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Genève

Maltraitance au foyer de Mancy: résultats d'enquête à fin février

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Photo Archives (KEYSTONE/Martial Trezzini)

A Genève, les résultats d'une enquête externe visant le foyer spécialisé pour jeunes autistes de Mancy sont attendus pour la fin février. Le Temps et Heidi.news ont révélé des maltraitances répétées de la part de certains collaborateurs envers les pensionnaires de cet établissement qui est sous l'égide de l'Office médico-pédagogique.

Un premier audit sur la gouvernance du foyer a été lancé en printemps 2021. "En tant qu'employeur, nous devions avant tout nous assurer que les collaborateurs étaient en position de remplir leur mission", indique la cheffe du Département de l'instruction publique (DIP) Anne Emery-Torracinta dans un entretien publié vendredi dans Le Temps.

"Après ce premier rapport, nous avons continué à réunir des éléments, et il est apparu qu'il nous manquait la version des familles", ajoute la conseillère d'Etat. Une nouvelle enquête a ainsi été lancée en décembre dernier. "En parallèle, le département a effectué une dénonciation pénale, sur la base d'éléments semblant être constitutifs d'une violation du devoir d'assistance ou d'éducation", précise Mme Anne Emery-Torracinta.

Selon les révélations du Temps et de Heidi.news, plusieurs jeunes pensionnaires du foyer de Mancy ont subi des maltraitances qui auraient été dénoncées en 2019 déjà. "L'erreur que j'ai commise au départ, c'est de croire qu'il s'agissait de la problématique d'un enfant en particulier et non pas du foyer", indique la cheffe du DIP, qui essaie de comprendre pourquoi rien ne lui est remonté plus tôt.

"Indigne"

La conseillère d'Etat souligne que "ce qui s'est passé à Mancy est inacceptable et indigne". "De tels actes n'auraient jamais dû arriver et ne se seraient pas produits si cet établissement avait été conçu dans les règles, avec un projet institutionnel, une formation et des moyens adaptés", ajoute Mme Emery-Torracinta. Elle reconnaît que le DIP a failli dans sa mission.

Selon l'enquête du Temps et de Heidi.news, des enfants étaient privés de nourriture, enfermés, projetés au sol, laissés dans leurs excréments ou encore traînés d'une pièce à l'autre par leurs vêtements. Ouvert en juin 2018 à Collonge-Bellerive, le foyer spécialisé de Mancy accueille une dizaine de jeunes de 8 à 18 ans souffrant d'autisme ou de déficiences intellectuelles.

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Actualité

Mauro Poggia dépose plainte après des menaces de mort

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Le conseiller d'Etat genevois Mauro Poggia a été victime de menaces de mort proférées par un individu dans un restaurant (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le conseiller d'Etat genevois Mauro Poggia a déposé plainte contre un individu qui a proféré des menaces de mort contre lui jeudi dernier dans un restaurant. Plusieurs témoins avaient alerté son entourage.

La plainte a été déposée vendredi, a affirmé mardi soir à Keystone-ATS le porte-parole du Département de la sécurité, de la population et de la santé (DSPS) Laurent Paoliello, confirmant une information de la Tribune de Genève. Les restrictions liées à la pandémie que le conseiller d'Etat a dû porter pendant deux ans ne sont pas en cause.

L'individu "n'est pas représentatif d'une défiance générale de la population contre les autorités", ajoute le porte-parole, parlant d'un "cas isolé" mais sans donner davantage d'indications. Par égard pour les personnes qui ont signalé son attitude, M. Poggia "ne voulait pas prendre le risque qu'il puisse passer à l'acte".

Le porte-parole mentionne la volonté de ne pas laisser penser que de telles menaces sont "anodines". Et de permettre à la police et aux autorités judiciaires de mener leurs investigations.

Il y a quelques mois, le conseiller d'Etat avait porté plainte après avoir été comparé à un dictateur dans le cadre de la réponse à la pandémie. "Il y a eu des insultes" pendant la période du coronavirus contre lui et contre d'autres représentants du département mais aucune explosion des menaces, ajoute le porte-parole.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Campagne de la Ville de Genève contre l'éclairage commercial

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Afin de limiter la pollution lumineuse et d'inciter aux économies d'énergie, la Ville de Genève préconise notamment d'éteindre la lumière de toutes les enseignes entre 23h00 et 06h00 (image d'illustration). (© KEYSTONE/MAGALI GIRARDIN)

Afin de limiter la pollution lumineuse et d'inciter aux économies d'énergie, la Ville de Genève lance une campagne à destination des commerces et des entreprises. Elle préconise d'éteindre la lumière de toutes les vitrines, enseignes et des bureaux inoccupés entre 23h00 et 06h00.

Les parties communes des bâtiments résidentiels, comme les cages d'escaliers, sont aussi concernées, a indiqué mardi la ville de Genève. L'installation d'horloges programmables permet d'éteindre automatiquement les lumières. L'environnement nocturne peut être amélioré par la qualité de l'éclairage et les sources lumineuses utilisées.

Ces recommandations figurent dans un guide des bonnes pratiques qui accompagne la campagne d'affichage et qui rappelle aussi le cadre légal. Les Services industriels de Genève participent à cette campagne en délivrant des conseils et des primes aux économies d'électricité.

La lutte contre la pollution lumineuse vise à protéger et restaurer les écosystèmes naturels. La Ville de Genève prévoit d'autres actions, notamment pour signaler directement sur le terrain les lieux où des illuminations ont été supprimées ou adaptées pour préserver la biodiversité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le bibliobus dessert depuis 60 ans les communes genevoises

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A Genève, le Bibli-o-bus fête ses 60 ans. Premier service du genre de Suisse, il dessert désormais 28 communes avec quatre bus. Un fonds de 35'000 ouvrages est mis à disposition de près de 23'000 lecteurs (illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

A Genève, le Bibli-o-bus fête ses 60 ans. Premier service du genre de Suisse, il dessert désormais 28 communes du canton et 35 points de stationnement au moins une fois par mois. Un fonds de quelque 35'000 ouvrages est mis à disposition de près de 23'000 lecteurs.

La moitié des usagers du Biblio-o-bus sont de jeunes lecteurs, s'est réjoui mardi devant les médias Gilbert Vonlanthen, président de l'Association des communes genevoises (ACG). La prestation est mise en place par la Ville de Genève, où elle a été créée en 1962 sur le concept du Bus Migros, avec le soutien de l'ACG au travers de son Fonds intercommunal.

En 2021, les communes genevoises ont décidé de pérenniser ce service culturel de proximité en signant une convention avec la Ville de Genève et le Fonds intercommunal. Le financement est assuré pour cinq ans, tandis que de nouveaux locaux, aux Ports Francs, ont été trouvés. C'est là que les quatre bus sont chargés avant de partir retrouver les lecteurs.

"Très attendu"

Les véhicules sont stationnés dans des lieux stratégiques, notamment à proximité des écoles. Ils sont très sollicités à la sortie des classes où les enfants se rendent seuls, avec leurs parents ou encore leurs grands-parents. "C'est un moment très attendu", a relevé Nathalie Berthoud, aide-bibliothécaire, par ailleurs détentrice d'un permis poids lourd.

La moitié des 3500 à 4000 livres disposés sur les rayonnages est destinée aux jeunes. Selon Nathalie Berthoud, les livres pour enfants, les bandes dessinées et les mangas sont les plus demandés.

L'autre moitié des rayonnages est destinée aux adultes, avec des romans, des essais ou encore des DVD. Les personnes âgées apprécient aussi le service, et les bibliothécaires avertissent la Mairie lorsqu'un senior ne s'est pas présenté depuis un certain temps. Quel que soit l'âge du lecteur, l'accent est mis sur les nouveautés. Jusqu'à 20 ouvrages peuvent être empruntés pendant un mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La Ville de Genève va collecter les déchets des PME et les facturer

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Plus d’exception au principe du pollueur-payeur à Genève. Les toutes petites entreprises genevoises devront payer pour leurs poubelles en 2023. Dès le premier janvier 2023, la voirie de la Ville va se charger de collecter les déchets, qui seront seront facturés au forfait ou à la tonne.

Plus d’exception au principe du pollueur-payeur à Genève. Dès le premier janvier 2023, c’est la voirie de la Ville qui va collecter les déchets urbains des petites et moyennes entreprises. Ces incinérables seront facturés au forfait ou à la tonne. Une décision prise d’entente avec le Canton. Actuellement, les entreprises qui emploient moins de 9 personnes à plein temps ne paient pas de taxe et celles qui comptent jusqu’à 249 employés font appel à des privés.

Les précisions de Marie Barbey-Chappuis, Conseillère administrative chargée de la voirie.

Marie Barbey-ChappuiConseillère administrative chargée de la voirie

La taxe devrait inciter les entrepreneurs à trier, selon Antonio Hodgers, le Conseiller d’Etat chargé du département du territoire.

Antonio HodgersConseiller d'Etat chargé du territoire

Les autorités communales et cantonales estiment que le coût de la levée sera moins cher, vu la fréquence des camions de la voirie. Les précisions avec le chef de la voirie - Ville de Genève, Mauro Lorenzi.

Mauro LorenziChef de la voirie - Ville de Genève

Sont exemptés, les entreprises unipersonnelles,  les associations sans but commercial, les organisations internationales et les ambassades.

Un courrier va être envoyé prochainement à près de 17'500 entreprises pour leur expliquer les modalités précises de ce système.

Les entreprises auront accès aux 139 écopoints de la Ville et pourront réduire leur facture en effectuant un tri.

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Genève

La liberté d'expression est attaquée déplore le recteur de l'UNIGE

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Dans une interview accordée mardi au Temps, le recteur de l'Université de Genève (UNIGE) Yves Flückiger déplore qu'au sein de l'alma mater la liberté d'expression soit "malmenée". Deux conférencières jugées transphobes par des militants ont, par exemple, été récemment empêchées de s'exprimer.

Cette action "va à l'encontre de notre charte éthique qui rappelle l'importance d'une présentation d'opinions et d'écoles de pensée différentes", souligne M.Flückiger. Selon le recteur, l'Université ne doit pas donner l'impression de fléchir face aux personnes qui refusent le dialogue. "Il faut être intransigeant là-dessus".

L'Université a toujours été traversée par des courants militants, mais aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, les revendications et les polémiques sont amplifiées. "Beaucoup d'entre elles nous viennent directement des campus anglo-saxons", où la réalité et le contexte sont autres, note M.Flückiger.

Par ailleurs, le recteur n'entre pas en matière concernant la création d'une salle de prières, comme le réclament des étudiants musulmans. "Nous ne pouvons accepter les pratiques religieuses au sein de l'Université en vertu de la Constitution genevoise et de la loi sur la laïcité". Sur ce sujet, toute dérogation est exclue.

D'autres polémiques de la même veine agitent l'université. Il est ainsi question de déboulonner la statue de Carl Vogt et de changer le nom du bâtiment universitaire qui porte son nom. "Nous allons consulter les instances de l'université puis prendre une décision", relève M.Flückiger.

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