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Cinéma & Séries TV

Prix du cinéma suisse: Des Quartz 2022 sous l'ombre de la guerre en Ukraine

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(KEYSTONE/Walter Bieri )
"Olga" d'Elie Grappe a remporté vendredi le Prix du meilleur film de fiction 2022 et "Ostrov" celui du meilleur documentaire. La résonance entre ces films et la guerre en Ukraine aura pesé plus lourd que le nombre de nominations.

"Olga", le premier long métrage d'Elie Grappe, 28 ans et formé à l'ECAL, raconte l'histoire d'une jeune gymnaste ukrainienne qui se réfugie en Suisse au moment de la révolution pro-européenne de Maïdan en 2013 et 2014. Son film, coproduit par Point Prod et Jean-Marc Fröhle à Genève, rafle encore le prix du meilleur scénario et du meilleur son.

L'actrice d'"Olga" en Suisse

Bloquée plusieurs jours dans un abri anti-aérien à Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, Anastasia Budiashkina, la jeune gymnaste de 20 ans qui incarne l'actrice principale dans "Olga", a réussi à rejoindre la Pologne puis la Suisse. Elle était présente vendredi soir à Zurich où elle s'est exprimée brièvement de façon émue et pudique sur l'agression de la Russie contre son pays.

Avec les derniers événements, "Olga" connaît une deuxième vie, car il est projeté en Angleterre, en Allemagne et aux Etats-Unis, où il est "utilisé" pour lever des fonds en faveur de l'Ukraine. "Il faut que nous restions éveillés, il faut continuer de participer aux dons et aux collectes", souligne Elie Grappe.

Dans le film, Olga est tiraillée entre son entraînement sportif à Macolin en vue des JO et les manifestations à Kiev où sa mère, journaliste, est impliquée. "Cette tension entre gymnastique et images documentaires de la révolution, c'est aussi ce que vit mon personnage. Ces deux imageries-là n'ont rien à faire ensemble et en même temps n'arrêtent pas de s'entrechoquer."

Pour le son, c'est à peu près le même champ lexical: le claquement de la barre de métal fait écho à ceux des coups pendant les manifestations, a-t-elle dit dans une interview à Keystone-ATS.

La métaphore d'Ostrov

Le documentaire "Ostrov" de la Russe Svetlana Rodina et de Laurent Stoop s'intéresse lui à une île russe sur laquelle la vie était autrefois florissante avant de s'éteindre avec la chute de l'URSS. Aujourd'hui, les habitants n'ont plus guère que leur foi dans le "sauveur" Vladimir Poutine.

"Avec la guerre en Ukraine, notre film est devenu une métaphore beaucoup plus profonde", a dit Svetlana Rodina sur les ondes de la RTS. "La Russie en attaquant l'Ukraine s'isole, se transforme en île".

"Pendant le tournage, nous avions des signes que la guerre était en préparation, mais sans vraiment le comprendre", a-t-elle poursuivi. "Nos protagonistes regardaient les actualités tous les soirs à la télévision russe et nous avons filmé cela plusieurs fois. Et chaque jour, un, deux ou trois sujets mentionnaient les soi-disant nazis en Ukraine".

Claudia Grob meilleure actrice

La pluie de nominations, attribuées à d'autres films, auront pesé moins lourd dans la balance. Dans "La Mif" (6 nominations), le Genevois Frédéric Baillif a travaillé avec les résidentes et la directrice d'un vrai foyer. Et cette dernière Claudia Grob a remporté le Quartz de la meilleure actrice.

Pourtant elle ne se considère pas comme une comédienne: "nous avons joué notre propre rôle, mais pas notre propre histoire", a-t-elle expliqué Keystone-ATS. Le meilleur second rôle féminin revient aussi à une actrice non professionnelle de "La Mif", Anaïs Uldry - Audrey dans le film. "La Mif" gagne encore le prix du meilleur montage.

Anaïs Uldry

Pablo Caprez récompensé

La meilleure interprétation masculine revient à Pablo Caprez (Gabriel) dans"Soul of a Beast" du réalisateur zurichois Lorenz Merz, nominé huit fois, un record. Ce film se voit encore décerner les prix de la meilleure musique et celui de la meilleure photographie.

Le Prix du Cinéma Suisse est décerné par l'Office fédéral de la culture (OFC), en collaboration avec l'association "Quartz" Genève Zurich et la SSR. Outre les mentions à la guerre en Ukraine et à la prochaine votation sur la Lex Netflix en mai, la forte présence d'acteurs et d'actrices non professionnels aura été frappante lors de cette édition.

Quant au prix d'honneur, le conseiller fédéral Alain Berset l'a attribué au cinéaste Fredi M. Murer. Il est le réalisateur entre autres de "L'Âme-soeur", "Pleine lune" et "Vitus".

Les cinq fictions nominées pour cette édition 2022 et quatre documentaires sur cinq ont été co-produits par la SSR dans le cadre du pacte de l'audiovisuel. Trois des cinq fictions retenues ("Olga", "La Mif" et "Azor") ont été réalisées ou produites par des Romands comme deux documentaires sur cinq ("Les Guérisseurs" et "Réveil sur Mars").

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Une Genevoise fait chavirer le jury de "The Voice"

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Virginia Sirolli a passé haut la main la phase des qualifications à "The Voice" ce week-end. CRÉDIT PHOTO : TF1/ITV

Virginia Sirolli a passé haut la main la phase des qualifications à "The Voice" ce week-end. Celle qui a été la meneuse de la "Revue Genevoise" a fait l'unanimité du jury. 

Une Genevoise dans l’aventure "The Voice"!

Elle s’appelle Virginia Sirolli et a vécu un moment magique. Samedi soir, les quatre jurés de l’émission phare de TF1 se sont retournés lors de sa prestation. Elle a interprété la chanson “Wasted Love” de JJ, le gagnant de l’Eurovision de l’année dernière pour l'Autriche.

Virginia Sirolli a un parcours riche. Elle a été meneuse à la Revue genevoise et a aussi joué "Nala" dans la comédie musicale "le Roi lion".

Comment a t-elle vécu ce moment sur le plateau de "The Voice"?

Virginia SirolliChanteuse et danseuse genevoise

"J'étais super concentrée sur déjà le fait de ne pas pleurer. Parce que j'avais tellement d'émotions. (...) J'ai vraiment ignoré les fauteuils. Je me suis dit, "concentre-toi" tu dois finir cette chanson."

Virginia Sirolli a choisi Amel Bent comme coach. 

On devrait la retrouver sur TF1 en mai prochain pour la suite de ses aventures.

Retrouvez son interview en intégralité ci-dessous:

Virginia SirolliChanteuse et danseuse genevoise

 

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[ITW] Raphael Quenard et J.P. Zadi: "Ce film raconte les vertus de la passion"

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© 2026 - ADNP – GAUMONT – FRANCE 2 CINEMA – MJ SPORTS MANAGEMENT

À l’affiche dans les salles romandes, le nouveau film d’Anthony Marciano, « Le Rêve Américain », réunit Jean-Pascal Zadi et Raphaël Quenard. Bien plus qu’une comédie sur le basket, le long-métrage explore les vertus du temps long et la force d’un lien indéfectible face aux revers de la fortune. Rencontre à écouter en version longue autour d'un fast-food.

Raphaël Quenard, Jean-Pascal Zadi & Anthony MarcianoLe Rêve Américain

Le cinéma d’Anthony Marciano a souvent cette capacité à capturer la sincérité des rapports humains. Avec « Le Rêve Américain », il s'attaque à un thème universel: la résilience. Le film suit le parcours de deux amis déterminés à percer dans le milieu très fermé du basket professionnel en tant qu'agents. Mais avant le succès, c'est une ode à la ténacité que le réalisateur a voulu filmer.

L’échec comme carburant de la réussite

Pour l'équipe du film, l'ascension des protagonistes n'est pas un miracle, mais le résultat d'une succession de revers transformés en force. Anthony Marciano explique avoir été fasciné par le parcours de ces hommes partis de rien.

« L'échec, c’est le carburant qu’on met dans sa voiture pour aller plus loin »

Raphaël Quenard abonde dans ce sens, comparant la passion à un feu sacré qu'il faut protéger des doutes extérieurs, même les plus proches. « Ce film raconte les vertus du temps long et les vertus de la passion qui prend des formes de foi religieuse et mystique. Il faut protéger ce petit feu qui est en nous, qui potentiellement peut se transformer en un incendie ravageur ». Selon lui, l'impossibilité n'est qu'une question de référentiel personnel que les audacieux se doivent de bousculer.

Une complicité à l'écran

Le sel du film réside également dans le duo formé par Zadi et Quenard, dont l'amitié à la ville a nourri celle de l'écran. Pour le réalisateur, cette relation est le cœur battant de l'œuvre : « C’est construit presque comme une comédie romantique... l’amitié prend tout son sens, elle est palpable ». Jean-Pascal Zadi décrit cette dynamique avec humour et tendresse.

« Ce qui nous rapproche, c’est qu’on est deux fous et deux passionnés »

De l'anonymat aux sommets du basket

Si le récit semble extraordinaire, il s'appuie pourtant sur une histoire vraie, celle des agents français qui gèrent aujourd'hui la carrière de stars mondiales comme Victor Wembanyama ou Nico Batum. Anthony Marciano a d'abord été intrigué par ces deux visages qui apparaissaient systématiquement derrière les plus grands joueurs sur les photos.

Jean-Pascal Zadi souligne l'importance de montrer cette réussite sous un angle éthique : « On voit sur le parcours de Jérémy et de Bouna qu’ils ont eu beaucoup d’embûches, des gens qui les ont arnaqués, des joueurs qui les ont trahis... et finalement, ils ont gardé le cap ». Loin des clichés de l'agent manipulateur, le film présente une réussite collective et solidaire.

« Ce qui me fait plaisir avec ce film, c’est que ça nous montre qu’on peut réussir en restant quelqu’un de bien »

L'entretien s'est d'ailleurs terminé sur une note plus légère, évoquant le passage de l'équipe en Suisse. Les acteurs n'ont pas manqué de relever, avec une pointe d'ironie, les spécificités locales du fast-food comme la sauce au cheddar, notant que même dans les détails du quotidien, la Suisse sait se distinguer de sa voisine française.

Entretien réalisé par Benjamin Smadja, adaptation web avec IA

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"L’Affaire Bojarski", l'histoire d'un faussaire fascinant

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Reda Kateb et Jean-Paul Salomé pour "L’Affaire Bojarski"

"L’Affaire Bojarski" sort ce mercredi 28 janvier dans les salles de Suisse romande. Le réalisateur Jean-Paul Salomé raconte l'histoire vraie de Jan Bojarski, interprété par Reda Kateb, un ingénieur polonais devenu faussaire de billets. 

"L’Affaire Bojarski" a été réalisé par Jean-Paul Salomé qui revient sur la vie de Jan Bojarski, un ingénieur polonais devenu faussaire de billets dans la France des années 1940.  On l’a même surnommé « le Cézanne de la fausse monnaie ». C’est donc une histoire vraie, celle Jan Bojarski, joué par Reda Kateb, un ingénieur polonais qui fabrique des faux papiers lors de la seconde guerre mondiale. Après-guerre, il devient inventeur, il a imaginé par exemple le stylo à bille. Mais problème, ses inventions sont refusées et non brevetées, car Bojarski n’a pas la nationalité française, il enchaîne les petits boulots, bref la vie n’est pas simple. Jusqu’au jour où un gangster lui propose d’utiliser ses talents exceptionnels pour fabriquer des faux billets. Démarre alors pour lui une double vie à l’insu de sa famille. Et il se retrouve dans le viseur de l’inspecteur Mattei, meilleur flic de France. C’est une histoire rocambolesque. Plus le film avance, plus on se rend compte que cet homme devient un artiste, écoutez le réalisateur Jean-Paul Salomé: 

Jean-Paul Salomé
"Ce que je trouvais fascinant, c'était de faire le portrait de cet homme qui, au bout d'un moment dans sa vie de faux monnayeur, s'aperçoit qu'il prend énormément de plaisir à créer ses billets, à refaire de nouveaux billets. Il y a vraiment pris goût et à un moment donné, il a commencé à souffrir de cette absence de reconnaissance de son talent. C'est ce qui le rend extrêmement touchant aussi."

Un point de vue qui a touché celui qui l'interprète, Reda Kateb:

Reda Kateb
"Il y avait dès le début le portrait en mouvement d'un artiste et pas celui d'un gangster. Bojarski, ce n'est pas quelqu'un qui a attaqué des gens."

Retrouvez l'Interview en intégrale de Jean-Paul Salomé et Reda Kateb ci-dessous:

Jean-Paul Salomé et Reda Kateb

"L’Affaire Bojarski" avec Reda Kateb, Sara Giraudeau, Bastien Bouillon ou Pierre Lottin. A voir dans les salles de Suisse romande dès ce mercredi 28 janvier. 

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[ITW] "Gourou": quand le développement personnel devient une emprise

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Le réalisateur Yann Gozlan lors du 78th Festival du Film de Cannes, le 15 mai 2025 (EPA/CLEMENS BILAN)

Dans Gourou, le nouveau thriller de Yann Gozlan, Pierre Niney incarne un coach de vie aussi magnétique qu’inquiétant. À travers ce personnage en quête de grandeur, le film interroge les dérives d’un monde obsédé par la performance et la réussite personnelle. Rencontre avec un réalisateur qui observe une société en perte de repères.

Yann GozlanRéalisateur

Dans Gourou, Pierre Niney prête ses traits à Mathieu Vasseur, une figure montante du coaching personnel. Micro en main, posture conquérante, discours millimétré: « Il est convaincu d’aider les gens, ce n’est pas un cynique. Il se prend pour une sorte de guide, presque un sauveur », explique Yann Gozlan. Mais très vite, le masque glisse. Derrière la bienveillance affichée, le film dévoile les mécanismes d’une emprise.
Car Gourou n’est pas une satire légère: c’est un thriller psychologique à la tension grandissante, où la frontière entre motivation et manipulation s'efface.

«Ce qui m'intéressait, c'était la bascule: comment un idéaliste sincère peut devenir un fanatique»

Le choix du thème n’est pas anodin. Pour Yann Gozlan, le succès du coaching reflète une crise de confiance dans les institutions traditionnelles: politique, religion, médecine. « On est dans une société paumée. Le coaching promet des réponses simples, immédiates. Mais ce simplisme peut devenir toxique », observe-t-il.

Avant d’écrire le film, il a enquêté sur le terrain, assistant à plusieurs séminaires en France. « Je pensais que ces grands rassemblements existaient surtout aux États-Unis. Mais en fait, ce modèle s’est implanté chez nous. Et il fonctionne. J’ai vu des scènes de ferveur collective hallucinantes ».

Pierre Niney, qui est aussi à l’origine de l’idée du film, impressionne par son incarnation d’un personnage complexe, à la fois inspirant et inquiétant.

« Pierre ne joue pas un rôle, il est ce coach »

Dans les scènes de séminaire, l’acteur délivre ses monologues avec une intensité presque physique. « Il a même perdu sa voix à un moment. C’était un vrai défi pour lui, car ces scènes demandaient une énergie folle ».

Gourou suit l’ascension de Mathieu Vasseur jusqu’aux États-Unis, à Las Vegas, capitale mondiale du spectacle et de la démesure. « C’est une ville fascinante, mais aussi cauchemardesque. On y est enfermé, assourdi, aspiré par le bruit et la lumière. Parfait pour le climax du film », confie le réalisateur.

Mais le film ne repose pas que sur l’énergie de l’acteur. Il propose aussi une réflexion plus large sur la parole publique, la manipulation et l’addiction au charisme.

« Aujourd’hui, les mots ne servent plus à dire le vrai ou le faux, mais à électriser, à sidérer. C’est ce qu’on retrouve chez des figures comme Trump, par exemple »

Au fil du récit, le film glisse de la critique sociale vers une chute vertigineuse, entre délire de grandeur et perte de contrôle. Un voyage au cœur d’un système clos, où le pouvoir de la parole peut tout autant réparer... que détruire.

Avec IA

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[ITW] Patrick Timsit: "Ce film c'est surtout de la joie, et ça fait du bien"

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© Les films sur mesure / SND

Entre tendresse, humour et transmission, Patrick Timsit incarne un Père Noël inattendu dans "À la poursuite du Père Noël !", une comédie familiale chaleureuse sur grand écran, à savourer en famille pendant les fêtes. Il était mon invité, a retrouvé en vidéo ou en version longue en fin d'article.

 

Dans À la poursuite du Père Noël !, Patrick Timsit endosse le costume rouge emblématique. Mais pas question ici d’un Père Noël classique. « Je ne voulais pas jouer le Père Noël, confie-t-il. J’ai lu le scénario et j’ai compris qu’il y avait une vraie histoire, un fond, de la légèreté, un ton. Et puis, Noël, c’est un rendez-vous. »

Réalisé par James Huth (Brice de Nice), le film plonge dans un univers à mi-chemin entre  Charlie et la chocolaterie et la tradition des grandes comédies de Noël. Le village enchanté, la biscuiterie, les lumières et les décors soignés donnent au film un relief visuel rare dans le paysage francophone. « C’est un film qui n’a pas un énorme budget, mais qui fait gros budget. On est vraiment ailleurs, dans un monde à part. »

Dans le film, Patrick Timsit incarne Luigi, un Père Noël de village éphémère. Tous les jours à 17h, il prend des photos avec les enfants. Mais lorsqu’il croise la petite Zoé, 9 ans, interprétée par la prometteuse Théa De Boeck, l’aventure prend une tournure plus personnelle. Zoé veut se venger d’un camarade d’école qui lui mène la vie dure. Elle commande une sarbacane. Luigi la recadre doucement.

« Ce n’est pas avec une arme qu’on règle les choses. Tu es maligne, tu es intelligente. Ce sont tes armes. »

Une dynamique touchante s’installe entre les deux personnages. « Théa, c’est une actrice. Elle ne joue pas face à vous, elle joue avec vous. C’est là qu’on s’amuse, qu’on vit la scène. »

Une carrière sans préméditation

Connu pour ses rôles comiques et ses sketches cultes dans les années 1990, Patrick Timsit a depuis élargi sa palette. Pédale douce, La crise, Baiser caché… Autant de films qui ont marqué les esprits, notamment sur les questions d’identité, de double vie et de reconnaissance.

« Quand un jeune me dit qu’il a pu faire son coming out après avoir vu Pédale douce, je suis bouleversé. Ce sont des films qui comptent. Baiser caché aussi, qui a été traduit et piraté positivement dans des pays où l’homosexualité est condamnée. »

Pour Patrick Timsit, le rire est un moyen, pas une fin : « L’humour, c’est du sérieux. On bosse, on connaît ses textes, ses effets. Mais à l’arrivée, il faut que ça paraisse facile. Que les gens oublient tout. »

Refusant les stratégies de carrière, Patrick Timsit choisit ses projets au fil des envies et des rencontres. Il cite James Huth, mais aussi Gaël Morel, Arnaud Desplechin ou encore Disney+ avec Les Disparus de la gare.

« Il n’y a pas de plan. Je lis le scénario. Si ça me parle, je le fais. Si le réalisateur me veut, c’est sa responsabilité. Je me laisse embarquer. »

Au théâtre aussi, il continue d’émouvoir, notamment avec Le livre de ma mère d’Albert Cohen ou encore La famille de Samuel Benchetrit. « C’est la transmission, c’est ce qu’on laisse. On transpose. »

Et d’ajouter, avec le sourire: « Un film, c’est un moment qu’on vit ensemble. On rit, on sursaute, on pleure un peu. On s’évade. On lèche les vitrines, comme quand on était gosses. »

Patrick TimsitVersion longue

Avec IA

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