cette commune de l'agglomération genevoise a été récompensée pour avoir réussi à concilier les aspirations des êtres humains avec les exigences de la nature et à créer une culture du bâti de qualité. Dans un tweet, Mme Sommaruga a qualifié Meyrin de "ville la plus stylée du moment".

Le Prix Wakker a été décerné pour la première fois en 1972 à Stein am Rhein, à la suite d'un legs de l'homme d'affaires genevois Henri-Louis Wakker. En Suisse romande, Saint-Prex (1973), Dardagny (1978), Porrentruy (1988), Montreux (1990), La Chaux-de-Fonds (1994), la Ville de Genève (2000), Bienne (2004), Delémont (2006), Yverdon (2009), l'Ouest Lausannois (2011), Sion (2013) et Prangins (2021) ont été récompensés.

Ce prix est attribué à des communes qui peuvent se prévaloir d'un développement urbanistique de qualité. L'attention est surtout portée aux espaces publics, à la rigueur architecturale des nouvelles constructions et au respect du bâti historique. L'aménagement du territoire doit aussi se faire en respect du développement durable.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Un automobiliste fonce dans le marché de Rive et fait un blessé

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Photo Catherine Maudry

Un accident de la route a fait un blessé samedi à l'aube devant le Marché Helvétique (marché de Rive).

Selon des témoins présents sur place, le conducteur du véhicule a foncé dans le marché à haute vitesse, percutant un maraîcher présent.

L'accident s'est produit à l'entrée du marché à la hauteur du croisement avec la Rue Ferdinand-Hodler. Le conducteur est un trentenaire qui roulait à une vitesse inadaptée et qui a perdu le contrôle de son véhicule. De l'alcool ou des stupéfiants pourraient être en cause.

Le maraîcher serait gravement blessé. Selon des témoins, le conducteur du véhicule a été emmené menotté par la police.

Contacté, le Ministère public genevois confirme seulement l'accident, précisant qu'aucun autre commentaire ne sera fait.

Une enquête est menée par la Brigade routière et accident sous la direction du procureur Frédéric Scheidegger.

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Genève

Genève veut réduire la dépendance aux importations alimentaires

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(photo d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le retrait de 3,5% de surfaces agricole supplémentaires, qui pourrait intervenir dès 2024 au niveau suisse, inquiète les députés genevois. Une résolution adoptée vendredi demande à l'assemblée fédérale de renoncer à ce sacrifice qui représenterait 2000 tonnes de blé en moins pour le canton.

"En raison de la situation actuelle en Ukraine, nous ne devons en aucun cas réduire notre souveraineté alimentaire", a relevé Stéphane Florey, député UDC, premier signataire de cette résolution. La résolution du Grand Conseil, qui exerce ainsi son droit d'initiative cantonale, a été acceptée par 60 voix contre 20 et 2 abstentions.

Stéphane Florey a rappelé que la Suisse est dépendante à 50% d'importations alimentaires. Le taux d'autosuffisance alimentaire de Genève est moindre: elle s'élève à 10-15%. Le PLR qui a soutenu la résolution a aussi demandé au canton de prendre des mesures pour réduire la dépendance alimentaire. La gauche aurait préféré une vision plus globale de la politique agricole.

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Genève

Le bureau de médiation administrative sous le feu des critiques

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Le Grand Conseil genevois a critiqué le fonctionnement du Bureau de médiation administrative (BMA) (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, le bureau de médiation administrative (BMA) est sous le feu des critiques. Le Grand Conseil émet des doutes sur le bon fonctionnement de cette entité indépendante au sein de l'Etat qui vise à gérer de façon simple et extrajudiciaire les conflits entre l'administration et les administrés.

Un rapport de la commission de gestion chargé d'étudier le rapport l'activité du BMA a été discuté vendredi au Grand Conseil. Ses conclusions sont sévères. Les commissaires émettent "des doutes sur le fait que l'intention du législateur soit reflétée dans l'activité du BMA et que les compétences du médiateur soient à la hauteur des enjeux".

Le Grand Conseil a refusé par 58 voix contre 22 de prendre acte du rapport d'activité en plénière, manifestant ainsi ses doutes. Le BMA a été sollicité 340 fois en 2020, ce qui est relativement peu, estime le député PLR Alexis Barbey. De plus, le BMA ne fait pas vraiment de la médiation, mais plutôt de la facilitation, a relevé le député.

Bertrand Buchs (Le Centre), a évoqué le conflit ouvert qui existe entre le médiateur et sa suppléante. "Il faut tout reprendre depuis le début", a ajouté le député. "C'est devenu un bureau d'aide sociale", a déploré le député PLR Edouard Cuendet.

Nicole Valiquer Grecuccio (PS) estime qu'il faut absolument recentrer l'activité du BMA sur la médiation. La classe salariale (31) du médiateur administratif cantonal a aussi été considérée comme trop élevée.

Certification

Un projet de loi devrait être déposé pour modifier le fonctionnement du BMA. Selon ce projet, le médiateur devrait notamment disposer d'une formation certifiée en médiation généraliste, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Les prestations du BMA sont gratuites. Cette entité couvre l'ensemble des administrations cantonales et communales genevoises, ainsi que les établissements publics autonomes et tous les autres organismes chargés de missions de droit public.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Les communes réagissent face à l'augmentation des coûts de construction

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(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Les coûts de la construction ont connu une hausse inédite à Genève ces derniers mois. Des données qui influencent  les investissements des communes.

Comment les communes genevoises gèrent-elle la hausse des coûts de construction ? Selon les chiffres de l’office de la statistique reçus aujourd’hui, les prix ont grimpé de manière inédite en avril dans le canton de Genève. En six mois, l’indice des prix de la construction a progressé de 4,2%. Cette hausse concerne le secteur du bâtiment et du génie civil. Particulièrement touchés le prix du bois et de l’aluminium. La Ville de Vernier a décidé de maintenir ses investissements et de ne pas les repousser comme l’explique Mathias Buschbeck, Conseiller administratif chargé des constructions.

Mathias BuschbeckConseiller administratif chargé des constructions à Vernier

Gros œuvre particulièrement touché

Dans le bâtiment, les prix du gros œuvre 1 ont augmenté de 5,4 % en six mois et de 10,7% en un an. Le prix de l’acier d’armature a pris l’ascenseur, tout comme celui de l’aluminium. Les matériaux de construction en bois ont augmenté de 21%. Les prix fenêtres et les stores en aluminium ont aussi pris 10% en un an.  Ces augmentations impactent fortement la construction des bâtiments administratifs. Les fenêtres en bois-métal impacte la construction de maisons individuelles.

La Ville de Vernier a pris les devants déjà quand les premières hausses se sont fait sentir.

Mathias BuschbeckConseiller administratif chargé des constructions à Vernier

L’enveloppe d’investissement en 2022 pour Vernier est de 25 millions et de 25 à 30 millions de francs en 2023. Pour le Conseiller administratif écologiste verniolan, les causes de ces augmentations sont multiples.

Mathias BuschbeckConseiller administratif chargé des constructions à Vernier

Pour le Magistrat, il est également important de soutenir les artisans locaux qui, eux aussi, subissent la hausse des prix.

Construction d’une école retardée à PLO

A Plan-les-Ouates, la Commune a donné plusieurs réponses à ces augmentations, comme l’explique Xavier Magnin, le Conseiller administratif chargé des écoles.

Xavier Magnin Conseiller administratif chargé des écoles à Plan-les-Ouates

Le but est d’attendre que les prix se stabilisent. Xavier Magnin.

Xavier Magnin Conseiller administratif chargé des écoles à Plan-les-Ouates

Le quartier de Cherpines-Charroton a pris du retard, les premiers habitants ne prendront possession  de leurs logements qu’en 2026.

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