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Mai 2018 n'est pas mai 68

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Jean-Philippe Rapp pose un regard avisé sur les événements qui secouent la France : grève des trains ; certaines facultés bloquées et une population qui gronde après les premières mesures d'Emmanuel Macron.

De quoi rappeler le printemps de révolte qui a secoué la France, en mai 68. Mais pour la signature Radio Lac, la situation de 2018 n'a que peu de similitudes avec celle d'il y a cinquante ans.

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6 minutes avec Eric Zemmour

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Il n'est pas encore candidat à la présidentielle française, mais rarement une visite aura autant fait parler à Genève. Eric Zemmour était à Genève, ce mercredi 24 novembre. Entre la contestation politique et celle de la rue, sa venue a tout sauf laissé indifférent. L'occasion de revenir, avec lui, sur l'hostilité qu'il suscite, ce qu'il envie à Genève ou encore sa possible candidature à l'élection présidentielle française. Entretien.

"Frédérique Perler est intolérante, elle est sectaire, elle se soumet à la rue"

La maire de Genève, Frédérique Perler, a publiquement pris position, la semaine dernière contre la venue d'Eric Zemmour. Dans un communiqué, le conseil administratif avait notamment rappelé "son attachement aux valeurs démocratiques et à la liberté d'expression. En raison des risques de troubles à l'ordre public, la Ville ne souhaite pas mettre à disposition ses infrastructures". Une prise de position qui laisse Eric Zemmour indifférent: "ça ne me fait ni chaud, ni froid. C'est simplement décevant pour la maire de Genève et pour Genève. Elle se contredit d'ailleurs dans la même phrase: elle dit, au début que c'est une tradition de Genève en faveur de la liberté de penser (...) et aujourd'hui, elle me dit que je ne suis pas le bienvenu. En raison de quoi? En raison de mes idées et de mes opinions. Donc elle n'est pas favorable à la liberté d'opinion, des idées, ni à la liberté de penser! La maire de Genève est intolérante, elle est sectaire, elle se soumet, en plus, à la rue. Elle se soumet aux gens violents. Moi, je ne suis pas violent: je n'interdis à personne de parler, de penser... Je ne manifeste contre personne, dans la rue, je ne cherche pas à tout casser. Elle se soumet à ces gens là: elle est donc intolérante, sectaire et en plus lâche donc ça fait beaucoup"!

"C'est normal que Genève se déchire autour de ma venue"

Plus de 1000 personnes ont manifesté, ce mercredi soir, à Genève, contre la venue d'Eric Zemmour. Un sujet qui divise le bout du lac depuis une semaine. Une réaction que revendique Eric Zemmour: "c'est normal parce que je mets les vrais problèmes sur la table. La démocratie ce n'est pas que tout le monde soit d'accord sinon il n'y a plus de démocratie, c'est un régime totalitaire. La démocratie c'est justement la division organisée, c'est comment vivre avec ses oppositions, ses divisions. C'est ça la démocratie! Je divise, oui! Il y a des gens qui sont d'accord avec moi, il y a des gens qui ne sont pas d'accord avec moi, mais ça s'appelle la démocratie! Nous avons un système diversitaire qui est d'essence totalitaire, qui ne veut pas accepter d'oppositions. Nous avons un système diversitaire qui veut détruire les peuples et les nations, que ce soit en Suisse, avec la maire de Genève, ou en France, avec le Président de la République. Moi, je m'oppose à ce système qui veut détruire les peuples. La Suisse est mieux équipée institutionnellement pour permettre au peuple de se défendre (...) c'est pour cela que je loue désormais le système suisse"

"Je pense que nous avons beaucoup de leçons à tirer de la Suisse et de Genève"

Eric Zemmour apprécie le système suisse pour de nombreux aspects: "Je pense que nous avons beaucoup de leçons à tirer de la Suisse et de Genève (...) pour le système institutionnel avec le référendum fréquent qui permet au peuple suisse de s'exprimer. Mais aussi sur le plan économique (...) pour la faiblesse des charges, pour le niveau élevé du salaire net. Le problème en France, c'est le salaire net trop bas (...) car les charges sociales sur les entreprises françaises sont trop élevées, vous n'avez pas ce problème là. Quand il y a quelque chose qui fonctionne bien, je suis prêt à l'admirer. Pour l'immigration, vous n'avez pas le droit du sol: je souhaite la même chose pour la France."

Immigration: "Je suis très admiratif des règles stricts de la Suisse dont je souhaite m'inspirer"

Sur la question des frontaliers et des expatriés français en Suisse, Eric Zemmour est très clair: "je suis très triste qu'il y ait autant de Français qui aient besoin de travailler en Suisse pour gagner mieux leur vie et pour souvent avoir même un travail: c'est un échec pour la France. Vous avez un système qui donne la priorité aux Suisses (...) Je suis très admiratif des règles stricts de la Suisse dont je souhaite m'inspirer. Je suis là pour voir des Français. Il y a beaucoup de Français expatriés, ce qui me chagrinent. Ces gens là sont souvent les plus doués, les mieux diplômés, les plus dynamiques, les plus entreprenants... ils manquent à la France. Je pense que nous exportons des Bac+10 et que nous importons des Bac-10. J'aimerais qu'ils reviennent en France. Ce ne sont pas seulement les préoccupations économiques, fiscales qui motivent ces Français (...) C'est aussi qu'ils ne reconnaissent plus la France! Il n'y a plus cet art de vivre à la française (...) c'est un autre pays qu'ils ne reconnaissent pas. Ils ont peur de ce que va devenir la France (...) ils ont peur que la France ait le destin du Liban, en grand."

"Si je suis candidat, si je suis élu, la première chose que je ferai c'est un référendum, sur l'immigration, avant l'été"

Eric Zemmour avait expliqué dans une interview au Temps, vouloir organiser un ou plusieurs référendums pendant son quinquennat. "Si je suis candidat, si je suis élu, la première chose que je ferai c'est un référendum, sur l'immigration, avant l'été, pour mettre en œuvre toutes les mesures que je propose et qui doivent être entérinées par le peuple. Aujourd'hui, les juges, en particulier le Conseil constitutionnel mais aussi la Cour européen des droits de l'homme, la Cour de Justice, se sont arrogés le droit de juger la loi française. Je pense que la France doit pouvoir se détacher de la Cour européenne des droits de l'homme pour ses intérêts vitaux."

Ce mercredi 24 novembre, ils étaient environ 1000 à défiler à Genève pour dire "non" à la venue d'Eric Zemmour:

Micro trottoir lors de la manifestation anti Zemmour24.11.21

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6 minutes avec Diane Barbier-Mueller, députée PLR

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Le Grand Conseil étudie, ce jeudi soir, la réforme du cycle. Celle-ci prévoit la suppression des sections en 9e et 10e et de scinder la 11e année en deux filières: la voie maturité et la voie certificat. Une réforme pas du goût du PLR: "le programme que nous propose le Conseil d'Etat, aujourd'hui, n'a aucune visibilité réelle" dénonce la députée PLR, Diane Barbier-Mueller. Elle dénonce également le manque de temps pour mettre en application cette réforme: "Une application pour septembre 2022 alors que les professeurs ne sont pas formés pour arriver à gérer une classe hétérogène comme le souhaite Anne Emery Torracinta".

La conseillère d'Etat souhaite, par cette réforme, mettre fin à un nivellement pas le bas: "il n'est pas question de niveau de classe (...) ce sont juste des gens qui sont moins scolaires" pour Diane Barbier-Mueller. La députée pointe aussi le manque de considération accordée à l'apprentissage "quelqu'un qui fait un apprentissage peut arriver à des niveaux tout aussi élevés que quelqu'un qui fait une université. Il y a un débordement d'universitaires qui arrivent sur le marché qui ne trouvent pas de travail. En revanche, on ne trouve pas assez d'apprentis motivés qui veulent prendre cette voie là".

Diane Barbier-Mueller a également confirmé que le PLR lancera un référendum si le Grand Conseil vote cette réforme.

La députée PLR, Diane Barbier-Mueller, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

 

 

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6 minutes avec Sophie Ley, présidente de l'Association suisse des infirmières et infirmiers

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L'initiative pour des soins infirmiers forts demande à la Confédération et aux cantons de garantir qu'il y ait suffisamment de diplômés et d’inscrire dans la Constitution une réglementation des salaires. Une inscription dans la constitution "car cela fait vingt ans que nous pointons les difficultés de notre profession, aux cantons, et nous n'avons eu aucune réponse" précise Sophie Ley, la présidente de l'Association suisse des infirmières et infirmiers, sur Radio Lac. 

Les chambres fédérales préfèrent un contre-projet indirect qui prévoit qu'au cours des huit prochaines années, environ un milliard de francs soit consacré à la promotion de la formation. "C'est bien d'avoir une incitation à la formation de base, mais c'est pendant huit ans et seulement si les cantons agissent pour la formation (...) la Confédération financera le reste. Former de base c'est très bien mais si rien n'est fait pour les conditions d'exercice de la profession, cela ne sert à rien!".

L'initiative prévoit également que les infirmiers puissent facturer leurs prestations directement aux caisses d'assurance maladie. Celles-ci mettent en garde contre une envolée des coûts. "Il n'y aura pas pas d'augmentation des coûts" assure Sophie Ley. "Si nous pouvons facturer directement aux caisses maladie, on évite un temps très grand entre le moment où l'infirmière fait une évaluation de la situation de soins (et la mise en place du traitement) (...) aujourd'hui, elle doit aller vers le médecin qui doit faire une ordonnance (...) il se passe donc beaucoup de temps avec de possibles complications pour le patient et une augmentation des coûts de la santé".

Sophie Ley se désolidarise, aussi, des propositions portées par le SSP, comme la retraite à 60 ans "qui ne fait pas partie du texte de l'initiative".

La question de la rémunération des infirmiers et infirmières a beaucoup fait débat pendant la campagne. "La question du salaire n'est pas forcément ce qui est mis en avant dans l'initiative. Il faut avant tout garantir un nombre suffisant de diplômés dans les services de soins pour que le travail puisse être effectué en toute qualité et en toute sécurité pour la population suisse"

Sophie Ley, la présidente de l'Association suisse des infirmières et infirmiers, sur Radio Lac était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin. 

 

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COP 26: 6 minutes avec Martin Béniston, climatologue

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La Cop 26 ouvre, dimanche, à Glasgow. Avec une obligation de mesures: "plus on tardera à prendre des mesures sérieuses, plus la question climatique sera aiguë. Pendant que l'on décide de faire le strict minimum, les gaz à effet de serre continuent de s'accumuler dans l'atmosphère et le climat s'emballe" met en garde le climatologue, Martin Beniston.

"On sera toujours au delà, des 1,5°C fixés par l'accord de Paris (...) on se dirige vers un climat qui pourrait se réchauffer de 2,7 à 3°C".

La Suisse, elle, se situe dans la moyenne des efforts fournis. "Les engagements pris permettraient une neutralité carbone d'ici 2050".

La pandémie, avec un monde à l'arrêt pendant plusieurs mois, aurait pu faire repenser la politique climatique. Mais Martin Beniston reste prudent: "on aurait pu prendre la pandémie comme une opportunité pour repenser les stratégies environnementales (...) mais l'économie domine (...) on est reparti dans une logique de consommation". Pendant ce temps, le climat s'emballe: "les prévisions les plus pessimistes du GIEC se sont déjà réalisées beaucoup plus rapidement (...) avec les presque 50°C dans l'ouest canadien".

Le climatologue Martin Beniston était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

 

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Radio Lac Matin en direct du Met Rooftop de l'hôtel Metropole !

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Pour clôturer cette saison en beauté, toute l'équipe de Radio Lac Matin était en direct du MET Rooftop de l'hôtel Metropole à Genève ce jeudi 1er juillet.

 

L'été démarre bien sur Radio Lac.

Notre antenne passe à l'heure d'été à partir de lundi et pour vous mettre dans l'ambiance, nous étions ce matin en direct du magnifique MET Rooftop de l'hôtel Métropole.

Nos auditeurs étaient au rendez-vous pour passer un moment avec nous et partager le petit-déjeuner sur la jolie terrasse du Metropole avec une vue imprenable sur le lac.

De nombreux invités sur Radio Lac pour notre matinale en direct du MET Rooftop.

Sébastien Morand était notre premier invité de cette matinée pour nous parler de Cheetah Experience. Il nous a raconté son expérience en tant que volontaire au sein de cette initiative, dans une réserve en Afrique du Sud qui oeuvre pour la préservation des guépards dans cette région.

Radio Lac Matin en direct du MET RooftopSébastien Morand nous parle de Cheetah Experience - partie 1
Radio Lac Matin en direct du MET RooftopSébastien Morand nous parle de Cheetah Experience - partie 2

 

Avec le cadre proposé par le MET Rooftop, on ne pouvait pas ne pas parler du tourisme à Genève dans notre émission. Et en ce début de saison estivale, nous avons fait un point sur la situation avec Sophie Dubuis, présidente de Genève Tourisme. Elle évoque le plaisir de retrouver une impression de normalité après une année sous le signe de la crise sanitaire, l'effet positif du sommet Biden-Poutine pour le tourisme genevois mais aussi la situation compliquée à laquelle le tourisme fait face.

Radio Lac Matin en direct du MET RooftopL'invitée de la matinale: Sophie Dubuis, présidente de Genève Tourisme.

Nous avons ensuite reçu Séverine Mailler qui nous a présenté Le Campagnon, un concept de trois cartes-guides pour découvrir la campagne genevoise autrement. Autour de trois thématiques différentes, ces cartes vous proposent des randonnées en lien avec l'histoire, le patrimoine, la nature et le terroir du canton mais aussi des bonnes adresses et des activités à faire en cours de route. Un concept à la fois ludique et pédagogique.

Radio Lac Matin en direct du MET RooftopSéverine Mailler nous présente Le Campagnon

Egalement avec nous, Frédéric Holh qui nous présente La Revue genevoise 2021. Le spectacle d'humour incontournable revient dès le 14 octobre prochain !

 

Pour poursuivre notre émission, nous avons reçu Sébastien Michéa, directeur de la restauration pour le Metropole et pour le restaurant du Parc des Eaux-Vives. Il nous parle de son travail au sein des deux établissements et nous met l'eau à la bouche en nous présentant les cartes de ces derniers.

Radio Lac Matin en direct du MET RooftopSébastien Michéa, directeur de la restauration pour le Metropole et le Parc des Eaux-Vives

Nous recevons également Capucine et Faustine qui nous parlent de leur série Les Colocs. Une série humoristique qui raconte l'expérience de la colocation avec ses fous rires et ses frictions. Vous pourrez découvrir cette série sur La Télé et Léman Bleu dès le lundi 5 juillet.

Radio Lac Matin en direct du MET RooftopLes colocs: Capucine et Faustine

Pour finir, l'équipe de la matinale a invité ses collègues, Margaux Rinaldi que vous entendez entre 10h et 14h et Benjamin Smadja de notre émission "On fait la route ensemble".

Ils nous ont raconté leurs souvenirs de vacances pour bien conclure cette émission !

Radio Lac Matin en direct du MET RooftopMargaux Rinaldi nous raconte ses souvenirs de vacances
Radio Lac Matin en direct du MET RooftopLes souvenirs de vacances de Benjamin Smadja

 

Merci à tous de nous avoir suivi pour cette émission spéciale en direct du MET Rooftop de l'hôtel Metropole et tout au long de cette saison. L'équipe de Radio Lac vous souhaite de belles vacances et vous donne rendez-vous à la rentrée !

 

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