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Culture

Les communes genevoises invitées à financer plus l'animation socioculturelle

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CREDIT: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Le Conseil d'Etat genevois met en consultation auprès de l'Association des communes genevoises (ACG) un avant-projet portant sur une nouvelle répartition du financement de la Fondation genevoise pour l'animation socioculturelle (FASe). Les communes paieraient plus, mais auraient aussi plus de compétences.

L'Etat se déchargerait de 20,2 millions de francs sur les communes, en plus des financements communaux actuels. Le solde de 3,6 millions de francs resterait supporté par le canton, indique mercredi le Conseil d'Etat dans un communiqué.

Le pilotage des politiques d'animation socioculturelles à portée cantonale en matière de cohésion sociale continuerait d'être assuré par l'Etat. La composition du conseil de fondation de la FASe serait aussi adaptée, avec une présidence attribuée aux communes.

Pour assurer le financement de ce transfert, l'avant-projet de loi prévoit de nouvelles dispositions dans la loi sur le développement de l'intercommunalité et le renforcement de la péréquation intercommunale, avec l'instauration d'une contribution spécifique.

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Culture

Grand-Saconnex: la Villa Sarasin pressentie pour le musée de la BD

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Archives Keystone

Un musée de la bande dessinée pourrait voir le jour sur le territoire genevois. Le canton de Genève, l’Association pour un Musée de la bande dessinée (AMBDI) et le Grand-Saconnex travaillent à sa création. La Villa Sarasin est pressentie pour l'accueillir.

Sous l'impulsion du canton, un groupe de travail a été formé afin de mener une réflexion sur la création d'un lieu dédié au 9e art. L'AMBDI, créée début 2019, a entériné le choix de la Villa Sarasin comme le lieu privilégié pour accueillir le futur musée, après avoir évalué différents sites et réalisé une étude de faisabilité, indiquent le canton et la commune du Grand-Saconnex lundi dans un communiqué.

Située au cœur d’axes de mobilité forts et directement reliée au centre de Genève, la Villa Sarasin permettra de faire rayonner cette institution bien au-delà des frontières cantonales. La place de la culture sera renforcée sur la rive droite, créant une nouvelle circulation des publics.

Née à Genève

"Je suis convaincu par l'extraordinaire potentiel de ce musée en matière d'accès à la culture pour le plus grand nombre et de renforcement du lien social, notamment entre générations", complète Thierry Apothéloz, conseiller d'Etat chargé du DCS.

"La bande dessinée est née à Genève au 19e siècle. Deux cents ans plus tard, elle a séduit le monde entier. Il est temps de lui donner un toit dans son lieu d’origine", précise le dessinateur genevois Zep, président de l’AMBDI.

Ce projet est une occasion sans précédent de mettre en valeur le patrimoine genevois de Rodolphe Töpffer. Mais aussi de soutenir le terrain artistique local émergeant et confirmé, ainsi que de développer des activités autour de ce médium artistique.

Patrimoine immatériel

S'inscrivant dans la politique cantonale du livre, la proposition ajoute une pierre au dispositif déjà existant: distinctions telles que les Prix Töpffer et le Prix BD Zoom, ainsi que filières de formation dédiées à la Haute école d’art et de design et à l’Ecole supérieure de bande dessinée.

Et le canton de rappeler que le 9e art, associé à l’illustration et à l’affiche genevoise, est inscrit en tant que tradition vivante dans la liste du patrimoine culturel immatériel suisse selon la Convention de l’UNESCO.

Une soirée, dédiée à la future infrastructure culturelle, se déroulera jeudi à la Villa Sarasin à l'intention des professionnels et des partenaires du projet.

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Culture

Genève est la ville suisse qui dépense le plus pour la culture

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Photo illustration KEYSTONE/Martial Trezzini

Genève, Zurich et Bâle forme le trio de tête des villes suisses qui dépensent le plus pour la culture. Au total, les villes ont injecté près d'un milliard dans la culture en 2019.

Les plus grandes villes de Suisse jouent un rôle central pour la culture. Ce que l'on pouvait supposer depuis longtemps, les dépenses des dix plus grandes villes pour la culture le prouvent désormais. L'Office fédéral de la statistique (OFS) a présenté ces chiffres pour la première fois lundi.

Selon les données de 2019, les villes suisses ont dépensé nettement plus par habitant pour la culture que les cantons ou les communes. Parmi les dix plus grandes villes, Genève occupe la première place, tant pour les dépenses totales (près de 312 millions de francs) que par habitant (1537 francs).

En deuxième position, on trouve Zurich avec 219 millions de francs, suivie de Bâle (193 millions). Suivent Lausanne avec 79 millions et Lugano, 32 millions, a précisé un collaborateur de l'OFS à Keystone-ATS.

Dépense par habitant: Lausanne 3e

Pour les dépenses par habitant, l'ordre est inversé: Bâle arrive en deuxième position avec 1115 francs, devant Lausanne (566 francs) et Zurich (525 francs).

Les cantons viennent encore compléter ces investissements. Zurich a versé 202 millions de francs à la culture en 2019, Vaud 151 millions, Genève 72 mios et le Tessin 46 mios, selon le collaborateur de l'OFS. La ville de Bâle ne reçoit pas de versement cantonal, à l'exception de certains flux venant de Bâle-Campagne.

Le milliard de francs dépensé par les villes pour la culture correspond à environ un tiers de toutes les dépenses culturelles des pouvoirs publics. La Confédération, les cantons et les communes ont engagé un peu plus de trois milliards de francs en 2019, en hausse de 75 millions de francs par rapport à 2018.

Les dépenses culturelles par habitant ont également augmenté: 352 francs en 2019 contre 346 francs l'année précédente.

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Culture

Une genevoise à la tête de l'Office fédéral de la culture

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KEYSTONE/Peter Schneider
Carine Bachmann prendra la tête en février de l'Office fédéral de la culture (OFC). Le Conseil fédéral a annoncé mercredi avoir nommé l'actuelle directrice du Département de la culture de la ville de Genève pour succéder à Isabelle Chassot.

"Grâce à son expérience et son vaste réseau, Carine Bachmann est à même de relever les nombreux défis de la politique, de la participation et de la promotion culturelles", indique le Conseil fédéral mercredi.

Agée de 54 ans, la future directrice est bilingue français-allemand. Elle supervise les musées, les bibliothèques et le soutien à l’art de la ville de Genève depuis 2011. Le Conseil fédéral loue sa vaste expérience du monde culturel, politique, associatif et de l’administration, ainsi que ses excellentes connaissances de gestion dans un environnement national et international.

Carine Bachmann a été programmatrice du Festival international du film et de la vidéo VIPER à Lucerne, puis responsable de la communication et chargée de projets dans différentes ONG. Elle a également fondé CIMERA, une ONG, active dans la promotion de la paix dans le Caucase et en Asie centrale.

Elle est détentrice d'un master en psychologie sociale, sciences du cinéma et droit international public à l’université de Zurich. Elle a aussi obtenu un certificat d’études avancées (CAS) à l’Institut de hautes études en administration publique (IDHEAP) à Lausanne.

Yves Fischer, vice-directeur de l’OFC, assume la direction ad intérim de l’office depuis le départ d'Isabelle Chassot. La Fribourgeoise a été élue en septembre au Conseil des Etats après huit années passées à la tête de l'OFC.

Le chef du Département de l’intérieur Alain Berset adresse "ses sincères remerciements" à Mme Chassot pour son action à la tête de l’OFC. Le conseiller fédéral salue notamment son soutien aux acteurs culturels depuis le début de la pandémie.

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Culture

Trois oeuvres archéologiques de Palmyre restituées à la Syrie

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Parmi les oeuvres restituées, on trouve ce relief funéraire datant du 2e siècle après J.-C. (© MAH, F. Bevilacqua)

Trois oeuvres archéologiques provenant de Palmyre et entrées illégalement en Suisse ont été restituées à la Mission permanente de la République arabe Syrienne auprès des Nations-Unis. Elles se trouvaient depuis 2017 au Musée d'art et d'histoire de Genève.

Cette restitution, effectuée jeudi dernier, fait suite à une demande de la République arabe syrienne en septembre 2020, précise le musée mardi dans un communiqué. A terme, les oeuvres devraient rentrer en Syrie.

Ces trois oeuvres, ainsi que six autres provenant du Yémen et de la Libye avaient été confisquées par le Ministère public de la République et Canton de Genève en 2016.

Alors entreposées aux Ports francs de Genève, elles étaient arrivées en Suisse entre 2009 et 2010, soit avant la chute de Kadhafi en Libye et le début de la guerre civile en Syrie. Elles ont été découvertes lors d'un contrôle de routine effectué par les douanes helvétiques en 2013.

Les oeuvres avaient ensuite été confiées au MAH, qui a choisi de les présenter au public notamment pour montrer que la lutte contre le trafic de biens culturels existe et s'intensifie même.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Cinéma & Séries TV

ITW - Olga, le tiraillement d'une ado entre sa passion et son pays

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"Olga", le premier long métrage d'Elie Grappe est dans la course à l'Oscar pour le meilleur film international. Le film raconte l'histoire d'une jeune gymnaste ukrainienne, qui veut obtenir une place dans l'équipe nationale suisse tandis que des manifestations secouent son pays. Rencontre avec le réalisateur.

Elie Grappe a choisi de placer l'intrigue lors des émeutes de Kiev en 2013 et 2014. Une journaliste, mère d'une jeune gymnaste, reste en Ukraine pour participer aux événements tandis que sa fille Olga, fraîchement arrivée en Suisse, s'entraîne pour les JO.

Le réalisateur de 27 ans était l'invité de Benjamin Smadja

L'idée du film est venue à Elie Grappe après une rencontre avec une violoniste ukrainienne lors de l'un de ses premiers tournages: "elle est arrivée en Suisse juste avant la révolution de Maïdan", explique-t-il à Keystone-ATS.

Le jeune homme, originaire de Lyon et installé en Suisse romande, poursuit : "Les images de la révolution, prises par les manifestants, ont imprégné jusqu'à sa pratique du violon."

Grâce à cette rencontre, Elie Grappe trouve la clé pour se lancer dans son premier long métrage, c'est-à-dire "à la fois filmer la passion d'une adolescente pour la gymnastique. Et en même temps mettre face à face des enjeux individuels et collectifs."

Le claquement de la barre de métal

"Mon personnage a une question : comment concilier son désir individuel avec le cours de l'histoire, avec ce qui se passe autour d'elle. Toute la mise en scène articule cela".

Le contraste est saisissant entre les images d'archives des émeutes, prises par des manifestants - la production du film en a acquis les droits - et le cadre atemporel des montagnes que l'on voit depuis Macolin, là où s'entraîne la jeune gymnaste en exil. "La Suisse, c'est le pays où le personnage est à la fois le plus en sécurité et le plus loin de ce qui se passe chez elle, puisque c'est un pays qui est au centre de l'Europe mais hors de l'UE. Au même moment les révolutionnaires d'Euromaïden en Ukraine revendiquent un rapprochement avec l'Europe plutôt que l'ingérence russe."

"Cette tension entre gymnastique et images documentaires de révolution, c'est aussi ce que vit mon personnage. Ces deux imageries-là n'ont rien à faire ensemble et en même temps n'arrêtent pas de s'entrechoquer."

Pour le son, c'est à peu près le même champ lexical : le claquement de la barre de métal fait écho à ceux des coups pendant les manifestations. "Et c'est exactement ce que vit l'héroïne, c'est-à-dire qu'elle ne peut pas revenir à la gym sans être dans la violence de Kiev."

"Et avec la gymnastique, c'est aussi un exercice de point de vue: il fallait être à la hauteur d'Olga dans sa recherche d'équilibre, de légèreté, de vertige."

Des corps puissants

Filmer des corps de jeunes filles, cela pourrait être délicat actuellement. Il a dû échapper au déterminisme de son regard.

Pour y parvenir, il s'est entouré de gens qui pouvaient le contredire, confronter ce qui allait être ses a priori, comme la scénariste, avec qui il a écrit. Pour l'Ukraine, il a rencontré des sociologues et des historiennes. Et pour la gymnastique, il est allé dès le début de l'écriture à Macolin et au centre olympique ukrainien.

"Très concrètement, il n'y a pas d'équivalent masculin en gymnastique d'une Nadia Comaneci ou d'une Simones Biles. Les filles font des trucs que les garçons ne peuvent pas faire. Et je trouve que ce n'est pas rien à observer."

"D'autant plus aujourd'hui, des corps de jeunes filles autant marqués par leur pratique, par leur passion. Et des corps de jeunes filles puissantes, au cinéma, c'est encore assez peu représenté."

Les vraies gymnastes de l'équipe suisse

La majorité des acteurs sont des non-professionnels, mais les vraies gymnastes de l'équipe suisse. "C'est plus facile qu'avec des professionnels en fait, parce que les gymnastes et le coach de l'équipe nationale font des choses que les acteurs ne savent pas faire", explique le réalisateur, formé à l'ECAL.

Ce qui l'intéressait avant tout, c'était l' "expérience réelle" des interprètes. "Les personnages sont fictifs, mais en revanche les gymnastes s'entraînent 30 heures par semaine, se produisent devant 5000 personnes dans une arène et habitent au Centre de Macolin, loin de leurs parents: tout cela, ce sont des choses qu'elles connaissent."

"J'ai l'impression que mon travail comme directeur d'interprètes, c'était d'organiser pour elles un espace - et de le définir très précisément: les enjeux de la scène, la mise en scène, etc. - pour leur permettre ensuite de le remplir totalement."

"Et d'utiliser leurs propres mots, leurs émotions, leurs expressions, leurs réactions. Et cela a donné aux personnages des couleurs plus intéressantes, plus ambiguës, plus contrastées que ce que j'avais imaginé, que je suis capable d'écrire."

Premier vertige

Elie Grappe travaille déjà à son 2e projet de long métrage avec la maison de production genevoise Point Prod: "c'était bien de se remettre au travail très vite, parce que le premier vertige, c'est celui de la création qui vient... ."

"Olga" a été joué en première mondiale à Cannes cet été et y a été primé comme dans plusieurs autres festivals.

Benjamin Smadja avec ATS

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