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Radio Lac Matin

A Genève, un Ted X sous le signe de l’autonomisation des femmes

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Il s’agit d’un événement organisé dans le cadre des conférences TED. Ce sont des conférences très connues sur internet qui recueillent souvent des dizaines de milliers de vues. Il s’agit d’une initiative d’une fondation américaine à but non lucratif. Si vous allez en voir l’une ou l’autre sur Youtube, vous vous apercevrez qu’elles sont toutes organisées de la même façon avec le même logo rouge et un orateur sur scène devant un parterre de spectateurs. Ces conférences traitent de sujets très divers mais qui doivent évoquer des idées qui méritent d’être répandues, selon la charte élaborée par les créateurs de ces TED. Dans ce cadre, ces conférences peuvent traiter de multitudes de sujets comme le bien être, la gestion du temps, ou la lutte contre le réchauffement climatique. Vraiment des sujets très très différents qui doivent tous d’une certaine manière apporter des idées positives ou être inspirants.
Et le Ted X Place des Nations aura pour thème les femmes…

Le thème de cette édition tournera autour de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes. Ce Ted X est organisé par les Nations Unies à Genève et le Haut-Commissariat aux réfugiés. Il vise à montrer que les femmes sont des agents actifs du changement. Qu’elles ont le pouvoir de transformer le futur de la société. à une époque charnière, particulière, marquée par le mouvements #MeToo…

Qui va intervenir à ce Ted X ?

Il y aura une dizaine d’intervenants des quatre coins du monde. Ils évoqueront des histoires assez extraordinaires sur leur parcours ou sur leurs recherches. Il s’agit d’entrepreneurs, de docteurs, de scientifiques, de politiques, d’historiens ou d’étudiants qui veulent rendre le monde meilleur et qui font entendre leur voix.

Par exemple, il y a Jasmine Abdulcadir qui est responsable des urgences gynécologiques et obstétricales aux Hôpitaux universitaires de Genève. Cette médecin à une grande expérience dans la prévention, le soin et la prise en charge des complications liées à des mutilations génitales féminines.

La plus jeune des participantes sera Maya Ghazal. C’est une réfugiée syrienne de 19 ans qui vient de Damas. Elle est arrivée au Royaume Uni en 2015. Une fois à Londres, elle a rencontré de nombreuses difficultés liées à l’apprentissage de la langue mais aussi pour s’inscrire dans certaines écoles. Malgré tout, elle nous expliquera comment aujourd’hui elle a pu s’inscrire à l’Université et suivre des cours d’ingénierie aéronautique.

Voilà deux exemples parmi la dizaine d’autres… Il faut savoir que ces présentations doivent répondre au cahier des charges des conférences TED. Il ne faut par exemple pas qu’elles dépassent 18 minutes. Tous les orateurs ont d’ailleurs suivi quelques séances de coaching pour se familiariser à cette façon de présenter un peu particulière.

Comment suivre cette conférence ?

La conférence se tiendra jeudi prochain dans la très belle salle des droits de l’homme et de l’alliance des civilisations au Palais des Nations de 15h30 à 19h30… Les interventions seront entrecoupées de performances musicales.

Malheureusement, toutes les places sont parties très rapidement. Mais le principe c’est que ce sont des conférences qui sont organisées pour être vues sur Internet. Vous pourrez ainsi voir la conférence en direct sur le site de l’événement tedxplacedesnationswomen.ch ou à tout moment après sur youtube. Le nom du site est un peu compliqué mais si vous tapez ted x place des nations sur un moteur de recherche, vous trouverez le site sans aucun problème.

A noter, que cet événement qui traitera de l’autonomisation des femmes ne s’adresse évidemment pas qu’aux femmes. Les organisateurs espèrent que les hommes seront aussi très nombreux à suivre cette conférence…

Alexandre Carette Genève internationale

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Equivalence boursière : pourquoi tant de légèreté ?

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Ça semble cette fois inévitable: l’équivalence boursière cessera d’être accordée par l’Union Européenne à la Suisse dans dix jours. Cette mesure de rétorsion n’a pourtant pas l’air de stresser l’économie.

A vrai dire non, bien que personne ne soit tout à fait sûr que les conséquences ne seront pas si importantes. Pour l’économie et pour SIX à Zurich, la plateforme de négoce des actions.

Rappelez-nous ce qu’est l’équivalence boursière.

C’est la reconnaissance de la Suisse comme place financière appliquant les standards européens de régulation. C’est ce qui permet aux actions européennes d’être négociées à Zurich, et aux actions suisses de l’être dans l’Union Européenne. Eh bien ce ne sera plus le cas dans dix jours. Alors on se dit pour se rassurer qu’il n’y aura que quelques complications en plus. Et puis c’est de l’ordre de la finance davantage que de l’économie disons… réelle (celle qui compte). Bien que l’une et l’autre soient évidemment très liées.

Sur le plan politique en revanche, tout le monde semble d’accord qu’il s’agit d’un tournant.

Oui. Une pure mesure de rétorsion. Sans aucun lien de contenu avec l’Accord cadre que la Commission européenne ne parvient pas à obtenir de la Suisse. Et c’est une mesure ostensiblement discriminatoire : l’équivalence boursière dont la Suisse est privée est en revanche accordée aux Etats-Unis, à Hong Kong, à l’Australie. Des Etats qui ne donnent pourtant rien de ce que l’Union Européenne aimerait que la Suisse consente.

C’est ce qui est nouveau dans les relations entre la Suisse et l’UE.

Oui, très nouveau. Et alors là, pas du tout rassurant. Ça crée tout de même un important précédent. Avec une insécurité juridique inhabituelle. On se dit que l’UE pourrait tout aussi bien décider un jour de restreindre l’approvisionnement énergétique de la Suisse à titre de représailles. Parce que la Suisse ne voudrait pas participer à un projet de défense commune par exemple.

Et comment en est-on arrivé là ?

C’est à vrai dire assez anecdotique, et c’est aussi cela qui déstabilise : la légèreté, tout simplement. L’épisode a été raconté par le Financial Times à Londres il y a quelque mois. Jean-Claude Juncker, président de la Commission Européenne, demande à ses conseillers de leur trouver un bâton pour faire bouger les Suisses. C’est là que l’idée de les priver d’équivalence boursière est apparue.

Ce qui est aussi une manière d’affaiblir la place financière suisse.

Oui, et l’on ne peut s’empêcher de se souvenir du moment où cette décision a été prise. Il y a dix-huit mois environ. On parlait beaucoup à l’époque de l’importance que pouvait prendre Paris comme place financière. Au détriment de Londres. C’est toujours d’actualité, d’ailleurs. Alors pourquoi pas de la Suisse ? Vous voyez comment cette affaire d’équivalence boursière peut aussi être vue comme une opportunité pour Bruxelles.

On peut déjà dire en revanche que les effets politiques n’ont pas été ceux que Jean-Claude Juncker attendait.

Non, en effet. Avant même son application, le principal effet que cette décision a eu jusqu’ici, c’est apparemment d’élargir et de durcir le front du refus en Suisse. Il n’en faut pas plus pour crisper. Personne n’aime faire l’objet de menaces et de chantage.

 

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Frédéric Hohl ou la Fête des Vignerons sur un air genevois

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Frédéric Hohl, grand pro de l’événementiel, est le directeur de la Fête des Vignerons qui se tient une fois par génération à Vevey et débute le 18 juillet. Un Genevois, grand chef en terres vaudoises, comment cela se passe? “ Bien. Au début. il y a bien sûr quelques quolibets. Mais à Genève on sait se défendre. Il a fallu à peu près trois mois pour qu’on me tape dans le dos en disant “t’es Genevois mais au fond t’es quand même assez sympa. » Et Genève sera d’ailleurs à l’honneur dès la deuxième représentation, soit le 19 juillet, la journée cantonale dédiée à Genève. Autour de la Fête des vignerons, il y a 1000 spectacles et pendant les journées cantonales, une nouveauté de cette édition de la Fête des Vignerons, tout est gratuit.

Le grand défi de cet événement très particulier, Frédéric Hohl le voit ainsi: “c’est l’exiguité des lieux. Si vous voulez agrandir Paléo vous louez quelques milliers de mètres de plus au paysan d’à côté et c’est réglé. Vevey, ce n’est pas la même chanson. L’espace s’est encore rétréci avec les nouvelles constructions tandis que la Fête s’agrandit à chaque édition.” Il n’y a pas un mètre carré qui se perd. Un spectacle de 20’000 places dans une ville de 17’000 habitants, cela résume l’enjeu. “ C’est complètement fou. Mais la Fête des vignerons a toujours été démesurée. »

Comme le budget qui a doublé depuis 1999 pour s’élever à plus de 100 millions. La technologie a aussi contribué à la hausse des coûts comme la scène de 8000 m2 en LED qui n’est donc rien d’autre qu’un écran haute définition, le plus grand du monde, affirme-t-on, qui permet de projeter des images en tous genres, de nuit comme de jour. Coût de l’écran loué le temps de la Fête: entre 1 et 1,5 million.

Sur les 400.000 places, 300.000 sont déjà vendues. Il reste cependant des places de toutes les catégories en journée. Et puis Frédéric Hohl garde 500 places vendues chaque soir, pour les retardataires et surtout pour éviter le marché noir.

 

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René Schwok: “il y aura encore beaucoup d’autres sanctions de l’UE”

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Mardi, la Commission européenne a annoncé qu’elle n’accorderait pas l’équivalence boursière à la Suisse qui devait être renouvelée à fin juin. Une sanction face aux tergiversations de la Suisse à ratifier l’accord institutionnel avec l’Union européenne. Rarement relations Suisse-Europe ne furent aussi tendues.

“C’est en effet une très mauvaise période qui commence, constate René Schwok, directeur du Global Studies Institute de l’Université de Genève et spécialiste des relations Suisse-UE. Ce qui est bizarre c’est que personne ne veut prendre cela au sérieux alors qu’on va au devant de problèmes sans fin. On assiste aux premières sanctions. Il y en aura beaucoup d’autres. Je ne vois aucune solution avant pas mal de temps puisque les positions de la Suisse et de l’UE sont totalement différentes.”

René Schwok estime qu’il y a un problème de compréhension d’un processus en négociation depuis des années: “Le Ba ba de l’accord cadre, c’est la reprise dynamique par la Suisse de l’évolution du droit de l’Union européenne. Et là, on voit des acteurs qui récusent des principes auxquels ils étaient totalement favorables il y a quelques années. » Chacun veut des exceptions dans son domaine.

Le spécialiste peine à évaluer l’importance de la non attribution de l’équivalence boursière, les banquiers eux-mêmes estimant qu’il y aurait des moyens de composer sous ce nouveau régime. “Ce qui me tracasse beaucoup plus, ce sont les autres sanctions qui nous pendent au nez et qui ont été annoncées par l’UE comme la non participation de la Suisse aux programmes de recherche de l’UE et, plus grave encore, les obstacles techniques au commerce qui contraignent à vérifier à chaque échange la conformité d’un produit suisse à l’exportation dans l’UE.”

Il est vrai reconnaît René Schwok que l’état d’esprit en Suisse a changé face à l’UE: “la plupart des Suisses n’ont plus peur de l’UE. Ils sont sûrs d’eux-mêmes. Et je pense que c’est une totale erreur. Ils n’ont aucun sens des rapports de force. Ils font la même erreur que les Britanniques qui pensaient que les rapports de force leur étaient favorables. Et on voit aujourd’hui qu’ils ne savent plus comment s’en sortir.”

Interrogé sur les perspectives d’avenir, le professeur de l’Université de Genève reste prudent tout en affirmant être optimiste à long terme. Connaissant l’histoire de la Suisse, cette dernière s’est toujours rangée aux rapports de force. Au bout du compte, je pense que le pragmatisme suisse va prévaloir.”

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Protectionnisme en Suisse : Trump inspire le Parlement

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Le Conseil des Etats à Berne vient d’accepter une motion sur le contrôle des investissements étrangers en Suisse. C’est tout à fait dans l’air du temps.

Oui, la motion demande un renforcement des mesures permettant de s’opposer à certaines acquisitions en Suisse de la part d’investisseurs étrangers. Il s’agit nommément de protéger des infrastructures et des entreprises d’importance systémique. Alors oui, ça va dans le sens de la vague de protectionnisme polymorphe venue des Etats-Unis. Hier encore, le président Trump mettait l’Europe en garde contre la tentation de laisser l’euro s’affaiblir pour favoriser les exportations européennes par rapport aux exportations américaines.

Mieux contrôler les entreprises d’importance systémique, ça peut vouloir dire beaucoup de choses.

Oui, et qui ne sont guère précisées à ce stade. Mais on peut se référer à ce que l’Allemagne a décidé il y a six mois. Soumettre à autorisation les participations de plus de 10% dans des domaines comme la production d’électricité, le gaz, l’eau potable. Des infrastructures donc, mais au sens de plus en plus large : il y a aussi les télécoms, et l’on est en plein dedans avec les restrictions plus ou moins imposées au groupe chinois Huawei. Et même les médias. Sans parler de l’industrie de la défense bien entendu.

En fait, c’est la notion d’investissement stratégique qui s’étend.

Oui, dans le débat politique en tout cas. Et ça vise clairement les investissements chinois. Dans les discussions à Berne, il a été question des cas récents de Syngenta et de Gate Group. Deux multinationales suisses passées sous contrôle chinois. L’un dans l’agrobiochimie : est-ce stratégique et systémique ? On pourrait en discuter des heures. L’autre dans le catering du transport aérien. C’est à dire le service, gastronomique en particulier. Et là, c’est plus difficile de voir en quoi Gate Group a une importance stratégique ou systémique pour la Suisse.

Le dossier doit encore passer du Conseil des Etats au Conseil national.

Oui, et faire ensuite l’objet d’un vrai projet. C’est dire s’il n’y a pas d’urgence. Le gouvernement s’y oppose d’ailleurs. Il estime qu’il y a actuellement toutes les bases légales pour intervenir quand l’intérêt national est en cause. Et la motion du Conseil des Etats n’est passée qu’à deux voix d’écart. On est loin du consensus.

Le protectionnisme n’est en tout cas pas l’image que la Suisse veut donner à l’étranger.

Non, surtout pas. Cette motion donne plutôt l’impression d’être destinée à rassurer à l’interne plutôt que de donner un signal extérieur. Parce que les entreprises suisses sont très investies dans le monde, y compris en Chine. Pour que les investissements des entreprises suisses y soient bien accueillis, il faut aussi se montrer accueillants pour les investissements étrangers en Suisse. Et puis est-ce bien nécessaire, dans le climat anti-chinois actuel, de s’aligner sur les Etats-Unis ? L’Allemagne, très exportatrice et très investie également dans le monde, a le même souci de régler le plus finement possible ses relations avec la Chine.

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Vanessa Horowitz: “on a monté une méga superstructure au coeur de la Fête de la musique”

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529 événements, 32 scènes. La Fête de la musique est le plus gros événement culturel organisé par la Ville de Genève. Vanessa Horowitz, programmatrice des groupes, explique comment elle et ses collègues ont mis en musique cette nouvelle édition de la Fête géante qui démarre ce vendredi pour un week-end endiablé. Elle décrit aussi la nouvelle méga-structure montée sur la Place Neuve qui servira de porte d’entrée et de point de ralliement de l’événement. Jazz, classique, rap, rock, électro, percussions, il y en aura pour tous les goûts avec un point commun: la quasi totalité des musiciens et performers sont genevois.

 

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