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Economie

Manque de personnel et inflation: l'économie vaudoise va ralentir

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L'économie vaudoise souffre d'un manque de personnel qualifié, notamment pour poser des panneaux solaires (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La croissance de l'économie vaudoise devrait se tasser l'an prochain. Dans un contexte international perturbé, où l'inflation frappe tous les secteurs, les entreprises du canton souffrent aussi d'une pénurie de main-d'oeuvre récurrente.

Après 2,5% cette année, la croissance du PIB vaudois ne devrait plus afficher que 1,4% en 2023. Cette décélération devrait toutefois être moins forte que pour l'ensemble de la Suisse et moins "drastique" que dans les autres pays de la zone euro, a estimé Claudio Bologna, chef de projet à Statistique Vaud, mardi lors d'une conférence de presse à Lausanne.

Selon lui, le canton pourra toujours compter sur son essor démographique pour maintenir une forte demande intérieure. Les exportations, si elles suivent la tendance des derniers mois, resteront aussi vigoureuses, en particulier dans l'horlogerie, la bijouterie/joaillerie et les appareils médicaux.

"Un net ralentissement est attendu pour 2023, mais il faut rester confiant pour le canton de Vaud", a renchéri Patrick Zurn, responsable économique à la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie. Il a rappelé la diversité du tissu économique cantonal, "une force qui lui permet de résister plus facilement aux chocs, comme il l'a démontré souvent par le passé."

Toutefois, "la liste des incertitudes est longue et variée", a prévenu Patrick Zurn. Une liste où se mêlent inflation, remontée des taux d'intérêt, force du franc, crise énergétique ou encore, de manière plus globale, contexte géopolitique.

Convaincre les jeunes

Les différents représentants des secteurs économiques vaudois, présents mardi devant la presse, ont aussi tous insisté sur le problème du manque de main-d'oeuvre. Dans la construction, la pénurie est particulièrement marquée dans les métiers liés à la transition énergétique, par exemple pour la pose de panneaux solaires.

"C'est un véritable défi de trouver ce personnel qualifié", a reconnu Nicolas Tripet, responsable communication de la Fédération vaudoise des entrepreneurs. Selon lui, un important travail est nécessaire pour "promouvoir" ces métiers auprès des jeunes et de leurs parents. "Nous devons démontrer aux jeunes que s'ils souhaitent s'engager concrètement pour le climat, ils peuvent le faire en choisissant un métier dans la construction", a-t-il souligné.

Transition numérique en danger

Dans l'industrie, l'hôtellerie-restauration et de nombreux services, la pénurie de travailleurs constitue également une entrave à la bonne marche des affaires. Président du Groupement romand de l'informatique, Albin Baptista a pris l'exemple des entreprises informatiques, dont "huit sur dix n'arrivent pas à recruter le personnel dont elles ont besoin."

Il a jugé cette situation particulièrement "critique", sachant que beaucoup d'entreprises se trouvent dans une logique de numérisation de leurs activités. "Certaines entreprises, surtout les plus petites, n'arriveront pas à faire cette transition", faute de personnel qualifié, a-t-il prévenu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

Lausanne veut tripler son chauffage à distance en 30 ans

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En 30 ans, le municipal Xavier Company souhaite tripler le volume du chauffage à distance lausannois. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La ville de Lausanne veut booster son réseau de chauffage à distance, historiquement un des plus étendus de Suisse. D'ici 2050, elle veut ainsi couvrir 75% de ses besoins de chaleur, bien au-delà des 25% actuels. Et passer au tout renouvelable d'ici 2035.

Le municipal Xavier Company a présenté mercredi une ambitieuse stratégie de développement pour les années à venir. Dans une première étape, la municipalité sollicite un crédit de 170 millions de francs, pour étendre son réseau au sud et à l'ouest de la ville.

Ce préavis concrétise un pan important du plan climat de la ville. En s'attaquant du chauffage des bâtiments, "on touche à la plus grande source de pollution directe sur le territoire lausannois", a rappelé le directeur des Services industriels.

Cette première étape vise la construction de trois centrales de production et de distribution à Ouchy (à partir des eaux du lac), à Vidy (à partir des eaux épurées de la STEP) et à Malley (au gaz et au bois). Sont aussi prévues deux stations d'échange de chaleur, plus les conduites principales permettant de déployer le réseau dans les quartiers, notamment à Ouchy.

Plus grand et plus vert

La municipalité entend étendre ce réseau, mais aussi le "verdir". Le réseau actuel est alimenté à 60% par de l'énergie de récupération - considérée comme renouvelable - des usines Tridel (déchets) et Pierre-de-Plan, et à 40% par du gaz, en grande partie fossile.

Cette part fournie par le gaz fossile sera peu à peu remplacée par des énergies renouvelables, comme l'eau du lac, la géothermie, le bois ou le biogaz. L'objectif est d'aboutir à un chauffage à distance 100% renouvelable d'ici 2035, a indiqué M. Campany.

Avant tout, il faudra adapter le réseau actuel, qui fournit de l'eau à très haute température (175 et 130 degrés). Cette température devra passer à 85 degrés, pour pouvoir intégrer la chaleur produite par les énergies renouvelables. Dans un premier temps, les nouveaux réseaux du sud et de l'ouest seront réalisés à plus basse température, puis la grande majorité du réseau suivra.

Production de froid à l'étude

Xavier Company a rappelé que le plan climat prévoit à terme un milliard d'investissements dans le chauffage à distance. Ce premier volet a des objectifs ambitieux, aussi en terme de calendrier. La ville est en outre en train d'examiner s'il existe une demande suffisante pour un réseau de froid à distance, avec l'eau du lac dans le quartier d'Ouchy. Il permettrait de produire du froid en été pour la climatisation des hôtels et des bureaux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'activité des congrès reprend des couleurs à Genève

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EBACE, un événement dédié à l'aviation d'affaires, a été le plus important salon organisé à Genève l'année dernière (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'activité des congrès a enregistré une forte hausse à Genève l'année dernière par rapport à 2019, exercice antérieur à la pandémie de Covid. Ce bilan positif a été dressé mercredi par Genève Tourisme & Congrès.

Au total, le Bureau des congrès est à l'origine de l'acquisition de 27 congrès qui ont rassemblé environ 35'000 participants, relève dans un communiqué l'organe genevois de promotion du tourisme. Les retombées économiques de ces événements sont estimées à près de 80 millions de francs, soit une hausse de 49% comparée à 2019.

Le plus important congrès qui s'est déroulé à Genève l'année passée est le salon de l'aviation d'affaires EBACE. En deuxième position se trouve le rendez-vous annuel de l'Association européenne de cardiologie pédiatrique et congénitale. Puis viennent les Assises européennes de la transition énergétique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'industrie helvétique ralentit

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Dans l'industrie, au vu du faible niveau des carnets de commandes, les sociétés achètent moins d'intrants et la constitution des stocks ralentit (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

L'industrie suisse a ralenti en janvier, tant au niveau de la production que des entrées de commandes. La majeure partie des entreprises notent cependant une amélioration au niveau de la chaîne d'approvisionnement et des prix des intrants.

L'indice suisse des directeurs d'achat (PMI) a ainsi reculé de 5,2 points sur un mois à 49,3 points, glissant ainsi en-dessous du seuil de croissance, défini à 50 points. Sur un an, le repli s'inscrit même à 14,4 points, indique mercredi Credit Suisse et Procure.ch.

"Pour la première fois depuis juillet 2020, le PMI se retrouve sous le seul de croissance. (...) La perte de dynamisme de l'industrie, observée depuis l'automne 2021, se traduit maintenant en une véritable baisse", font remarquer les auteurs du relevé mensuel.

Les chiffres de janvier sont nettement inférieurs aux attentes des économistes sondés par l'agence AWP. Ces derniers anticipaient un indice PMI dans l'industrie entre 52,0 et 54,3 points.

Au niveau des sous-composants de l'indice, la production a reculé à 49,1 points, une première depuis l'été 2020. Les entrées de commandes se sont contractées davantage à 43,3 points (-7,4 points), ce qui laisse augurer une faible production au cours des prochains mois.

"Etant donné le bas niveau des carnets de commandes, les sociétés achètent moins d'intrants et la constitution des stocks ralentit", indique le communiqué.

Des éclaircies sont cependant à observer du côté des prix. Presque deux tiers des sociétés interrogées ont relevé que les prix d'achat pour les intrants, après une envolée en 2022, ont diminué ou sont restés stables. En outre 90% des firmes ne sont plus confrontées à des longs délais de livraison, comme c'était le cas auparavant.

Par ailleurs, la situation sur le marché du travail demeure bonne. Uniquement 6% des sociétés ayant pris part au sondage réduisent leurs effectifs tandis que presque un quart les renforcent.

Rebond des services

L'évolution est différente dans le secteur des services. Le PMI pour les services a retrouvé des couleurs en janvier et s'est étoffé de 7,2 points sur un mois à 56,7 points. En comparaison annuelle, l'indicateur est quasi-stable (+0,3%).

Le PMI de services étant beaucoup plus volatile en glissement mensuel, la hausse ne doit cependant pas être surinterprétée, avertissent les auteurs de l'étude. "Dans l'ensemble, la croissance du secteur des services décélère mais reste positive."

Le taux d'occupation et les commandes se sont étoffés le mois dernier. Cependant environ 50% des entreprises restent confronter à des hausses de prix au niveau des achats mais uniquement 20% relèvent par après leurs tarifs, ce qui pèse sur les marges.

Dans les services, le consensus AWP était attendu entre 48 et 51 points.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Glencore: production en hausse pour le charbon

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Entre janvier et décembre, la production de charbon de Glencore a atteint 110 millions de tonnes, en progression de 6% sur un an (archives). (© KEYSTONE/EPA/MARTIN DIVISEK)

Le géant zougois des matières premières Glencore a dévoilé mercredi un volume de production en hausse pour le charbon et le cobalt mais en baisse pour celui du cuivre. La direction maintient ses objectifs de production pour 2023.

Entre janvier et décembre, la production de charbon a atteint 110 millions de tonnes, en progression de 6% sur un an, selon le rapport annuel de production du groupe minier zougoise qui rappelle l'acquisition complète de Cerrejón en début d'exercice.

L'extraction de cuivre a reculé de 12% sur un an, à 1058,1 kilotonnes, en raison notamment des effets de la vente d'Ernest Henry en janvier ou de contraintes géotechniques à Katanga, rapporte le communiqué.

Le cobalt a de son côté vu sa production bondir de 40% à 43,8 kilotonnes, grâce au redémarrage de Mutanda au quatrième trimestre 2021, souligne Glencore.

Le charbon et le cobalt surpassent les attentes de l'entreprise. Seul le cuivre reste en deçà des objectifs.

La direction de Glencore a renouvelé ses objectifs de production pour l'exercice en cours. Elle s'attend à une production totale de 4,0 millions de tonnes contre 4,1 millions précédemment.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Novartis: rémunération en baisse pour le directeur général en 2022

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Le patron de Novartis Vasant Narasimhan a vu sa rémunération totale fondre de près d'un quart, à 8,5 millions de francs (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le patron de Novartis Vasant Narasimhan a vu sa rémunération totale fondre de 24,7%, soit 2,7 millions de francs, à un total de 8,5 millions de francs l'an dernier.

Cette baisse s'explique essentiellement par les mauvais résultats du plan de performance à long terme (LTPP) sur la période 2020-2022, écrit Novartis dans son rapport annuel diffusé mercredi. Les objectifs n'ont en effet été atteints qu'à 57%, essentiellement en raison de la baisse des ventes en 2020 et 2021 en raison de la pandémie de Covid-19.

Si le salaire de base de 1,8 million est resté stable, les rémunérations variables liées à la performance se sont nettement contractées.

L'enveloppe dédiée à l'ensemble du comité exécutif s'est érodée à 49,4 millions, contre 56,6 millions en 2021.

Du côté du conseil, le président Jörg Reinhardt a perçu comme un an auparavant 3,8 millions de francs. Les autres membres de l'organe de surveillance se sont partagés 8,5 millions, contre 8,6 millions un an auparavant.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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