Le Conseil municipal de la Ville de Genève a accepté, ce mercredi soir, le statut unique pour tout le personnel du Grand Théâtre. 190 personnes, actuellement sous contrat avec la Ville, vont être transférées vers la Fondation du Grand Théâtre. Une décision qu'elles contestaient. Elles s'étaient mises en grève, jeudi dernier, perturbant la représentation d'Idoménée.
Il aura donc fallu deux séances du Conseil municipal pour faire adopter le statut unique du personnel du Grand Théâtre. Il a été approuvé, à une large majorité, ce mercredi soir. Un vote large, symbole de la quasi unanimité du Délibératif en faveur de cette réforme.
"Ce transfert est indispensable, fondamental pour l’avenir du Grand Théâtre"
(Jean-Luc Von Arx - Le Centre)
Les représentants des différents partis étaient largement revenus, en amont de ce vote, sur les raisons de ce changement. Le Centre, à travers le Conseiller municipal, Jean-Luc Von Arx, a insisté sur la volonté du "Conseil municipal de maintenir des conditions de travail les plus optimales. Le Conseil municipal va perdre la main” sur le Grand Théâtre. Mais il faut trouver la solution la plus simple pour tous les acteurs qui travaillent ensemble. Ce transfert est indispensable, fondamental pour l’avenir du Grand Théâtre. Un suivi sera fait après cette réforme qui permettra d’unifier les conditions de travail de tout le personnel et de renforcer la gouvernance de la Fondation du Grand Théâtre":
"Le Grand Théâtre a une vocation européenne et il est trop grand pour être géré, seul, par la Ville"
(Matthias Erhardt - Les Verts)
Même son de cloche, du côté des Verts, avec Matthias Erhardt, qui a également insisté sur l'entrée du Canton dans la gouvernance du Grand Théâtre, passée cette réforme:
"Nous sommes satisfaits de cette réforme qui vise à faire entrer le Canton dans la gouvernance et le financement du Grand Théâtre. Le Grand Théâtre a une vocation européenne et il est trop grand pour être géré seul, par la Ville. Il est hors de question qu’il y ait un financement privé. Le projet est bon et équilibré!”
"Voter ce serait signer un chèque en blanc à ce Conseil municipal"
(Brigitte Studer - EAG)
Opposé à ce statut unique, Ensemble à Gauche a rappelé les préoccupations du personnel. "Un personnel qui ne se sent pas entendu d’où la grève de jeudi passé" a expliqué Brigitte Studer. "Cette grève n'était pas une surprise. Depuis une année le personnel exprime ses inquiétudes. Le changement de statut n'est pas un problème mais il y une préoccupation sur la pérennité du nombre de postes. Voter ce serait signer un chèque en blanc à ce Conseil municipal avec l’espoir que tout se passera au mieux. Il faut des garanties financières!”
"Une grève, n'est jamais bon signe. Cela montre qu’il y a une divergence importante"
(Sami Kanaan - Conseiller administratif chargé de la culture)
Ce vote avait été précédé des explications de Sami Kanaan, sur la genèse de la grève du 29 février. Sami Kanaan a rappelé qu' "une grève, n'est jamais bon signe. Cela montre qu’il y a une divergence importante (...) Le Conseil administratif ne s’y attendait pas. Nous avons su le mardi soir, qu’il y aurait une grève, le jeudi soir. C’est une action très forte ; une grève d’un jour est rarissime (...) Comme expliqué, le personnel voulait négocier mais pas entrer en matière sur le changement de statut. Sur tous les points soulevés, le Conseil administratif partage les préoccupations du personnel et nous les aborderons, une fois le vote fait".
Le Conseil municipal a donc donné son feu vert, ce mercredi soir, à ce changement. A la plus grande satisfaction du Conseil administratif, qui réagit, via un communiqué de presse: "Cette réforme de la gouvernance du Grand Théâtre et le régime d’employeur unique constituent une étape indispensable pour pouvoir concrétiser les accords passés avec le Canton dans le cadre de la nouvelle Loi pour la Promotion de la culture et de la création artistique. Elle ouvre la voie à une nouvelle assise pour cette institution culturelle majeure et permet de mettre fin à l’anomalie historique voyant la Ville de Genève porter seule une institution au rayonnement international et dont moins de 40% du public régulier réside sur son territoire".
Matthias Erhardt, membre de la commission des finances du Conseil municipal, était invité de Béatrice Rul, jeudi matin, à 7h30, pour expliquer ce changement de statut.
La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a ouvert mercredi les Journées de Soleure. Elle en a profité pour souligner le rôle central de la SSR dans la vie culturelle suisse et rendre hommage aux victimes de Crans-Montana.
"La SSR est indispensable pour comprendre notre pays et relier ses régions", a affirmé la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider mercredi soir à Soleure devant près de 900 personnes. Elle a rappelé que le service public soutient chaque année le cinéma suisse, investissant dans près de 300 festivals et touchant quotidiennement plus de trois millions de personnes. "La SSR est 'too important to fail'", selon elle.
"La SSR offre aux artistes une scène essentielle" et permet aux citoyens d’accéder à une information solide, dans un contexte de flux massif de données et de désinformation. La ministre a également insisté sur l’importance de ce rôle pour la démocratie.
Les Suisses se prononceront le 8 mars prochain sur l'initiative, rejetée par le Conseil fédéral, visant à réduire le financement du service public.
Entre tragédie et espoir
La ministre a auparavant évoqué dans son discours le drame survenu à Crans-Montana en début d’année. "Nous avons partagé une journée de deuil national pour exprimer notre compassion aux familles", a-t-elle déclaré. Elle a salué le courage des jeunes et le professionnalisme des équipes hospitalières.
"Nous devons à cette génération notre engagement et notre détermination à lui laisser entrevoir des possibles et des rêves", a-t-elle ajouté.
"Ne plus se laisser bercer"
Cette année, les Journées de Soleure mettent l’accent sur un cinéma, qui explore la question de l’appartenance: à une famille, une communauté, une histoire, une culture, un pays. "Nous avons besoin de culture et de cinéma suisse, car notre pays est en mutation. Et plus le changement est rapide, plus il est essentiel de ne pas se laisser bercer par une fausse impression de sécurité, comme si nous connaissions déjà tout de la Suisse", a-t-elle conclut.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Soleure est redevenue mercredi soir la capitale du cinéma suisse avec l’ouverture des Journées de Soleure. Devant près de 900 invités, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a salué le rôle central de la SSR et rendu hommage aux victimes de Crans-Montana.
"La SSR est indispensable pour comprendre notre pays et relier ses régions", a déclaré la ministre. Elle a rappelé que le service public soutient activement le cinéma suisse, investissant chaque année dans près de 300 festivals et touchant quotidiennement plus de trois millions de personnes. "La SSR est 'too important to fail'", a-t-elle insisté, à l’approche de la votation du 8 mars sur une initiative visant à réduire son financement, et rejetée par le Conseil fédéral.
Dans un contexte marqué par la désinformation, Elisabeth Baume-Schneider a défendu une information "solide" et l’importance d’une scène forte pour les artistes, rappelant le rôle du service public pour la démocratie.
Son discours a également été empreint d’émotion lorsqu’elle est revenue sur le drame de Crans-Montana. "Nous avons partagé une journée de deuil national pour exprimer notre compassion aux familles", a-t-elle déclaré, saluant le courage des jeunes et le professionnalisme des équipes hospitalières.
"Un pays en mutation"
Sur le plan artistique, la ministre a relevé que les Journées de Soleure mettent cette année l’accent sur des films interrogeant la notion d’appartenance, qu’elle soit familiale, culturelle ou nationale. "Plus notre pays est en mutation, plus il est essentiel de ne pas se laisser bercer par l’illusion que nous connaissons déjà tout de la Suisse", a-t-elle conclu.
Jusqu’au 28 janvier, le festival propose 164 films, illustrant la vitalité du cinéma helvétique. Selon le directeur artistique Niccolò Castelli, de nombreux cinéastes cherchent à dépasser les oppositions simplistes pour explorer des récits plus nuancés. Le film d’ouverture, "The Narrative", par exemple est revenu sur l’affaire Kweku Adoboli, ancien trader de l’UBS, en laissant place à une lecture moins tranchée des responsabilités individuelles et des mécanismes du système financier.
Cinéma romand bien présent
Le cinéma romand occupe une place notable dans cette édition, avec neuf films en compétition. Parmi eux figurent "Be Boris" du Vaudois Benoît Goncerut et "A bras-le-corps" de la Neuchâteloise Marie-Elsa Sgualdo, remarqué à Venise. Le long métrage familial "Mein Freund Barry", tourné en Valais et au Tessin, témoigne quant à lui de nouvelles collaborations interrégionales.
Invitée de la rétrospective, la cinéaste genevoise Edna Politi est également mise à l’honneur pour une ½uvre saluée comme une invitation au dialogue interculturel. Fidèles à leur tradition, les Journées de Soleure revendiquent enfin une atmosphère sans tapis rouge, favorisant les rencontres directes entre cinéastes et public, au c½ur d’un festival qui défend l’expérience collective du cinéma.
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Depuis le début de l'année, la vaisselle doit être réutilisable dans les manifestations soumises à autorisation et accueillant plus de 500 personnes à Vevey (VD). Avec cette mesure, la Ville indique marquer une étape importante dans la réduction des déchets et l'atteinte de ses objectifs climatiques.
"Cette mesure permet de réduire les déchets à usage unique, responsables d'une part importante du littering (l'abandon de déchets urbains sur la voie publique), et de préserver la qualité de l'espace public ainsi que les eaux et la faune du Léman. Elle limite également les impacts environnementaux liés à l'ensemble du cycle de vie de la vaisselle jetable", écrit mercredi la Municipalité dans un communiqué.
Les événements accueillant moins de 500 personnes sur l'ensemble de leur durée sont vivement encouragés à adopter cette même pratique mais restent formellement exemptés, ajoute la Ville. La commune avait déjà instauré l'obligation des gobelets réutilisables dès 2019.
Dispositif d'accompagnement
Un large dispositif d'accompagnement sera maintenu tout au long des prochains mois, afin de favoriser cette transition. La Ville va notamment soutenir plusieurs manifestations dans l'élaboration d'une stratégie et la mise en place concrète de la vaisselle réutilisable.
Un guide pour l'intégration de la vaisselle réutilisable au sein des manifestations est disponible. La commune met par ailleurs en place un prêt gratuit de gobelets réutilisables pour les manifestations (1000 pièces maximum). Elle offre aussi un rabais de 12% sur la location de vaisselle réutilisable via un partenaire.
Les autorités veveysannes prévoient en outre l'organisation d'une table ronde. Elle sera destinée aux comités d'organisation des manifestations locales, afin de favoriser les échanges d'expériences et de renforcer la collaboration entre acteurs du territoire.
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La SSR doit rester forte, en disposant de moyens suffisants pour assurer une offre journalistique équivalente dans toutes les régions linguistiques, selon le Conseil fédéral. Il rejette l'initiative SSR qui va trop loin. Le texte est soumis au vote le 8 mars.
L'initiative de l'UDC, de l'usam et des Jeunes PLR veut réduire la redevance radio-TV de 335 à 200 francs par an. Elle demande aussi d'exonérer complètement toutes les entreprises. Elle ne concerne que la SSR, et non les radios et télévisions locales qui reçoivent des fonds de la redevance.
Pour le Conseil fédéral, le texte aurait de trop grandes conséquences sur l'offre radio et TV. Et de rappeler que cette offre est diversifiée, de bonne qualité et diffusée dans toutes les régions linguistiques.
Le gouvernement concède toutefois qu'il faut prendre des mesures. Il a décidé une baisse de la redevance à 312 francs en 2027, puis à 300 en 2029 pour les ménages privés. Le chiffre d'affaires permettant une exonération pour les entreprises est revu à la hausse, de 500'000 francs à 1,2 million.
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La huitième édition du Filmfest, consacré au cinéma germanophone contemporain, revient à Lausanne du 27 au 31 janvier prochain. La programmation, qui compte huit films, se déploie en deux volets, l'un destiné au grand public, l'autre aux élèves du secondaire II.
Le volet scolaire a pour objectif de "lier apprentissage de l'allemand, plaisir et culture", écrivent les organisateurs mardi dans un communiqué. Les trois films qui le composent, - "Jenseits der blauen Grenze" de Sarah Neumann, "Heldin" de Petra Volpe et "22 Bahnen" de Mia Maariel Meyer seront projetés à Lausanne, Yverdon et Vevey. Plus de 3000 élèves des gymnases, écoles professionnelles et écoles privées du canton y assisteront.
Le programme public compte cinq films. "Was Marielle weiss", de Frédéric Hambalek sera projeté en ouverture et en première suisse au cinéma Capitole à Lausanne. Les films "Miroirs no.3" de Christian Petzold, "Friedas Fall" de Maria Brendle, "Stiller" de Stefan Haupt et "How to be Normal and the Oddness of the Other World" de Florian Pochlatko seront quant à eux à voir à la salle du Cinématographe, au casino de Montbenon.
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