C’est à la Gravière, à Genève que l’agression a eu lieu. Et l’issue aurait pu être fatale. Un homme de 20 ans s’est fait trancher la gorge dans la nuit du 5 au 6 septembre. Comme les révèle la Tribune de Genève. Dans cette affaire, un autre jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années est prévenu de tentative de meurtre. Et il nie les faits.
Mais, alors, que s’est il passé? Il est difficile pour le moment de le savoir. Chacun avance sa version.
Ce qui est quasi certain, c’est qu’une bagarre générale a éclaté devant une boite de nuit. Et c’est pendant cet échange de coup que le plaignant a eu la gorge tranchée. Reste à savoir si le prévenu est l’auteur de ce geste violent. Il affirme que non et raconte sa version. Selon lui donc, il est dans la file d’attente de la discothèque quand il voit une fille se faire agresser par deux personnes, dont la future victime. Il intervient pour calmer le jeu. Et ça marche. Plus tard, il recroise le plaignant. Ce dernier est en train de se diriger vers un autre groupe avec des amis. La bagarre éclate. Le prévenu raconte qu’il a encore essayé de jouer les médiateurs mais sans succès cette fois.
Comme vous vous en doutez, ce n’est pas la même histoire que raconte le jeune homme blessé à la gorge ou son frère, âgé de 28 ans. L’aîné était en effet sur les lieux. Il explique que son petit frère l’avait appelé à l’aide. Il l’a retrouvé devant la boite de nuit avec le visage tuméfié. Avec des amis, il est entré dans l'établissement, cherchant sans doute les agresseurs. Selon le frère, le prévenu a porté un coup circulaire à son cadet. Il ne peut pourtant pas affirmé qu’il avait quelque chose dans la main. Et croit se rappeler avoir vu un autre homme muni d’un tesson.
Toujours est-il que la victime a commencé à se vider de son sang et que ses proches l’ont emmené à l’hôpital. “Mon client était à trois minutes de la mort”, a déclaré à nos confrères de la Tribune , Me Robert Assaël. L'avocat de la victime précise que son client a un côté du visage paralysé et pourrait garder des séquelles irréversibles.
Le ministère public ne fait pas de commentaire sur cette affaire.
De son côté, le responsable de la boite de nuit, la Parfumerie, Jérémy Verlooven précise que son établissement n'a rien à voir avec ces faits et qu'il était d'ailleurs fermé ce soir-là.
Ce nouveau fait divers pose la question de la violence et de la délinquance chez les jeunes. A ce sujet, Sandro Cattacin, professeur de sociologie de l’université de Genève était l'invité de Radio Lac midi:
Des propos recueillis par Olivier Francey
@marie_prieur