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Economie

Une application pour suivre les personnes à risque de psychose

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Les auteurs ont trouvé une bonne correspondance entre les résultats d’un entretien semi-structuré évaluant les symptômes psychotiques (SIPS) et les mesures collectées dans la vie quotidienne au moyen de l'application mobile. (© Clémence Feller/UNIGE)

Des chercheurs genevois ont développé une application qui permet de suivre la fréquence et l’intensité des symptômes de personnes à risque de psychose. Cela doit permettre d'adapter leur suivi médical et de déterminer la cause de l’apparition des symptômes.

Environ 3% de la population souffre de troubles psychotiques, qui représentent une cause importante d’invalidité chez les adolescents et jeunes adultes. Afin d’adapter le suivi médical et éviter une aggravation du trouble, il est capital de suivre de près l’évolution des symptômes, tant au niveau de leur fréquence que de leur intensité, a indiqué jeudi l'Université de Genève (UNIGE) dans un communiqué.

Aujourd’hui, les personnes à risque sont évaluées grâce à un entretien semi-standardisé nommé SIPS (Structured Interview for Psychosis-Risk Syndromes). "Ces questionnaires sont très fiables, mais ils nécessitent d’être réalisés durant deux heures par des professionnels formés, tous les trois mois environ", précise Maude Schneider, professeure à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation (FPSE) de l’UNIGE et dernière auteure de l’étude.

"Nous nous sommes alors demandé si nous pourrions mettre au point une application qui permettrait de suivre la personne de manière plus régulière et dans son environnement quotidien", poursuit-elle, citée dans le communiqué.

Fréquence et intensité

L’objectif est de comprendre le fonctionnement d’une personne à risque de psychose dans son contexte familier grâce à l’évaluation quotidienne de ces symptômes.

"Nous avons mis au point une application qui pose durant six jours d’affilée dix questions à la personne sur ses affects positifs (Êtes-vous heureux? relaxé?), ses affects négatifs (Êtes-vous triste? anxieux? en colère?) et sur la présence de symptômes psychotiques (Est-ce que votre imagination se mélange à la réalité? Est-ce que vous entendez des choses que les autres ne perçoivent pas? Est-ce que vous devez être sur vos gardes?)", explique Clémence Feller, première auteure de l’étude.

Huit fois par jour, les personnes suivies devaient répondre à ces questions et évaluer leur état sur une échelle allant de 1 (pas du tout) à 7 (extrêmement). Afin de pouvoir déterminer si l’application fournissait des informations consistantes avec des méthodes d’évaluation classiques, les participants ont également été évalués au moyen de l’entretien SIPS.

"Nous avons fait le suivi avec l’application auprès de 86 personnes entre 11 et 27 ans, dont 37 avec un diagnostic de microdélétion du chromosome 22q11.2", poursuit Clémence Feller. Ces dernières sont particulièrement à risque de développer une maladie psychotique telle que la schizophrénie.

Adapter le suivi

"Notre premier constat est que les personnes ayant des symptômes psychotiques sont tout à fait aptes à répondre quotidiennement aux questions de l’application, ce qui permet une évaluation complète de l’évolution de leurs symptômes au cours d’une journée", se réjouit Maude Schneider. De plus, les résultats obtenus sont très concordants avec les informations récoltées au moyen de l’entretien SIPS, attestant du bon fonctionnement de l’application.

Sachant que ce système d’évaluation est efficace, l’équipe genevoise souhaite pouvoir suivre les symptômes via l’application lors de pointages réguliers, afin de pouvoir espacer les entretiens SIPS. "Notre idée est de faire venir une personne en présentiel lorsque l’application détecte une phase de crise, afin de lui éviter des trajets et des pertes de temps inutiles", ajoute Clémence Feller.

L’application permettrait aussi d’évaluer l’efficacité d’une intervention (psychologique, médicamenteuse), en observant une diminution – ou non – des symptômes psychotiques au quotidien. "Enfin, cette méthode nous permettra d’identifier les éléments déclencheurs de l’apparition des symptômes chez la personne dans son environnement afin de pouvoir les contrer dans une perspective à long terme", conclut Maude Schneider. Ces travaux sont publiés dans la revue Schizophrenia Research.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Enveloppe de 364 millions pour les bâtiments de la Confédération

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Le remplacement du centre de natation de Tenero devrait offrir des "conditions optimales, autant pour la pratique du sport amateur que du sport d'élite, en été comme en hiver" (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Conseil des Etats a approuvé mardi à l'unanimité une enveloppe de 364,3 millions de francs pour les bâtiments de la Confédération. Un montant de 91,8 millions doit permettre de remplacer le centre de natation de Tenero (TI).

Le remplacement du centre de natation du Centre sportif national de la jeunesse Tenero (CST) offrira des "conditions optimales, autant pour la pratique du sport amateur que du sport d'élite, en été comme en hiver", a expliqué Peter Hegglin (Centre/ZG) au nom de la commission. Il se fera par étapes, afin de ne pas engendrer de perturbation majeure du fonctionnement.

Un nouveau bâtiment doit en outre être construit pour 27 millions au Centre national du sport de Macolin (BE). Il regroupera l'hébergement et la formation. Il s'intègrera aux constructions existantes. Les capacités d'accueil pour le sport militaire et la promotion du sport d'élite de l'armée sont déjà limitées dans les bâtiments existants.

Les constructions civiles bénéficieront elles de 245,5 millions. Les travaux du centre administratif de Zollikofen (BE) prendront fin avec la construction d'un bâtiment de huit étages. La poursuite des travaux est devisée à 48,5 millions.

D'une capacité de 400 postes de travail, il permettra de parfaire la transition vers des formes de travail flexibles dans l'administration fédérale et d'atteindre les objectifs de réduction des coûts d'hébergement des postes de travail, selon le Conseil fédéral.

Deux autres projets de plus de 10 millions de francs sont encore prévus. Il s'agit du remplacement d'un bâtiment de restauration et de conférence pour Agroscope à Posieux (14,9 millions) et du remplacement d'un bâtiment d'hébergement du Centre sportif de Tenero (12,1 millions).

Les 170 millions restants sont destinés à des travaux d'entretien des bâtiments existants, a précisé le ministre des finances Ueli Maurer. Le Conseil national avait approuvé ces crédits en septembre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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"iel", mot de l'année 2021 en Suisse romande

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En pleine pandémie, "iel" a constitué un autre sujet de débat au sein des médias et de la population en Suisse romande. Il faut dire que les néologismes grammaticaux sont très rares (photo symbolique). (© KEYSTONE/DOMINIC FAVRE)

La pandémie continue à marquer le vocabulaire quotidien, mais le mot de l'année 2021 en Suisse romande est lié à l'identité de genre: il s'agit de "iel". Il devance les termes "précarités" et "variants", selon la Haute école zurichoise des sciences appliquées (ZHAW).

"Iel" est un nouveau pronom, c'est-à-dire un terme grammatical, une catégorie de mots dans laquelle les néologismes sont rares. "Il s'agit donc d'un remarquable phénomène linguistique, indépendamment de la question de sa légitimité", indique mardi le département de linguistique de la ZHAW.

"iel" dans une société qui évolue

En novembre, "iel" a fait une entrée fracassante dans le dictionnaire "Le Robert". La démarche a entraîné de fortes réactions. Il est défini comme un "pronom personnel sujet de la troisième personne du singulier et du pluriel". Le mot est employé pour évoquer une personne, quel que soit son sexe biologique.

Ce néologisme grammatical cristallise une réflexion sur la langue française, ses normes et ses usages. Il traduit aussi un besoin exprimé notamment par une partie de la jeunesse de retravailler le rapport entre langue et identité. "Iel" constitue un signe fort que la langue française vit et se développe avec la société qui évolue, écrit la ZHAW. C'est le mot de l'année, car il nous confronte au changement et nous invite au débat.

"Variants", un pluriel évocateur

En deuxième position, le mot "précarité" était dans toutes les bouches en cette année de pertes d'emploi, de factures impayées, de fermetures d'enseignes et de personnel soignant éreinté. Les effets de la pandémie ont été évidents sur le vocabulaire de tous les jours des Romandes et des Romands.

Plus directement virologique, le pluriel "variants" a distingué 2021 de 2020. Après l'arrivée du Covid-19 en Europe l'an dernier, autorités et habitants ont commencé à compter les variants cette année et à leur donner des noms inspirés de l'alphabet grec. Ce pluriel indomptable remet tout en question à grands coups de mutations, souligne la ZHAW. Il suggère aussi que le nombre n'est pas épuisé.

Infection malgré le vaccin

En Suisse alémanique, la pandémie a aussi dominé l'usage de néologismes en 2021. Ainsi, "Impfdurchbruch" y est le mot de l'année. Il signifie littéralement "percement du vaccin" et décrit l'infection au coronavirus d'une personne vaccinée contre le Covid-19. Il incarne la virulence des nouveaux variants et le fait que le vaccin ne protège que partiellement contre une infection. Il protège surtout contre une évolution grave de la maladie.

Côté italophone, "certificato" est le mot de l'année 2021. Désignant le certificat Covid, l'usage omniprésent de ce mot en Suisse italienne montre que la pandémie continue à préoccuper la population dans toutes les régions linguistiques.

Pour les Romanches, le mot de l'année est "respect". Son usage répété révèle la préoccupation de la population face au fossé qui sépare la majorité vaccinée et la minorité refusant de se faire vacciner. Dans les vallées grisonnes romanchophones, il a souvent été utilisé pour marquer l'importance de surmonter les clivages en respectant l'opinion divergente.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Roche: feu vert européen pour le tocilizumab contre le Covid-19

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Mis au point par la filiale nippone Chugai, l'Actemra/Roactemra a été initialement homologué au pays du Soleil levant en 2005, contre la polyarthrite rhumatoïde. (archives) (© KEYSTONE/EPA/STEPHANIE LECOCQ)

Le laboratoire rhénan Roche a décroché auprès du régulateur européen une homologation de son anti-inflammatoire Actemra/Roactemra (tocilizumab) dans l'indication contre les formes sévères de Covid-19.

La multinationale rhénane avait obtenu lundi une recommandation en ce sens de la part du Comité des médicaments à usage humain (CHMP), principal organe consultatif de l'Agence européenne des médicaments.

Le traitement a par ailleurs aussi été approuvé en Australie dans cette indication, indique un communiqué diffusé mardi.

La Food and Drug Administration (FDA) avait de son côté octroyé une autorisation d'urgence en juin dernier déjà pour la prescription de l'Actemra/Roactemra dans le domaine du Covid-19. L'anti-inflammatoire fait de surcroît l'objet d'une recommandation émise par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le traitement de certains patients Covid.

Mis au point par la filiale nippone Chugai, l'Actemra/Roactemra a été initialement homologué au pays du Soleil levant en 2005, contre la polyarthrite rhumatoïde. Il constitue également une option pour combattre les chocs citokyniques ou surréactions immunitaires induites par des traitements cellulaires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Le reprise économique se poursuit mais s'essouffle (économiesuisse)

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La force du franc, qui certes porte préjudice aux exportations, atténue quelque peu les hausses de prix pour les consommateurs helvétiques. (archives) (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le redressement conjoncturel se poursuit en Suisse, mais après une période de rattrapage très vigoureuse aux 2e et 3e trimestres, il perd de son élan à l'approche de la fin de l'année.

Cette situation est due aux restrictions liées à la pandémie, des problèmes d'approvisionnement et de la hausse des prix.

L'économie helvétique a plutôt bien résisté à la crise pandémique en comparaison internationale, estime économiesuisse dans son dernier point de situation publié mardi. La faîtière des entrepreneurs a relevé son estimation de croissance du produit intérieur brut (PIB) à 3,8% (+3,4%) pour l'année en cours, mais raboté celle pour 2022 à 2,5% (+2,8%).

Les trois facteurs cités plus haut - pandémie, pénurie, inflation - vont mettre à rude épreuve en particulier les secteurs liés au tourisme, les restrictions de voyage, quarantaines et autres incertitudes liées à l'évolution de la crise sanitaire entravant le retour de la clientèle internationale. La fort redressement du secteur aérien risque de tourner court, estime économiesuisse.

Ses experts n'anticipent toutefois pas un nouvel effondrement économique, au vu de la dynamique de croissance affichée par nombre de branches à forte valeur ajoutée. Et de citer la progression supérieure à la moyenne observée dans les assurances, l'informatique, la pharma, les dispositifs médicaux ou encore le conseil aux entreprises.

D'autres secteurs ayant connu un fort recul à l'éclatement de la pandémie devraient poursuivre leur redressement. C'est le cas de l'industrie des machines, des équipements électriques et des métaux (MEM), du commerce de gros, du textile, du luxe, ainsi que de l'énergie.

Pour ce qui est du secteur alimentaire, des banques et du commerce de détail, mais aussi de la construction, la croissance devrait toujours être au rendez-vous l'année prochaine, mais de manière plus modeste.

Inflation modérée

La force du franc, qui certes porte préjudice aux exportations, atténue quelque peu les hausses de prix pour les consommateurs helvétiques. Les experts d'économiesuisse soulignent la faiblesse de l'inflation en comparaison internationale et estiment que le renchérissement devrait également rester modéré en 2022, à environ 1,2% de moyenne sur l'année.

Ces perspectives se basent sur l'hypothèse d'une situation épidémiologique difficile pendant l'hiver, mais sans limitation drastique de la liberté économique. "L'évolution de la pandémie a cependant plusieurs fois réservé des surprises au cours des deux dernières années", prévient la faîtière.

Dans son dernier baromètre, deux sondés sur cinq ont cité la pandémie comme le principal risque conjoncturel, devant les pénuries de matières premières et les difficultés d'approvisionnement (31%) et l'inflation (11%).

Les préoccupations liées au manque de main d'½uvre (9%), au taux de change (5%), aux relations avec l'Union européenne (UE) ou encore aux conflits commerciaux (2% chacun) ont été reléguées au second plan.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Selecta se lance dans les plats réchauffés

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Les utilisateurs pourront obtenir aux automates Selecta un plat chaud - notamment sans glutène ou lactose et des aliments végans - en une trentaine de secondes. (archives) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'exploitant de distributeurs Selecta veut proposer des plats réchauffés dans ses automates, en faisant appel à la société de technologie alimentaire Carogusto. L'offre alimentaire doit être proposée dans 16 pays européens, a annoncé mardi le groupe bernois.

Les utilisateurs pourront obtenir aux automates Selecta un plat chaud - notamment sans glutène ou lactose et des aliments végans - en une trentaine de secondes, selon un communiqué.

L'entreprise thurgovienne Carogusto est spécialisée dans la technologie de "vapeur rapide", qui permet de chauffer des aliments en 30 secondes. Ce procédé est utilisé par des cantines, la gastronomie et des entreprises, a-t-elle expliqué sur son site internet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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