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Environnement

Alerte pas levée, le niveau du lac de Neuchâtel continue de monter

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Le niveau du lac de Neuchâtel continue de monter. Sur la photo, un barrage mobile à Yverdon-les-Bains, à la pointe ouest du lac. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'alerte n'est pas encore levée sur le front des intempéries. Le niveau des lacs de Neuchâtel et Morat devrait continuer de monter jusqu'au week-end. Le tunnel de base du Lötschberg a été fermé au trafic ferroviaire jeudi suite à une infiltration d'eau.

Suite aux précipitations persistantes, de l'eau s'est infiltrée dans le tunnel de base du Lötschberg dans la nuit de mercredi à jeudi, nécessitant la fermeture du tunnel au trafic ferroviaire. Du sable et de la boue doivent être déblayés.

Les trains sont déviés par la ligne de faîte, depuis 09h00 jeudi et jusqu'à samedi, jour où la compagnie BLS prévoit de remettre en service au moins un des deux tubes. Le trafic ferroviaire devrait donc reprendre à travers le tunnel ce week-end, au moins partiellement.

Beaucoup d'eau dans les trois lacs

Du côté de la région des Trois-Lacs, si celui de Bienne a amorcé sa décrue, celui de Neuchâtel a continué de monter, sans toutefois atteindre son niveau de crue. Il a atteint jeudi après-midi 430,26 mètres, soit un niveau encore assez loin des 430,71 mètres recensés lors des inondations de l'été 2021.

Jeudi, SwissAlert a signalé plusieurs inondations autour des lacs de Neuchâtel et de Morat. Alors que les terrains sont saturés d'eau, il faut s'attendre à des glissements de terrain et des chutes de pierres, ont averti les autorités.

Le lac de Neuchâtel pourrait déborder ce week-end dans certains endroits exposés, sur ses rives vaudoises et fribourgeoises. Le seuil "critique" sur les rives sud devrait être atteint samedi matin et les autorités vaudoises se préparent à de "probables" inondations, ont-elles indiqué jeudi matin.

Des sacs de sable et autres boudins sont en train d'être installés, tandis que la population est informée des précautions à prendre, a indiqué Denis Froidevaux, chef de l'Etat-major cantonal de conduite (EMCC) du canton de Vaud, contacté par Keystone-ATS. Aucun accès n'a encore été limité. De telles restrictions seront prises "au dernier moment", a-t-il expliqué.

Digue mobile à Bienne

Plus tard dans la journée, l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) et les cantons concernés ont décidé d'augmenter le débit des lacs de Bienne, Morat et Neuchâtel. Cette mesure préventive vise à accroître la capacité de ces trois lacs à accueillir d'éventuelles nouvelles précipitations et réduire le risque d'inondations.

Le lac de Bienne amorce lui une lente décrue. Alors qu'il atteignait encore 430,44 mètres mercredi soir, le niveau se situait jeudi en fin d'après-midi exactement aux 430,35 mètres du seuil de crue, ont indiqué les autorités en dressant le bilan de la journée. Le seuil record d'il y a deux ans et demi se situe lui à 430,94 mètres.

Le niveau du lac, qui reste à un niveau élevé, pourrait encore augmenter très légèrement avant d’entamer une lente décrue, en fonction de l’évolution des conditions météorologiques, a expliqué la Ville de Bienne. Plusieurs chemins de rives et secteurs aux abords du lac demeurent fermés en raison de débordements.

Situation stabilisée en Valais

Les fortes précipitations des derniers jours ont malmené routes et cours d'eau en Valais. Si la situation géologique reste critique, la diminution des pluies et l'abaissement de la limite des chutes de neige a permis une stabilisation de la situation sur le front des inondations sur l'ensemble du territoire, a indiqué le canton.

Le cours d'eau de la Vièze, entre les hauts de Champéry et Troistorrents dans la Vallée d’Illiez, fait exception. Un éboulement composé de grosses pierres, boue et arbres a obstrué la Vièze et provoqué la création d'un lac qui s'étale sur une centaine de mètres de longueur et sur quatre à cinq mètres de profondeur.

Craignant que le bouchon ne saute et que l'eau ne descende d'un coup dans la vallée, l'évacuation immédiate d'une centaine de personnes des communes de Champéry (20), Val d'Illiez (80) et Troistorrents (6) avait été prononcée mercredi soir par mesure de précaution. Toutes, sauf trois du camping du Grand-Paradis, ont finalement pu rentrer jeudi, a précisé à Keystone-ATS l'état-major régional.

Accalmie en vue

Le temps anticyclonique prévu de vendredi à mardi prochain apportera du beau temps. La situation devrait donc se calmer sur le front dégâts naturels et des inondations.

Après des journées majoritairement ensoleillées, de nouvelles précipitations sont attendues au nord des Alpes mercredi prochain. La baisse légère des températures, de l'ordre de 5 degrés en plaine, fera descendre la limite des chutes de neige à 1000 mètres environ.

Les pluies ont atteint des records ces dernières semaines. "Au nord des Alpes et en Valais, il est tombé à certains endroits deux fois, voire trois fois plus de pluie qu'habituellement en novembre", a expliqué dans les journaux 24 Heures et Tribune de Genève Elie Kirchner, météorologue à MétéoSuisse.

Il a plu presque tous les jours du 1er au 25 novembre, puis à nouveau depuis le début décembre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La récolte des cerises suisses s'annonce très bonne

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Les cerises suisses ne sont pas seulement un délice, mais elles sont aussi très saines, rappelle Fruit-Union suisse (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La saison principale des cerises suisses a débuté et durera les cinq prochaines semaines. Fruit-Union Suisse s'attend à une "très bonne récolte" de 2600 tonnes. Les consommateurs ont de quoi se réjouir, car la qualité des cerises indigènes s'annonce excellente.

Les cultures de cerises se présentent bien malgré les nombreuses précipitations, écrit l'association mercredi. Comme les variétés atteignent leur maturité à des dates différentes, les cerises suisses seront disponibles jusqu'à la fin juillet.

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Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'agriculture obtient 13,8 milliards pour 2026-2029

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L'agriculture recevra près de 14 milliards de francs pour la période 2026-2029 (illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'agriculture obtient 13,8 milliards de francs pour la période 2026-2029, en baisse de 230 millions par rapport à la période actuelle. Le Conseil fédéral a transmis mercredi son message au Parlement. Il a finalement atténué les coupes prévues.

Le montant total est inférieur de 1,6% à celui de la période en 2022-2025. Cette différence s'explique par les réductions prévues par le Conseil fédéral dans le cadre du budget 2025. L'agriculture participera par là également aux mesures d'économie, afin d'alléger le budget ordinaire et respecter ainsi le frein à l'endettement, écrit le gouvernement dans un communiqué.

Initialement, le Conseil fédéral prévoyait des coupes à hauteur de 347 millions. Il a revu sa copie après la consultation, suite aux protestations de plusieurs partis et cantons.

Avec ce message, le Conseil fédéral souhaite soutenir davantage l'adaptation nécessaire de la production agricole aux conséquences du changement climatique. La plus grande part des moyens alloués est toujours destinée aux paiements directs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Redonner une seconde vie aux capites au coeur des vignes

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L'objectif de l'intervention parlementaire est de permettre d'utiliser les capites à des fins de promotion et de vente de produits locaux de l'exploitation viticole (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois souhaite redonner une seconde vie aux capites de vignes. Les députés ont accepté mardi à l'unanimité une motion transformée en postulat demandant au gouvernement d'examiner les possibilités de valoriser ces petites constructions situées au coeur du vignoble, en lien avec l'oenotourisme.

Le texte de l'élu PLR Maurice Neyroud, lui-même vigneron-encaveur, a pour objectif de permettre d'utiliser les capites à des fins de promotion et de vente de produits locaux de l'exploitation viticole. Or la législation fédérale est contraignante en la matière. Et au niveau cantonal, les autorisations sont souvent "très disparates" quant à leur utilisation pour la promotion et la vente de vin.

"Il fut une époque bien lointaine où les capites furent construites. C'était une époque où le vigneron allait à pied à la vigne pour y passer la journée entière et où tous les travaux se faisaient à la main. Les capites permettaient d'entreposer les quelques outils nécessaires à la culture et avaient également pour utilité d'abriter le vigneron de la pluie ou de lui permettre de prendre son casse-croûte à l’ombre", écrit le désormais postulant.

Les temps ont changé et il s'agit "de tenir compte de l'évolution du métier et de donner une deuxième vie à ces capites", a dit devant l'hémicycle M. Neyroud. Il a rappelé que le Plan d'affectation cantonal Lavaux (PAC Lavaux) avait par exemple déjà intégré des modifications autorisant les capites à d'autres usages.

L'oenotourisme comme activité agricole

La motion transformée en postulat demande concrètement de "reconnaître l'oenotourisme comme activité agricole, au sens de la Loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT)", mais aussi "la commercialisation du vin comme faisant partie intégrante des besoins d'une exploitation viticole et étant absolument nécessaire à sa survie".

Il ne s'agit en aucun cas de faire concurrence à la restauration, ont souligné plusieurs députés. L'idée est de pouvoir servir et vendre du vin, proposer une planchette de produits du terroir ou encore mettre en valeur de la production locale en lien avec l'exploitation viticole.

La conseillère d'Etat Chrsitelle Luisier a affirmé que le Conseil d'Etat n'était pas contre ce postulat et ses objectifs. Non sans rappeler que, selon la loi fédérale, les activités accessoires non agricoles, dont l'oenotourisme, doivent se dérouler dans les bâtiments principaux de l'entreprise agricole, par exemple, dans la cave des exploitations viticoles.

Les capites de vigne étant séparées des centres d'exploitation, des activités accessoires non agricoles ne peuvent donc pas s'y tenir. "Nous allons examiner comment exploiter au maximum la marge de manoeuvre laissée par le droit fédéral et voir comment assouplir la manière de valoriser ces capites", a dit la ministre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le TF met fin à l'activité de la Sablière du Cannelet à Avusy

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La Sablière du Cannelet, à Avusy (GE), et les terres agricoles environnantes (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La société exploitante de la Sablière du Cannelet, à Avusy (GE), voit son ultime recours rejeté par le Tribunal fédéral. Ce dernier confirme la décision du Conseil d'Etat qui prévoit un démantèlement des installations et la remise des terrains à l'agriculture d'ici la fin 2026.

Annoncée par Léman Bleu mardi, la décision du Tribunal fédéral met fin à une saga de plus de 30 ans. L'autorisation d'exploiter la gravière avait été accordée par le canton en 1983 avec obligation de remettre les terrains en culture dès 1990.

L'exploitant avait obtenu plusieurs prolongations débouchant sur la délivrance en 1996 d'une autorisation de construire une installation fixe de recyclage, de concassage et de lavage de matériaux. Dès 2014, la commune d'Avusy s'est efforcée d'obtenir la cessation de ces activités et une remise en conformité à la zone agricole. De son côté, le canton avait tenté de légaliser la situation par le biais d'une loi, laquelle a été rejetée par le peuple en novembre 2020.

Le maire d'Avusy, René Jemmely, ne cache pas sa joie.

René JemmelyMaire d'Avusy

Aucun camion chargé de déchets ne peut plus entrer désormais sur le site. Selon le calendrier de démantèlement des activités fixé par l’État, la restitution des terrains à l’agriculture est fixée au 31 décembre 2026. Une décision qui met fin à 30 ans d'une saga politico-judiciaire. Maitre Romain Jordan, l'avocat de la commune d'Avusy:

Maitre Romain JordanAvocat de la commune d'Avusy

Autorisation limitée

Dans son arrêt, le Tribunal fédéral rappelle, comme la Cour de justice du canton de Genève avant lui, que l'exploitation d'une gravière est subordonnée à une autorisation. Cette dernière doit mentionner une durée maximale et une remise en état.

Le fait que la société ait bénéficié d'une tolérance de 37 ans ne lui permet pas se prévaloir de la prescription de 30 ans concernant le rétablissement des lieux. En effet, une intervention de l'autorité avant l'expiration de ce délai a pour effet de briser la prescription, soulignent les juges de Mon Repos. (arrêt 1C_452/2023 du 31 mai 2024)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Feu vert final des pays de l'UE à un texte-clé du Pacte vert

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La législation a été prise pour cible par le Parti populaire européen, sous pression des milieux agricoles (archives). (© KEYSTONE/EPA/Olivier Matthys)

Le Conseil de l'Union européenne a adopté définitivement, lundi à Luxembourg, le projet de règlement européen sur la restauration des écosystèmes dégradés.

Ce vote a été soutenu par 20 États membres représentant 66,07% de la population de l'UE, soit une majorité qualifiée. Seuls six pays ont voté contre.

Le vote met fin à deux années de dure controverse politique au sein de l'Union européenne. Projet phare du Pacte vert européen dans son volet biodiversité, cette législation fixe aux États membres l'objectif de restaurer au moins 20% des écosystèmes dégradés de l'UE d'ici 2030 et l'ensemble des écosystèmes ayant besoin d'être restaurés d'ici 2050.

Elle a été prise pour cible par le Parti populaire européen sous pression agricole, ainsi que par des dirigeants qui ont réclamé une "pause" dans les législations climatiques de l'UE. Le règlement va maintenant être publié au Journal officiel de l'UE, pour une entrée en vigueur 20 jours plus tard.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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