A l’occasion de la 14ème Journée Intercantonale de la Formation Professionnelle, qui a lieu le 4 mai 2022, 28 radios régionales se mobilisent dans divers cantons pour traiter du sujet. Découvrez toute la journée des interviews et reportages sur la thématique de la formation.
De la qualification professionnelle des adultes au choix professionnel en passant par les SwissSkills, de nombreux sujets sont abordés tout au long de la journée sur Radio Lac.
La qualification professionnelle des adultes
Aujourd'hui dans le canton, de nombreux professionnels exercent leur métier depuis plusieurs années sans avoir passé un diplôme en amont. Afin de reconnaître la valeur de cette expérience, l'OFPC offre désormais la possibilité aux adultes possédant plus de cinq d'expérience de la faire reconnaître et d'obtenir ainsi un titre fédéral et officiel, AFP ou CFC, sans effectuer l'intégralité de l'apprentissage. Il s'agit du dispositif Qualification + et il existe dans plus de 200 métiers dont fleuriste, horloger, cuisinier, peintre...
La directrice du service formation continue à l'OFPC, Dao NGuyen nous explique quelles sont les conditions pour bénéficier de ce dispositif et comment celui-ci fonctionne.
L'importance de la qualification dans les domaines de la santé et du social
Il existe des nombreuses formations professionnelles dans ces deux domaines qui donnent accès à des diplômes certifiants. Ces diplômes permettent de valoriser les compétences professionnelles de l'employé et de revaloriser également son salaire mais ils permettent aussi de créer une plateforme commune de connaissance et de compétences pour les secteurs de la santé et du social.
La qualification dans les domaines de la santé et du social est très importante, en particulier aujourd'hui alors que le secteur est confronté à un problème de relève. Le contexte des dernières années a mis en évidence la difficulté de ce secteur. Le recrutement est donc clé pour le secteur afin de remplacer les départs et de maintenir les effectifs, l'enjeu est de créer des vocations et donc d'assurer la formation des futurs professionnels de la santé.
Dominique Roulin, directrice de l'Ortra Santé-Social nous explique l'importance de la qualification dans ces domaines.
Choisir un métier ou une formation
Le choix d'une formation et d'une orientation est une étape charnière dans la vie et le parcours des élèves. Au Cycle d'orientation, à l'âge de 15 ans, les adolescents doivent faire de choix pour leur orientation. Ce choix, bien qu'il intervienne tôt dans la vie des élèves, est important car il leur permet de se donner un objectif et de se motiver. L'école a pour mission d'aider les élèves à faire ses choix, cela passe par un accompagnement, un accès à de la documentation mais aussi au possibilité de réaliser un stage.
Lisa Roulet, psychologue conseillère en orientation à l'OFPC nous parle de ce choix crucial pour les élèves mais aussi pour leurs parents.
Go-Apprentissage: un dispositif inédit pour la formation professionnelle
Une fois le choix de la formation fait, la seconde étape pour les jeunes est de trouver une place d'apprenti en entreprise. C'est à ce stade qu'intervient le dispositif Go-Apprentissage, un dispositif de soutien à la formation Dual qui accompagne les jeunes dans leurs recherches.
Go-Apprentissage propose un accompagnement individuel avec un.e conseiller.e en placement qui comprend une aide pour préparer un dossier de candidature, la mise en lien des élèves avec des entreprises et du coaching pour les entretiens. Le.a conseiller.e. en placement a un rôle complémentaire à celui du psychologue conseiller en orientation. Ce dernier accompagne l'élève dans la validation de son projet puis le conseiller en placement intervient pour la concrétisation du projet.
L'OFPC organise également des événements dans le cadre du dispositif Go-Apprentissage dans le but de faire le lien entre les futur.e.s apprenti.e.s et les entreprises.
Florence Suter, conseillère en placement pour la formation Dual à l'OFPC nous parle de ce dispositif.
Les SwissSkills: la compétition des apprentis en Suisse
Chaque année, les meilleurs apprentis de toute la Suisse s'affrontent lors d'une compétition inédite, les SwissSkills. Plus de 150 métiers sont représentés lors de cette compétition dont l'objectif est de mettre en avant le savoir-faire des apprentis de tous les cantons suisses.
Matéo Kolle a représenté Genève aux SwissSkills en 2018 alors qu'il était apprenti mécanicien motocyle. Il nous parle de cette expérience qui lui a apporté de la confiance en lui, de la fierté mais qui lui a aussi permis d'être contacté par des entreprises et de trouver un employeur.
En 2022, les SwissSkills se dérouleront du 7 au 11 septembre. Nous avons eu la chance d'échanger avec Oscar Dubouloz, apprenti spécialiste en restauration et représentant du canton de Genève pour cette édition. Il nous raconte sa préparation et nous explique ce que représente cette opportunité pour lui.
Gagnez votre tablette d'écriture LCD à l’occasion de la journée intercantonale de la formation professionnelle
Dans le cadre de cette journée dédiée à la formation professionnelle, nous vous offrons vos tablettes d'écriture ! Pour participer, il vous suffit de remplir le formulaire ci-dessous.
Quatre décennies déjà, rythmées par une belle passion pour les livres et des rencontres qui marquent. Comme toujours, l'entrée sera libre et ouverte à tous, pour cinq jours riches en échanges, en découvertes et en débats autour de l'écriture et de la création.
Pour fêter cet anniversaire
Près de 800 auteurs venus de Suisse, de France, du Québec, de Belgique et d'Afrique viendront à notre rencontre, et quatre invités d'honneur – Laure Adler, Patrick Chappatte, Hélène Dorion et Douglas Kennedy – nous offriront des dialogues uniques sur les grandes questions de notre temps. Un espace spécial "40 ans" proposera des tables rondes pour se souvenir et imaginer la suite, le tout agrémenté de pauses musicales en soirée.
Le salon reste fidèle à son esprit d’ouverture
Avec une programmation pensée pour tous les âges. Cinq expositions mêleront littérature, arts visuels, musique et archives, tandis que des animations participatives exploreront les liens entre sciences, langage et imaginaire. La création sera à l'honneur avec six remises de prix, et un grand espace jeunesse donnera le goût de la lecture aux plus petits.
Côté professionnels
Éditeurs, libraires, auteurs et institutions se retrouveront pour échanger sur les mutations du monde du livre et affirmer la place du Salon de Genève comme un carrefour essentiel de la littérature francophone. Du 18 au 22 mars 2026, Palexpo vibrera donc au rythme des mots, des idées et de toutes les voix qui font vivre la littérature d'aujourd'hui.
Du 6 au 15 mars, Genève vit au rythme du FIFDH, le Festival du film et forum international sur les droits humains. Mais attention, ce n’est pas qu’un simple festival de cinéma, C’est plutôt un vrai carrefour, un lieu de rencontres où se croisent activistes, cinéastes, journalistes et citoyens. Ensemble, ils découvrent et débattent de films qui bousculent, qui interrogent notre époque marquée par la montée des autoritarismes, les fragilités du droit international et les grands bouleversements qui nous entourent.
Les fractures de notre temps
Cette année, le festival s’articule autour de plusieurs thèmes qui reflètent les lignes de faille de notre monde. On y plonge dans les mécanismes de la répression et des dérives autoritaires, avec des forums qui mettent en lumière diverses situations que vivent certains peuples. Un autre volet important s’intéresse aux conséquences de l’impérialisme, à l’exploitation des ressources et aux conflits qui en découlent, révélant les racines profondes de crises qui montrent les limites du multilatéralisme.
Résistances, espoirs et cinéma qui font bouger les lignes
Mais le FIFDH ne se contente pas de dresser un constat. Il célèbre aussi la force des luttes collectives et des mobilisations citoyennes, ces étincelles d’espoir et de changement. Plusieurs films tissent des liens entre justice, migrations forcées et résistances locales. Le festival explore également des formes d’engagement plus personnelles, qu’il s’agisse de quêtes de justice individuelles ou de l’art comme rempart face à la violence de l’exil. Et grâce à son dispositif Impact Days, le FIFDH accompagne des films dans leurs campagnes pour amplifier leur portée, confirmant son rôle de plateforme où le cinéma devient un vrai levier de transformation.
Le désert du Taklamakan, au nord-ouest de la Chine, est l’un des endroits les plus rudes de la planète. Pourtant, depuis 1978, quelque chose d’extraordinaire s’y passe. Grâce à un vaste programme de reboisement, cette immense mer de sable, aussi grande que la moitié de la France, est en train de devenir un véritable écosystème à lui seul. On y a planté plus de 66 milliards d’arbres, formant aujourd’hui une ceinture verte de près de 3 000 km qui encercle le désert. Les images satellites le confirment : la végétation reprend peu à peu ses droits, et pendant la saison humide, les concentrations de CO₂ affichent même une légère baisse.
Les effets d’un engagement durable
Cette réussite, c’est le fruit d’une vision sur le long terme et d’un travail acharné pour adapter les plantes aux conditions extrêmes du Taklamakan. Les nouvelles forêts jouent un double rôle : elles fixent les sols et retiennent l’humidité, créant un microclimat plus clément. Et le plus frappant, c’est que les pluies estivales ont doublé depuis le début du projet, une preuve que reverdir le désert peut réellement modifier le cycle de l’eau et influencer le climat local.
Un modèle d’espoir pour la planète
Au-delà des bénéfices écologiques, l’histoire du Taklamakan nous rappelle une belle leçon : l’humain est capable de redonner vie à des écosystèmes abîmés. Elle montre qu’avec de la persévérance, on peut transformer une terre aride en un véritable puits écologique. Bien sûr, des défis subsistent, comme la gestion de l’eau ou la protection de la biodiversité, mais cette réussite offre un espoir concret à d’autres régions désertiques menacées par l’avancée des sables et l’évolution climatique.
Il y a cinquante ans, la rivière Don, qui serpente à travers Toronto, était déclarée morte, étouffée par des décennies de rejets industriels et de pollution. Elle était devenue le triste symbole de la dégradation environnementale en milieu urbain. Mais aujourd’hui, grâce à un projet de re-naturation d’un milliard de dollars, elle revit. En 2025, l’Office de protection de la nature de Toronto a même recensé plus de vingt espèces de poissons, dont le saumon atlantique et l’amie émeraude, une espèce rare et locale.
Une renaissance écologique exemplaire
Cette renaissance est le fruit d’une collaboration entre urbanistes, et riverains. Parmi les actions menées : la création d’une nouvelle vallée, l’aménagement de zones de gravier pour la reproduction des poissons, et la réintroduction de plantes aquatiques. Une île, baptisée Ookwemin Minising, est aussi en cours de création pour renforcer la résilience climatique tout en accueillant des logements durables. Peu à peu, ces aménagements redéfinissent le lien entre la ville et son environnement.
Un modèle de résilience urbaine
Les résultats parlent d’eux-mêmes : les filets des scientifiques ne sont plus vides, et les images sous-marines révèlent une vie foisonnante, des jeunes poissons aux prédateurs comme le grand brochet. L’histoire de la rivière Don montre qu’il est possible pour une ville de réparer ses écosystèmes tout en repensant ses infrastructures. Toronto prouve qu’avec de la volonté et une planification ambitieuse, une rivière polluée peut redevenir un symbole d’espoir et de résilience.
Quand on lève les yeux vers le ciel nocturne, on remarque immédiatement que les étoiles semblent vibrer et scintiller, comme si elles dansaient.
Curieusement, ce phénomène ne concerne pas tous les astres : la Lune, par exemple, reste parfaitement stable, tout comme certaines planètes très brillantes visibles à l’œil nu. Cette différence intrigue, mais elle s’explique assez simplement. Les étoiles sont situées à des distances absolument colossales de la Terre : la plus proche se trouve à plus de quatre années-lumière. À cette échelle, leur taille apparente dans le ciel est minuscule, comparable à une pointe d’aiguille. Elles nous apparaissent donc comme de simples points lumineux extrêmement fins.
Le rôle clé de l’atmosphère terrestre
L’atmosphère de la Terre n’est pas immobile : c’est un gaz en perpétuel mouvement, traversé par des variations de température et de densité. Un peu comme l’air qui ondule au-dessus d’une casserole d’eau bouillante, elle dévie légèrement la lumière qui la traverse. Pour une étoile, dont l’image est très petite, ces perturbations suffisent à faire bouger fortement le point lumineux : c’est la scintillation. À l’inverse, les planètes, beaucoup plus proches de nous, ont un diamètre apparent plus large ; les déformations de l’atmosphère s’y “moyennent” et l’image reste stable. C’est ainsi que l’on comprend pourquoi les étoiles scintillent… et pas les planètes. Une explication claire et passionnante, comme celles partagées chaque mercredi 16h30 sur Radiolac par Eric Achkar.