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Tram et superbus: la mobilité lausannoise se réinvente

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Le tram revient à Lausanne après une absence de plus de 60 ans (archives). (© KEYSTONE/MARCEL GILLIERON)

Le paysage lausannois de la mobilité va profondément changer ces prochains mois. Des bus à haut niveau de service (BHNS) circuleront dès le 17 août sur un premier tronçon entre Prilly et Crissier, en attendant un prolongement vers l'est. Le tram Lausanne-Renens sera mis en service d'ici la fin de l'année, ce qui entrainera la fermeture du Grand-Pont aux voitures.

Qu'on soit usager des transports publics lausannois, piéton, cycliste ou automobiliste, il y a de fortes chances qu'il faille bientôt prendre de nouvelles habitudes. Après l'arrivée du m2 en 2008, un nouveau chapitre s'annonce dans le long feuilleton du développement et de la modernisation de la mobilité à Lausanne.

"La fermeture de l'axe Chauderon-St-François au trafic individuel motorisé aura lieu dans les semaines après la mise en service du tram", a expliqué à Keystone-ATS Patrick Etournaud, chef du Service lausannois de la mobilité et des aménagements des espaces publics. Une priorisation des bus est ainsi attendue "au 1er trimestre 2027".

Très concrètement, cela signifie que cet axe essentiel du centre-ville sera désormais réservé à l'usage des bus "normaux" et des BHNS, et à la mobilité douce. Des exceptions sont prévues pour certaines catégories d'usagers, comme les livreurs, les chauffeurs de taxi, les personnes à mobilité réduite ou les services publics.

La fin 2026 marque l'aboutissement concret, étape par étape, de principes adoptés dès les années 2000. Le tram, les BHNS et les métros (notamment le futur m3 à l'horizon 2034-2036) constituent les éléments saillants des fameux "axes forts" prévus par le Canton de Vaud dans le projet d'agglomération Lausanne-Morges (PALM).

Tram en vue

Le tram arrive à bout touchant. D'ici la fin de l'année - la date exacte n'est pas connue -, il reliera Lausanne-Flon à la gare de Renens en 15 minutes, avec des rames de 45 mètres de long. Il circulera majoritairement en site propre, sauf à ses extrémités et devrait permettre de réduire le trafic individuel de 10%. Après un an d'exploitation, 13 millions de voyageurs sont attendus.

Pour la population, le retour du tram à Lausanne, après 60 ans d'absence, implique l'adoption de nouvelles habitudes. Une campagne d'information rappelle une règle d'or: le tram est toujours prioritaire, y compris sur les piétons, au Flon notamment, car il ne peut dévier de sa trajectoire ni s'arrêter brusquement. La ligne s'accompagne d'aménagements cyclables sur près de 95% du tracé.

Bus rapides

Moins médiatisés, les BHNS pointeront également le bout de leur nez cette année. Dès le 17 août, pour la rentrée scolaire, un premier tronçon de superbus sera officiellement mis en service dans l'Ouest lausannois entre Prilly, Renens et Crissier, sur la ligne 9. De longs véhicules à double articulation circuleront en grande partie en site propre et bénéficieront de la priorité aux carrefours.

La réalisation a pris un peu de retard et coûté plus cher que prévu au départ. "C'était un long chemin, mais on arrive au bout", se réjouit Tynetta Maystre, qui a quitté fin juin la Municipalité de Renens. "Ce bus est rapide et confortable. Il va tout droit, sans s'arrêter, si ce n'est aux stations", ajoute-t-elle.

Des travaux par étapes

Les BHNS nécessitent des travaux d'aménagement, parfois importants. Ces derniers sont de compétence communale, de sorte qu'ils avancent à des rythmes différents. A Lausanne, certains aménagements sont terminés le long de la ligne 9, comme à Valency. Le tronçon entre Montétan et Chauderon est à l'étude et une mise à l'enquête est prévue en principe cet automne pour la zone Théâtre/Rumine/Léman.

A l'origine, cette première ligne en mode BHNS devait traverser l'agglomération d'ouest en est. Mais le refus de la commune de Paudex avait fait capoter le projet du côté est. Avait, car le projet est désormais en bonne voie à Pully et à Lutry.

Aussi à l'est

Sur le territoire pulliéran, les travaux ont même débuté. "Nous avons remis l'ouvrage sur le métier et somme revenus avec un projet simplifié, mais de qualité, avalisé ce printemps par le Conseil communal pour environ 3,5 millions de francs", relève Lucas Girardet, municipal de l'urbanisme et de l'environnement.

Pour cette nouvelle mouture, la commune a refait les comptages de circulation et a constaté que le trafic diminuait. Les travaux ont démarré et devraient se terminer à la fin de l'été 2027. Si Paudex n'entend pas intervenir au niveau de ses infrastructures, la commune de Lutry travaille, elle, à un nouveau projet, explique M. Girardet, qui préside aussi le Schéma directeur de l'Est lausannois.

Deux autres lignes de BHNS sont prévues à Lausanne: celle qui va de Pully (Val-Vert) à Prilly-Malley (Galicien), qui avance par étapes, et celle de Lausanne-Centre - Borde - Bellevaux, la moins avancée.

Immense et inédit

A l'époque de leur annonce, les BHNS étaient un projet "immense et inédit", rappelle Patrick Etournaud. "Comme c'est toujours le cas avec un projet de longue haleine, il a dû être adapté afin d'intégrer les nouveaux enjeux arrivés au fur et à mesure des années écoulées", note-t-il, rappelant aussi la longueur des procédures. "Ceci dit, c'est bien toujours le même réseau qui est planifié".

Dans ce réseau de mobilité en perpétuel mouvement, la prochaine étape marquante sera la troisième ligne de métro, le m3, qui reliera la gare au nord-ouest de la ville. La mise en service est attendue à l'horizon 2034-2036.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'Inde lance son premier train à hydrogène

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L'Inde a mis sur les rails son premier train propulsé par hydrogène, un projet-pilote destiné par le gouvernement à décarboner le transport ferroviaire et réduire sa dépendance aux hydrocarbures. (archives) (© KEYSTONE/EPA/FAROOQ KHAN)

L'Inde a mis sur les rails vendredi son premier train propulsé par hydrogène, un projet-pilote destiné par le gouvernement à décarboner le transport ferroviaire et réduire sa dépendance aux hydrocarbures.

Ce train est équipé d'un système de propulsion muni de piles à combustible à l'hydrogène - d'une puissance affichée de 1200 kilowatts - et circulera sur un tronçon de 89 kilomètres entre les villes de Jind et Sonipat, dans l'Etat de l'Haryana (nord).

"C'est un jour très important pour l'autonomie et le développement durable de l'Inde", a salué sur X le Premier ministre Narendra Modi, qui a donné le départ du premier convoi.

Le train a été "entièrement développé en Inde", s'est félicité le ministère du Transport ferroviaire, tout en reconnaissant que plusieurs de ses éléments, dont les piles à combustible, avaient été importés.

Un réservoir d'hydrogène d'une capacité de près 3 tonnes a été construit à Jind pour assurer le ravitaillement régulier du convoi.

La facture du projet approche les 12 millions de dollars, a confié à l'AFP un haut-responsable ferroviaire. Ce qui est nettement plus cher qu'un matériel équivalent propulsé au diesel ou par un moteur électrique classique.

Avant l'Inde, d'autres pays comme la Chine, les Etats-Unis ou encore l'Allemagne ont expérimenté ou mis en service des trains à hydrogène.

Réseau britannique

L'Inde s'est lancée dans un ambitieux effort de modernisation de ses transports ferroviaires hérités de la colonisation britannique. Longtemps retardé, son train à grande vitesse devrait enfin rouler en 2027.

Le pays le plus peuplé de la planète - un milliard et demi d'habitants - dispose de l'un des plus longs réseaux : 85'000 km de rails, sur lesquels ont transité 7,41 milliards de passagers et 1,67 milliard de tonnes de marchandises l'an dernier.

Troisième pollueur de la planète derrière la Chine et les Etats-Unis, l'Inde s'est engagée à atteindre la neutralité carbone en 2070. Les trois quarts de son électricité restent produits par des centrales à charbon.

La récente guerre au Moyen-Orient a également illustré sa forte dépendance persistante au pétrole et au gaz.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

"Made in Italy": onze noms du luxe soupçonnés d'exploitation

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Des perquisitions ont eu lieu chez onze noms italiens du luxe soupçonnés d'exploitation. (image symbolique) (© KEYSTONE/TI-PRESS/MARIA LINDA CLERICETTI)

Des perquisitions ont été menées par la police italienne aux sièges de onze marques de luxe, dont Chanel, Bulgari et Etro, soupçonnées d'avoir fait appel en Italie à des sous-traitants exploitant des ouvriers chinois, a-t-on appris jeudi.

Les autres marques visées par ces soupçons sont Brunello Cucinelli, Moncler, Jacob Cohen Company, Owenscorp Italia, Goyard Italie, F.Vl, Stefano Ricci et Brandart, a indiqué à l'AFP le procureur milanais Paolo Storari, confirmant une information du quotidien économique Il Sole 24 Ore.

La grande enquête dirigée par le procureur de Milan, qui a déjà révélé des violations en matière de salaires et de conditions de travail dans des ateliers italiens, avait été élargie fin 2025 à treize grands noms du luxe dont Prada, Givenchy ou Dolce & Gabbana.

Le ministre de l'Industrie Adolfo Urso avait pris l'an passé la défense de ces géants du luxe, estimant que la réputation du made in Italy était "attaquée".

Logements insalubres

Toutes ces marques sont soupçonnées d'avoir laissé des sous-traitants recourir à des ateliers employant des ouvriers chinois soumis à des conditions contraires au droit du travail et logés pour certains dans des logements insalubres.

Plusieurs marques haut de gamme, parmi lesquelles Loro Piana, spécialiste du cachemire, ont été placées temporairement sous administration judiciaire en Italie en raison de préoccupations concernant les conditions de travail des sous-traitants.

Ces mesures ont toutes été levées à la suite des efforts consentis par ces marques pour mieux contrôler leur chaîne d'approvisionnement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Pour le patron de Nvidia, la croissance l'IA ne fait que débuter

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Les inquiétudes sur une éventuelle "bulle" IA se multiplient ces derniers mois, malmenant régulièrement les valeurs du secteur qui reculaient encore jeudi sur les places européennes et asiatiques. (© KEYSTONE/AP/CHIANG YING-YING)

Le patron du groupe américain Nvidia Jensen Huang a estimé jeudi que la croissance de l'Intelligence artificielle (IA) n'en était qu'"à ses débuts" malgré la débâcle actuelle des valeurs technologiques, lors d'une visite au Japon.

"La plupart des cycles technologiques durent entre 10 et 15 ans avant d'atteindre un plateau. Nous sommes au début de celui-ci", a déclaré à Tokyo le patron du géant des puces à des journalistes.

"Est-ce que [la courbe] va s'aplanir ? Ça ne baissera jamais, tout comme l'électricité n'a jamais baissé", a-t-il affirmé, ajoutant que les composants électroniques deviendraient le plus grand secteur au monde, en faisant partie du "tissu social".

Les inquiétudes sur une éventuelle "bulle" IA se multiplient ces derniers mois, malmenant régulièrement les valeurs du secteur qui reculaient encore jeudi sur les places européennes et asiatiques.

Sa visite au Japon a été l'occasion pour Jensen Huang de conclure plusieurs accords au cours de la semaine.

Le conglomérat japonais Kawasaki Heavy Industries a ainsi annoncé jeudi qu'il allait codévelopper avec Nvidia des robots dotés d'IA destinés à la construction navale.

Dans un pays en crise démographique, "l'industrie japonaise de la construction navale est actuellement confrontée à de graves défis, notamment la diminution du nombre de travailleurs qualifiés et les pénuries de main d'oeuvre dues à la baisse du taux de natalité et au vieillissement de la population", a souligné Kawasaki.

L'objectif est donc d'employer ces futurs robots pour le soudage, la peinture, l'inspection et la manutention des matériaux dans le cadre de "chantiers navals numériques de nouvelle génération, reposant sur l'IA physique et la technologie des jumeaux numériques", ajoute le groupe nippon.

Parallèlement, "les efforts mondiaux visant à réduire l'impact sur l'environnement stimulent la demande partout dans le monde pour des navires à faible ou zéro émission de carbone, ce qui fait de l'augmentation des capacités de construction et de l'amélioration de la productivité des priorités pour l'ensemble du secteur", selon le conglomérat.

Nvidia a également annoncé jeudi qu'il vendrait 27.500 puces de pointe pour IA basées sur son architecture pour processeur Rubin à Noetra, un consortium d'entreprises incluant SoftBank et Sony, dans le cadre d'un projet soutenu par le gouvernement visant à développer un modèle d'IA national dédié à la robotique.

Parmi les autres partenariats annoncés figure une collaboration dans la robotique avec notamment le japonais Fujitsu.

Mercredi, Jensen Huang avait également visité une salle d'arcade à Tokyo avec des dirigeants du groupe de jeu vidéo Sega, l'occasion pour lui de remercier l'entreprise japonaise d'avoir jadis sauvé Nvidia grâce à un investissement de 5 millions de dollars dans les années 1990.

"Sans ce que Sega a fait pour Nvidia et ce qu'Irimajiri-san a fait pour Nvidia, Nvidia n'existerait pas aujourd'hui", a déclaré M. Huang, en référence à l'ancien président de Sega, Shoichiro Irimajiri.

"Imaginer qu'en 1995, Nvidia était presque au bord de la faillite, que nous avions choisi exactement la mauvaise technologie, et que nous soyons aujourd'hui là, en tant que plus grande entreprise du monde, est inimaginable", s'est-il réjoui.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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TotalEnergies: le conflit au Moyen-Orient pèse sur la production

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TotalEnergies, qui publiera ses résultats semestriels le 23 juillet, anticipait un impact de l'ordre de 360'000 barils équivalent pétrole par jour (bep/j) en moyenne. (© KEYSTONE/AP/THOMAS PADILLA)

Le géant pétrolier français TotalEnergies a indiqué jeudi que le conflit en cours au Moyen-Orient avait affecté sa production à hauteur de 210'000 barils équivalent pétrole par jour en moyenne au deuxième trimestre, soit un impact inférieur à ses prévisions.

TotalEnergies, qui publiera ses résultats semestriels le 23 juillet, anticipait un impact de l'ordre de 360'000 barils équivalent pétrole par jour (bep/j) en moyenne.

Mais il a enregistré une "montée en puissance au fil du trimestre de la production offshore aux Emirats Arabes Unis", ainsi que "le redémarrage de la production dans les autres pays de la région au cours du moins de juin".

La production d'hydrocarbures du deuxième trimestre 2026 est attendue proche de 2,4 Mbep/j.

Néanmoins, une partie "significative" mais non spécifiée de cette production "n'a pas pu faire l'objet d'enlèvements au cours du trimestre", explique le géant des hydrocarbures, qui l'a comptabilisée dans ses comptes "à la valeur du brut de fin juin", c'est-à-dire à moins de 70 dollars le baril.

Cela devrait peser sur les résultats de sa branche exploration-production, où il réalise l'essentiel de sa rentabilité et dans laquelle il anticipe quand même un flux de trésorerie "en hausse de l'ordre de 1 milliard de dollars par rapport au premier trimestre".

Malgré cet impact, les résultats de cette branche sont attendus "en croissance", explique l'entreprise jeudi.

Vers 13H40 heure de Paris, le titre TotalEnergies perdait 2,73% à 68,71 euros, dans un marché en baisse de 0,95%.

Les analystes de RBC Capital Markets ont expliqué que certains indicateurs clés communiqués jeudi par TotalEnergies étaient en deçà de leurs attentes.

"Le seul point positif est la production, où il semble que TotalEnergies a réussi à produire davantage aux Emirats arabes unis que ce que nous attendions", ont-ils commenté dans une note.

TotalEnergies dit en outre prévoir des résultats "en forte hausse" pour son activité aval par rapport au premier trimestre, en raison de meilleurs marges des activités de raffinage - transformation du pétrole en carburant par exemple - ou de la pétrochimie.

Les activités de négoce pétrolier sont "attendues au même fort niveau qu'au premier trimestre".

En revanche, flux de trésorerie et résultats de sa branche de gaz liquéfié (GNL) "Integrated LNG" sont attendus en "baisse significative", en raison d'une "contreperformance des activités de négoce de gaz".

L'entreprise avait réalisé un bénéfice net en très forte augmentation au premier trimestre, porté par "la hausse des prix" du pétrole et du gaz ainsi que par ses activités de négoce. Le bénéfice net trimestriel du groupe avait atteint 5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d'euros au cours de fin avril), en hausse de 51% sur un an.

Sa production de gaz et de pétrole, en hausse de 4% au premier trimestre, lui avait permis de compenser ses pertes dans la région du Golfe, équivalentes à 15% de son activité pétrogazière mondiale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Etats-Unis: les ventes au détail ralentissent, comme prévu

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La moyenne sur un an intègre cependant une hausse de près de 20% des achats d'essence, consécutifs au choc sur les prix provoqué par la guerre au Moyen-Orient. (© KEYSTONE/AP/Yuki Iwamura)

La consommation des ménages américains a ralenti au mois de juin, après deux mois tirés par la hausse des prix à la pompe, venant s'établir en ligne avec les attentes des analystes, selon les données publiées jeudi par le département du Commerce.

Le mois dernier, les ventes au détail se sont élevées à 768,6 milliards de dollars dans le pays, en hausse de 0,2% par rapport au mois précédent et de 6,7% sur un an.

La moyenne sur un an intègre cependant une hausse de près de 20% des achats d'essence, consécutifs au choc sur les prix provoqué par la guerre au Moyen-Orient.

Sur un mois, le rythme de consommation marque un fort ralentissement, après une hausse de 1% au mois de mai.

Il est cependant parfaitement en ligne avec les anticipations des analystes, selon le consensus publié par MarketWatch.

Cet indice, très large, comprend achats en magasins, sorties au restaurant, pleins d'essence... Il n'est pas corrigé de l'inflation, qui s'est fortement accélérée sur la période.

Cela implique que, si les Américains ont déboursé plus, ils n'ont pas forcément acheté davantage de biens et services en volume.

Hors achat de véhicules et réparation, la tendance est même orientée à la baisse de 0,2%, profitant cependant du recul des prix du pétrole sur la période. Si l'on met de côté également les achats à la pompe, la hausse est de 0,4%.

Mais elle est très inégalement répartie : ainsi les produits culturels et sportifs ont connu une hausse de 1,3% sur un mois, et même de 15,2% sur un an.

A l'inverse, les produits de santé et de soin à la personne sont en recul de 0,8% sur le mois et les achats de produits alimentaires et boissons de 0,2%, profitant d'une baisse des prix des produits alimentaires.

Les ventes continuent par ailleurs à se faire davantage en ligne que dans les magasins de proximité, les premières progressent de 1,9% sur un mois alors que les secondes reculent de 0,3% sur la même période.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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