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Un tiers de clients en moins pour les CFF, à cause du coronavirus

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Le recul du nombre de pendulaires durant la pandémie a contribué à la perte des CFF (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les CFF ont encore fortement été touchés par le coronavirus en 2021. Le volume de passagers a été de plus d'un tiers inférieur à celui de 2019, avant la pandémie. Cela s'est traduit par un déficit de 325 millions de francs.

La perte, qui s'élevait à 617 millions de francs l'année précédente, s'est toutefois fortement réduite, a relevé mardi devant les médias la présidente du conseil d'administration des CFF Monika Ribar. Cette réduction de 47,3% par rapport à 2020 a été obtenue grâce au soutien des pouvoirs publics, à des recettes plus élevées et à des mesures d'économie. Les subventions sont passées de 277 millions à 330 millions.

En raison des résultats négatifs de 2020 et 2021, l'endettement de la compagnie ferroviaire a augmenté de 720 millions de francs, pour atteindre plus de 11 milliards. Le taux de couverture de la dette est de 13,7%, soit plus du double de la limite de 6,5% fixée par la Confédération.

Plans d'économies ambitieux

Au total, la pandémie devrait coûter environ 3 milliards de francs aux CFF, a souligné le directeur financier Franz Steiger. Afin de reprendre le contrôle de sa situation financière, l'ex-régie fédérale nourrit des plans d'économies "ambitieux": elle veut dépenser 6 milliards de francs de moins d'ici 2030.

Concrètement, M. Steiger a entre autres évoqué une baisse des coûts dans l'administration, une évaluation des investissements, ou encore un effort dans la numérisation pour améliorer l'efficacité. A ces 6 milliards, s'ajoutent 80 millions de francs d’économies annuelles attendues par la Confédération de 2024 à 2030.

L'entreprise se montre toutefois confiante pour l'avenir grâce à l'avantage écologique du rail. A long terme, la demande va donc fortement augmenter et les CFF veulent répondre aux nouveaux besoins de la clientèle par des offres plus flexibles.

Reconquérir la clientèle

Dans leur stratégie 2030, les CFF s'attendent à une diminution du nombre de pendulaires, mais à une augmentation du trafic de loisirs. A plus court terme, les CFF veulent reconquérir la clientèle qui a déserté les gares pendant la pandémie, a relevé le directeur général Vincent Ducrot.

Pour cela, ils vont tester de nouvelles formules d'abonnement, proposer des surclassements journaliers dégriffés, améliorer l'information à la clientèle en cas de perturbation, assurer des liaisons supplémentaires vers la montagne et l'étranger, offrir des places supplémentaires pour les vélos, ou encore rendre les gares plus attrayantes.

Un tiers de passagers en moins

En termes de fréquentation, le nombre de passagers a augmenté en 2021 de 4,9% par rapport à l'année précédente. Le volume a toutefois été inférieur de 33,1% au niveau de 2019. Au total, 885'000 passagers ont voyagé chaque jour avec les CFF. Au final, le trafic voyageurs a enregistré une perte de 495 millions, contre 669 millions un an plus tôt.

Dans le trafic régional, une perte de 21,3 millions a été enregistrée, fortement réduite grâce au paquet de soutien Covid de la Confédération. En revanche, la perte de 478 millions dans le trafic grandes lignes a été supportée par les CFF.

L'amélioration par rapport à 2020 est à mettre sur le compte du trafic de loisirs, qui s'est mieux rétabli que le trafic pendulaire. Dans le trafic international, le taux d'occupation a été d'environ un tiers inférieur à celui d'avant la pandémie, même si certaines destinations ont retrouvé leur niveau de 2019.

La branche immobilière a contribué à la stabilisation du résultat des CFF, avec un bénéfice de 274 millions de francs (+30 millions sur un an). La filiale de transport de marchandises CFF Cargo a maintenu un chiffre d'affaires stables, toutefois inférieur de 10,3% à celui de 2019. Son résultat s'est lui amélioré, notamment grâce aux subventions de la Confédération.

Meilleure ponctualité

Contrairement à 2020, les CFF n'ont pas réduit leur horaire l'an dernier. Seule la vague du variant Omicron les a contraints à prendre des mesures ponctuelles début 2022. Grâce à une bonne planification des chantiers et à une diminution du nombre de dérangements, la compagnie a enregistré le deuxième meilleur résultat de son histoire en termes de ponctualité.

La satisfaction de la clientèle s'est également améliorée dans l'ensemble. Elle a toutefois été bien plus faible en Suisse romande, en raison des nombreux travaux, a relevé Vincent Ducrot. Le niveau le plus bas a coïncidé avec l'interruption du trafic pendant plusieurs jours sur l'axe Lausanne-Genève en novembre, en raison d'un affaissement des voies à Tolochenaz (VD).

Le problème de pénurie au niveau du personnel des locomotives est par ailleurs en passe d'être résolu, s'est réjoui le directeur général. La satisfaction du personnel a globalement continué de s'améliorer.

Les CFF doivent toutefois faire un effort pour devenir un employeur plus attractif, notamment dans la conciliation de la vie privée et vie professionnelle, estime le Syndicat du personnel des transports (SEV). "C'est le seul moyen de pallier les départs en retraite à venir", souligne sa vice-présidente Valérie Solano.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Sport

Lausanne peut assurer son maintien

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Pafundi et le LS peuvent sauver leur peau dès samedi (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Relegation Group de la Super League a livré un premier verdict avec la chute de Stade Lausanne-Ouchy, qui retrouvera la Challenge League. Le nom du barragiste pourrait être connu samedi.

Avant-dernier du classement après 36 rondes, Grasshopper accuse en effet quatre longueurs de retard sur Lausanne-Sport - et six sur Yverdon - à deux journées de la fin. Les Sauterelles accueillent samedi à 18h Bâle, alors que le LS affrontera le SLO à la Pontaise dans le même temps.

Lausanne reste sur quatre matches sans victoire (trois défaites, un nul), alors que Grasshopper est invaincu depuis trois rencontres (deux victoires, un nul). La formation vaudoise serait donc bien inspirée de se mettre à l'abri avant la dernière journée, lors de laquelle un certain LS-GC est programmé le 21 mai.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

La Corée du Nord confirme avoir tiré un missile vendredi

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Kim Jong-un a supervisé le test de missiles, selon KCNA (archives). (© KEYSTONE/AP)

La Corée du Nord a confirmé samedi avoir procédé la veille au tir d'essai d'un missile balistique tactique vers la mer du Japon. Selon l'agence d'Etat KCNA, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, qui a supervisé le test, a promis d'accroître la force nucléaire du pays.

Il s'est dit "très satisfait" du tir effectué dans le cadre d'une mission visant à évaluer la "précision et la fiabilité" d'un nouveau système de navigation autonome, a précisé l'agence de presse.

Le même jour, Kim Jong-un a visité une installation de production militaire et a appelé à "renforcer plus rapidement la force nucléaire [...] sans interruption et sans hésitation", selon KCNA. "Les ennemis auront peur et n'oseront pas jouer avec le feu que lorsqu'ils seront témoins du dispositif de combat nucléaire de notre Etat", a déclaré M. Kim.

300 km

L'armée sud-coréenne avait signalé vendredi avoir détecté le lancement de "plusieurs objets volants présumés être des missiles balistiques à courte portée" de la région de Wonsan, dans l'est de la Corée du Nord.

Ces missiles ont parcouru environ 300 kilomètres avant de s'abîmer dans la mer à l'est de la péninsule coréenne, a précisé l'état-major interarmées de la Corée du Sud.

Ce tir est le dernier d'une série d'essais effectués par la Corée du Nord, qui a lancé des missiles de croisière ainsi que des armes tactiques et hypersoniques au cours des derniers mois dans le but, selon ce pays doté de l'arme nucléaire, d'améliorer ses capacités défensives.

Washington et Séoul affirment que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a expédié des armes à Moscou, ce qui tomberait sous les sanctions de l'ONU.

Ce lancement est intervenu quelques heures après un démenti par la puissante soeur du dirigeant Kim au sujet d'accusations selon lesquelles Pyongyang fournirait des armes à la Russie pour sa guerre en Ukraine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le bilan de la tempête "exceptionnelle" à Houston passe à 7 morts

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Les rafales de vent ont atteint jusqu'à 160 km/h à Houston. (© KEYSTONE/AP/David J. Phillip)

Le bilan de la tempête qui a provoqué d'importants dégâts jeudi à Houston, la plus grande ville du Texas, est passé à sept morts, ont annoncé vendredi les autorités locales. Le premier bilan faisait état de quatre morts.

Parmi les trois nouveaux décès enregistrés figure une femme de 85 ans morte après que son mobile home a été frappé par la foudre et complètement détruit par les flammes, a affirmé le shérif du comté d'Harris.

Un homme de 60 ans a également été retrouvé mort vendredi après avoir tenté de remplir sa bonbonne d'oxygène avec la batterie de son pick-up, en raison des coupures de courant généralisées. Et un homme de 57 ans s'est effondré après avoir tenté de déplacer un poteau électrique abattu par la tempête.

Ecoles fermées

"Nous avons subi des dégâts importants dans les immeubles de bureaux du centre-ville, qui ont perdu leurs fenêtres [...] Plus de 800'000 familles sont privées d'électricité", avait déclaré jeudi le maire John Whitmire, qualifiant cette tempête d'"exceptionnelle".

Les établissements scolaires de cette ville de 2,4 millions d'habitants, la quatrième plus importante des Etats-Unis, sont fermés vendredi.

Des images diffusées par les chaînes de télévision locales et sur les réseaux sociaux montrent comment, sous la puissance des rafales de vent, qui ont atteint jusqu'à 160 km/h, des arbres et des poteaux électriques sont tombés et des fenêtres d'immeubles ont volé en éclats.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Zelensky s'attend à une offensive plus large des troupes russes

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Volodymyr Zelensky redoute plusieurs vagues d'assaut des soldats russes sur la région de Kharkiv. (© KEYSTONE/EPA/TOMS KALNINS)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit s'attendre, dans un entretien à l'AFP, à une offensive russe plus large dans le nord et dans l'est de l'Ukraine. Selon lui, l'assaut dans la région de Kharkiv vise à prendre la capitale régionale éponyme.

Les Russes "ont lancé leur opération. Elle peut être constituée de plusieurs vagues et ça, c'est leur première vague", a assuré le président ukrainien, alors que la Russie vient d'engranger ses plus grands gains territoriaux depuis fin 2022.

Il a néanmoins assuré que, malgré les avancées russes des derniers jours dans cette région du nord-est, la situation était meilleure pour ses forces qu'il y a une semaine, lorsque les troupes du Kremlin ont franchi par surprise la frontière le 10 mai. "Elles sont à 5, 10 km au maximum de la frontière. On les a arrêtées."

Pour lui, la Russie veut attaquer la ville de Kharkiv, deuxième ville du pays, à seulement quelques dizaines de kilomètres du front. Moscou avait déjà échoué à la prendre en 2022 et le président russe Vladimir Poutine a affirmé vendredi ne pas avoir l'intention de l'attaquer "pour l'instant".

Manque de soldats

L'offensive russe vise officiellement, selon M. Poutine, à répliquer aux frappes ukrainiennes des derniers mois en territoire russe et créer une zone tampon censée empêcher ces frappes.

Les forces de Moscou essayent de profiter du manque d'hommes et d'armes auquel est confrontée l'Ukraine après deux ans de guerre. Volodymyr Zelensky a reconnu un manque d'effectifs. "Il y a un nombre important de brigades qui sont vides".

Face à ses carences, Kiev a voté une législation controversée pour accélérer la mobilisation militaire avec l'abaissement de l'âge de 27 ans à 25 ans, qui est entrée en vigueur samedi. Vendredi, le président ukrainien a également signé une loi qui permet de recruter des détenus en échange d'une libération conditionnelle.

Il s'agit désormais pour l'Ukraine et ses alliés occidentaux de faire preuve de résilience, a insisté M. Zelensky, réclamant de nouveaux systèmes de défense antiaériens.

Frappes en Russie

Au total, l'Ukraine n'a qu'un quart de telles défenses dont elle a besoin, a-t-il lâché. Elle nécessite également de 120 à 130 avions de combat F16 pour mettre fin à la domination de la Russie dans les airs, a déclaré le chef de l'Etat.

Le président ukrainien a aussi fustigé ses alliés qui lui interdisent d'utiliser les armes occidentales pour frapper le territoire russe, de crainte que cela ne pousse le Kremlin à une escalade.

Les Russes "peuvent nous frapper depuis leur territoire, c'est le plus grand avantage dont la Russie dispose, et nous ne pouvons rien faire à leurs systèmes [d'armements] situés sur le territoire russe avec les armes occidentales. Nous n'en avons pas le droit", a-t-il dénoncé.

S'agissant de pourparlers, avant la conférence de paix sur l'Ukraine, que la Suisse organise à la mi-juin au Bürgenstock (NW), le président Zelensky a appelé l'Occident à ne pas seulement vouloir mettre fin à la guerre avec la Russie, mais à chercher une "paix juste" pour son pays.

Appel à la Chine

Il a également souhaité voir la Chine et des pays du Sud "impliqués" dans la conférence de paix. "Des acteurs mondiaux" comme la Chine "ont une influence sur la Russie. Et plus nous aurons de pays de ce type de notre côté, du côté de la fin de la guerre, je dirais, plus la Russie devra compter avec cela", a relevé le président ukrainien.

Il a évoqué trois dossiers qui seront négociés en Suisse et que les Etats présents pourraient soutenir. Le premier concerne la libre navigation en mer Noire, pour protéger la sécurité alimentaire mondiale en permettant les exportations de céréales ukrainiennes.

Le deuxième vise un accord sur un appel à faire cesser les frappes sur les infrastructures énergétiques et le troisième est le retour en Ukraine de milliers d'enfants déportés en Russie, un crime, selon la Cour pénale internationale, qui a émis un mandat d'arrêt contre le président russe Vladimir Poutine.

"Si nous arrivons à la fin du sommet à ces trois mesures avec une majorité de pays, cela voudra dire que la Russie ne pourra plus les bloquer", a-t-il estimé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Enième report pour le premier décollage avec équipage de Starliner

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Boeing joue gros sur cette mission-test, qui doit lui permettre de démontrer que son vaisseau Starliner est sûr avant de commencer les missions régulières vers l'ISS avec quatre ans de retard sur SpaceX (archives). (© KEYSTONE/AP/John Raoux)

Enième report pour le premier vol spatial avec équipage du vaisseau Starliner: le décollage est désormais prévu le 25 mai, soit quelques jours plus tard que prévu, afin de "poursuivre l'évaluation" d'une "petite fuite" sur le vaisseau, a annoncé vendredi la NASA.

Le lancement de cette mission vers la station spatiale internationale (ISS), cruciale pour le constructeur de la capsule Boeing et attendue depuis des années, avait été annulé au dernier moment la semaine dernière, alors que les deux astronautes formant l'équipage étaient déjà installés à bord.

La raison était alors un problème identifié sur une valve de la fusée, qui a été réglé depuis lors. Mais dans l'intervalle, une "petite fuite d'hélium" a été détectée sur le module de service du vaisseau lui-même, perché au sommet de la fusée.

Des années de retard

Le décollage devait jusqu'ici être retenté en Floride mardi, le 21 mai, mais est désormais visé au plus tôt le 25 mai, a annoncé la NASA, qui a commandé ce véhicule à Boeing il y a dix ans pour transporter ses astronautes vers l'ISS.

"Ce délai supplémentaire permet aux équipes de poursuivre l'évaluation" de la fuite, a écrit l'agence spatiale américaine dans un communiqué. Les deux astronautes, Butch Wilmore et Suni Williams, sont entre-temps rentrés à Houston, au Texas, où ils patientent.

Ce nouveau report intervient alors que le programme de développement de Starliner a été marqué par une série de mauvaises surprises, entraînant des années de retard.

Boeing joue gros sur cette mission-test, qui doit lui permettre de démontrer que son vaisseau est sûr avant de commencer les missions régulières vers l'ISS avec quatre ans de retard sur SpaceX, qui sert déjà de taxi spatial à la NASA.

L'agence spatiale américaine souhaite disposer d'un deuxième véhicule afin de mieux pouvoir gérer d'éventuelles situations d'urgence ou problèmes sur l'une des capsules.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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