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Environnement

Genève lance un calculateur cantonal de bilan carbone

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Antonio Hodgers, president du Conseil d'Etat genevois, presente le premier calculateur d'empreinte carbone cantonal genevois lors d'une conference de presse, ce lundi 13 novembre 2023 a Geneve. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Le canton et la Ville de Genève ont présenté lundi un calculateur d'empreinte carbone régional. En se branchant au site "geneve.nosgestesclimat.ch" et après avoir répondu à une série de questions, chacun peut désormais connaître le niveau de ses émissions de gaz à effet de serre et les mesures à prendre pour les réduire, eux qui contribuent au réchauffement de la planète.

Qu'une collectivité publique réalise un calculateur de ce type est une première en Suisse, a déclaré devant les médias le président du Conseil d'Etat genevois Antonio Hodgers. Pour le maire de la Ville de Genève Alfonso Gomez, ce calculateur est "un outil clé dans la lutte contre le changement climatique".  Un outil de sensibilisation avec une vraie valeur ajoutée puisque pour la première fois les données sont cantonales. Le détail avec Antonio Hodgers, président du Conseil d'Etat genevois.

Antonio HodgersPrésident du Conseil d'Etat genevois

Aujourd'hui, chaque habitant de Genève émet annuellement, en moyenne, 10,5 tonnes de gaz à effet de serre. Au niveau mondial, cette quantité s'élève à 5 tonnes. L'objectif est d'arriver à 3,5 tonnes d'ici à 2030 et à une tonne d'ici à 2050, un taux d'émission qui représente la neutralité carbone, a expliqué M.Hodgers.

Mode de vie analysé

La personne qui veut calculer son empreinte carbone avec le calculateur proposé par le canton et la Ville de Genève est invitée à répondre à une série de questions sur sa façon de se déplacer, ses habitudes alimentaires, le mode de chauffage de son logement, ou encore sa consommation d'objets et d'habits. Ecoutez Antonio Hodgers.

Antonio HodgersPrésident du Conseil d'Etat genevois

Au départ, tout le monde commence avec la moyenne cantonale de 10,5 tonnes d'émissions de gaz à effet de serre par année. Ce chiffre évolue ensuite en fonction des réponses données. Un voyage en avion et ce sont près de 500 kilogrammes qui s'ajoutent à la balance. Manger moins de viande, en revanche, fait baisser l'aiguille.

Il faut entre 10 et 20 minutes pour répondre aux questions. Une fois le bilan carbone calculé, la personne est invitée à agir pour réduire ses émissions de CO2, comme prendre son vélo et moins l'avion, ou modifier son régime alimentaire. Alfonso Gomez, maire de la ville de Genève.

Alfonso GomezMaire de la ville de Genève

Le maire a rappelé que "de petits gestes peuvent contribuer à réduire les gaz à effet de serre de 25 à 30%". Le calculateur du canton et de la Ville de Genève s'inspire des travaux de l'Agence française de la transition écologique (ADEME). 2050Today, le forum d'action climatique de la Genève internationale, est associé à l'opération.

MH avec Keystone-ATS

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Economie

L'ONU appelle à l'"action urgente" pour les océans

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La situation des océans s'aggrave. Face à l'accélération du réchauffement, à la pollution et à la mise en danger de la vie sous-marine, 600 scientifiques issus de 86 pays appellent à l'action urgente (image d'illustration). (© KEYSTONE/NATURAL HISTORY MUSEUM LONDON/BERTIE GREGORY)

La situation des océans "s'aggrave", s'alarme l'ONU dans un rapport scientifique. L'organisation appelle les États à l'"action urgente" devant l'accélération du réchauffement, la pollution et la mise en danger de la vie sous-marine.

"L'océan est le fondement de la vie sur Terre. Mais sa santé est gravement menacée, car les écosystèmes et les habitats approchent ou dépassent des points de basculement critiques", écrivent les auteurs du rapport publié lundi auquel ont contribué 600 scientifiques issus de 86 pays.

En préambule de cette troisième Évaluation mondiale de l'océan (WOA III) de 1'350 pages qui s'intéresse à la période entre 2018 et 2023, les auteurs jugent que "ses conclusions exigent une action urgente".

"Nous ne pouvons pas continuer à considérer l'océan comme une ressource inépuisable", a de son côté commenté le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, cité dans un communiqué.

"Ce rapport doit servir de signal d'alarme urgent", a aussi réagi l'ONG Greenpeace dans un communiqué, appelant à "créer des sanctuaires marins entièrement protégés qui interdiront toute activité humaine d'exploitation", en référence à la pêche industrielle et à l'extraction de minéraux en eaux profondes.

L'eau se réchauffe et monte plus vite

Le rapport met en avant les multiples "pressions" auxquelles font face les océans, qui altèrent leurs propriétés physiques et chimiques, du changement climatique à la pollution en passant par la démographie à l'heure où 37% des humains vivent à moins de 100 km des côtes.

L'une des résultantes est leur réchauffement accéléré: 16% de la totalité du réchauffement des océans depuis 70 ans s'est produit depuis 2018.

Jouant naturellement le rôle capital d'amortisseur climatique en absorbant les excès de chaleur, ils font face désormais à une acidification accrue, relève le rapport.

Le réchauffement a aussi pour effet d'accélérer la montée des eaux à travers la dilatation des océans, en plus de la fonte des glaces. De 2 millimètres en moyenne par an avant 2015, la montée des océans est passée à 4,3 millimètres par an en 2023.

D'ici 2035, l'hypothèse d'un océan arctique sans aucune glace en fin d'été est désormais considérée comme possible, relèvent aussi les auteurs.

Les pollutions s'aggravent

Certains contaminants historiques à l'instar du mercure semblent en baisse, mais d'autres augmentent comme les produits d'entretien, les résidus de médicaments tels que les antibiotiques, et surtout le plastique, dont les résidus les plus petits affectent plus de 4'000 espèces.

"La pollution est partout, jusque dans les fosses les plus profondes", affirme dans un entretien avec l'AFP Ian Butler, scientifique australien qui a participé au rapport. Selon lui, "elle augmente plus vite que nous ne parvenons à gérer nos déchets, en particulier les plastiques".

Chaque année, 52,1 millions de tonnes de plastiques arrivent dans l'océan, et sont à l'origine de 24'400 milliards de particules sur les couches supérieures des océans, détaille le rapport.

"Des mesures de gestion s'imposent pour réduire la présence et les impacts potentiels de la pollution", commente Ian Butler, même si les efforts pour parvenir à un accord international sur le plastique peinent à se concrétiser, sous la pression des producteurs de pétrole.

La biodiversité souffre davantage

Du blanchissement des coraux en raison des températures en hausse à la surpêche, en passant par les tortues victimes du plastique, le rapport égrène les très nombreuses espèces et habitats en danger.

Les pressions humaines et climatiques ont des effets "de plus en plus marqués" sur l'ensemble de la biodiversité marine "des micro-organismes aux mammifères marins et des plaines abyssales aux zones côtières", détaille le rapport.

"Si vous pêchez, vous saurez que les poissons changent partout. Ils se déplacent vers les pôles, donc vers des eaux plus froides, ou ils descendent plus profondément. Et certains n'ont tout simplement aucun avenir car ils n'ont nulle part où aller", relève Ian Butler.

Des progrès dans les politiques de conservation, de régulation et de coopération internationale sont "cruciaux", affirment les auteurs.

Tout en qualifiant l'adoption du traité sur la haute-mer entré en vigueur en janvier d'"étape décisive", les auteurs pensent que "le défi consiste toujours à surmonter la fragmentation" entre États et intérêts sectoriels, à l'heure où le multilatéralisme a du plomb dans l'aile.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Foie gras: le Parlement favorable à des restrictions

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La production de foie gras est interdite en Suisse depuis plus de 40 ans. Son importation est en revanche toujours autorisée (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/BOB EDME)

Le Parlement est favorable à un contre-projet à l'initiative foie gras. Après le National, le Conseil des Etats a approuvé lundi, par 24 voix contre 15, un projet prévoyant des mesures supplémentaires à la déclaration obligatoire. Il a ajouté des précisions.

La production de foie gras est interdite depuis plus de 40 ans en Suisse en raison de la grande souffrance infligée aux oies et aux canards lors du gavage. L'initiative foie gras veut interdire l'importation de foie gras et de produits à base de foie gras comme le magret ou le confit; aussi pour les particuliers.

Le Conseil fédéral a introduit en juillet 2025 une déclaration obligatoire. Jugeant cette mesure insuffisante, le National a adopté un contre-projet indirect qui prévoit l'introduction de restrictions d'importation dans le cas où la déclaration obligatoire ne produirait pas l'effet escompté dans un délai de cinq ans. Il s'agit de réduire la consommation.

Lundi, le Conseil des Etats a donné son feu vert au contre-projet avec quelques précisions. Il y a ajouté la possibilité pour le Conseil fédéral de prendre des mesures liées au bien-être animal et aux méthodes de production. Les conditions liées au bien-être animal devront répondre à des critères clairs et contrôlables.

Suivant une proposition de Pascal Broulis (PLR/VD), les sénateurs ont précisé que les mesures de réduction s'appliqueront également aux importations à titre privé.

Le dossier retourne au National. Le Conseil des Etats se prononcera sur l'initiative une fois que les deux Chambres se seront mises d'accord sur le contre-projet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le Parlement valide une autorisation facilitée des pesticides

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Le projet d'autorisation facilitée des pesticides est passé, contre l'avis de la gauche et du Conseil fédéral (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/JENS BÜTTNER)

Les nouveaux produits phytosanitaires seront homologués plus rapidement. Le Conseil des Etats a éliminé lundi les dernières divergences sur ce projet parlementaire demandant que les pesticides homologués en Europe le soient aussi en Suisse.

Le projet, issu d'une initiative du conseiller national Philipp Matthias Bregy (Centre/VS), vise à accélérer la procédure d'autorisation pour les produits phytosanitaires déjà homologués en Allemagne, en France, en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique ou en Autriche. Des contrôles doivent être faits uniquement dans les cas où la Suisse a des mesures de protection particulières, comme pour les eaux.

Aujourd'hui, entre 600 et 700 demandes d'homologation sont pendantes, avaient avancé les défenseurs du texte. La Suisse examine chaque demande, sans prendre en compte les décisions des pays voisins. Or elle a besoin de plus de pesticides pour rester concurrentielle.

Homologations d'urgence

Le projet prévoit aussi de reprendre automatiquement les homologations d'urgences décidées dans les pays de l'UE. Le Parlement a toutefois ajouté des garde-fous.

Ces homologations peuvent être reprises seulement si des dispositions de protection équivalentes à celles de la Suisse s'appliquent dans le pays en question. Une limite est ainsi posée aux reprises automatiques, avait indiqué la ministre de la santé Elisabeth Baume-Schneider.

Le Conseil fédéral, tout comme la gauche, était opposé. Ils ne voient pas la nécessité d'agir, une procédure d'autorisation accélérée existant déjà depuis 2025.

Vert-e-s et socialistes craignent les conséquences sur la population et la nature. Cette initiative fait de la Suisse le pays à autoriser le plus grand nombre de pesticides parce qu'elle reprendrait les homologations de toute l'Europe, avaient-ils avancé. Sans succès.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La dégradation de l'océan se poursuit, selon le baromètre Starfish

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Photo d'illustration de la barrière de coraïl Marsa Alam en Egypte. (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET)

La dégradation de l'océan se poursuit, voire s'accélère, malgré une protection légèrement accrue qui ne compense pas les effets du réchauffement climatique et de la perte de biodiversité, indique lundi la deuxième édition du baromètre Starfish.

Elaboré par 29 chercheurs de 14 pays, cet indicateur synthétique, créé en 2025 pour la troisième conférence de l'Onu sur les océans (Unoc) de Nice, dresse un bulletin mondial sur la santé de l'océan à destination du grand public.

Déjà "alarmant" en 2025, le diagnostic 2026 n'est guère plus encourageant, malgré l'entrée en vigueur en janvier dernier du traité pour protéger la haute mer.

"Les pressions que nous exerçons sur l'océan ne cessent de s'intensifier. Et l'état de l'océan se détériore par rapport à l'année dernière", a souligné Marina Lévy, chercheuse au CNRS, au cours d'une conférence de presse.

Parallèlement, des mesures de protection vont "dans la bonne direction" mais "ce sont encore les aspects négatifs qui l'emportent, car pour que la protection soit efficace, il faut du temps", a-t-elle ajouté.

Au dernier décompte, 1685 espèces marines étaient menacées de disparition, soit huit de plus que l'an dernier, tandis que 84,4% des récifs coraliens ont connu un stress thermique sévère conduisant à leur blanchissement, contre 68,2% en 2014-2017.

Le rythme d'élévation du niveau de la mer a quant à lui doublé sur la période 2012-2025, par rapport aux décennies précédentes.

Du côté des efforts de protection, les aires marines protégées (AMP) dépassent pour la première fois 10% de l'océan mondial, mais seulement 3,2% de ces AMP sont en protection haute ou intégrale.

L'objectif de 30% d'AMP en 2030 est encore très loin d'être atteint.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Vallée d'Illiez: le projet de développement régional est clos

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Les fromagers de la Vallée d'Illiez bénéficient d'une cave d'affinage à La Cavagne, à Troistorrents (photo d'archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le projet de développement régional (PDR) de la Vallée d'Illiez est officiellement clos. Porté depuis 2017 par la Société d'agriculture éponyme, il a permis la réalisation de plusieurs infrastructures liées à la production fromagère et à l'agritourisme, ainsi que la mise en place d'une marque et d'outils de promotion pour renforcer la visibilité et la commercialisation des produits agricoles.

Le PDR de la Vallée d'Illiez a atteint son objectif principal: revaloriser la filière laitière de la vallée, ont rappelé les porteurs du projet à l'occasion d'une conférence de presse, vendredi à Troistorrents.

Le chef du Département valaisan de la formation et de l'économie, Christophe Darbellay, le sous-directeur de l'Office fédéral de l'agriculture Bernard Belk et le président de la Société d'agriculture du Val d'Illiez (SAVI) Laurent Meier ont symboliquement clos le projet à La Cavagne, à Troistorrents. La création sur ce site d'un espace de promotion et de vente des produits, incluant une cave d'affinage, constitue le projet phare de ce PDR.

Le PDR a bénéficié d'une coordination transversale, incluant les communes concernées - Troistorrents, Champéry, Val-d'Illiez et Monthey - ainsi que le partenaire touristique régional Région Dents du Midi. Cette implication locale a permis la réalisation de nombreux projets individuels visant à l'amélioration des structures de fabrication de fromage dans les alpages et l'agritourisme, un portant sur la construction d'une chèvrerie avec un local de fabrication de fromage et un autre sur la construction d'une porcherie.

Treize millions de francs investis

Le PDR s'est déployé alors que la destination Région Dents du Midi venait d'être créée. Cette simultanéité a permis d'associer l'agriculture et le tourisme. La marque "Saveurs des Dents du Midi" promeut désormais les produits du terroir comme un attrait touristique à part entière.

Au final, plus de 13 millions de francs ont été investis à travers le PDR de la Vallée d'llliez. La part du financement public (Confédération, canton et communes) s'est montée à 7,3 millions de francs, auxquels s'ajoute un crédit d'investissement de 1,9 million de francs. La part restante a été financée par les porteurs de projets.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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