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"Néo-Géo+": 30 ans de création romande exposés à Genève

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L'exposition "NEO-GEO +" regroupe une trentaine d’½uvres d'artistes romands, à l'instar de "Frietta" de de Francis Baudevin. (© Serge Fruehauf)

A Genève, le Fonds cantonal d'art contemporain (FCAC) et la Société des arts s'associent pour faire découvrir un pan de la collection cantonale consacrée au mouvement néo-géo. Regroupant une trentaine d’½uvres, l'exposition couvre plus de 30 ans de création. Intitulée "Néo-Géo+", elle est à découvrir du 19 octobre au 23 décembre au Palais de l'Athénée.

Apparue dans les années 80 aux Etats-Unis, le néo-géo partage avec toute une frange de l’art de son époque le fait de puiser ses sources d’inspiration dans le réel et dans ce qui caractérise la société de consommation alors en plein essor.

En Suisse romande, cette mouvance s'est développée sous l’influence de quatre artistes de renom: John M. Armelder, Helmut Federle, Christian Marclay et Olivier Mosset. Proches de la scène artistique new-yorkaise, et présents dans la collection du FCAC, ils ont joué un rôle de premier plan, fertilisant une partie de la production des plus jeunes générations.

Aujourd’hui, en Suisse romande, la mouvance néo-géo est toujours prégnante. Elle est devenue à son tour une source d'inspiration donnant lieu à une suite d’échos intergénérationnels, parfois sous forme de clins d’½il, permettant de réactiver une abstraction géométrique que l’on croyait révolue.

"Permettre à la population de découvrir cet ensemble artistique est une véritable opportunité pour se plonger collectivement dans l'histoire contemporaine de l'art et apprécier le rôle que les artistes de la région y jouent", souligne Thierry Apothéloz, conseiller d'Etat chargé du département de la cohésion sociale.

Parmi les autres artistes présentés, les organisateurs citent Francis Baudevin, Alexandre Bianchini, Valentin Carron, Stéphane Dafflon, Philippe Decrauzat, Philippe Deléglise, Emilie Ding, Pierre-André Ferrand, Sylvie Fleury, Christian Floquet, Francesca Gabbiani, Fabrice Gygi, Jean-Luc Manz, Mai-Thu Perret, Guillaume Pilet, Didier Rittener, Christian Robert-Tissot et Pierre Vadi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une centaine de Suisses ont le même diagnostic que Céline Dion

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La chanteuse Céline Dion fin juin lors d'une projection du documentaire "Je suis : Céline Dion" (archives). (© KEYSTONE/AP/Evan Agostini)

Une maladie peu connue a été mise en lumière par un documentaire sur Céline Dion. Selon un expert, le fait qu'une personne célèbre comme la chanteuse soit atteinte du syndrome de la personne raide est une aubaine pour la centaine de personnes concernées en Suisse.

"Une personne célèbre qui fait son coming-out est la meilleure chose qui puisse arriver pour une maladie rare", a indiqué Stephan Rüegg, médecin-chef à l'Hôpital universitaire de Bâle et spécialiste du syndrome de la personne raide, à Keystone-ATS.

"Une seule personne peut faire bouger les choses de manière incroyable", renchérit Bettina Balint, de l'Hôpital universitaire de Zurich, présidente de la Taskforce sur les maladies du spectre de la personne raide à la Société internationale des troubles du mouvement.

Le syndrome de la personne raide (SPR) est une maladie auto-immune. Le système immunitaire du corps attaque une enzyme qui joue un rôle décisif dans la tension et le relâchement des muscles. Lorsqu'elle disparaît, le système nerveux s'affole: en cas de stress notamment, les muscles se contractent en un éclair et deviennent raides comme du bois.

Les émotions, qu'elles soient positives ou négatives, ou les stimuli acoustiques peuvent également rendre les muscles subitement raides, avec des conséquences dramatiques. Dans le documentaire, Céline Dion parle de côtes brisées par la tension musculaire.

Pas de chiffres officiels

Le SPR est une maladie extrêmement rare. Il n'existe pas de chiffres officiels sur le nombre de personnes atteintes. Stephan Rüegg estime leur nombre entre 80 et 100 dans toute la Suisse.

Dans la littérature spécialisée, la fréquence du syndrome est estimée à un niveau encore plus bas: une personne sur un million serait touchée. Les experts estiment toutefois que ce chiffre est nettement sous-estimé.

Le SPR est incurable. Les symptômes s'aggravent avec le temps. En règle générale, les raideurs musculaires commencent dans le tronc et l'abdomen, mais peuvent ensuite s'étendre aux muscles de tout le corps.

Selon le Pr Rüegg, les symptômes peuvent certes être contrôlés à l'aide de médicaments. Les patients prennent par exemple du Valium pour détendre les muscles. Et les médecins essaient de tenir en échec les anticorps responsables des attaques contre l'enzyme de contrôle de la tension musculaire à l'aide de différents médicaments. La progression de la maladie peut ainsi être ralentie.

Retour sur scène?

Souvent, le SPR n'est diagnostiqué que lorsque les personnes concernées ont déjà un long chemin de croix derrière elles. C'est le cas de Céline Dion. La chanteuse a ressenti les premiers symptômes en 2008. Elle a été diagnostiquée plus de dix ans après.

"Il faut en moyenne six à sept ans pour que les patients atteints du syndrome de la personne raide reçoivent le bon diagnostic", note la professeure Balint. Le fait de faire connaître la maladie pourrait permettre de raccourcir cette durée.

Malgré la gravité de la maladie, la chanteuse se dit convaincue de pouvoir bientôt remonter sur scène. "Je suis plutôt sceptique", commente le Pr Rüegg. Se produire sur scène pendant plusieurs heures dans une situation très émotionnelle et excitante, représente un grand défi, souligne-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Panne informatique mondiale: retour progressif à la normale

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La situation revenait progressivement à la normale samedi après la panne informatique mondiale. (© KEYSTONE/EPA/JAMES ROSS)

La situation revient progressivement à la normale samedi. Une panne informatique géante a semé la pagaille vendredi dans les aéroports, sur les marchés financiers et même mis des travailleurs au chômage technique.

En cause: une mise à jour défectueuse, sur les systèmes d'exploitation Windows de Microsoft, d'une solution informatique du groupe américain de cybersécurité CrowdStrike, qui écarte une cyberattaque ou un problème de sécurité informatique.

"Je tiens à m'excuser personnellement auprès de toutes les organisations, de tous les groupes et de toutes les personnes qui ont été touchés" par cette panne, a déclaré George Kurtz, PDG de CrowdStrike, sur la chaîne américaine CNBC.

Ce bug, en cours de correction, n'a pas affecté les utilisateurs des systèmes Mac et Linux.

De son côté, Microsoft a fait état d'un "problème" provoquant un écran bleu. "Nous recommandons aux clients de suivre les conseils fournis par CrowdStrike pour remédier à cette situation", a ajouté le géant américain de l'informatique.

"L'ampleur de cette panne est sans précédent et entrera sans aucun doute dans l'Histoire", souligne Junade Ali, expert en cybersécurité.

Elle "a un impact direct sur les ordinateurs des utilisateurs en bout de chaîne et pourrait exiger une intervention manuelle pour être résolue, ce qui représente un défi important pour les équipes informatiques à l'échelle mondiale".

De nombreux aéroports asiatiques ont fait état à partir de vendredi soir heure locale d'une activité "normale" ou "quasi-normale", notamment en Corée du Sud, à Singapour, en Nouvelle-Zélande, à Hong Kong ou encore aux Philippines.

Quelques "problèmes résiduels" causant du retard persistent cependant à Sydney et "cinq vols" opérés par la compagnie low-cost Jetstar au Japon seront perturbés samedi.

Panne "énorme"

Le bug de mise à jour s'est déclenché jeudi vers 19H00 GMT, selon une publication de Microsoft.

"C'est une des rares fois où on trouve un logiciel de sécurité à l'origine d'une panne aussi énorme", commente Kayssar Daher, autre expert en cybersécurité interrogé par l'AFP.

L'ampleur du phénomène s'explique par le fait que "Windows est extrêmement répandu et CrowdStrike aussi", ajoute-t-il.

Après avoir perturbé un temps les opérations informatiques des Jeux olympiques de Paris 2024, dont le système d'accréditation mais pas la billetterie, les activités "ont repris normalement" vendredi après-midi, selon les organisateurs.

"Le système informatique de Paris 2024 a priori ne s'est pas effondré, donc s'il y a quelques dysfonctionnements ici ou là, c'est un moindre mal", a estimé un cadre du mouvement sportif français auprès de l'AFP.

Selon le patron de Tesla, Elon Musk, la panne a "provoqué un arrêt cardiaque dans la chaîne d'approvisionnement de l'industrie automobile".

De nombreux aéroports et compagnies aériennes ont rapporté des problèmes vendredi. Les passagers s'arment de patience, notamment dans l'hémisphère Nord où de nombreux vacanciers partent ou rentrent.

"On galère pour trouver un autre vol ou un train, l'autre option est de dormir à l'aéroport", a expliqué vendredi à Roissy, le principal aéroport de Paris, Anja Müller, étudiante de 22 ans qui habite en Allemagne et a passé une semaine en France.

Si le gestionnaire des aéroports parisiens ADP a assuré que la panne épargnait ses systèmes informatiques, le groupe a reconnu des perturbations à Roissy et Orly, qui sont les deux principaux points d'entrée pour les délégations étrangères des JO.

Aux Etats-Unis, les services d'urgence dans au moins trois Etats ont été touchés et 2400 vols ont été annulés dans la journée de vendredi, un nombre qui pourrait encore augmenter.

"Selon nos informations les vols ont repris à travers le pays mais certaines congestions persistent", a souligné un responsable gouvernemental auprès de la presse.

Si plusieurs compagnies américaines (American Airlines, United, Delta...) ont repris leurs activités, leurs homologues mexicaines semblaient toujours affectées par la panne.

"Nous attendons depuis 03H00 du matin", a témoigné Juan Pablo Olvera, coincé à l'aéroport de Mexico. "Comme le système est en panne, les codes QR ne fonctionnaient pas", a-t-il constaté, alors que de longues files d'attente et des retards de vols ont été signalés.

Les aéroports de Guadalajara, dans l'ouest du Mexique, et de Monterrey, au nord, ont demandé aux passagers d'arriver avec plusieurs heures d'avance.

CrowdStrike chute en Bourse

Plusieurs hôpitaux aux Pays-Bas ont également été touchés, entraînant la fermeture d'un service d'urgences et le report d'opérations.

Le plus important opérateur ferroviaire britannique Govia Thameslink Railway a, lui, évoqué de "potentielles annulations de dernière minute", les compagnies ne pouvant accéder à certains systèmes concernant les conducteurs.

"D'autres systèmes-clés, notamment nos plateformes d'information des clients en temps réel, sont également affectés", poursuit le message, incitant les passagers à se renseigner avant leur trajet.

Les Bourses mondiales reculaient, inquiètes de cette panne qui a également empêché les indices de Londres et Milan d'afficher leur taux de variation pendant une bonne partie de la journée.

A la Bourse de New York, CrowdStrike a terminé en baisse de 11,10% et Microsoft de 0,74%.

CrowdStrike s'appuie beaucoup sur l'intelligence artificielle (IA) et l'apprentissage automatique (machine learning) et propose notamment une plateforme de protection numérique nommée Falcon.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Bruce Springsteen entre dans le club des musiciens milliardaires

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Bruce Springsteen, 74 ans, poursuit actuellement une tournée mondiale, qui doit se prolonger jusqu'en 2025 (archives). (© KEYSTONE/AP/Magnus Lejhall)

La légende du rock américain Bruce Springsteen, 74 ans, fait désormais partie du club des musiciens dont la fortune dépasse le milliard de dollars, estime vendredi le magazine économique Forbes. Il rejoint Rihanna, Jay-Z ou Taylor Swift.

Né dans le New Jersey ouvrier, voix de l'Amérique des prolétaires et bourreau de travail, le Bruce Springsteen a "amassé une fortune substantielle" pendant des décennies "en chantant ses racines de col bleu", écrit Forbes, qui estime sa richesse à 1,1 milliard de dollars (978 millions de francs au cours actuel).

Depuis son premier opus "Greetings from Asbury Park, N.J." (1973), le "boss" a vendu quelque 140 millions d'albums dans le monde et ses mémoires ont été un succès en librairie. Il a remporté 20 Grammy Awards et un Oscar pour son tube "Streets of Philadelphia" (1994).

Droits vendus à Sony

Le chanteur de "Born in the USA" et "Dancing in the Dark" a aussi pu élargir sa fortune en 2021, quand il a vendu les droits de son catalogue musical à Sony, pour environ 500 millions de dollars, peu après une série de concerts à guichets fermés à Broadway.

Fidèle à son groupe d'origine, l'"E Street Band", il poursuit en ce moment une tournée mondiale qui doit se prolonger jusqu'en 2025. Tout au long de sa carrière, il a offert des concerts fleuves à ses fans, le plus long s'étalant sur plus de quatre heures, à Helsinki en 2012.

Il sera aussi incarné au cinéma dans un biopic à venir, avec la vedette de la série "The Bear", Jeremy Allen White, pour jouer son rôle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Russie: un journaliste américain condamné pour espionnage

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Le journaliste du Wall Street Journal écoute le verdict au "Palais de Justice" de Yekaterinburg en Russie. (© KEYSTONE/AP/Dmitri Lovetsky)

Un tribunal russe a condamné vendredi le journaliste américain Evan Gershkovich à 16 ans de prison, marquant la fin d'un procès expéditif à huis clos pour "espionnage". La Russie n'a jamais étayée cette accusation.

Sa condamnation est une condition préalable à un possible échange de prisonniers avec Washington, Moscou n'échangeant des détenus que s'ils sont condamnés.

"Gershkovich Evan est reconnu coupable et condamné à 16 ans d'emprisonnement", a déclaré le juge du tribunal régional Sverdlosvki d'Ekaterinbourg, Andreï Mineïev, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Le reporter du Wall Street Journal, âgé de 32 ans, devra purger sa peine dans une colonie pénitentiaire à "régime sévère", ce qui signifie des conditions de détention très strictes, comparées au "régime normal".

Une première

Evan Gershkovich est le premier journaliste occidental à être condamné en Russie pour espionnage.

Dans le box des accusés, il est apparu devant la presse avant l'énoncé du verdict, les bras croisés, le crâne rasé - une coupe imposée aux prisonniers -, une barbe naissante sur son visage fatigué.

Dans un communiqué, le Wall Street Journal a fustigé une condamnation "scandaleuse", tandis que l'ONG Reporters Sans Frontières a dénoncé "un autre exemple flagrant de prise d'otage inacceptable".

Evan Gershkovich s'est dit innocent et a exercé son droit à une "dernière prise de parole" avant le verdict, avait annoncé plus tôt à la presse une porte-parole du tribunal, Ekaterina Maslennikova. Le parquet avait requis 18 ans de prison.

Il rejoindra bientôt une colonie pénitentiaire, si ni lui, ni le parquet, ne font appel sous deux semaines. Ce transfert peut mettre plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Discussions en vue d'un échange

Reporter reconnu pour son professionnalisme, Evan Gershkovich avait été arrêté fin mars 2023, alors qu'il était en reportage à Ekaterinbourg (Oural).

L'accusation d'"espionnage" n'a jamais été étayée par la Russie. Le journaliste, sa famille, ses proches ainsi que la Maison Blanche dénoncent une affaire montée de toutes pièces.

Le Kremlin a une fois encore refusé vendredi de spécifier ses accusations: "Les accusations d'espionnage sont une chose très sensible, nous ne pouvons pas faire d'autres commentaires, le procès est en cours", a éludé le porte-parole du président russe Vladimir Poutine, Dmitri Peskov.

Le procès de M. Gershkovich, après 16 mois de détention, aura été expéditif depuis le 26 juin. Toute la procédure a été placée sous le sceau du secret et rien n'a filtré du huis clos imposé par les autorités.

Pour Washington, son arrestation a visé avant tout à monnayer un possible échange de prisonniers, en pleines tensions entre la Russie et les Etats-Unis liées au conflit armé en Ukraine.

"Nous oeuvrons d'arrache-pied à la libération d'Evan et continuerons de le faire", a affirmé le président américain Joe Biden dans un communiqué.

Moscou a admis négocier sa libération et Vladimir Poutine a évoqué lui-même le cas de Vadim Krassikov, en prison en Allemagne, pour un assassinat commandité attribué aux services spéciaux russes.

L'emprisonnement du journaliste américain en mars 2023 a suscité une importante vague de solidarité parmi les médias internationaux et l'indignation des chancelleries occidentales.

Le premier ministre britannique Keir Starmer a jugé vendredi "méprisable" la condamnation du reporter, tandis que la cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock, a estimé qu'elle "fais(ait) partie de la propagande de guerre de (Vladimir) Poutine".

La présidente du Parlement européen Roberta Metsola a de son côté dénoncé un "simulacre de procès", à "l'antithèse de la justice".

Whelan, Kurmasheva, Karelina...

Enfant d'immigrés ayant fui l'URSS pour les Etats-Unis, Evan Gershkovich s'était installé en Russie en 2017.

Les enquêteurs russes accusent le journaliste, qui avait travaillé pour l'AFP à Moscou en 2020-2021, d'avoir collecté des informations sensibles pour la CIA sur l'un des principaux fabricants russes d'armements, l'entreprise Ouralvagonzavod.

Cette usine produit notamment des chars T-90 utilisés en Ukraine et ceux de nouvelle génération Armata, alors que son activité civile est la production de wagons de marchandises.

La Russie détient plusieurs autres Américains, dont la journaliste russo-américaine Alsu Kurmasheva, arrêtée en 2023 pour une infraction à la loi sur les "agents de l'étranger", et l'ex-Marine Paul Whelan, qui purge une peine de 16 ans de prison pour espionnage, une accusation qu'il conteste.

Une ressortissante russo-américaine, Ksenia Karelina, est jugée depuis le 20 juin, à Ekaterinbourg aussi, pour haute trahison, accusée d'avoir donné de l'argent à un groupe de soutien à l'Ukraine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Netflix concentré sur la fidélisation de ses 277 millions d'abonnés

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A partir de 2025, la plateforme ne divulguera cependant plus ses gains (ou pertes) d'abonnés tous les trois mois, pour se concentrer sur les mesures "d'engagement" de l'audience (temps passé à regarder des contenus). (AP Photo/Richard Drew, File) (© KEYSTONE/AP/RICHARD DREW)

Netflix continue de gagner des millions d'abonnés, mais le géant du streaming est désormais concentré sur la rétention et l'engagement d'utilisateurs noyés sous une offre de divertissement pléthorique.

Le groupe californien compte plus de 277 millions d'abonnés dans le monde, après avoir gagné plus de huit millions de nouveaux abonnements au deuxième trimestre, un résultat à nouveau supérieur aux attentes.

Il a aussi dépassé les attentes de Wall Street avec 9,56 milliards de dollars de revenus, dont il a dégagé 2,15 milliards de bénéfice net, selon son communiqué de résultats publié jeudi.

A partir de 2025, la plateforme ne divulguera cependant plus ses gains (ou pertes) d'abonnés tous les trois mois, pour se concentrer sur les mesures "d'engagement" de l'audience (temps passé à regarder des contenus).

L'engagement "est la clé du succès de Netflix. C'est le meilleur indicateur que nous ayons pour mesurer le plaisir de nos utilisateurs", a indiqué le pionnier du secteur.

"Lorsque les gens regardent plus, ils restent plus longtemps (fidélisation), parlent plus souvent de Netflix (ce qui favorise l'acquisition de nouveaux abonnés) et accordent une plus grande valeur à notre service."

Netflix a vu le nombre d'abonnés exploser ces derniers trimestres notamment grâce au durcissement de sa politique sur le partage de mots de passe entre utilisateurs, mais ce mécanisme joue de moins en moins, remarque Ross Benes, du cabinet Emarketer.

La service "arrive à saturation sur certains marchés, donc le temps passé (à regarder des contenus) lui est plus favorable", explique l'analyste.

"Chaque seconde"

Sur ce terrain, Netflix n'affronte pas seulement ses concurrents directs (Disney, Apple, Amazon, Max, etc.) mais aussi les nombreuses plateformes de streaming et divertissement, de YouTube aux jeux vidéo en passant par TikTok et les chaînes de télévision.

En juin, YouTube était ainsi le premier service de streaming aux Etats-Unis, avec près de 10% des parts de marché de l'audiovisuel, Netflix arrivant en deuxième position avec 8,4%, selon l'institut Nielsen.

"La concurrence pour le divertissement est super intense", a reconnu Ted Sarandos, codirecteur général du groupe, lors d'une conférence pour les analystes. "Et nous nous battons pour chaque seconde passée à visionner nos contenus."

Des séries à succès comme "La Chronique des Bridgerton", dont la troisième saison a débuté en mai, contribuent largement à la domination de Netflix.

Mais cette domination "montre des signes d'affaiblissement", estime Mike Proulx, vice-président de Forrester.

Selon une étude de ce cabinet, c'est "le seul grand diffuseur qui a vu son utilisation mensuelle diminuer parmi les adultes américains en ligne en 2024".

"Il est donc d'autant plus important pour Netflix de continuer à mettre l'accent sur ses activités publicitaires afin de diversifier et d'accroître ses revenus", ajoute l'analyste.

Place au direct

Greg Peters, codirecteur général, a assuré que la croissance de la base d'abonnés à la formule avec publicité était alignée avec leurs objectifs.

Mais la plupart des autres plateformes proposent aussi des abonnements avec de la pub, suscitant une concurrence renforcée auprès des annonceurs.

Pour les séduire, Netflix met les bouchées doubles dans les événements diffusés en direct, très appréciés des marques.

Dans le sport, l'entreprise a ainsi passé un accord sur dix ans avec la ligue professionnelle américaine de catch WWE, moyennant 5 milliards de dollars, et elle diffusera en direct samedi un match de boxe entre le YouTubeur et apprenti boxeur Jake Paul et la légende des rings Mike Tyson.

Surtout, elle a acquis en mai les droits d'au moins quatre matchs de la ligue professionnelle de football américain NFL, qui auront lieu lors des trois prochains Noël.

Netflix s'était jusqu'ici tenu à l'écart des compétitions traditionnelles, qui suscitent des audiences record mais coûtent cher. Selon le Wall Street Journal, le groupe va dépenser 75 millions de dollars pour chacun des deux matchs de cette année.

Le service multiplie aussi les émissions en direct dans d'autres domaines comme l'humour. Le 3 août, il retransmettra un spectacle de Joe Rogan, un humoriste très connu aux Etats-Unis, régulièrement accusé de relayer des théories complotistes, notamment sur son podcast.

"Les recettes publicitaires ne sont pas encore assez importantes pour que l'entreprise les communique publiquement", souligne Ross Benes. "Mais une année de sports et d'autres événements en direct est sa meilleure chance de changer cette situation."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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