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Père abuseur (VD): rapport Rouiller très sévère envers le SPJ

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L'ancien président du Tribunal fédéral Claude Rouiller (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Chargé par le canton de Vaud d'enquêter sur les dysfonctionnements qui ont permis à un père d'abuser de ses enfants durant des années, Claude Rouiller a présenté son rapport. Il se montre très sévère avec le Service de protection de la jeunesse et la Justice de paix.

"Les défauts organiques de l'action du Service de protection de la jeunesse (SPJ) sont graves et le lien de causalité entre ces défauts et le malheur des enfants X est incontestable", écrit lundi l'ancien juge fédéral Claude Rouiller.

Proactivité inexistante

A ces manques s'ajoutent les carences de la Justice de paix en sa qualité d'autorité judiciaire de protection de l'enfant (APEA), poursuit l'homme de loi. "L'implication insuffisante et la proactivité quasi inexistante de la Justice de paix sont les phénomènes les plus remarquables apparus dans cette affaire".

Fin mars, l'émoi avait été très vif lorsque le drame avait éclaté au grand jour à l'occasion du procès à Yverdon-les-Bains (VD). Le père de huit enfants nés entre 1996 et 2014 était condamné à 18 ans de prison pour avoir abusé de ses enfants pendant plus de dix ans. Sa femme accusée de complicité écopait de 36 mois de prison, assortis d'un sursis partiel de 30 mois. Le père a fait recours.

Incompréhension générale

Outre le sentiment d'horreur face aux actes commis, une incompréhension quasi générale avait percé: comment de tels crimes ont-ils pu rester cachés alors que cette famille a été suivie pendant des années par différents services de l'Etat?

Pour répondre à cette question, le Conseil d'Etat a demandé à Claude Rouiller de mener une enquête administrative. Au final, le rapport de l'ancien président du Tribunal fédéral compte 184 pages. Entre début avril et fin juin, pas moins d'une cinquantaine d'auditions ont été menées.

Extraire du milieu nocif

Le constat dressé est confondant. "Les enfants qui (...) ont été les victimes de ces agissements ont été maintenus pendant toute leur enfance et toute leur adolescence, par décision des autorités judiciaires et administratives chargées de les protéger, dans un milieu propice à la commission de tels actes", relève Claude Rouiller.

Cela "sans que nul ne prévienne la commission de tels actes, ne les détecte ou ne les réprime à temps, en dépit d'indices convergents. Il a fallu, pour que ces enfants soient extraits de ce milieu pernicieux, une dénonciation déposée par la fille aînée H, après qu'elle fut devenue majeure", souligne le rapport.

"Que du feu"

Pour briser la spirale infernale, il aurait fallu agir résolument et sortir les enfants des griffes de leurs parents. La protection de l'enfant est "une priorité absolue". Le SPJ et l'APEA ont commis l'erreur de maintenir "indéfiniment la curatelle éducative de 1997 (...) alors que tout démontrait que cette mesure minimale n'était plus appropriée à la sauvegarde du bien des enfants X".

"Enseignants, éducateurs, collaborateurs de référence, puéricultrice, médecins, tous n'y ont vu que du feu", estime l'enquêteur. Pourtant en 2002 déjà, "on ne pouvait ignorer que la promiscuité et le climat de la maison X" étaient très malsains. Début 2004, "on avait discuté en réseau d'une suspicion d'abus sexuels."

Juge de protection

Face à ces déficiences, Claude Rouiller émet de nombreuses recommandations, dont l'institution d'un juge de protection de l'enfant. L'ancien magistrat prône également des visites inopinées au domicile des familles ou l'audition circonstanciée des enfants séparément et hors de la présence des parents. Sans oublier la mise en oeuvre des recommandations que la Cour des comptes a émises en février 2016.

Source ATS

1 commentaire

1 commentaire

  1. Une révoltée

    26 septembre 2018 à 18 h 51 min

    Cela ne m'étonne pas! Mon enfant a pu parler à la police, au SPJ, à une juge en audition SEUL, dire ce qu'il a vécu et pour l'instant le SPJ et la justice l'oblige a voir son abuseur! Il me parle de suicide tous les soirs et moi, je ne peux rien faire car on me menace de me l'enlever. La protection des enfants se fout de notre gueule et fabrique même de futurs abuseurs, ainsi ils sont sûrs de continuer à recevoir des mandats

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Actualité

Un nouveau millionnaire au tirage du Swiss Loto

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Swiss Loto a fait un nouveau millionnaire mercredi soir (Photo prétexte). (© KEYSTONE/THOMAS DELLEY)

Le Swiss Loto a fait un nouveau millionnaire mercredi. Un joueur a coché les six bons numéros et empoche 1 million de francs. Pour gagner le gros lot, il fallait cocher le 3, 13, 33, 38, 39 et 41. Le numéro chance était le 5, le rePLAY le 9 et le Joker le 146232.

Le gagnant a fait valider son bulletin à la Tour-de-Peilz (VD), a précisé la Loterie romande. Lors du prochain tirage samedi, 12,2 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

Arrivées: l'OMS salue la décision suisse de lever les quarantaines

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus appelle les gouvernements à adapter rapidement leurs dispositifs de santé face au variant Omicron dans les différents pays (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) salue la décision du Conseil fédéral de lever les quarantaines pour les voyageurs venant de pays où Omicron circule. Son chef a appelé les Etats à adapter rapidement leurs dispositifs de santé publique face au nouveau variant.

Omicron "pourrait avoir un impact important" sur la pandémie, a affirmé mercredi à la presse Tedros Adhanom Gebreyesus. "Il est encore difficile" d'évaluer l'impact d'Omicron tant que des données plus larges ne sont pas obtenues. Alors qu'il est trop tôt pour donner une évaluation significative, le directeur général appelle tous les pays à davantage de surveillance de la pandémie pour obtenir davantage d'indications.

Les gouvernements ne devaient pas attendre que les hôpitaux se remplissent pour réévaluer leurs plans nationaux en fonction des conditions actuelles et de leurs dispositifs, selon lui. "Merci", a-t-il affirmé après la décision du Conseil fédéral de ne plus imposer de quarantaines aux personnes arrivant de territoires où Omicron circule.

Comme l'OMS le fait depuis des semaines, M. Tedros a répété que le nouveau variant semble provoquer davantage de réinfections et être moins dangereux que Delta. Sur les vaccins, l'organisation réitère que les mutations nombreuses d'Omicron semblent diminuer les anticorps neutralisants mais qu'il est trop tôt pour savoir si l'efficacité des vaccins est réduite. Elle pense toutefois que ceux-ci devraient toujours fonctionner.

Pfizer BioNTech a affirmé mercredi qu'une troisième dose de vaccin garantit une protection tout aussi importante contre Omicron. Pour autant, la cheffe scientifique de l'OMS Soumya Swaminathan maintient la recommandation d'un moratoire sur celle-ci, sauf pour les personnes immuno-compromises. Il faut d'abord immuniser ceux qui ne le sont pas encore.

Vers un échec sur l'objectif de vaccination

Autre problème, difficile de dire quelle est la part de cas Omicron parmi les nouvelles infections. En Afrique, où celles-ci ont progressé de 79% la semaine dernière, les nouvelles contaminations ont beaucoup augmenté dans les zones où Delta est peu présent.

Davantage d'indications devraient être obtenues "dans les prochains jours", a ajouté une épidémiologiste de l'OMS. Il faudra pouvoir évaluer rapidement comment Omicron peut ou non dépasser Delta dans les différents pays.

En revanche, l'OMS laisse déjà penser que l'objectif d'immuniser 40% de la population de tous les pays d'ici la fin de l'année ne sera pas atteint. Plus de 50 Etats ne devraient pas réussir en raison des problèmes d'approvisionnement, selon l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Une exoplanète géante qui repousse les frontières du possible

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L'exoplanète (en bas à droite) et sa paire de soleils (à gauche), capturés par l'instrument SPHERE du Very Large Telescope au Chili. (© European Southern Observatory/Janson et al./UZH)

Une équipe internationale avec participation suisse a découvert une exoplanète géante gazeuse orbitant autour de deux soleils, dans une configuration que l'on croyait jusqu'ici impossible. Ce système est le plus massif et le plus chaud découvert à ce jour.

Cette planète des superlatifs se situe dans le système "b Centauri" à 325 années-lumière de la Terre, un système qui comprend une paire d'étoiles ayant au moins six fois la masse de notre Soleil et trois fois plus chaud. Il héberge pourtant la planète "b Centauri b", géante gazeuse faisant dix fois la masse de Jupiter, soit une des planètes les plus massives jamais découvertes.

De surcroît, cette planète orbite autour de son double soleil à une distance 100 fois plus grande que celle séparant Jupiter du Soleil, ont indiqué mercredi l'Ecole polytechnique fédérale et l'Université de Zurich, qui ont participé à ces travaux.

"Jusqu'ici, peu de planètes ont été découvertes autour d'étoiles faisant plus de deux fois la masse de notre Soleil", explique Sascha Quanz, professeur d'exoplanètes à l'EPFZ et membre du Pôle de recherche national PlanetS, cité dans le communiqué.

"De précédentes études arrivaient même à la conclusion que la présence de planètes géantes à proximité d'étoiles ayant plus de trois fois la masse du Soleil pourrait être impossible", ajoute le chercheur. Cela notamment en raison de la force gravitationnelle de l'étoile, qui absorbe toute la matière disponible dans les environs, et de la chaleur extrême qui vaporiserait le peu qu'il en reste.

"Cet éloignement de la paire d'étoiles centrale et le rayonnement réduit qui en découle sont peut-être la clé de la survie de la planète", suppose Lucio Mayer professeur d'astrophysique à l'Université de Zurich. On ignore toutefois comment elle a pu se former.

Cette découverte, rendue possible grâce au Very Large Telescope (VLT) de l'Observatoire européen austral (ESO) au Chili, "a complètement changé notre vision des étoiles massives en tant qu'hôtes de planètes", note encore Markus Janson, professeur d'astronomie à l'Université de Stockholm et premier auteur de ces travaux publiés dans la revue Nature.

Les scientifiques comptent maintenant sur l'Extremely Large Telescope (ELT) de l'ESO, qui devrait commencer ses observations au cours de cette décennie encore, pour en savoir plus.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Nestlé cède des titres L'Oréal, les investisseurs comblés

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Après cette transaction, Nestlé détiendra encore 20,1% de L'Oréal, contre 23,2% jusqu'ici. (Archives) (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Nestlé a annoncé mardi soir qu'il entendait vendre 22,26 millions d'actions du fabricant de cosmétiques français L'Oréal au prix de 400 euros pièce, soit un total de 8,9 milliards d'euros (environ 9,3 milliards de francs).

Après cette transaction, Nestlé détiendra encore 20,1% de L'Oréal, contre 23,2% jusqu'ici. Dans son communiqué, le groupe veveysan précise qu'il continuera de soutenir entièrement la stratégie de création de valeur de l'entreprise française. Il conservera deux sièges au conseil d'administration.

L'action Nestlé réagissait positivement à cette annonce.

Dans la foulée, l'organe de surveillance de Nestlé a décidé de remplacer l'actuel programme de rachat d'actions par un nouveau, qui débutera le 3 janvier prochain. Il portera sur un montant de 20 milliards de francs et s'étendra sur la période de 2022 à 2024. Au total, Nestlé prévoit de racheter pour 10 milliards de francs de ses propres titres en 2022.

L'actuel programme de rachat d'actions s'achèvera le 31 décembre prochain. Au 7 décembre, Nestlé avait racheté 120'289'800 de ses titres pour un montant total de 12,7 milliards de francs, soit un prix moyen de 105,61 francs l'unité.

Le conseil d'administration et la direction générale confirment leur volonté d'investir dans les activités principales de l'alimentation, des boissons et de la santé nutritionnelle. Si d'importantes acquisitions devaient intervenir en 2022, le nouveau programme de rachat d'actions serait ajusté en conséquence. Le volume mensuel des rachats dépendra des conditions du marché.

Les analystes positifs

Pour les analystes d'UBS, le programme de rachat d'actions annoncé par Nestlé devrait avoir pour conséquence une diminution du ratio dette nette/EBTDA à 1,5x, contre 2,0x précédemment. La transaction sera globalement neutre en termes de bénéfice par action pour le groupe vaudois, écrit Guillaume Delmas, analyste.

Le programme de rachat d'actions aura un impact positif de 2% sur le bénéfice par action de Nestlé en termes cumulatifs, mais sera neutre, voire légèrement dilutif pour l'exercice 2022, écrit Martin Deboo, de Jefferies.

"C'est une bonne affaire pour les deux", note Jefferies. "Nous pensons que cette annonce sera bien accueillie par le marché, de la part des deux parties", notent les analystes.

Cette opération constitue également un nouveau fait d'armes pour le directeur général Mark Schneider dans le contexte de son programme de transformation inexorable de Nestlé.

"La transaction proposée est intelligente, permettant à Nestlé de conserver toutes les opportunités en matière de fusions et acquisitions et de retour de liquidités aux actionnaires", constate Andreas Venditti, chez Vontobel. "Ces derniers mois, Nestlé a pris la position de leader en termes d'innovation, de numérisation et de durabilité, creusant ainsi l'écart avec la concurrence", écrit l'analyste.

Vers un divorce à l'amiable?

"Nous n'excluons pas qu'une nouvelle opération de ce type puisse se produire dans les années à venir, lorsque Nestlé souhaitera vendre des actions", note pour sa part Loïc Morvan, de Bryan Garnier. Martin Deboo, de Jefferies, se demande également s'il s'agit là du début divorce à l'amiable.

Mercredi à 13h43, le titre Nestlé avançait de 1,64% à 123,88 francs. L'indice SMI progressait pour sa part de 0,99%. Celui de L'Oreal grappillait 0,35% à la Bourse de Paris, alors que l'indice CAC 40 lâchait 0,13%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Actualité

La Suisse compte 12'598 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

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En Suisse, 66,17% de la population est entièrement vaccinée (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Suisse compte mercredi 12'598 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 34 décès supplémentaires et 113 malades ont été hospitalisés.

Le nombre de nouveaux cas quotidiens annoncés mercredi pourrait constituer un nouveau record. L'OFSP a toutefois fait évoluer ses méthodes de calcul depuis le début de la pandémie. Les deux périodes restent donc difficiles à comparer, notamment au vu du nombre de tests réalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 76'147 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 16,54%.

Le variant Omicron correspond à 3,6% des variants du coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires ces sept derniers jours. Seule une petite proportion des cas recensés en Suisse fait l’objet d’un séquençage. Il est notamment mené sur les malades du coronavirus provenant d'un pays d'Afrique australe et sur les proches de ces personnes

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 115'106, soit 1321,64 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,20. Les patients Covid-19 occupent 30,50% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 81,70%.

Par ailleurs, 66,17% de la population du pays est entièrement vaccinée. 36,58% des personnes âgées de 65 ans et plus ont déjà reçu une dose de rappel.

Depuis le début de la pandémie, 1'090'906 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 13'341'599 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 11'326 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 36'404.

Le pays dénombre par ailleurs 56'375 personnes en isolement et 38'919 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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