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Uber a 400’000 clients en Suisse

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Uber revendique une forte hausse de clients mais déplore les obstacles réglementaires ( archives). (©KEYSTONE/AP/RICHARD DREW)

La plateforme de réservation de voitures avec chauffeur Uber compte 400’000 utilisateurs actifs en Suisse, en hausse d’environ 30% sur un an.

L’entreprise revendique « une forte croissance » mais déplore une pénurie de chauffeurs et des nombreux obstacles réglementaires.

Uber, depuis peu coté à Wall Street, ne publie pas de chiffres financiers séparés par pays mais a dévoilé quelques indications pour le marché helvétique vendredi devant les médias à Carouge, où travaille une dizaine de ses quelque 15 collaborateurs en Suisse.

Ainsi, le nombre d’utilisateurs actifs est passé de 300’000 à 400’000 entre juillet 2018 et octobre 2019, et celui des chauffeurs de 2600 à 3200 dans le même temps, pour les quatre villes où la société est présente (Zurich, Genève, Bâle et Lausanne).

« Nous aimerions nous développer dans d’autres villes, mais les procédures et les réglementations sont très compliquées », a déploré Steve Salom, directeur général Uber Suisse, France et Autriche. A ce titre, la Suisse romande, et Genève en particulier, où Uber est en conflit avec l’Etat sur le statut des chauffeurs et celui de la société, se montre plus stricte et développe beaucoup plus de « frictions » que la partie alémanique, a dit M. Salom.

Dans le contexte des attaques contre Uber accusé parfois d’exploiter les chauffeurs, la société a tenu à faire connaître les chiffres: le revenu moyen d’un chauffeur indépendant utilisant l’application atteint 26,81 francs par heure (nets de la commission de 25% versée à la plateforme).

Tous frais déduits (amortissement de la voiture, essence, assurance), il reste 21 francs dans la poche du chauffeur, partant d’un modèle standard de voiture (Toyota Prius). Environ 70% des chauffeurs ont recours à l’application moins de 40 heures par semaine, pendant une moyenne de 33 semaines par an.

Ils sont libres, en tant qu’indépendants, de travailler pour d’autres plateformes de VTC. En Suisse, 85% des chauffeurs choisissent Uber pour être indépendants, c’est-à-dire pour pouvoir se mettre au volant quand ils le veulent, sans contrainte, avec la possibilité d’arrêter pendant trois mois s’ils le veulent ou de ne travailler que le week-end, la nuit ou entre 7h ou 11h par exemple, selon leurs préférences, a précisé la société.

1,6 million de francs de pourboires

Depuis l’introduction des pourboires en octobre 2018, environ 1,6 million de francs de « bonne main » ont été versés aux chauffeurs via l’application par les clients, ce qui représente une moyenne de 400 francs par an sur une base de 400’000 chauffeurs. La méthode d’analyse de ces chiffres a été vérifié par le professeur Rafael Lalive de l’Université de Lausanne.

La vision d’Uber, à l’échelle internationale, est de se développer comme une plateforme globale de mobilité et de micromobilité, en partenariat avec les transports publics, sur une forme multimodale, a rappelé M. Salom.

En attendant, les longueurs administratives et les incertitudes constituent des freins à l’engagement de chauffeurs, raisons pour lesquelles, notamment, Uber s’est mise à collaborer avec des associations de chauffeurs locales « pour améliorer les systèmes de tarification et créer plus de transparence ».

Le conflit avec le canton de Genève fait peser une menace sur la présence de la société dans la Cité de Calvin, estime M. Salom. Uber est prêt à aller devant la justice pour faire valoir son statut de diffuseur de courses, qui garantit son modèle de chauffeurs indépendants, tandis que les autorités souhaitent, selon les termes du conseiller d’Etat Mauro Poggia, que les travailleurs d’Uber (les chauffeurs) oeuvrent « dans le respect des règles qui les protègent » (assurances notamment). Les échanges se poursuivent par avocats interposés, a précisé M. Salom.

Source: ATS

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Le contrat de travail comme élément essentiel pour prévenir la précarité

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L’université de Genève a présenté ce mardi une étude sur la population en grande précarité en période de Covid 19. Réalisée sur un échantillon de personnes fréquentant les Vernets durant la crise, elle révèle que l’absence de contrat de travail ou de papiers pousse les personnes dans la précarité. La formation ne ferait pas la différence.

Un questionnaire en 4 langues a été soumis à 223 personnes qui venaient chercher un colis du cœur aux Vernets, entre le 15 mai et le 7 juin. Une grande partie de ces personnes sont sans permis de séjour et gagnaient avant la crise moins de 2000 par mois. Le 95 % d’entre elles ne peuvent pas supporter une facture imprévue de 1500 francs. Certaines ont dû recourir à l’emprunt durant cette période avec des taux usuraires qui frisaient parfois les 20% par mois. Certains résultats ont surpris les auteurs de l’étude, comme l’explique le Professeur en sociologie et socio-économie à l’UNIGE, Jean-Michel Bonvin.

Jean-Michel Bonvin Professeur en sociologie et socio-économie à l'UNIGE

Notez que près de moitié des personnes sans contrat de travail n’ont pas non plus d’assurances maladies. Elles ont aussi trois fois plus de risque de perdre leur emploi. Un résultat qui n’étonne par le Conseiller d’Etat chargé de la cohésion sociale, Thierry Apothéloz.

Thierry Apothéloz Conseiller d'Etat chargé du Département de la cohésion sociale

Le 90% des personnes interrogées ont dû effectivement diminuer la diversité de leur nourriture pendant la crise et le deux tiers d’entre elles, la quantité. Les auteurs édictent plusieurs recommandations, ils estiment qu’il faut améliorer l’information concernant l’accès aux prestations sociales. 70% des personnes n’y ont pas recours. La Conseillère administrative chargée des affaires sociales, Christina Kitsos.

Christina Kitzos Conseillère administrative chargée de la cohésion sociale et de la solidarité

Les auteurs de l’étude émettent six recommandations, comme lutter contre l’insécurité alimentaire, valoriser la formation en accordant des équivalences ou encore prendre des mesures structurelles pour les sans-papiers.

L’étude de l’Université de Genève (UNIGE) a été réalisée à la demande de la fondation Colis du Cœur et avec la collaboration de l’Etat et de la Ville de Genève, du Centre social protestant et du CAPAS.

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Malgré une période difficile à gérer, le GSHC veut viser le top 6

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Marc Gautschi est le nouveau directeur sportif de Genève-Servette. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Surprenant quatrième à deux points seulement de la première place la saison dernière en National League, Genève-Servette doit confirmer. Rien ne sera facile pour les Genevois.

Mais ils disposeront d’un contingent qualitativement encore jamais vu.

L’expression « faire mieux avec moins » peut parfaitement s’accoler aux desseins genevois. Le club des Vernets a réussi à bien diminuer sa masse salariale grâce à différents échanges et départs, comme ceux de Robert Mayer ou Eliot Antonietti.

Mais l’entraîneur Patrick Emond, en place pour sa deuxième saison, a finalement un problème de riche à gérer: il doit composer deux lignes offensives en pouvant compter sur des joueurs de la trempe de Damien Riat, Eric Fehr, Daniel Winnik, Linus Omark, Tanner Richard, Joël Vermin, Tyler Moy et Noah Rod !

« Ce n’est pas un vrai tourment pour moi, explique Emond. C’est aux joueurs de montrer qu’ils veulent et méritent de la glace. » Alors, trop de chefs et pas assez d’Indiens ? « Nous avons bien étudié les joueurs que nous avons engagés. Ils ne doivent pas seulement être bons sur la glace mais surtout bien s’insérer dans le vestiaire. Je ne veux pas que les egos troublent la bonne marche de l’équipe. »

L’entraîneur voit arriver la question sur Joël Vermin, affublé d’une mauvaise (usurpée ?) réputation à Lausanne. « Tous les renseignements que nous avons pris sur lui étaient à son avantage. Je ne crois pas que ce soit un risque de l’avoir engagé. » C’est surtout un sérieux renfort, même si le Bernois doit rattraper le temps perdu: il n’a pu s’entraîner qu’une semaine sur la glace à Lausanne, début août, avant de la retrouver aux Vernets cinq semaines plus tard.

Un club formateur

Toute trace de Chris McSorley avait disparu pour la première fois dans une conférence de presse d’avant-saison, Marc Gautschi ayant pris sa place de directeur sportif. « Nous restons un club formateur. Nous possédons l’une des équipes les plus jeunes de la Ligue. Non seulement nous incorporons les jeunes, mais surtout nous les faisons jouer. L’an dernier, Patry ou Miranda ont même évolué avec les étrangers », plaide le Bernois, ex-défenseur des Vernets et d’Ambri-Piotta.

Sur le plan économique, Genève-Servette souffre comme les autres de la situation engendrée par le Covid-19. Le président Laurent Strawson a pu toutefois donner des nouvelles rassurantes. Plusieurs sponsors se sont montrés plus généreux que prévu. Avec la baisse des salaires acceptée par les joueurs, le club ne se porte pas trop mal. D’autant que les autorités sanitaires genevoises vont sans doute accepter un plan où les Vernets pourront accueillir deux-tiers de leur capacité en spectateurs. Ainsi, 4100 fans pourront être présents dès le 2 octobre pour la venue de Davos.

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Primes maladie 2021: Hausse moyenne de 0,6% à Genève

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Phot illustration (KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le Conseil fédéral a dévoilé les tendances pour 2021: au niveau national, la prime moyenne de l’assurance obligatoire des soins augmentera de 0,5% en 2021.

« Il s’agit d’une faible hausse par rapport à la moyenne des dernières années », a indiqué mardi ‘Office fédéral de la santé publique. « Les coûts de la santé continuent toutefois d’augmenter » et cela ne changera pas à l’avenir en raison de l’évolution démographique et du progrès technique, note l’office. Et d’ajouter que « des réformes s’avèrent nécessaires pour limiter la hausse à ce qui est médicalement justifiable ».

Après des hausses modérées en 2019 et 2020, celle de 2021 sera à nouveau inférieure à la moyenne des dernières années. Depuis 2010, la prime moyenne a augmenté de 3,2% par an en moyenne et de 3,7% par an depuis l’entrée en vigueur de l’assurance obligatoire des soins en 1996.

Variations légères à Genève

Le canton de Genève subira une hausse de 0,6% par rapport à 2020. La prime moyenne pour les adultes va augmenter de 0,2% à 484,9 francs. Celles pour les jeunes adultes va grimper de 0,5% à 375,4 francs. Enfin, celles pour les enfants reculent de 0,1% à 126,5 francs. Si les nouvelles primes maladie n’ont cette fois-ci pas pris l’ascenseur, on pouvait toutefois espérer une diminution des primes pour soulager les ménages en cette période de crise économico-sanitaire. D’autant plus que les soignants ont vu leur activité diminuer de façon drastique durant le confinement et les coûts médicaux avec eux. Une hausse des primes qui est injustifiable pour le Conseiller d’Etat genevois en charge de la santé Mauro Poggia.

Mauro Poggia Conseiller d'Etat en charge de la santé

Une hausse qui est d’autant plus inexplicable que les réserves des assureurs sont pleines et qu’elles vont encore augmenter cette année puisque les coûts assumés par les assureurs seront inférieurs à cause du Covid-19. Les précisions de Mauro Poggia.

Mauro Poggia Conseiller d'Etat en charge de la santé

Dans les autres cantons, l’évolution des primes maladies se situe entre -1,6% (Appenzell Rhodes-Intérieures) et +2,1% (Tessin). Neuchâtel est le seul canton romand à connaître une baisse des primes, avec -0,2%. Comme Genève, Fribourg (+0,6%) est proche de la moyenne, Berne (+0,8%) et Vaud (+0,9%) sont un peu au-dessus de la moyenne nationale. Le Valais (+1,6%) et le Jura (+2%) enregistrent de plus fortes hausses. La prime moyenne s’élèvera à 316,50 francs.

Effets de la pandémie

Les primes de 2021 sont calculées pour couvrir les coûts estimés pour l’année 2021, rappelle l’OFSP, ajoutant qu’il n’est même pas encore possible de connaître l’impact de la pandémie de Covid-19 sur les coûts de l’année 2020. « Il subsiste de nombreuses incertitudes et il est encore trop tôt pour évaluer les coûts réels. »

Si les coûts des prestations de l’année 2020 s’avèrent plus élevés ou moins élevés qu’estimés lors de la fixation des primes, cela se traduira par une variation correspondante des réserves, souligne l’OFSP. Et de préciser que les réserves cumulées des assureurs dépasseront les 11 milliards de francs en 2020 (voir encadré).

L’office rappelle par ailleurs qu’il a approuvé pour l’an prochain une compensation des primes encaissées en trop de 183 millions de francs et une réduction volontaire des réserves de 28 millions, ce qui fait un total de 211 millions qui retournera aux assurés.

Avec ATS Keystone.

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Le dispositif COGERIA sera déployé sur tout le territoire genevois d’ici 2023

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©RADIOLAC/MIGUELHERNANDEZ

À Genève, le dispositif de coordination des soins de la personne âgée fragile sera déployé sur tout le territoire d’ici 2023. Il vient compléter l’offre existante du réseau de soins genevois en améliorant la qualité de la prise en charge des bénéficiaires. Il réunit les HUG, des médecins privés et les acteurs sociaux. 

À Genève, le dispositif de coordination des soins de la personne âgée fragile (COGERIA) va être déployé sur tout le territoire. Après une année de projet pilote satisfaisante dans les quartiers de la Servette et de Meyrin, le dispositif sera étendu sur tout le canton d’ici 2023. Il vient compléter l’offre existante du réseau de soins genevois en améliorant la qualité de la prise en charge des bénéficiaires. Les précisions d’Adrien Bron, Directeur général de la direction générale de la santé.

Adrien Bron Directeur général de la direction générale de la santé.

Environ 280 personnes âgées ont pu bénéficier de cette prise en charge lors de la phase pilote. Les capacités du projet COGERIA devraient être quadruplées d’ici à 2023 lorsque le réseau s’étendra à l’ensemble du territoire genevois. À ce moment-là il comptera plusieurs milliers de patients.

Coordonner les soins

COGERIA vise à améliorer la prise en charge à domicile des personnes âgées fragiles. Cela passe notamment, par une plus grande coordination des soins. L’idée est d’aider les médecins de ville qui sont souvent seuls à effectuer ce travail. Grâce à cela les besoins des personnes fragiles pourront être anticipés. Le détail avec Adrien Bron.

Adrien Bron Directeur général de la direction générale de la santé.

Le partage des informations des patients entre les différents acteurs devrait ainsi permettre d’éviter des frais de santé inutiles. Le canton souhaite notamment empêcher les hospitalisations inutiles. L’objectif est d’améliorer le système de soin existant. Les précisions d’Adrien Bron.

Adrien Bron Directeur général de la direction générale de la santé.

Lancé en mai 2019, le dispositif COGERIA est le fruit d’une collaboration entre le département de la sécurité, de l’emploi et de la santé (DSES) et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), l’Institution genevoise de maintien à domicile (Imad), l’Association des médecins du canton de Genève (AMGe), Genève-Médecins (GeMed), Pro Senectute Genève, l’association Promotion des réseaux intégrés des soins aux malades (PRISM) et Alzheimer Genève.

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A Genève, le procès en appel d’un activiste du climat

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Photo KEYSTONE/Valentin Flauraud

Genève, le procès en appel de l’activiste du collectif Breakfree Suisse, condamné pour dommages à la propriété sur un bâtiment de Credit Suisse (CS) en 2018, a eu lieu lundi.

Le tribunal a accepté d’entendre une spécialiste de l’environnement.

« J’ai signé des appels à la désobéissance civile non violente. C’est notre rôle d’agir en accord avec nos constatations scientifiques », a déclaré Julia Steinberger à la Chambre pénale d’appel et de révision. La professeure ordinaire sur les enjeux sociétaux liés à l’impact des changements climatiques à l’Université de Lausanne est co-auteure du prochain rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

La spécialiste a expliqué que de nombreux pays signataires de l’Accord de Paris ne mettent pas en oeuvre leurs engagements. « Si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent au niveau actuel, nous atteindrons trois degrés de plus ce siècle. A eux seuls, les investissements de la place financière suisse soutiennent un réchauffement de quatre à six degrés », a-t-elle indiqué.

Investissements dénoncés

Canicules, dangers naturels, disparition de la biodiversité ou encore perturbation du cycle hydraulique: les conséquences d’une hausse des températures touchent déjà la population suisse, a expliqué Mme Steinberger, citant un rapport de la Confédération. « Non seulement les climatologues ne sont pas écoutés, mais ils font l’objet d’attaques des industries fossiles », a-t-elle relevé.

C’est justement pour dénoncer les investissements dans les énergies fossiles qu’une quinzaine de manifestants, lors de la première grande Marche pour le climat le 13 octobre 2018, ont apposé leurs mains couvertes de peinture rouge sur des pages du rapport du GIEC et sur le siège genevois de CS. Le collectif Breakfree Suisse cherche, de manière graduelle, à faire réagir la banque depuis 2016.

Interpellé à la fin de l’action, le prévenu, aujourd’hui âgé de 23 ans, a recouru contre sa condamnation par ordonnance pénale puis à sa condamnation à 10 jours-amendes à 30 francs avec sursis par le Tribunal de police en février. Son procès en appel intervient à la veille de celui des douze militants acquittés du chef de violation de domicile pour avoir mimé une partie de tennis dans les locaux de CS à Lausanne.

Lacunes du droit

Une nouvelle fois, son avocate Laïla Batou a plaidé l’acquittement au bénéfice de l’état de nécessité et invité le tribunal à innover face à l’inaction des pouvoirs publics: « Dans cette situation inédite, le droit doit suivre l’état de la planète. Il n’y a pas, actuellement, de voie judiciaire permettant à des individus d’agir contre CS ou la Suisse pour se défendre. »

Satisfaits du jugement de première instance, le Ministère public et l’avocate de CS ont ramené le débat sur la question du dommage à la propriété. Pour la procureure, le tribunal n’a pas à se prononcer sur la politique climatique. Surtout, d’autres moyens licites permettent d’alerter l’opinion publique. De son côté, CS maintient être sensible à la cause climatique. Le verdict sera rendu plus tard.

« Je ne suis pas fier de cette action de désobéissance civile. Mais tout ce qui a été fait dans le cadre du droit n’a pas donné de résultats », a déclaré en substance le prévenu au terme de l’audience. Selon lui, « nos civilisations doivent prendre un tournant drastique. »

Nouvelles amendes

Avant l’audience, une trentaine de militants pro-climat ont manifesté leur soutien au prévenu devant le Palais de justice. Les activistes ont dénoncé la politique d’investissement dans les énergies fossiles de CS: la banque joue un rôle majeur dans l’exploitation du pétrole en Amazonie et participe à un projet de sécurisation d’un gigantesque gisement de gaz au Mozambique.

L’organisatrice de l’action recevra une contravention, a indiqué le porte-parole de la police genevoise. Seules cinq personnes avaient été autorisées à se rendre au pied des marches du Palais de justice. Les conditions posées par la police n’ayant pas été respectées, une sanction suivra.

Avec ATS Keystone.

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