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Vers un congé paternité de deux semaines

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L'idée d'instaurer un congé paternité en Suisse fait son chemin. Le Parlement va élaborer un projet prévoyant deux semaines de congé (archives). (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Parlement est tenté par un congé paternité, mais seulement de deux semaines. Grâce au feu vert donné jeudi par une commission du National, un projet concret sera élaboré. Il doit contrer l'initiative populaire exigeant quatre semaines de congé.

La proposition se limitant à deux semaines a été faite en août par la commission compétente du Conseil des Etats qui estimait l'initiative trop audacieuse. Le congé serait à prendre dans les six mois suivant la naissance de l'enfant, soit en bloc, soit sous forme de journées isolées. Sur le modèle de l'assurance maternité, il serait financé via les allocations pour perte de gain (APG).

Ce serait un contre-projet indirect à l'initiative "Pour un congé de paternité raisonnable - en faveur de toute la famille" qui exige un congé paternité de 20 jours pouvant être pris de manière flexible dans l'année qui suit la naissance de l'enfant.

Initiative maintenue

Jeudi, la commission de l'éducation du Conseil national a soutenu par 15 voix contre 9 l'initiative de la commission du Conseil des Etats. "Beaucoup auraient aimé avoir un congé de quatre semaines, mais il faut être réaliste, deux semaines constituent un compromis helvétique", a commenté sa présidente Christine Bulliard (PDC/FR).

D'autres alternatives ont été étudiées en commission, notamment l'introduction d'un congé parental avec une hausse des déductions fiscales pour la garde d'enfants, a-t-elle précisé. Toutes les variantes ont été rejetées, principalement afin que le dossier puisse avancer, selon la présidente.

Un projet devrait être mis en consultation en janvier et les Chambres pouvoir le traiter à l'automne 2019 pour le Conseil des Etats puis en hiver par le National.

Le Parlement a finalement reconnu la nécessité du congé paternité, se sont félicités les initiants. Pas question pour autant d'abandonner l'initiative. L'exigence des quatre semaines de congé est déjà un compromis tout à fait réalisable, écrit l'Association "le congé paternité maintenant" dans un communiqué.

Suisse mauvaise élève

La Suisse ne fait pas figure de bonne élève en matière de congé parental. La Commission fédérale de coordination pour les questions familiales a publié en août une analyse prônant un congé de 38 semaines. Selon ce modèle, le père devrait profiter de minimum huit semaines avec son enfant, et la mère de quatorze. Les semaines restantes pourraient être réparties selon les besoins des parents.

La commission avait déjà proposé ce modèle en 2010. Elle souhaite ainsi promouvoir l'engagement des pères dans les tâches parentales et domestiques.

Source ATS

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Economie

L'industrie helvétique ralentit

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Dans l'industrie, au vu du faible niveau des carnets de commandes, les sociétés achètent moins d'intrants et la constitution des stocks ralentit (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

L'industrie suisse a ralenti en janvier, tant au niveau de la production que des entrées de commandes. La majeure partie des entreprises notent cependant une amélioration au niveau de la chaîne d'approvisionnement et des prix des intrants.

L'indice suisse des directeurs d'achat (PMI) a ainsi reculé de 5,2 points sur un mois à 49,3 points, glissant ainsi en-dessous du seuil de croissance, défini à 50 points. Sur un an, le repli s'inscrit même à 14,4 points, indique mercredi Credit Suisse et Procure.ch.

"Pour la première fois depuis juillet 2020, le PMI se retrouve sous le seul de croissance. (...) La perte de dynamisme de l'industrie, observée depuis l'automne 2021, se traduit maintenant en une véritable baisse", font remarquer les auteurs du relevé mensuel.

Les chiffres de janvier sont nettement inférieurs aux attentes des économistes sondés par l'agence AWP. Ces derniers anticipaient un indice PMI dans l'industrie entre 52,0 et 54,3 points.

Au niveau des sous-composants de l'indice, la production a reculé à 49,1 points, une première depuis l'été 2020. Les entrées de commandes se sont contractées davantage à 43,3 points (-7,4 points), ce qui laisse augurer une faible production au cours des prochains mois.

"Etant donné le bas niveau des carnets de commandes, les sociétés achètent moins d'intrants et la constitution des stocks ralentit", indique le communiqué.

Des éclaircies sont cependant à observer du côté des prix. Presque deux tiers des sociétés interrogées ont relevé que les prix d'achat pour les intrants, après une envolée en 2022, ont diminué ou sont restés stables. En outre 90% des firmes ne sont plus confrontées à des longs délais de livraison, comme c'était le cas auparavant.

Par ailleurs, la situation sur le marché du travail demeure bonne. Uniquement 6% des sociétés ayant pris part au sondage réduisent leurs effectifs tandis que presque un quart les renforcent.

Rebond des services

L'évolution est différente dans le secteur des services. Le PMI pour les services a retrouvé des couleurs en janvier et s'est étoffé de 7,2 points sur un mois à 56,7 points. En comparaison annuelle, l'indicateur est quasi-stable (+0,3%).

Le PMI de services étant beaucoup plus volatile en glissement mensuel, la hausse ne doit cependant pas être surinterprétée, avertissent les auteurs de l'étude. "Dans l'ensemble, la croissance du secteur des services décélère mais reste positive."

Le taux d'occupation et les commandes se sont étoffés le mois dernier. Cependant environ 50% des entreprises restent confronter à des hausses de prix au niveau des achats mais uniquement 20% relèvent par après leurs tarifs, ce qui pèse sur les marges.

Dans les services, le consensus AWP était attendu entre 48 et 51 points.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Glencore: production en hausse pour le charbon

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Entre janvier et décembre, la production de charbon de Glencore a atteint 110 millions de tonnes, en progression de 6% sur un an (archives). (© KEYSTONE/EPA/MARTIN DIVISEK)

Le géant zougois des matières premières Glencore a dévoilé mercredi un volume de production en hausse pour le charbon et le cobalt mais en baisse pour celui du cuivre. La direction maintient ses objectifs de production pour 2023.

Entre janvier et décembre, la production de charbon a atteint 110 millions de tonnes, en progression de 6% sur un an, selon le rapport annuel de production du groupe minier zougoise qui rappelle l'acquisition complète de Cerrejón en début d'exercice.

L'extraction de cuivre a reculé de 12% sur un an, à 1058,1 kilotonnes, en raison notamment des effets de la vente d'Ernest Henry en janvier ou de contraintes géotechniques à Katanga, rapporte le communiqué.

Le cobalt a de son côté vu sa production bondir de 40% à 43,8 kilotonnes, grâce au redémarrage de Mutanda au quatrième trimestre 2021, souligne Glencore.

Le charbon et le cobalt surpassent les attentes de l'entreprise. Seul le cuivre reste en deçà des objectifs.

La direction de Glencore a renouvelé ses objectifs de production pour l'exercice en cours. Elle s'attend à une production totale de 4,0 millions de tonnes contre 4,1 millions précédemment.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Novartis: rémunération en baisse pour le directeur général en 2022

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Le patron de Novartis Vasant Narasimhan a vu sa rémunération totale fondre de près d'un quart, à 8,5 millions de francs (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le patron de Novartis Vasant Narasimhan a vu sa rémunération totale fondre de 24,7%, soit 2,7 millions de francs, à un total de 8,5 millions de francs l'an dernier.

Cette baisse s'explique essentiellement par les mauvais résultats du plan de performance à long terme (LTPP) sur la période 2020-2022, écrit Novartis dans son rapport annuel diffusé mercredi. Les objectifs n'ont en effet été atteints qu'à 57%, essentiellement en raison de la baisse des ventes en 2020 et 2021 en raison de la pandémie de Covid-19.

Si le salaire de base de 1,8 million est resté stable, les rémunérations variables liées à la performance se sont nettement contractées.

L'enveloppe dédiée à l'ensemble du comité exécutif s'est érodée à 49,4 millions, contre 56,6 millions en 2021.

Du côté du conseil, le président Jörg Reinhardt a perçu comme un an auparavant 3,8 millions de francs. Les autres membres de l'organe de surveillance se sont partagés 8,5 millions, contre 8,6 millions un an auparavant.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Des Indonésiens déposent plainte à Zoug contre le cimentier Holcim

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L'île indonésienne de Pulau Pari a déjà été inondée à plusieurs reprises en raison de la montée des eaux consécutive au changement climatique. Pour ses habitants, le groupe suisse Holcim, l'un des plus gros pollueurs au monde, est coresponsable. (© KEYSTONE/EPA/MAST IRHAM)

Quatre ressortissants indonésiens ont déposé plainte contre Holcim à Zoug. Ils tiennent le cimentier pour responsable des dégâts provoqués par le changement climatique sur leur île, régulièrement inondée en raison de la montée des eaux. Holcim rejette ces accusations.

Les plaignants réclament à Holcim, basé à Zoug, "une indemnisation proportionnelle aux dégâts causés par les changements climatiques et une participation au financement des mesures de protection contre les inondations", ont indiqué mercredi dans un communiqué trois ONG qui soutiennent ces habitants de l'île de Pulau Pari, au nord-ouest de Jakarta.

Pour ces associations, dont l'Entraide protestante suisse (EPER), il s'agit de la première procédure civile ordinaire engagée en Suisse contre un groupe pour son rôle dans le réchauffement climatique.

Un des plus gros pollueurs

Dans la plainte, déposée lundi devant le tribunal cantonal, les Indonésiens invoquent une '"atteinte à la personnalité, causée par les émissions de CO2 disproportionnées de Holcim, tant passées que futures, qui ont entraîné des dommages". La procédure fait suite à l'échec, selon les ONG, d'une séance de conciliation en octobre dernier avec Holcim.

L'île de Pulau Pari a été inondée à plusieurs reprises l'année dernière, provoquant de gros dégâts. Pour les habitants, cela ne fait aucun doute: ces catastrophes se produiront toujours plus souvent lors des tempêtes, en raison de l'élévation du niveau de la mer provoquée par le réchauffement. Une situation qui menace l'existence de l'île et celle de ses 1500 habitants.

Pour ces derniers, Holcim, leader mondial du ciment et qui fait partie des 50 entreprises qui émettent le plus de CO2 au monde, est coresponsable de la crise climatique et de la situation critique sur l'île de Pari.

Stratégie critiquée

Les ONG s'en prennent aussi aux engagements du groupe suisse en matière de protection du climat. Elles les jugent insuffisants et trop tardifs pour atteindre l'objectif fixé dans l'accord de Paris sur le climat, soit de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré.

Les organisations critiquent notamment le fait que le groupe prévoit surtout une réduction des émissions par tonne de ciment, et non une réduction absolue de ses émissions. Dans un rapport transmis aux médias, l'EPER formule aussi des objections de type méthodologique sur la stratégie climatique d'Holcim.

Lors de la séance de conciliation, Holcim n'aurait pas donné suite aux demandes des ONG de revoir ses objectifs à la hausse. D'où l'action en justice.

Accusations rejetées

Contacté par Keystone-ATS, Holcim a rejeté ces accusations. Pour lui, les procédures judiciaires qui se concentrent sur des entreprises individuelles ne constituent pas un mécanisme efficace pour maîtriser la complexité globale de la protection du climat.

La protection du climat est une priorité absolue pour Holcim et figure au coeur de la stratégie de l'entreprise, ajoute-t-il dans une prise de position écrite. Le cimentier poursuit une "approche scientifiquement fondée" avec les objectifs "zéro net" de la branche, en accord avec la trajectoire de 1,5 degré.

Presque tous les Etats du monde ont réaffirmé en 2015 à Paris leur volonté de limiter l'augmentation globale de la température due à l'effet de serre à 1,5 degré.

Holcim assure concentrer ses efforts sur des partenariats tout au long de la chaîne de création de valeur du secteur de la construction afin d'accélérer la transition vers une consommation d'énergie nulle nette.

L'entreprise, qui compte parmi les principaux producteurs de matériaux de construction au monde, emploie près de 70'000 personnes et a réalisé en 2021 un chiffre d'affaires de 26,8 milliards de francs, en hausse de 11,3%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Baloise investit dans la jeune pousse allemande Tronity

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La jeune pousse allemande Tronity est spécialisée dans les solutions destinées aux utilisateurs de voitures électriques (archives). (© KEYSTONE/AP/DAVID ZALUBOWSKI)

L'assureur Baloise investit dans la jeune pousse allemande Tronity, spécialisée dans les solutions destinées aux utilisateurs de voitures électriques. Les détails financiers de ce partenariat n'ont pas été divulgués.

Fondée en 2020 à Mannheim, Tronity compte actuellement une communauté de plus de 25'000 membres qui ont recours à ses services et a déjà enregistré plus de 10 millions de trajets réalisés par ses clients, selon le communiqué publié mercredi.

Les conducteurs et conductrices de véhicules électriques inscrits auprès de Tronity peuvent notamment transférer les données de leur véhicule sur un site ou une application qui leur permet de mieux en gérer les coûts.

L'assureur compte par ailleurs offrir les services de Tronity à sa clientèle mais aussi à ceux de l'entreprise d'autopartage GoMore et la plateforme Mobiko, des sociétés dans lesquelles Baloise a également investi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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