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Suisse

Refuser l'uniforme en 1989: récit d'un réfractaire à l'armée

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"Lioba", la mascotte de l'équipe suisse de football, en campagne pour l'initiative "Pour une Suisse sans armée" en 1989 (archives). (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Jusqu'en 1996, tout homme suisse était soumis à un service militaire obligatoire. Marcel*, "grande gueule anarcho-gauchiste", s'y est refusé. Son insoumission le conduira en prison. Il nous raconte son combat avant tout politique.

Marcel se politise très jeune, explique-t-il dans un entretien accordé à Keystone-ATS. Pour lui, avoir une armée en Suisse est ridicule. "La Suisse doit uniquement promouvoir la paix, et non préparer la guerre." Les seules fois où l'armée a tiré, c'était contre son propre peuple, en 1932 à Genève lors d'une manifestation antifasciste, se souvient-il.

Toutefois, Marcel entre dans l'armée à 20 ans "pour ne pas avoir d'emmerdes". De plus, il vient de terminer son CFC en électronique. Dans ce domaine, la plupart des entreprises sont alors liées à la Confédération ou à l'armée. Et refuser de faire l'armée entraîne des conséquences sur l'emploi.

Déserteur

Il déserte après 33 jours d'école de recrues. "Trop débile", raconte-t-il. Il voudrait plutôt s'engager au service de la société. Il rêve déjà d'un service civil pour la cohésion nationale, et serait encore prêt aujourd'hui à y retourner. Il écrit alors une lettre au Département militaire, maintenant Département fédéral de la défense, expliquant son refus de servir.

Il retourne à la vie civile et travaille pour des entreprises de construction ou encore au CHUV. Un an et demi plus tard, il est convoqué au tribunal militaire de Rolle (VD).

Ce jour-là, au lieu de laisser parler son avocat commis d'office, il se lève et s'explique au juge. Il n'a pas de conflit de conscience et peut porter une arme. "Je suis là pour des raisons politiques", dit-il devant les juges.

"Je voulais faire de la prison. Sinon rien n'aurait bougé", confie-t-il quarante ans plus tard. Le président, un lieutenant-colonel, le condamne à dix mois de prison. Il n'en fera que six.

Obtenir ce qu'on veut

"J'étais content pour lui", témoigne un ami. "Il a obtenu ce qu'il voulait et était vraiment prêt à aller en prison pour ses convictions."

A l'époque, se souvient cet ami, l'armée n'acceptait pas facilement un refus de servir. Il fallait le motiver, le prouver et tenir sur le long terme face à la pression de l'armée.

Au final, une condamnation était une victoire pour un objecteur de conscience. Elle lui donnait raison.

Dans de rares cas, surtout au début des années 1990, les objecteurs échappaient à une peine de prison. Certains étaient déclarés inaptes au service par la justice militaire. D'autres restaient toutefois dans une situation incertaine et pouvaient être rappelés à leurs obligations, ou risquer une nouvelle procédure.

Une "grande gueule" qui se tait

Le 6 novembre 1989, Marcel entre en prison. "Pas tranquille." Faute de prison militaire, il se retrouve dans une prison civile à côtoyer tout type de criminels de droit commun.

"J'étais jeune, j'avais 21 ans, je ne connaissais rien à la vie de prison. Je me suis dit 'il va falloir fermer sa gueule' pour n'énerver personne."

Et c'est ce qu'il fait les premiers jours. Puis, il apprend vite qu'il n'y a aucun souci à discuter avec les autres prisonniers, mais qu'il faut rester neutre sur ses avis.

Quelques détenus lui expliquent la hiérarchie de la prison: le petit fretin tombé pour de l'herbe; les gens qui sont là pour des choses sérieuses comme un meurtre; et au sommet le "big boss", un transporteur de drogue.

Mais "nous, les gars de l'armée, nous n'étions pas dans cette hiérarchie. Pour les autres détenus, nous n'avions rien à faire là".

1989: vote sur l'armée et mur de Berlin

1989, c'est aussi l'année de la chute du mur de Berlin. Et du vote sur l'initiative populaire "Pour une Suisse sans armée et pour une politique globale de paix". Marcel s'en souvient bien: "J'étais en tôle."

Son père, pourtant favorable à l'armée, vote pour l'initiative. Comme plein de connaissances. "Il fallait que les choses bougent, que les gens se sentent impliqués." 35,6% des votants disent oui. Un chiffre qui reste ancré dans la mémoire de Marcel.

"Ce vote a tout changé. Je n'étais plus un débile qui pense pouvoir changer les choses. Ça a été une claque des deux côtés. On n'avait jamais imaginé faire un tel score." Cela a aussi légitimé le Groupement pour une Suisse sans armée (GsSA).

Tout change

Et le camp bourgeois bouge immédiatement ensuite. Ce vote lui force la main sur le service civil. Ces événements politiques donnent également à Marcel "un moral de dingue" pour être en prison. Il a le sentiment d'avoir "fait juste".

Après deux rejets du service civil, en 1977 et en 1984, l'opinion publique change. Les sanctions contre les objecteurs de conscience sont de plus en plus mal perçues par la société. La Suisse, pourtant attachée aux droits humains, est également critiquée à l'international. Plusieurs pays en Europe ont alors déjà introduit un service civil.

En 1992, les Suisses acceptent finalement par 82,5% l'introduction d'un service civil pour les objecteurs de conscience. Cette année-là, 207 hommes débutent une peine de prison. Entre 1984 et 1991, ce chiffre variait entre 471 et 323, selon les chiffres transmis par l'Office fédéral de la statistique.

Le service de remplacement est finalement introduit le 1er octobre 1996. 66 sont encore emprisonnés pour refus de servir, désertion, insoumission ou inobservation d'une convocation au service militaire.

Devant des portes fermées

En sortant de prison, Marcel se retrouve devant des portes fermées. Plusieurs emplois lui passent sous le nez, notamment chez le prédécesseur de Swisscom. "Je suis sorti premier du concours d'entrée, mais j'ai été recalé, parce que j'avais refusé de faire l'armée. Il y avait un blocage net par les entreprises."

"Je ne regrette pas. Mais je ne le referais pas comme ça. C'est six mois de perdus, où tu peux faire des choses utiles pour la société." Marcel repense de temps en temps à cette période de sa vie et en parle avec plaisir.

* prénom d'emprunt

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Bon mois de juillet pour les remontées mécaniques suisses

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Les premières entrées au cours du mois de juillet ont augmenté de 7% en juillet 2026 par rapport à l'année dernière (image d'illustration). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le mois de juillet confirme le bon début de saison pour les remontées mécaniques helvétiques. Sur l'ensemble de la Suisse, les premières entrées ont augmenté de 7% par rapport à l'année dernière. En cinq ans, ce nombre a augmenté de près d'un tiers.

L'évolution au mois de juillet 2026 varie selon les régions, a indiqué mercredi l'association faîtière Remontées mécaniques suisses (RMS). L'Oberland bernois enregistre 24% de premiers passages en plus par rapport à l'année précédente, un résultat nettement supérieur à la moyenne nationale (+7%). Cette hausse peut s'expliquer grâce à la reprise de l'exploitation complète des installations du Schilthorn après des travaux, note RMS.

La Suisse centrale, le Valais et la Suisse orientale restent en dessous des résultats de l'an dernier (respectivement -2 et -3%). Les Alpes vaudoises et fribourgeoises, elles, ont vu leur nombre de passes diminuer de 10%, selon les chiffres de RMS.

Résultats supérieurs à la moyenne quinquennale

Si l'on regarde les cinq dernières années, à l'échelle nationale, les premiers passages se situent 29% au-dessus de la moyenne des années 2021 à 2025. Ici encore, l'Oberland bernois se distingue, avec une progression de près de deux tiers. Seule la Suisse orientale demeure en dessous de la moyenne quinquennale (-11%), en raison notamment de l'interruption de l'exploitation du téléphérique du Säntis.

Face à ces chiffres, la branche se dit satisfaite: les conditions météorologiques exceptionnellement chaudes et ensoleillées ont favorisé une forte activité de loisirs et de voyage dans l'espace alpin, souligne RMS.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

Thibaut Petit nouveau coach national

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L'entraineur de Fribourg Olympic Thibaut Petit sera aussi le sélectionneur de la Suisse (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Thibaut Petit est le nouveau sélectionneur de l'équipe de Suisse. Le Belge remplace le Grec Ilias Papatheodorou qui s'était retiré début juillet.

Petit n'est bien entendu pas un inconnu en Suisse, puisqu'il officie depuis trois ans à la tête de Fribourg Olympic. Avec le club fribourgeois, Petit a remporté trois titres de champion, notamment.

Il continuera d'ailleurs de mener les Fribourgeois en parallèle.

Son mandat commence en août et la première échéance sera le 27 août contre la Grande-Bretagne lors du 2e tour des pré-qualifications pour l'Euro 2029. Le groupe de la Suisse est relevé avec encore la Slovaquie. Il faudra terminer en tête de ce groupe pour avoir le droit de continuer son parcours.

Mais en cas de défaite, la Suisse aura une dernière chance de se qualifier en participant au 3e tour des pré-qualifications.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Un septuagénaire gravement blessé à Ste-Croix (VD) mercredi

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Un homme a été gravement blessé après un "différend" à Ste-Croix (VD) (image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Un homme de 72 ans a été gravement blessé mercredi peu après minuit au centre de Ste-Croix (VD), "à la suite d'un différend qui l'a opposé à plusieurs jeunes individus". Le Tribunal des mineurs a ouvert une instruction.

"Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime, un homme de 72 ans, aurait été frappée avant de chuter lourdement au sol et de perdre connaissance, précise mercredi la Police cantonale dans un communiqué. L'homme a été pris en charge par les secours et transporté à l'hôpital "dans un état jugé préoccupant". Son pronostic vital est engagé.

Identifié par les inspecteurs et entendu par les inspecteurs, un ressortissant français âgé de 14 ans domicilié dans la région a été placé en détention provisoire. Les autres personnes impliquées ont également été identifiées et entendues, indique encore la Police cantonale. Les investigations ont été confiées aux enquêteurs de la police de sûreté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Glencore: 4,41 milliards de dollars de bénéfice sur six mois

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Le siège principal de Glencore à Baar, dans le canton de Zoug. (archive) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le béhémoth minier et du négoce de matières premières a dégagé sur les six premiers mois de l'année un bénéfice net de 4,41 milliards de dollars, à comparer avec une perte de 655 millions un an plus tôt.

La performance avait alors été sinistrée par un amortissement sur les activités colombiennes dans le charbon à hauteur de près de 900 millions.

"Le premier semestre a été marqué par d'importants ajustements des prix de l'énergie et des marchés contigus, dans le sillage de l'éclatement du conflit au Moyen-Orient (...) Les contraintes sur le pétrole, les produits raffinés, le gaz naturel liquéfié et les capacités de fret ont exacerbé la volatilité sur les marchés de l'énergie, entre autres," relève le directeur général (CEO) Gary Nagle, cité dans le rapport semestriel diffusé mercredi.

Le chiffre d'affaires a bondi de près de moitié à 174,43 milliards.

Profitant de la volatilité accrue, l'excédent d'exploitation (Ebit) des activités de négoce a été multiplié par près de deux et demi à 3,3 milliards. Les activités minières de leur côté ont livré un excédent brut (Ebitda) ajusté en hausse de 72% à 6,5 milliards, à la faveur d'une tendance à l'inflation pour les prix des matières premières.

Les actionnaires seront doublement intéressés à cette performance. Ils se verront d'une part offrir un dividende exceptionnel de 8,5 cents par action, correspondant à un total d'environ un milliard. Glencore mènera en outre un nouveau programme de rachat d'actions doté de 500 millions de dollars. La rémunération des actionnaires doit ainsi avoisiner 3,5 milliards sur l'ensemble de l'année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Traversée du Bois de Finges: travaux préliminaires bien avancés

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Le nouveau tracé de la conduite de haute pression de Swissgas se situe à proximité de la route cantonale actuelle, appelée à disparaitre avec l'avènement de l'autoroute dans le Bois de Finges (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le dossier de l'autoroute A9 dans le Haut-Valais avance. Dix-huit mois après le début des travaux préparatoires, le Service de la construction des routes nationales (SCRN) du Canton du Valais fait le point sur ces travaux d'envergure.

Traverser toute la plaine du Rhône en empruntant d'une traite, l'ensemble de l'autoroute A9 devient de moins en moins utopique. Désormais, seuls deux tronçons demeurent à raccorder: celui à la hauteur de Gampel - le tunnel du Riedberg sera ouvert en décembre 2027 -, et celui entre Sierre et Loèche, dans le Bois de Finges.

Afin de respecter le parc naturel existant, ce passage, long de 8,5 km, s'effectuera à 75% en souterrain. "La tranchée couverte de Finges sera longue de 4,2 km, détaille Marc-Antoine Robyr, l'ingénieur responsable des travaux dans le secteur de Finges, interrogé par Keystone-ATS. Quant au tunnel de La Souste, il mesurera 2,1 km." Le projet est estimé à 1,1 milliard de francs, dont le 96% à la charge de la Confédération et 4% est payé par le Canton du Valais.

L’approbation des plans du tronçon a été donnée en 2021 par le Département fédéral des transports (DETEC). Idem pour le permis de construire, obtenu en 2024. "Il n'y a désormais plus de possibilités de déposer de recours, sauf au niveau de l'attribution des soumissions", dévoile l'ingénieur.

Un nouveau gazoduc

Divers travaux préliminaires ont été réalisés depuis janvier 2025 ou sont sur le point de se concrétiser. Tout d'abord, 12 hectares de forêts, situés au nord du Bois de Finges, ont été défrichés.

La construction d'un nouveau gazoduc long de 3,5 km a, elle, démarré en 2025. Il sera raccordé au réseau, au printemps 2027. Celui-ci voit le jour à côté de la route cantonale (T9), en bordure nord du défrichement. L'actuelle structure serpentant sous la T9 sera démantelée l'an prochain, tout comme la route actuelle, ce qui permettra de construire l'autoroute à cet endroit.

Impact sur le trafic

Dès la mi-août, une piste de chantier verra progressivement le jour à côté du gazoduc. Cette route permettra d'accéder au futur chantier principal.

A partir de courant 2027 et jusqu'à l'ouverture du nouvel axe, les automobilistes, circulant depuis ou en direction du Haut-Valais devront passer par l'autre rive du Rhône, soit via Salquenen, pour rejoindre Sierre ou l'autoroute.

En circuit court

Plusieurs places de dépôts sont désormais prêtes à accueillir les futurs gravats du chantier de l'A9. "Nous devrons déplacer 2,5 millions de mètres cubes de terre, soit un volume comparable à la pyramide de Keops", détaille M. Robyr.

"Cette masse de terre sera entreposée à plusieurs endroits dans le Bois de Finges et à La Souste, notamment sur une parcelle de 20 hectares située non loin de la ferme de Finges", avant d'être réutilisée lors de l'avènement du nouvel axe autoroutier et de divers aménagements.

"Plutôt que d'accumuler des kilomètres, on a préféré transporter la terre excavée dans des structures qui se trouvent, au maximum, à 8 kilomètres des chantiers, dans le périmètre de Finges", poursuit l'ingénieur. "En privilégiant les circuits courts, on réduit les contraintes de bruit et de poussière. C'est un concept qui se veut le plus écologiste et intégré possible."

Mesures de compensation

La préparation du dépôt principal a valu quelques surprises au niveau archéologique. Une quinzaine de squelettes de soldats ayant participé à la bataille de Finges en 1799 y ont été retrouvés, ainsi que de nombreuses douilles, balles, chevrotines et autres boutons de tenues militaires. "Le but de ces fouilles archéologiques consiste à sauver de la destruction due au poids des dépôts, de potentiels vestiges", également plus anciens, rappelle M. Robyr.

La création de ce tronçon autoroutier s'accompagne de 18 mesures de compensation, parmi lesquelles l'amélioration des biotopes, la création d'une passerelle d'observation, des étangs et la revitalisation du Rhône et de cours d’eau.

La réalisation d’une piste cyclable en site propre ou encore du plus long passage à faune de Suisse (4,2 km) résultent aussi du projet A9. Un puits et deux piscicultures sont également en construction du côté de Salquenen.

En plusieurs phases

Les travaux autoroutiers proprement dits s'effectueront en plusieurs phases. "Les soumissions pour les trois ouvrages principaux sont en cours ou en préparation", précise Marc-Antoine Robyr.

Deux tranchées couvertes sont prévues pour la traversée du Bois de Finges. Le début des travaux est prévu respectivement en 2027 et 2028, pour des réalisations en 2035, y compris l’électromécanique. Un premier tronçon sera alors ouvert à la circulation.

Dès 2029 ans, il sera alors temps de percer un tunnel et des tranchées couvertes annexes sous le village de La Souste. L'inauguration du tronçon devrait avoir lieu courant 2037.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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