Rejoignez-nous

Suisse

Vers un non à l'initiative sur la neutralité, selon un 2e sondage

Publié

,

le

L'initiative sur la neutralité a été lancée par Pro Suisse, avec des membres de l'UDC et l'appui de Christoph Blocher. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Un deuxième sondage vient confirmer la tendance vers un double non le 27 septembre. Au lendemain de l’enquête de YouGov, celle de l’institut Leewas donne elle aussi les initiatives sur la neutralité et l’alimentation nettement minoritaires.

Le rejet y apparaît même plus marqué, avec près de deux tiers de non pour les deux textes, indique mercredi l'enquête Leewas pour Tamedia et 20 minutes.

L’initiative "sauvegarder la neutralité suisse", lancée par Pro Suisse, proche de l’UDC, recueille 36% d’avis favorables, contre 62% d’opinions négatives et 2% d’indécis. Dans le détail, 30% des sondés répondent clairement oui et 6% plutôt oui, alors que 57% disent franchement non et 5% plutôt non.

La comparaison avec la première enquête Leewas de juin montre un renforcement de l’opposition. Le non progresse de huit points, de 54 à 62%, tandis que le oui n'en gagne que 2, de 34 à 36%. Il reste 2% d'indécis.

L’initiative sur l’alimentation fait encore moins bien. Elle est rejetée par 65% des sondés, contre 31% qui l’acceptent.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Jeux olympiques

Quand la précarité guette: la réalité financière des athlètes

Publié

le

Martin Dougoud, ici lors des JO 2024, a dû s'expatrier en France pour réussir à vivre de son sport. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le système suisse de financement du sport livre les athlètes olympiques à eux-mêmes. Des voix s'élèvent pour les aider à couvrir l'AVS et les assurances, comme le démontre une enquête de Keystone-ATS.

L’explosion des revenus de certaines personnalités du sport donne le vertige. Le hockeyeur Macklin Celebrini, signataire cet été du plus gros contrat de l'histoire de NHL, doté de 18,8 millions de dollars par année jusqu’en 2032? Un démuni, en comparaison des 300 millions de dollars que le footballeur Cristiano Ronaldo aurait touché sur la seule année 2025, selon le magazine Forbes.

Loin du quotidien des stars du "sport business", de nombreux athlètes suisses doivent faire face à une réalité économique plus délicate. S'ils peuvent bénéficier de certaines aides, la plupart des sportifs de haut niveau ne bénéficient d'aucun contrat, et sont avant tout des auto-entrepreneurs, récompensés lorsqu’ils sont victorieux (50'000 francs pour un titre olympique en individuel), mais livrés à eux-mêmes en cas de contrecoups.

"Je ne cotise pas pour ma retraite, et si je me blesse, c'est pour ma pomme", résume Martin Dougoud, 4e en kayak-slalom aux Jeux de Paris en 2024. Les meilleurs talents du sport suisse doivent ainsi recourir à de nombreuses sources de financement pour pouvoir vivre en tant qu'athlète.

"La situation n'a pas évolué en 20 ans"

Une situation connue jusqu'au sommet de Swiss Olympic, comme en témoigne Sergei Aschwanden, membre de son Conseil exécutif. "Plus de 70% des athlètes de haut niveau en Suisse gagnent moins de 14'000 francs par année, ce qui m'évoque de la souffrance et de la tristesse. D'autant plus que la situation n'a pas évolué en 20 ans", s'émeut l'ex-judoka, médaillé de bronze aux JO 2008.

La situation varie cependant énormément entre les disciplines olympiques. Si le ski alpin bénéficie d'une vaste couverture médiatique et d'un statut d'icône nationale qui attirent les sponsors, d'autres sports peinent à joindre les deux bouts dans une relative indifférence.

"Je suis championne d'Europe, j'ai participé aux Jeux de Paris, j'ai battu tous les records de Suisse l'an dernier sur l'ergomètre et je n'ai aucun sponsor à mettre sur ma jaquette. Zéro. Et ce n'est pas normal", enrage la rameuse Célia Dupré, titrée au sein du quatre de couple helvète aux Européens de Varese début août.

A l'image du fédéralisme, le système de financement du sport d'élite en Suisse repose sur un système complexe et décentralisé. La Confédération, via l'Office fédéral du sport, délègue l'organisation du sport d'élite à Swiss Olympic, qui attribue les "Swiss Olympic Cards" en accord avec la fédération concernée, sésame indispensable pour prétendre à des soutiens publics.

Au niveau national, l'essentiel de la manne financière provient des revenus perçus via les taxes sur les jeux d'argent, qui sont ensuite reversées aux athlètes via la fondation de l'Aide sportive suisse. En 2025, cette dernière a distribué 12,6 millions de francs répartis entre 1358 athlètes, avec un montant maximal plafonné à 30'000 francs par bénéficiaire.

Ceux-ci peuvent ensuite candidater à différents fonds cantonaux, sans pouvoir toutefois vivre uniquement de fonds publics pour financer à la fois leur saison et leur quotidien. Le recours à des mécènes ou sponsors privés est donc incontournable, d'autant plus que les athlètes ont des besoins financiers élevés, comme l'indiquent les principaux concernés. Tous les athlètes interrogés dans cet article sont au bénéfice des aides listées ci-dessus.

De nombreux frais

Marianne Fatton, sacrée championne olympique de ski alpinisme aux Jeux de Cortina, consacre 40'000 francs par saison à sa pratique sportive, un montant qui s'additionne à ses dépenses de la vie courante. Hormis les frais liés aux compétitions et certains camps d’entraînement payés par le Club Alpin Suisse, tout le reste est à sa charge. "En tant qu’athlète de haut niveau, nous mangeons beaucoup. Les boissons et nourritures d’effort coûtent cher, et tout le matériel n’est pas pris en charge par les sponsors", relève la Neuchâteloise.

Hormis les soutiens évoqués plus haut, elle bénéficie également d'un apport via le programme "sport d'élite" de l'armée. Après une école de recrue de seize semaines consacrées presque exclusivement à l'entraînement, les soldats de milice peuvent bénéficier de l'Assurance Perte de Gains lors des camps et compétitions, "pour un maximum de 130 jours par an et environ 8000 francs annuels", indique Fatton.

En outre, si elle a pu négocier des contrats de longue durée (quatre ans au lieu d'un auparavant) auprès de certains sponsors grâce à ses performances à Milan-Cortina, Marianne Fatton se rappelle avoir dû effectuer des remplacements dans l'enseignement afin de financer son train de vie.

D'autres font parfois le choix de l'exil pour bénéficier d'un environnement d'entraînement moins pesant financièrement. C'est le cas de Célia Dupré, qui étudie à l'Université de Stanford et fait donc partie de l'équipe d'aviron universitaire californienne.

"Notre chance, c'est que la NCAA (réd: la riche National Collegiate Athletic Association, qui organise les compétitions universitaires américaines) oblige les institutions à avoir autant d'hommes que de femmes. De fait, les rameuses compensent le football américain à Stanford, et puisque nous sommes le deuxième plus gros contingent du campus, nous avons le financement qui va avec. Tout est payé et couvert", précise Dupré, qui bénéficie également d'une bourse universitaire.

Un gouffre par rapport à sa situation en Suisse, où les frais liés aux compétitions et aux camps d'entraînement avec l'équipe nationale sont pris en charge par Swiss Rowing, mais où la fédération demande ensuite une participation d'environ 60% du total aux clubs des personnes concernées. "Les clubs ne peuvent souvent pas y faire face, surtout lorsqu'ils ont plusieurs athlètes à leur charge", se désole la sociétaire du CA Vésenaz. La facture finale revient donc souvent aux athlètes.

Martin Dougoud s'est lui installé à Pau, la "Mecque" du kayak en eau vive, afin de bénéficier non seulement d'un bassin artificiel inexistant en Suisse, mais également d'un coût de la vie moins élevé, lui qui estime à 30'000 francs le coût d'une saison. "Le fait d'être en France m'aide, car la vie est un peu moins chère qu'en Suisse, même si tout mon argent part dans le kayak", avance le Genevois de 35 ans, qui doit lui aussi verser près de 90 francs par jour de compétition ou de camp d'entraînement à sa fédération Swiss Canoé, elle aussi désargentée.

En ski alpin, les difficultés sont moindres, comme l'évoque l'ex-slalomeuse Charlotte Chable. En tant que membre du cadre national de Swiss-Ski, la Vaudoise pouvait bénéficier de certains avantages intrinsèques à son sport. Au vu de sa popularité et de sa visibilité, le ski alpin concentre l'intérêt de nombreux sponsors, qui prennent en charge notamment l'équipement, les camps d'entraînement de Swiss-Ski, voire les déplacements pour les athlètes bénéficiant d'une voiture.

Pour celle qui affiche une 9e place en Coupe du monde comme meilleur résultat, la quête de soutiens privés s'est en outre révélée plutôt aisée. "J'étais une des rares skieuses romandes à l'époque, ce qui m'a facilité la recherche de sponsors. Une agence se chargeait de gérer ces droits, moyennant une commission", indique celle qui a obtenu sa maturité au lycée de Brigue, qui offre un équilibre sport-étude à de nombreux espoirs du ski suisse.

Le spectre des blessures

Au-delà du défi de devoir financer leur vie courante, les athlètes suisses craignent également les blessures et leur impact économique. Leur statut d'indépendant les pousse à cotiser d'eux-mêmes, tant pour leurs trois piliers AVS que pour une assurance accident/perte de gains.

"Les blessures nous pénalisent sur l'année d'après, s'il n'y a pas de résultats, précise Célia Dupré. Et il peut y avoir un impact sur notre "Swiss Olympic Card", même si c'est la fédération qui a le dernier mot en la matière et qu'elle connaît notre potentiel. Mais cela reste une source de stress."

Marianne Fatton relève pour sa part que le système suisse pourrait améliorer son soutien aux athlètes. "Si j'étais sous contrat, je pourrais bénéficier d'une assurance accident et cotiser pour mon 2e pilier AVS. Actuellement, une simple entorse peut avoir de graves conséquences", avance la double médaillée olympique auprès de Keystone-ATS.

Si elle a pu se constituer "un petit matelas" durant sa carrière de sportive, Charlotte Chable dit avoir été bien entourée pour faire les bons choix, notamment en matière d'assurance. Si elle bénéficiait d'une couverture élargie via la fédération, elle a dû souscrire elle-même une assurance perte de gains, qui au vu des blessures successives survenues à ses genoux au fil de sa carrière, a été bien utile.

Beaucoup de thérapies annexes ont également été à ses frais. "J'avais un coach physique personnel, un coach mental et j'ai parfois décidé de faire des camps d'entraînement de mon propre chef", se rappelle celle qui consacrait aussi près de 40'000 francs par saison à cet effet.

Un système qui participe à la responsabilisation

Pour Sergei Aschwanden, il faut distinguer deux problèmes différents face à cette réalité. Certains sports, dont l'aviron, le kayak et le ski alpinisme, ne parviennent pas à générer suffisamment de revenus via le sponsoring ou la vente de droits pour rémunérer chaque acteur.

"Cet aspect-là relève de la compétence et de la responsabilité des fédérations nationales et internationales", indique celui qui est également député PLR au Grand Conseil vaudois. Pour lui, l'Etat entre en jeu dès lors qu'il faut établir les conditions cadres en vigueur en Suisse. "Selon moi, ce n'est pas le rôle de la Suisse d'en faire plus pour les athlètes, vu qu'elle les soutient déjà via Swiss Olympic, mais plutôt aux cantons d'en rajouter s'ils le peuvent", appuie-t-il auprès de Keystone-ATS.

S'il estime que des ajustements sont nécessaires, le Vaudois défend certains aspects du système tel qu'il est pensé actuellement, notamment le fait d'avoir plusieurs institutions chargées de distribuer l'aide économique aux sportifs d'élite. "C'est mieux de ne pas mettre toutes les billes dans le même panier au cas où il y aurait des soucis de gestion dans l'une d'entre elles", estime-t-il.

"Devoir effectuer plusieurs demandes de fonds, cela participe aussi à la responsabilisation des athlètes de haut niveau, car nous sommes souvent maternés, justifie le président de l'Association suisse de judo et de ju-jitsu. Beaucoup d'athlètes ont de la peine lorsqu'ils mettent fin à leur carrière, car on ne leur cire plus leurs chaussures et on ne fait plus leur lessive", clame celui qui verrait d'un bon oeil le triplement des primes versées aux athlètes médaillés aux Jeux.

La France ou la Norvège en exemple?

S'ils rmettent en lumière les carences du système suisse, les athlètes reconnaissent qu'il a des bienfaits. Notamment en comparaison avec l'Amérique du Nord.

"Je préfère voir le positif, déclare Charlotte Chable. Par rapport à d'autres pays, la Suisse est privilégiée. Lorsque tu es dans le cadre national, tu dois aller au bout du rêve". Elle cite notamment l'exemple des skieurs canadiens, "où même des médaillés olympiques doivent payer des sommes énormes chaque saison". Célia Dupré abonde à propos du système américain: "Là-bas, c'est horrible. Il n'y a pas de fondation comme Swiss Olympic qui soutient les athlètes."

L'exemple de la France séduit cependant les athlètes interrogés. Près de 300 athlètes y sont employés auprès de différents services de l'Etat (douane, police, etc.), qui bénéficient de l'image de compter des sportifs dans leurs rangs. En échange de quelques jours de services par an, les athlètes peuvent se concentrer sur leur pratique tout en bénéficiant d'un contrat de deux ans renouvelable et d'un salaire ("autour du SMIC", comme l'indiquait Franceinfo en 2023).

"Un salaire même minimum me permettrait d'être plus sereine financièrement", avance Marianne Fatton. "J'aurais une préférence pour plus d'accompagnement, avec des contrats sur deux ans par exemple", abonde Martin Dougoud, qui a un temps cumulé un travail d'horloger avec le kayak.

En Suisse, seuls neuf athlètes sont contractuels auprès de l'armée suisse en vue des Jeux de 2028. Un faible soutien qui s'explique par "la relation que nous avons en Suisse vis-à-vis du travail", avance l'historien du sport à l'UNIL, Grégory Quin. Le sport reste considéré comme un loisir, et "l'essentiel de l'argent public est fléché vers la relève" plutôt que l'élite, relève-t-il.

Selon Sergei Aschwanden, le statut d'indépendant est un mal nécessaire. "Dans un monde idéal où les fédérations pourraient engager les athlètes, cela faciliterait pas mal la vie des athlètes, notamment du point de vue des protections qu'offre le statut d'employé après une blessure", admet-il. Mais au vu des ressources limitées de la Suisse, "le système norvégien, qui propose de miser de l'argent sur les disciplines fortes du pays, me conviendrait".

Une panacée, quand on sait que ce pays de 5,5 millions d'habitants a terminé en tête du tableau des médailles lors des quatre dernières éditions des Jeux d'hiver?

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Personne ne devine la bonne combinaison de l’Euro Millions

Publié

le

La loterie transnationale Euro Millions est proposée dans douze pays européens, dont la Suisse. (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Euro Millions mardi soir. Pour gagner, il fallait jouer les numéros 3, 9, 38, 40 et 50 et les étoiles 6 et 10.

Lors du prochain tirage vendredi, 46 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande. Cette loterie transnationale est proposée dans douze pays européens, dont la Suisse et le Liechtenstein.

https://jeux.loro.ch/games/euromillions

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Sport

Trois Suisses avec Tudor sur la Vuelta

Publié

le

Stefan Küng disputera la Vuelta (© KEYSTONE/MAXIME SCHMID)

La formation helvétique Tudor Pro Cycling alignera trois Suisses au départ de la Vuelta samedi à Monaco, a-t-elle annoncé mardi. Il s'agit de Stefan Küng, Roland Thalmann et Fabian Weiss.

Stefan Küng a effectué fin juin son retour après sa longue absence consécutive à sa fracture du fémur en avril. Il a brillé début août lors du Tour de Pologne dont il a remporté l'ultime étape, un contre-la-montre. Le Thurgovien tentera de briller dès le premier jour de la Vuelta, un "chrono" de 9,4 km tracé dans la Principauté.

Pour Roland Thalmann comme pour Fabian Weiss, cette Vuelta - la première pour Tudor - constituera la première apparition sur un grand Tour. Ils devront avant tout soutenir les deux leaders de l'équipe, Will Barta et Marco Brenner, souligne le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

L'abeille mellifère sauvage est en danger en Europe

Publié

le

Les abeilles mellifères sauvages se retrouvent souvent en concurrence pour la nourriture avec leurs cousines domestiques (photo d'illustration). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

L'abeille mellifère sauvage a été classée comme animal en danger par l'Union européenne. En Suisse et en Allemagne, la situation des colonies est catastrophique, indique à Keystone-ATS André Dunand, le président de l'association FreeTheBees.

L'abeille mellifère n'existe pas seulement comme animal d'élevage de l'apiculture. Elle vit depuis 30 millions d'années dans des cavités d'arbres. Aujourd'hui, cette abeille est menacée, car elle manque de lieu où habiter et peine aussi parfois à trouver de quoi se nourrir, souffrant de la concurrence que lui livrent ses cousines domestiques.

En Suisse, on compte aujourd'hui environ 400 colonies d'abeilles mellifères qui vivent sans intervention humaine, précise M. Dunand. Pour protéger ces abeilles, il faut leur créer des espaces de vie. Il s'agit soit de creuser des cavités dans des arbres ou d'installer ce que l'on appelle des "ruches tronc".

Il faut par ailleurs songer à leur offrir de la nourriture en plantant des arbres, souligne M. Dunand. Les abeilles mellifères sauvages apprécient également les édifices en pierre. Plusieurs colonies ont pris racine dans les tours du château d'Estavayer-le-Lac (FR).

Sensible aux pesticides

Chaque colonie compte entre 20'000 et 30'000 individus. Parfois, on peut aller jusqu'à 60'000 individus, indique M. Dunand. Si en Suisse et en Allemagne, l'abeille mellifère sauvage est en péril, son taux de survie est meilleur en France et en Grande-Bretagne. L'abeille est très sensible aux pesticides, note le président de FreeTheBees.

Une étude récente menée par l'Université d'Hohenheim (Allemagne) et Agroscope, à Zurich, a permis de classer l'abeille mellifère sauvage comme espèce "en danger" en Europe. Les chercheurs poussent maintenant les autorités à reconnaître les abeilles mellifères sauvages comme une composante de la biodiversité et de les surveiller systématiquement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Vers un rejet des initiatives sur la neutralité et l'alimentation

Publié

le

L'initiative sur la neutralité va vers un rejet devant les urnes le 27 septembre. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les deux initiatives soumises au peuple le 27 septembre s'acheminent vers un rejet, selon le deuxième sondage de YouGov. A quelque cinq semaines du scrutin, le non a nettement progressé aussi bien pour l’initiative sur la neutralité que pour celle sur l’alimentation.

Le texte sur la neutralité recueille 41% de oui, soit un point de plus que lors du premier sondage réalisé en juillet. Mais le camp adverse s’est nettement renforcé: le non gagne douze points pour atteindre désormais 50%. La proportion d’indécis a dans le même temps fortement diminué, à 9%, annonce YouGov (ex-Institut Link) mardi.

La tendance est encore plus défavorable à l’initiative sur l’alimentation, qui demande que la Suisse produise sur son sol à terme au moins 70% des denrées alimentaires qu'elle consomme. Le oui recule de deux points, à 37%, tandis que le non progresse de neuf points, de 43 à 52%. Quelque 11% des personnes interrogées restent indécises.

Même en tenant compte de la marge d’incertitude statistique, YouGov estime que les deux textes se situent actuellement clairement sous la majorité nécessaire à leur acceptation.

L'exception tessinoise

L’examen des résultats par canton renforce cette impression. Pour l’initiative sur la neutralité, qui demande une interprétation plus stricte et un ancrage constitutionnel de la neutralité suisse, seul le Tessin présenterait actuellement une majorité claire en faveur du texte. A Obwald, le résultat est trop proche de 50% pour dégager une tendance, tandis que l’initiative serait rejetée dans tous les autres cantons.

Pour l’initiative sur l’alimentation, le non l’emporterait dans 25 cantons. Seul le Tessin ne permet pas de dégager une tendance claire.

L’appartenance politique joue un rôle beaucoup plus important que l’âge ou le sexe. Sur la neutralité, 76% de l’électorat UDC soutient l’initiative lancée par l’organisation Pro Suisse, proche du parti.

A l’inverse, le non atteint entre 76 et 81% chez les sympathisants des Vert-e-s, du PS et du PVL. Même dans le reste du camp bourgeois, l’opposition est actuellement majoritaire. Pour rappel, au niveau des états-majors des grands partis également, le texte est rejeté partout sauf à l'UDC.

Les Vert-e-s seuls

Pour l’initiative sur l’alimentation, les clivages sont moins linéaires. Les Vert-e-s sont le seul grand parti dont l’électorat soutient majoritairement le texte. Les sympathisants du PVL affichent en revanche des intentions de vote qui se rapprochent davantage de celles de l’UDC. C’est auprès des électorats du Centre et du PLR que l'opposition est la plus marquée.

YouGov a également demandé aux sondés d’expliquer leur choix. Chez les partisans de l’initiative sur la neutralité, l’attachement au principe même de neutralité domine. La sécurité, la volonté de rester à l’écart des conflits internationaux et l’indépendance de la Suisse sont également citées.

Les opposants invoquent des motifs plus variés. Certains jugent l’initiative inutile ou trop radicale. D’autres tiennent surtout à ce que la Suisse conserve la possibilité de s’associer à des sanctions contre un Etat agresseur. La Russie est fréquemment citée à ce propos.

Concernant l’alimentation, les partisans mettent principalement en avant une nourriture saine et de qualité, mais aussi la sécurité de l’approvisionnement et la protection de l’eau potable. Les opposants contestent moins les objectifs que les moyens choisis: ceux-ci sont jugés extrêmes, paternalistes ou restrictifs.

Le scrutin reste toutefois ouvert. Quelque 32% des sondés estiment être encore mal informés sur l’initiative sur la neutralité et 38% sur celle concernant l’alimentation.

L’enquête a été réalisée en ligne auprès de 3080 personnes entre le 3 et le 17 août. La marge d’erreur statistique annoncée est de ±1,8 point.

Pour rappel, l'initiative sur la neutralité a notamment l'appui de l'ex-conseiller fédéral et industriel Christoph Blocher, qui a injecté 3 millions de francs dans la campagne. Les opposants ont annoncé un budget de 1,2 million.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

Jeux olympiquesIl y a 2 minutes

Quand la précarité guette: la réalité financière des athlètes

Le système suisse de financement du sport livre les athlètes olympiques à eux-mêmes. Des voix s'élèvent pour les aider à...

SuisseIl y a 2 minutes

Vers un non à l'initiative sur la neutralité, selon un 2e sondage

Un deuxième sondage vient confirmer la tendance vers un double non le 27 septembre. Au...

EconomieIl y a 14 minutes

Nouveaux droits de douane contre le Canada: Trump annonce un accord

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi suspendre l'entrée en vigueur de nouveaux droits...

InternationalIl y a 1 heure

Mondiaux d'Aix-la-Chapelle: Guerdat et Cie chassent les médailles

Les cavaliers suisses de saut d'obstacles font partie des prétendants aux médailles aux Mondiaux d'Aix-la-Chapelle....

InternationalIl y a 1 heure

Exercices militaires de Séoul et Washington écourtés de six jours

Les exercices militaires annuels conjoints menés par Séoul et Washington seront écourtés de six jours,...

InternationalIl y a 4 heures

Clichés du cratère formé par une fusée SpaceX sur la Lune publiés

L'agence spatiale américaine NASA a publié mardi de nouvelles images de l'impact créé sur la...

CultureIl y a 4 heures

Mort du batteur de ZZ Top Frank Beard

Frank Beard, batteur historique du célèbre trio de blues-rock texan ZZ Top, est mort à...

SuisseIl y a 7 heures

Personne ne devine la bonne combinaison de l’Euro Millions

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Euro Millions mardi soir. Pour gagner, il fallait...

InternationalIl y a 7 heures

Les Corinthians prolongent finalement Memphis Depay

Les Corinthians de Sao Paulo ont annoncé mardi la prolongation du contrat de Memphis Depay...

CultureIl y a 8 heures

Meta accusé d'avoir "trompé" le public en ouverture de son procès

Le premier procès fédéral contre Meta, accusé d'avoir "appâté" les enfants sur Instagram et Facebook...