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Radio Lac Matin

Journée mondiale des migrants pour lutter contre les préjugés

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C’est aujourd’hui, 18 décembre, la journée internationale des migrants…

Une journée que l’organisation internationale pour les migrations a décidé de mettre sous le thème des « migrations dignes ». Pour les Nations Unies, cette Journée internationale est l’occasion de dissiper les préjugés. L’objectif est aussi de montrer les contributions positives des migrants dans tous les domaines de la société. Que ce soit l’économie, le domaine culturel ou social.

D’ailleurs toujours à l’occasion de cette journée le Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, a rappelé que les migrations favorisent la croissance économique, le dynamisme des sociétés et la tolérance. Elles offrent une chance à des millions de personnes en quête d’une vie meilleure, et profitent aussi bien aux communautés d’origine qu’à celles de destination. »

Aujourd’hui, plus de 258 millions de migrants dans le monde vivent en dehors de leur pays de naissance. Ce chiffre devrait augmenter ces prochaines années en raison par exemple de la croissance démographique, du renforcement des inégalités, ou des changements climatiques.

C’est dans ce cadre que le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières a été approuvé à Marrakech, il y a quelques jours 

C’est en septembre 2016 que l’Assemblée générale des Nations Unies s’est engagée à adopter un pacte pour renforcer la protection des personnes déplacées.

C’est dans ce contexte, qu’après 18 mois de consultations  et de négociations , les États Membres de l’ONU ont convenu d’approuver ce Pacte. Il sera formellement adopté prochainement par l’Assemblée générale dans le cadre d’une résolution. Il s’agit du tout premier accord global des Nations Unies qui prévoit une approche commune des migrations internationales dans toutes ses dimensions.

Il est composé de 23 objectifs qui visent à mieux gérer les migrations aux niveaux local, national, régional et mondial.

Evidemment, on ne peut pas dans cette chronique aller dans le détail du texte, mais l’esprit du Pacte est en fait très simple. Son fondement repose sur le principe que tous les migrants doivent pouvoir jouir de leurs droits fondamentaux durant l’ensemble de leur déplacement aussi bien dans le pays d’origine, que de transit et de destination. Et le Pacte encourage dans ce domaine à une plus grande coopération internationale.

Ce Pacte a fait l’objet de nombreuses inquiétudes et de critiques dans le monde entier

On a entendu tout et son contraire sur le texte. Il est donc important de rappeler que le Pacte mondial pour la migration est juridiquement non contraignant et le texte garantit par ailleurs la souveraineté des Etats dans le contrôle de leurs frontières. Pour le dire autrement, le Pacte n’entraîne pas de nouvelles obligations pour les Etats.

A l’occasion de cette journée internationale des migrants, les Nations Unies et la ville de Genève organisent jeudi une soirée sous le signe de l’humour…

Stands up for Migrants… ! Cet événement rassemblera des humoristes suisses et internationaux bien connus. Comme Thomas Wiesel, Charles Nouveau et Bruno Peki, pour ne citer que les suisses. Ils vont venir partager avec le public leurs histoires et leurs points de vue sur la migration. L’objectif est que cette soirée permette au public de discuter, de s’interroger et de rire pour célébrer la migration. Cette soirée aura lieu jeudi soir à 20 heures au Victoria Hall. Elle est gratuite et ouverte à tous. A noter qu’il vaudra mieux arriver tôt car les billets seront distribués selon le principe du premier arrivé, premier servi.

Alexandre Carette Genève internationale

L'invité de Radio Lac Matin

François Paychère ; « je n’ai jamais vu ça! »

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François Paychère, président de la Cour des comptes: « je n’ai jamais vu ça! »

« Jamais de l’histoire de la Cour des comptes, je n’ai vu une situation de blocage pareille ». François Paychére, président de la Cour des comptes, est formel et se montre étonné, voire stupéfait, du refus de collaborer du Conseil d’État afin de faire toute la lumière sur les notes de frais de ses membres.

« Je ne comprends pas ce refus. Comme tout citoyen, j’ai envie de savoir quel usage est fait de l’argent des impôts. La Cour des comptes est un instrument de transparence. » Et en l’occurence ce n’est pas sur son initiative que l’organe intervient mais à la demande de la commission de contrôle de gestion du parlement.

« En général, on arrive à créer une bonne relation de confiance même si lorsqu’on nous voit arriver, il n’y a pas forcément que des sourires ». Le président relève encore qu’à trois reprises le peuple a voulu renforcer les compétences de la Cour qui a pris une certaine ampleur. « Il s’agit de savoir fondamentalement comment l’administration s »organise » .

Mais cette cour n’ en fait-elle pas trop?

st-ce que Monsieur Paychère et son équipe ne se prennent pas pour les « Messieurs propre » et les justiciers de Genève? Le président répond en se référant à une déclaration du Général de Gaulle prononcée en 1958: » je ne vais pas commencer une carrière de dictateur à 62 ans, avait-il dit. J’ai le même âge et cela fait longtemps que je suis magistrat. Je me suis toujours référé à la loi et uniquement à la loi ».

C’est le Grand Conseil qui aura le dernier mot et décidera s’il veut exiger ou non l’ouverture des comptes par le Conseil d’État.

Cette obstination dans le refus peut-elle cacher un cadavre dans le placard? François Paychère se contient de e toute spéculation. Pour l’instant, il souhaite juste de pouvoir commencer à travailler.

https://www.radiolac.ch/podcasts/linvite-de-la-matinale-22032019-084840/

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La chronique immo

Ventes immobilières sur internet, comment ça marche ?

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La presse s’est fait l’écho cette semaine de la mise en vente sur internet de 90 appartements dans le quartier de l’Etang à Vernier, situé en zone de développement. Une vente immobilière par internet est-elle contraignante pour l’acquéreur ? Quelles sont les règles applicables à la zone de développement ?

« Devenez propriétaire en 48h », c’est la promesse de la régie qui a mis en vente ces 90 appartements. C’est évidemment une formule marketing, la réalité juridique étant un peu différente. Le code civil suisse prévoit en effet qu’une vente immobilière doit impérativement être conclue en la forme authentique, soit devant notaire, pour être valable. Sans cela, impossible d’opérer un transfert de propriété qui doit nécessairement être inscrit au registre foncier. En l’espèce, il s’agit en réalité de se réserver le droit d’acquérir un appartement, ce qui est assimilé à une promesse de vente et donc soumis à la forme authentique.

Quelle est donc la validité d’un tel engagement ?

La forme légale n’étant pas respectée, tant l’acquéreur que le vendeur peuvent librement se départir de leur engagement. Il y a toutefois une réserve à cela, c’est la notion de responsabilité précontractuelle, qui vous oblige à vous comporter de bonne foi dans le cadre des négociations qui précèdent la conclusion d’un contrat. Concrètement, si on peut démontrer qu’une des parties n’avait en réalité aucune intention de conclure un contrat, elle pourrait être tenue de dédommager l’autre pour les frais engagés dans le contexte des négociations. Il ne faut donc pas prendre à la légère le fait de s’inscrire sur internet pour l’acquisition d’un appartement.
Je précise qu’il n’y a rien d’illégal ni de malhonnête à commercialiser des appartements par internet, il faut juste garder à l’esprit que les parties ne s’engageront juridiquement et de manière contraignante que par la signature d’un acte authentique devant notaire.

Quelles sont les particularités d’un achat en zone de développement ?

La zone de développement est un périmètre dans lequel l’Etat contrôle les prix de vente et de location des appartements pour qu’ils soient abordables pour le plus grand nombre. Concrètement, cela signifie que le promoteur doit soumettre l’intégralité du plan financier de l’opération à l’Etat pour qu’il vérifie les rendements réalisés par la location future des logements ainsi que la marge réalisée sur la vente des lots PPE. L’avantage évident pour l’acquéreur est de pouvoir acheter un bien immobilier à un prix en moyenne 20% à 30% inférieur au prix du marché, suivant sa localisation.

Y-a-t-il une contrainte particulière pour l’acquéreur ?

Oui. L’acquéreur devra impérativement être domicilié dans son logement pendant 10 ans et ne pourra le louer pendant cette période que pour de justes motifs impératifs (divorce, déménagement à l’étranger, changements de situation familiale etc.). Même à supposer qu’il puisse vendre ou louer avant les 10 ans pour un juste motif, l’Etat contrôlera là encore le prix de location et de vente pour éviter une spéculation sur ce genre de biens.
L’objectif de la loi est que les acquéreurs achètent un logement pour y habiter et non pour réaliser un investissement et c’est le corollaire du prix très avantageux qui leur est proposé à l’achat.
Compte tenu des taux hypothécaires actuels, ces appartements en zone de développement sont généralement une très bonne opportunité de devenir propriétaire.

https://www.radiolac.ch/podcasts/limmobilier-cedric-lenoir-22032019-084242/

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Actualité

André Schneider donne son accord pour des taxes climatiques. « Mais pas tout seul. »

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Le directeur de l’Aéroport de Genève n’est ni contre les taxes climatiques sur les billets d’avion ni contre la préférence du train pour des trajets Genève-Zurich ou Genève- Paris, mais il estime que toute mesure doit être prise au niveau international sur ce marché global. Une taxe à l’aéroport de Genève inciterait sinon les passagers à partir de Lyon plutôt que de Genève. André Schneider en veut pour preuve l’exemple du Danemark qui en introduisant une taxe a orienté une partie des clients danois à prendre l’avion au départ de la Suède. À relever toutefois que plusieurs pays européens, dont l’Italie, la France, la Grande Bretagne ou l’Allemagne perçoivent déjà des taxes sur le co2.

Le patron de l’aéroport souligne que l’aviation en Suisse n’émet qu’entre 5 et 10% du total de Co2. « Il faut donc des actions concertées. Seul nous n’arriverons à rien. Chacun doit apporter sa petite pierre à l’édifice », estime-t-il en insistant sur l’accord international entrant en vigueur en 2021 et qui limite les émissions de Co2 au niveau actuel. Autre piste expérimentée à Genève, les biocarburants qui permettent d’abaisser les émissions de de gaz carbonique de 60 à 80%. Perspectives intéressantes même si pour l’instant, ce carburant ne représente qu’environ 1% de la consommation globale des avions en rotation à Genève.

Ne faudrait-il pas carrément abolir les vols de courte distance comme Paris- Genève ou Genève-Zurich sachant que pour Paris par exemple, un voyageur émet 20 fois plus de CO2 que s’il prend le train pour un gain de temps nul ? André Schneider donne volontiers la préférence aux trains pour ces trajets courts tout en soulignant que pour l’essentiel, les villes proches constituent surtout des escales pour des vols plus lointains. Quant à la croissance de l’aéroport international de Genève où le nombre de voyageurs pourrait passer de 17 millions en 2018 à 25 millions en 2030, le patron de l’aéroport prévient qu’il ne s’agit là que d’une projection. « L’année dernière, on a constaté que le nombre de passagers à augmenté de 2% mais qu’en même temps le nombre de mouvements d’avions a baissé de 2%. » Cela montre qu’une augmentation des passagers transportés ne signifie pas forcément augmentation du trafic aérien lié à ce même aéroport.

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Economie

Place financière : de la transparence mais pas trop

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Le Parlement a pris hier plusieurs décisions importantes pour la place financière. On ne va pas toutes les évoquer, mais on peut dire qu’il y a une tendance.

Oui, il y a une tendance : de la transparence, ok, mais pas trop. Impossible d’ailleurs d’apprécier ces décisions sans rappeler que la Suisse n’est pas seule à devoir composer avec les exigences internationales mises en place par les grandes puissances avec leurs listes noires. En particulier le Forum mondial sur la transparence, à l’OCDE. La Suisse a beaucoup donné depuis dix ans. Elle en a parfois trop fait. Elle semble bien plus sereine aujourd’hui.

On parle d’ailleurs beaucoup moins de listes noires.

Oui, bien que ça puisse encore arriver à n’importe quel moment. Prenons l’exemple des actions d’entreprises, qui sont des titres de propriété. Si elles ne sont pas nominatives, personne n’est censé savoir que vous êtes actionnaire de telle ou telle société. C’est pour cela que l’on parle de société anonyme d’ailleurs. Alors vous ne serez pas convoqué à l’assemblée générale. D’où les annonces financières dans la presse. Vous avez intérêt à suivre ces annonces si vous voulez participer et voter.

Mais c’est un peu en voie de disparition, non ?

Pourquoi un peu ? Oui, les actions nominatives, à votre nom, c’est la règle aujourd’hui. Et depuis des années. Bien avant la crise de 2008. L’actionnaire figure sur le registre des actionnaires de l’entreprise. Alors le Forum mondial aimerait que les porteurs soient complètement supprimées. Hier, le Conseil national a dit non. Il est d’accord d’interdire les nouvelles actions au porteur, mais pas celles qui existent encore. Il sera toujours temps d’aviser si la Suisse est menacée de figurer sur une liste noire.

C’est ce qui s’appelle de la mauvaise volonté, non ?

En partie, oui. Mais aussi parce que ça voudrait dire que les porteurs déjà existants devraient s’annoncer. Et s’ils ne s’annoncent pas dans un certain délai, eh bien ça ne vaut plus rien. C’est un peu comme avec les anciens billets de banque, qui sont au porteur. Contrairement à la monnaie électronique.

La gauche demandait même la création d’un registre central accessible à tous.

Oui, comme cela on aurait pu taper Madame XY sur le web, et découvrir toutes les sociétés dont elle est actionnaire. Et pour quel montant. Ça existe depuis très longtemps pour les membres des conseils d’administration. Mais c’est parce qu’ils sont responsables de ce qui se passe dans l’entreprise. Les actionnaires, eux, ne sont responsables de rien. Alors le National a dit non.

Et puis le Conseil des Etats a dit non de son côté à la publicité des ouvertures d’enquête de la Finma.

Oui, la Finma, autorité de surveillance du secteur bancaire. La Commission de la concurrence, elle, se fend en général d’un communiqué lorsqu’elle ouvre une enquête sur une ou des entreprises. Alors pourquoi pas la Finma ? Eh bien parce ses enquêtes portent souvent sur des privés. Alors pas de transparence dommageable. Ce serait contraire à la protection de la personnalité. Et pas très optimal du point de vue de la présomption d’innocence.

François Schaller Place financière : de la transparence mais pas trop

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Economie

Christian Brunier, bonheur et productivité, un mariage heureux aux SIG ?

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Depuis 2012, les SIG pratiquent le télétravail qui a été étendu à quelque 700 des 1700 employés de l’entreprise. Un succès selon le patron Christian Brunier qui explique qu’en parallèle la productivité a augmenté de 10 à 15%. « Toutes les entreprises sont dirigées à la méfiance. Nous avons décider d’inverser les choses et de faire confiance à nos employés. » Des abus ? Il y en a mais ils sont rapidement sanctionnés. Les petits chefs n’ont qu’à bien se tenir.

Il y a aussi des tricheurs. Mais en même temps, Christian Brunier constate que les dits tricheurs, malins, sont souvent les gestionnaires les plus efficaces du temps. Ils accomplissent leur mission et puis le 5e jour ils vont skier. C’est leur droit.

Les SIG ont aussi imposé une meilleure gestion de l’espace en n’accordant plus de bureau personnel, surtout aux cadres qui ne l’utilisent que très peu. Il existe désormais des zones de travail (isolées, collaboratives…) où chacun est libre de s’installer selon ses besoins. Les gens se mélangent davantage même s’il y en a un peu moins à la machine à café étant donné que le technicien n’est plus contraint de passer par la centrale pour se rendre sur son lieu opérationnel. Il y gagne, explique le patron, parce qu’il ne passe plus son temps dans les bouchons aux heures de pointe et l’entreprise y gagne parce que ses employés sont ainsi plus productifs. Et quand, ils rentrent à la centrale, les fonctionnaires peuvent se détendre avec le baby-foot, un grand classique dans les entreprises. Le modèle des SIG fait des émules dans le canton et même à l’étranger. À suivre.

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