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«Ayop est fatigué et résigné par sa situation en Suisse»

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6 minutes avec Diane Barbier-Mueller, députée PLR

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Le Grand Conseil étudie, ce jeudi soir, la réforme du cycle. Celle-ci prévoit la suppression des sections en 9e et 10e et de scinder la 11e année en deux filières: la voie maturité et la voie certificat. Une réforme pas du goût du PLR: "le programme que nous propose le Conseil d'Etat, aujourd'hui, n'a aucune visibilité réelle" dénonce la députée PLR, Diane Barbier-Mueller. Elle dénonce également le manque de temps pour mettre en application cette réforme: "Une application pour septembre 2022 alors que les professeurs ne sont pas formés pour arriver à gérer une classe hétérogène comme le souhaite Anne Emery Torracinta".

La conseillère d'Etat souhaite, par cette réforme, mettre fin à un nivellement pas le bas: "il n'est pas question de niveau de classe (...) ce sont juste des gens qui sont moins scolaires" pour Diane Barbier-Mueller. La députée pointe aussi le manque de considération accordée à l'apprentissage "quelqu'un qui fait un apprentissage peut arriver à des niveaux tout aussi élevés que quelqu'un qui fait une université. Il y a un débordement d'universitaires qui arrivent sur le marché qui ne trouvent pas de travail. En revanche, on ne trouve pas assez d'apprentis motivés qui veulent prendre cette voie là".

Diane Barbier-Mueller a également confirmé que le PLR lancera un référendum si le Grand Conseil vote cette réforme.

La députée PLR, Diane Barbier-Mueller, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

 

 

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6 minutes avec Sophie Ley, présidente de l'Association suisse des infirmières et infirmiers

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L'initiative pour des soins infirmiers forts demande à la Confédération et aux cantons de garantir qu'il y ait suffisamment de diplômés et d’inscrire dans la Constitution une réglementation des salaires. Une inscription dans la constitution "car cela fait vingt ans que nous pointons les difficultés de notre profession, aux cantons, et nous n'avons eu aucune réponse" précise Sophie Ley, la présidente de l'Association suisse des infirmières et infirmiers, sur Radio Lac. 

Les chambres fédérales préfèrent un contre-projet indirect qui prévoit qu'au cours des huit prochaines années, environ un milliard de francs soit consacré à la promotion de la formation. "C'est bien d'avoir une incitation à la formation de base, mais c'est pendant huit ans et seulement si les cantons agissent pour la formation (...) la Confédération financera le reste. Former de base c'est très bien mais si rien n'est fait pour les conditions d'exercice de la profession, cela ne sert à rien!".

L'initiative prévoit également que les infirmiers puissent facturer leurs prestations directement aux caisses d'assurance maladie. Celles-ci mettent en garde contre une envolée des coûts. "Il n'y aura pas pas d'augmentation des coûts" assure Sophie Ley. "Si nous pouvons facturer directement aux caisses maladie, on évite un temps très grand entre le moment où l'infirmière fait une évaluation de la situation de soins (et la mise en place du traitement) (...) aujourd'hui, elle doit aller vers le médecin qui doit faire une ordonnance (...) il se passe donc beaucoup de temps avec de possibles complications pour le patient et une augmentation des coûts de la santé".

Sophie Ley se désolidarise, aussi, des propositions portées par le SSP, comme la retraite à 60 ans "qui ne fait pas partie du texte de l'initiative".

La question de la rémunération des infirmiers et infirmières a beaucoup fait débat pendant la campagne. "La question du salaire n'est pas forcément ce qui est mis en avant dans l'initiative. Il faut avant tout garantir un nombre suffisant de diplômés dans les services de soins pour que le travail puisse être effectué en toute qualité et en toute sécurité pour la population suisse"

Sophie Ley, la présidente de l'Association suisse des infirmières et infirmiers, sur Radio Lac était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin. 

 

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COP 26: 6 minutes avec Martin Béniston, climatologue

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La Cop 26 ouvre, dimanche, à Glasgow. Avec une obligation de mesures: "plus on tardera à prendre des mesures sérieuses, plus la question climatique sera aiguë. Pendant que l'on décide de faire le strict minimum, les gaz à effet de serre continuent de s'accumuler dans l'atmosphère et le climat s'emballe" met en garde le climatologue, Martin Beniston.

"On sera toujours au delà, des 1,5°C fixés par l'accord de Paris (...) on se dirige vers un climat qui pourrait se réchauffer de 2,7 à 3°C".

La Suisse, elle, se situe dans la moyenne des efforts fournis. "Les engagements pris permettraient une neutralité carbone d'ici 2050".

La pandémie, avec un monde à l'arrêt pendant plusieurs mois, aurait pu faire repenser la politique climatique. Mais Martin Beniston reste prudent: "on aurait pu prendre la pandémie comme une opportunité pour repenser les stratégies environnementales (...) mais l'économie domine (...) on est reparti dans une logique de consommation". Pendant ce temps, le climat s'emballe: "les prévisions les plus pessimistes du GIEC se sont déjà réalisées beaucoup plus rapidement (...) avec les presque 50°C dans l'ouest canadien".

Le climatologue Martin Beniston était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

 

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Anya della Croce, coordinatrice romande de Petzi

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Un nouveau coup de massue pour le monde des festivals: le Paléo a annoncé, mardi, l'annulation de l'édition de cet été. La faute aux trop nombreuses incertitudes autour de la situation sanitaire et un risque trop grand en cas d'annulation de dernière minute.

Après le Caribana ou Festi'neuch, le Paléo s'ajoute donc à la longue liste des festivals déjà annulés avec la possibilité d'un nouvel été, sans open air. Anya della Croce, coordinatrice romande de Petzi, la fédération Suisse des clubs et festivals de musique actuelle, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin, pour faire un point sur un secteur de plus en plus sinistré.

 

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Yaël Ayat sur le rapport Fonjallaz: "Le Conseil d'Etat doit faire son mea culpa"

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Maître Yaël Ayat, avocate de Pierre Maudet, a directement mis en cause, ce jeudi matin, le Conseil d'Etat, sur Radio Lac, au lendemain de la remise du rapport Fonjallaz sur la gestion du département du développement économique, par Pierre Maudet. Elle rappelle que Pierre Maudet a demandé de l'aide supplémentaire pour la mise en place de ces différents projets pour faire face à la crise sanitaire. Une aide qui lui a été refusée par le Conseil d'Etat. "Si le Conseil d'Etat ne s'interroge pas et ne fait pas un mea culpa sur son comportement, le fait d'avoir privé d'aides, le fait de ne pas avoir donné assez de moyens, je pense qu'il passe à côté du rapport (Fonjallaz)" pour Maître Ayat. Ce rapport Fonjallaz pointe pourtant “mal-être, stress, souffrance, angoisse ou peur chez certains collaborateurs et collaboratrices” et parle "d'une crise extraordinairement grave". 

A la lumière de ses conclusions, le Conseil d'Etat a décidé de ne pas rendre la gestion du DDE à Pierre Maudet, même en cas de réélection. Pour Maître Ayat, il s'agît de "propos très très grave parce que dire cela c'est être en marge de la recommandation de l'expert (...) L'expert ne dit jamais cela, il n'a jamais recommandé que Monsieur Maudet ne puisse plus être à la tête du Département de l'Economie, au contraire!". 

Le rapport est infiniment tempéré et nuancé

Maître Yaël Ayat juge le rapport Fonjallaz infiniment "tempéré et nuancé". Ce rapport "ne confirme pas du tout le risque hétéro ou auto agressif du rapport qui avait été constaté dans l'audit d'octobre. Sur près de 35 heures d'auditions, d'aucune façon et à aucun moment une parole de souffrance sur ce registre" n'a été livrée. Si Maître Ayat reconnaît qu'il y a eu des souffrances  qui sont "en partie imputable à Pierre Maudet, à son caractère, à une certaine autorité, à une certaine exigence", ces souffrances ne "sont pas réductibles qu'à Pierre Maudet".

En général, quand le chef n'est plus là la parole se délie

Les témoignages récoltées par Jean Fonjallaz apparaissent moins à charge que ceux de l'audit d'octobre dernier. Mais pour l'ancien juge fédéral, ces premières auditions étaient intervenues à une période de "tension maximale" ce qui peut expliquer qu'ils soient plus inquiétants. De même, la menace de plaintes, aurait pu dissuader les collaborateurs d'accuser trop fortement Pierre Maudet.  Des explications balayées par Yaël Ayat qui "observe qu'en général, quand le chef n'est plus là, la parole se délie (...) et que là ce serait donc le contraire".

 

 

 

 

 

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