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Environnement

L'Union suisse des paysans présente ses priorités pour 2026

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La politique agricole 2030+, en cours d'élaboration, sera l'un des enjeux de 2026 pour l'USP (image symbolique). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Politique agricole 2030+, programme d'allégement, prix à la production et accords de libre-échange: tels sont les thèmes qui occuperont l'Union suisse des paysans (USP) en 2026. La faîtière a présenté lundi à Meikrirch ses revendications pour cette année "décisive".

La politique agricole 2030+ (PA30+), qui se concrétise, sera l'un des enjeux majeurs. Au lieu d'une politique purement agricole, il faut une politique alimentaire globale, estime l'USP dans un communiqué. Et d'ajouter qu'après les nombreuses mesures écologiques mises en place ces dernières années, la future politique agricole devra se focaliser sur la durabilité économique et sociale. Les revenus dans l'agriculture restent "beaucoup plus bas" que le revenu de référence, rappelle l'USP.

Le projet devrait être mis en consultation cette année et le message adopté par le Conseil fédéral en 2027.

La vice-présidente de l'USP, Anne Challandes, a plaidé pour que l'agriculture soit exclue des mesures d'économie de la Confédération. "Comme le budget fédéral en faveur de l'agriculture est le même depuis 20 ans en valeur nominale, le secteur n'est en rien responsable du trou qui grève les caisses de la Confédération", a-t-elle fait valoir, citée dans le communiqué.

Le président de l'USP Markus Ritter a lui rappelé que si l'année 2025 a été bonne, elle ne suffit pas à effacer les trois mauvaises années précédentes. De plus, les prix à la production ne compensent pas les risques élevés de production dus aux conditions météorologiques ou à d'autres facteurs tels que les épizooties. Il a aussi dénoncé "la guerre des prix dans le commerce de détail".

Initiative sur l'alimentation

L'initiative sur l'alimentation, qui sera probablement soumise au peuple en automne, constitue un autre "sujet majeur". Le texte demande notamment d'adapter la politique agricole afin d'encourager la production et la consommation de denrées alimentaires végétales plutôt qu'animales. Il veut aussi augmenter le taux d'autosuffisance de la Suisse à au moins 70%, contre 46% actuellement.

"Cette initiative constitue un coup de force et une utopie", a souligné le directeur de l'USP Martin Rufer. Pour atteindre un tel taux d'auto-approvisionnement, la Confédération devrait fermer les frontières et contraindre la population à adopter une alimentation majoritairement végétalienne. "Ce serait comme revenir en temps de guerre".

Accords de libre-échange

Pour l'USP, l'accord avec les Etats-Unis, dans sa forme actuelle, est acceptable dans la mesure où les concessions faites pour la viande se situent dans les limites des contingents de l'OMC et le droit alimentaire ne sera pas bafoué.

La Suisse et les Etats-Unis ont signé le 14 novembre une déclaration d'intention, qui doit désormais être transformée en accord bilatéral. Le Conseil fédéral a adopté le projet de mandat de négociations début décembre, un projet ensuite validé par les commissions de politique extérieure. Les cantons doivent encore se prononcer. Les Etats-Unis souhaitent conclure l'accord d'ici au 31 mars.

L'accord avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) est en revanche plus problématique car il contient 25 contingents bilatéraux dans le domaine agricole, dont des produits sensibles comme le vin ou la viande, avec des largesses accordées en dehors des contingents tarifaires de l'OMC, souligne l'USP. Et d'exiger des mesures d'accompagnement pour les secteurs concernés.

L'accord entre les pays de l'AELE, dont la Suisse, et ceux du Mercosur a été signé en septembre. Il devra encore passer par le Parlement et un éventuel vote populaire en cas de référendum.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La ferme de Bassenges à Ecublens accueille un nouveau festival

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Le festival se tient dès vendredi à la ferme biologique de Bassenges sur le campus universitaire de l'EPFL (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La ferme biologique de Bassenges sur le campus de l'EPFL à Ecublens (VD) accueille un nouvel événement. La première édition du Festival Paysan veut célébrer la paysannerie et explorer les enjeux de l'agriculture du futur. Elle se tient sur deux jours, vendredi 17 et samedi 18 avril.

"Le 17 avril marquant la journée internationale des luttes paysannes - et l'assemblée générale d'Uniterre le matin - et face aux tensions grandissantes au sein du monde paysan, le tout nouveau Festival Paysan ambitionne de (re)créer des liens entre agriculture et société civile", indiquent ses organisateurs dans un communiqué.

"Fruit d'une synergie entre différents mouvements, cet évènement inédit vise notamment à aborder les défis et les solutions du monde paysan contemporain. L'ONU ayant consacré 2026 Année internationale des agricultrices, le rôle essentiel des femmes dans l'agriculture et les dynamiques de genre en oeuvre dans la production de notre alimentation seront mis en lumière lors de cette première édition", expliquent-ils.

Tables rondes et animations

Le festival s'adresse à un large public, aussi bien agricole que citadin, insistent les responsables, dont font partie Uniterre et la Ferme de Bassenges. Les chercheurs sont aussi encouragés à venir échanger sur leurs travaux dans le cadre d'un forum agricole, tout comme les organisations actives dans la vulgarisation ou la défense agricole.

Le vendredi, une table ronde abordera la question des femmes dans l'agriculture suisse. Le samedi, la question de l'avenir de la paysannerie et du renouvellement des générations fera l'objet d'une seconde table ronde.

Le Festival Paysan se déploie également autour de nombreuses activités et discussions: démonstrations et ateliers pratiques, activités pour enfants, visites de ferme, échanges entre paysannes pour formuler des revendications, projection d'un film sur les Paysannes vaudoises, marché de producteurs, théâtre avec "Pleine Terre", ainsi qu'un concert chaque soir.

Bail prolongé

Pour rappel, la ferme biologique de Bassenges a obtenu un sursis en septembre dernier. La direction de l'EPFL et le collectif Cambium ont trouvé un accord pour prolonger le bail de quatre ans. Les travaux de transformation des bâtiments du site ne démarreront qu'en 2030.

Initialement, le bail conclu en 2020 pour une durée de six ans avait été résilié avec effet au 31 janvier 2026. A cette date, la micro-ferme exploitée par le collectif devait être définitivement réaffectée en centre scientifique. Cambium avait contesté cette résiliation.

www.festival-paysan.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Genève célèbre l'agriculture urbaine pendant 48 heures

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Parmi les lieux à découvrir lors des 48 heures de l'agriculture urbaine qui auront lieu du 24 au 26 avril à Genève: la Ferme de Budé (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Du 24 au 26 avril, Genève se met au vert pour fêter l'agriculture urbaine. Au programme de ce festival qui en est à sa 8e édition: des visites de fermes et de potagers, des ateliers de jardinage et de cuisine, mais aussi des moments festifs à la Maison de l'Avenir et au Jardin de la Jonction.

Le public est attendu pour découvrir de nombreux projets verts urbains et périurbains. Plus d'une vingtaine de lieux ouvriront leurs portes à cette occasion. Parmi ceux-ci, les fermes de Budé, des Vergers et du Fond de l'Etang. Les Jardins des Délices et du Contrat Social seront aussi à la fête.

Les potagers urbains ne seront pas en reste avec des visites prévues aux Franchises et aux Voies Couverts. Il sera aussi possible de découvrir le poulailler des Tours à Carouge. Construit il y a douze ans, il abrite entre cinq et sept poules et est entretenu par les habitants du quartier.

Le festival des 48h de l'agriculture urbaine est organisé depuis 2016 en Europe. L'édition genevoise est coordonnée par l'association Genève Cultive.

www.les48h.com

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La saison des récoltes d'asperges suisses a commencé

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La saison des asperges commence généralement en avril (archive). (© KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT)

Les premières asperges suisses ont pu être récoltées, grâce aux températures printanières, indique l'Union maraîchère suisse (UMS). Ces légumes sont surtout vendus dans les magasins de ferme et sur le marché pour le moment.

"L’offre devrait néanmoins fortement augmenter ces prochaines semaines avec la hausse des températures", note l'organisation dans un communiqué.

L'UMS rappelle que pour les producteurs, la saison débute bien avant la récolte. Les champs sont préparés tôt dans l'année, les buttes sont formées et de premières mesures pour accélérer la précocité des cultures sont prises. "Des mini-tunnels garantissant un microclimat chaud et permettant ainsi une croissance précoce sont très souvent utilisés".

L'année dernière, 876 tonnes d’asperges (530 tonnes d’asperges blanches et 346 tonnes d’asperges vertes) ont été récoltées au total en Suisse, soit environ 20 tonnes de plus que l’année précédente. Près de 450 hectares d’asperges ont été cultivés en 2025, souligne l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Raclette du Valais AOP: fleuron culinaire et pilier économique

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Le Raclette du Valais AOP est bien plus qu'un simple produit alimentaire, c'est un pilier économique, un symbole culturel et un ambassadeur de premier plan du Valais, selon une étude (archives). (© Keystone/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Une étude révèle l'importance socio-économique et la valeur ajoutée du Raclette du Valais AOP. Ce produit traditionnel n'est pas seulement un fleuron culinaire, mais aussi un secteur économique majeur pour le canton du Valais.

C'est l'Interprofession Raclette du Valais AOP qui a commandé cette étude externe, présentée aux médias jeudi. Elle a été réalisée par la Haute école bernoise spécialisée en sciences agronomiques, forestières et alimentaires (BFH-HAFL), avec le soutien du Service cantonal valaisan de l’agriculture. Elle est basée sur les chiffres de l'année 2023.

L'objectif était de dresser un état des lieux approfondi et de procéder à un bilan stratégique. "L'étude démontre de manière impressionnante l'importance économique de l'ensemble de la chaîne de valeur", souligne l'Interprofession.

La valeur ajoutée directe totale tout au long de la chaîne (de la production laitière à la vente au détail, en passant par la transformation en fromage et l'affinage), s'élevait à 52 millions de francs suisses en 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Les Suisses ont mangé plus de fromage l'année dernier

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Les fromages frais et à pâte mi-dure sont très appréciés par les Suisses, selon la faîtière des producteurs de lait PSL. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les Suisses consomment toujours plus de fromage. La consommation totale a augmenté de plus de 7000 tonnes en 2025 par rapport à l'année précédente. Cela correspond à une consommation moyenne de 23,71 kilos par habitant.

Le chiffre total, produits indigènes et importés confondus, a atteint 217'596 tonnes, écrit jeudi la faîtière des producteurs de lait (PSL). Par rapport à 2024, cela représente une augmentation de 590g ou 2,5 %.

En 2025, le séré, le fromage frais et le fromage à pâte mi-dure ont représenté plus des deux tiers de la consommation totale. Cette tendance s’explique "en partie par l'évolution des habitudes culinaires: le séré et le fromage frais, la mozzarella par exemple, sont de plus en plus utilisés", notent les producteurs. Pour l’apéritif, les fromages à pâte mi-dure et les fromages de montagne et d’alpage demeurent très appréciés, selon l'organisation.

Près de deux tiers de la consommation de fromage proviennent de Suisse, une part qui reste "globalement stable" depuis trois ans.

Le lait contenu dans les fromages consommés tend à diminuer. Cela s'explique notamment par la diminution de la consommation de fromage à pâte dure, qui demande entre 10-13 kilos de lait (contre 4-10 pour les sérés ou fromage frais).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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