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L'invité de Radio Lac Matin

François Paychère ; « je n’ai jamais vu ça! »

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François Paychère, président de la Cour des comptes: « je n’ai jamais vu ça! »

« Jamais de l’histoire de la Cour des comptes, je n’ai vu une situation de blocage pareille ». François Paychére, président de la Cour des comptes, est formel et se montre étonné, voire stupéfait, du refus de collaborer du Conseil d’État afin de faire toute la lumière sur les notes de frais de ses membres.

« Je ne comprends pas ce refus. Comme tout citoyen, j’ai envie de savoir quel usage est fait de l’argent des impôts. La Cour des comptes est un instrument de transparence. » Et en l’occurence ce n’est pas sur son initiative que l’organe intervient mais à la demande de la commission de contrôle de gestion du parlement.

« En général, on arrive à créer une bonne relation de confiance même si lorsqu’on nous voit arriver, il n’y a pas forcément que des sourires ». Le président relève encore qu’à trois reprises le peuple a voulu renforcer les compétences de la Cour qui a pris une certaine ampleur. « Il s’agit de savoir fondamentalement comment l’administration s »organise » .

Mais cette cour n’ en fait-elle pas trop?

st-ce que Monsieur Paychère et son équipe ne se prennent pas pour les « Messieurs propre » et les justiciers de Genève? Le président répond en se référant à une déclaration du Général de Gaulle prononcée en 1958: » je ne vais pas commencer une carrière de dictateur à 62 ans, avait-il dit. J’ai le même âge et cela fait longtemps que je suis magistrat. Je me suis toujours référé à la loi et uniquement à la loi ».

C’est le Grand Conseil qui aura le dernier mot et décidera s’il veut exiger ou non l’ouverture des comptes par le Conseil d’État.

Cette obstination dans le refus peut-elle cacher un cadavre dans le placard? François Paychère se contient de e toute spéculation. Pour l’instant, il souhaite juste de pouvoir commencer à travailler.

https://www.radiolac.ch/podcasts/linvite-de-la-matinale-22032019-084840/

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Jean-Philippe Ceppi, patron de Temps Présent, s’inquiète de l’ « extinction de la race » des journalistes

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Jean-Philippe Ceppi, producteur de Temps Présent, le prestigieux magazine d’enquête et de reportage de la RTS, qui fête ses 50 ans ce jeudi, réagit au rapport de Reporters Sans Frontières sur la liberté de la presse : « Je ne suis pas certain que la liberté de la presse soit moins grande qu’il y a dix ans. Il y a un mouvement de balancier. D’un côté, l’arrestation très préoccupante de Julian Assange, de l’autre, la même semaine, le parlement européen adopte une directive sur la protection des donneurs d’alerte qui est extraordinairement importante. » En Suisse, Jean-Philippe Ceppi s’inquiète de « l’extinction de la race », soit de l’envie des jeunes journalistes de faire ce métier. Il reconnaît que dans un paysage médiatique, en partie sinistré, Temps Présent fait partie des privilégiés même si « nous aussi, nous avons dû faire des économies et nous adapter. »

Signe d’optimisme, il souligne notamment  » le travail fantastique fait par cette radio sur l’affaire Maudet, par exemple. Il y a dix ou quinze ans, il était difficilement imaginable qu’une radio de proximité fasse un tel travail. Je vois d’excellentes raisons d’espérer. »

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Jean-Yves Marin : « la reconstruction de Notre-Dame ne se fera pas en cinq ans »

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Jean-Yves Marin, directeur du Musée d’art et d’histoire et spécialiste en archéologie médiévale estime que, vu la dimension gigantesque du chantier de restauration de Notre-Dame, il faudra en tous les cas plus de 5 ans pour le mener à bien. Emmanuel Macron qui a fixé cette échéance risque donc d’être déçu.

La cathédrale ne pourra être complètement reconstruite à l’identique. Bonne nouvelle en revanche, les vitraux ont résisté, en particulier les joints très sensibles à la chaleur. Aucun doute pour Jean-Yves Marin que le chantier sera international et que les artisans spécialisés viendront de toute l’Europe. Faudra-t-il maintenir une trace de l’incendie désormais inscrit dans la mémoire collective ? Le médiéviste estime en effet qu’il faut garder une « balafre » qui rappelle l’événement.

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Pascal Vandenberghe, homme de lettres, réagit au drame de Notre-Dame

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Pascal Vandenberghe, patron des librairies Payot, président du Trade Club mais surtout homme de lettres, a vécu à Paris pendant dix ans. Il réagit au drame de Notre-Dame: « C’est bien sûr le cœur de Paris. Ce qui est dramatique, c’est que cette cathédrale a échappé aux révolutions, aux ravages de la 2e Guerre mondiale, elle était sur liste des monuments qu’Hitler voulait faire sauter si Paris devait être évacuée, et voilà. Pas de chance. » Et dans la littérature: » Il y a bien sûr le monument de Victor Hugo. Mais presque en même temps sortait un autre livre, de Balzac celui-là, qui avait Paris et Notre-Dame pour décor. »

Autre sujet du jour, Pascale Vandenberghe, président du Trade club, explique en quoi l’ouverture des commerces genevois trois dimanche par an constitue une nécessité pour les entrepreneurs locaux. Le peuple en décidera le 19 mai prochain.

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Ivan Slatkine est prêt à déménager son entreprise dans le canton de Vaud

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Le patron des Editions Slatkine et président de la Fédération des entrepreneurs romands (FER) n’hésiterait pas, en cas de non à la réforme fiscale des entreprises (RFFA) le 19 mai prochain à s’installer dans le canton voisin pour bénéficier d’un taux d’imposition inférieur de 10%.

“Si la RFFA échoue, à court terme il n’y aurait guère de conséquences. Mais on subira une perte de clientèle, et de chiffres de l’emploi. Et on pourrait envisager de déménager dans le canton de Vaud puisqu’à quelques kilomètres de Genève, on aura un taux d’imposition sur le bénéfice de 13,79%” (soit 10% de moins). Simples menaces de circonstances ou Ivan Slatkine est-il réellement prêt à déménager ? “Oui, très honnêtement, je le ferais. Quand il y a un tel différentiel sur le taux d’imposition et qu’il suffit de se déplacer de quelques kilomètres dans le même pays, on se déplacera. Certains l’ont déjà fait en raison de l’incertitude qui règne”.

Ivan Slatkine craint l’effet ruissellement. Ses clients sont en bonne partie liés aux entreprises à statut. “Il faut voir les choses dans leur tout. Il n’y a pas une petite économie contre la grande économie ou l’inverse. Nous sommes dans un ensemble dynamique. Et si une partie de l’économie va mal, c’est toute l’économie qui tousse.”

Ivan Slatkine ne cache pas une certaine inquiétude en cette veille de cette votation du 19 mai.

 

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Madeleine Mercier, le visage des nouvelles viticultrices en Valais

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Madeleine Mercier, oenologue de Sierre fait partie de cette nouvelle génération de femmes viticultrices qui marchent sur les traces de la bien connue Marie-Thérèse Chappaz. Dans la région, on ne peut pas la rater puisque sa photo orne les affiches géantes pour le soutien aux paysannes suisses.

Fille de vigneron, Madeleine, 35 ans, a grandi sur le domaine des Mercier à Sierre. Elle nous explique son parcours, sa formation à Changins mais aussi ses longs stages sur la côte ouest des Etats-Unis chez les meilleurs viticulteurs américains. Membres de divers jury, l’oenologue valaisanne loue aussi la qualité des vins genevois. Une qualité qui dans une bonne partie de la Suisse poursuit sa croissance avec pour alliée, pour une fois, le réchauffement climatique.

Madeleine Mercier Vigneronne et oenologue

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