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Economie

Pour devenir propriétaire, il faut s'armer de patience

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L'accélération des prix de l'immobilier s'explique par une forte demande, le désir de devenir propriétaire s'étant renforcé au cours de la pandémie. (Archives) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Devenir propriétaire exige de s'armer de patience. Outre la hausse des prix de l'immobilier, les aspirants à la propriété sont également confrontés au renchérissement des matériaux de construction et à l'allongement des délais de livraison.

Cette année, les prix de l'immobilier devraient progresser de 6%, après une hausse de 5,2% en 2020. Le rythme de croissance devrait ensuite ralentir, avec une hausse de 3,0% estimée pour l'exercice suivant, selon les prévisions de la ZKB.

Au niveau des loyers proposés, les spécialistes tablent sur une augmentation de 1,0%, aussi bien pour 2021 que 2022, selon une étude de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) publiée mardi.

L'accélération des prix de l'immobilier s'explique par une forte demande, le désir de devenir propriétaire s'étant renforcé au cours de la pandémie. L'environnement de taux bas et la possible suppression de l'impôt sur la valeur locative renforcent encore cette tendance.

Alors qu'il était fréquent qu'à la retraite, les propriétaires revendent leur bien pour s'installer dans un logement en location, cela est de nos jours moins attractifs, selon la ZKB. Désormais, un bien vendu entraîne un bien de remplacement acheté: cela change la structure du marché immobilier, expliquent les auteurs.

Le développement du télétravail entraîne certes un élargissement du périmètre de recherche, renforçant l'attractivité de certaines communes périphériques. Néanmoins, les aspirants à la propriété sont loin de se jeter sur les communes excentrées, qui resteront par conséquent confrontées à des taux de vacances importants.

Renchérissement des matériaux de construction

Suite à la pandémie, le bond des prix des matériaux de construction et les difficultés d'approvisionnement ajoutent une complication supplémentaire, surtout pour les particuliers souhaitant faire des travaux de rénovation. Il faut compter plusieurs mois pour se faire livrer du parquet, des matériaux isolants ou même un four, alors que les délais sont habituellement de quelques semaines.

"Avec des ressources limitées, beaucoup d'artisans et fournisseurs donnent la priorité aux grands clients, dans l'espoir d'obtenir d'autres projets rentables par la suite. Si un propriétaire parvient à placer sa commande, c'est souvent à un prix plus élevé", explique Ursina Kubli, responsable de la recherche immobilière à la ZKB.

Même si les travaux de rénovation coûtent plus cher, les prix des logements anciens ne devraient pas diminuer, car le désir d'avoir sa maison individuelle est tel, et les objets si rares à trouver, que les intéressés seront suffisamment nombreux pour qu'aucune baisse de prix ne soit consentie, selon la ZKB. Dans le neuf, le renchérissement des coûts sera tout au plus un prétexte pour justifier la hausse des tarifs, car "les prix sur le marché immobilier s'orientent moins selon les coûts effectifs que selon la propension à payer des acheteurs", concluent les auteurs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Pas de hausses de salaires astronomiques, dit l'union patronale

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Valentin Vogt estime que les demandes des syndicats ne sont que de la "poudre aux yeux" (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Le président de l'Union patronale suisse (UPS) Valentin Vogt juge irréalistes les demandes de hausses de salaires de syndicats. "Il n'y aura certainement pas cette année un gel des salaires, mais il n'y aura pas non plus des augmentations astronomiques".

"Lorsque les syndicats attisent l'attente que chacun obtienne 5 à 6% d'augmentation, c'est de la poudre aux yeux", déclare Valentin Vogt dans un entretien diffusé dimanche par la NZZ am Sonntag. Après la pandémie de Covid-19, de nombreuses entreprises n'ont pas les capacités financières pour des hausses généralisées, souligne-t-il. "Les augmentations de salaire se feront avant tout individuellement".

Le président de l'UPS rejette l'idée qu'il pourrait y avoir des troubles politiques et sociaux si les revendications salariales n'étaient pas satisfaites. Cela n'a "rien à voir avec la réalité", assure-t-il.

M. Vogt constate cependant un rapport de forces favorable aux travailleurs. Les entreprises doivent s'en accommoder, ajoute-t-il. "Celui qui veut garder ses collaborateurs doit leur offrir un bon paquet global".

Le responsable considère en outre que les effets de la guerre en Ukraine vont se faire sentir encore longtemps. "L'idée que la normalité reviendra une fois celle-ci sera terminée est irréaliste", estime-t-il, s'attendant à un ralentissement économique. "Un mélange toxique de facteurs d'incertitude est en train de couver".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Brûler du bois est mauvais pour le climat, dit un météorologue

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Lorsque le bois est brûlé, le CO2 capturé par l'arbre est relâché dans l'atmosphère (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Un météorologue alémanique s'insurge contre la recommandation d'acheter du bois de chauffage pour l'hiver afin de faire face à la crise énergétique. Selon lui, les pellets de bois sont aussi nocifs pour le climat que le charbon, le gaz ou le pétrole.

Interrogé dans les journaux alémaniques du groupe de presse Tamedia, Jörg Kachelmann relève que les substances nocives émises s'accumulent dans l'air en hiver. "Le fait que l'on mente aux gens pour qu'ils croient à toutes ces bêtises de propriétaires forestiers, qui mettent notre avenir en péril, est très mortifiant", lance-t-il.

Le météorologue rappelle qu'il existe de nombreuses alternatives au bois, comme l'énergie solaire, les pompes à chaleur ou la géothermie. Mais le gouvernement n'a rien fait pour aller dans ce sens, ajoute-t-il. "La protection de la population a été oubliée à un moment donné avec le livret de la protection civile et les médias recopient les mensonges éhontés du lobby du bois, selon lequel, brûler des forêts est bon chez nous mais mauvais en Amazonie".

"Un tel appel est une révélation et une preuve de la manière catastrophique dont un pays a oublié de réfléchir, de se prémunir, de se libérer de ses dépendances", poursuit-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le patron de l'usam pas opposé à des hausses de salaires

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Fabio Regazzi appelle l'Etat à compenser lui aussi l'inflation (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Le président de l'Union suisse des arts et métiers, Fabio Regazzi, ne se dit pas opposé à des augmentations de salaire réclamées par les syndicats pour compenser l'inflation. Mais la question "doit être abordée au cas par cas", ajoute-t-il.

"Il y a des secteurs qui ont les moyens d'appliquer une hausse et qui le feront sans doute sur la base du partenariat social. Par contre, d'autres branches en difficulté n'ont simplement pas les moyens d'y arriver", indique M. Regazzi dans un entretien diffusé vendredi par la Tribune de Genève et 24 Heures.

Dans cette deuxième catégorie, il cite les secteurs fortement impactés par la crise du Covid-19 ou "qui se trouvent dans une période d'incertitude en raison de la guerre en Ukraine".

Levier fiscal

Alors que l'Union syndicale suisse a réclamé au début août des "augmentations de salaire urgentes et nécessaires", M. Regazzi reconnaît que les entreprises ont un rôle important à jouer pour compenser l'inflation, qui atteint 3,4%. "Mais elles ne peuvent pas constamment jouer les pompiers et augmenter les salaires à l'infini".

L'Etat doit "aussi faire un effort" avec le "levier fiscal, qui peut être actionné", estime le conseiller national (Centre/TI). "D'autres pistes méritent aussi d'être explorée", poursuit-il.

Mais selon lui, les aides doivent avant tout cibler la classe moyenne. "C'est celle qui souffre le plus, car elle n'a ni le patrimoine des classes les plus aisées ni les aides des classes les plus faibles".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Baisse du nombre de jeunes chômeurs dans le monde (OIT)

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Les jeunes femmes sont toujours moins bien loties que les jeunes hommes sur le marché de l'emploi, selon l'OIT (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le nombre des jeunes chômeurs devrait baisser en 2022 à travers le monde, tout en restant supérieur à son niveau d'avant la pandémie de coronavirus, avec des écarts toujours majeurs entre les pays mais aussi entre hommes et femmes, a indiqué jeudi l'OIT.

Leur nombre devrait reculer de 2 millions par rapport à 2021, pour atteindre 73 millions cette année, a indiqué l'Organisation internationale du travail (OIT) dans un rapport publié à l'occasion de la Journée internationale de la jeunesse.

Ce chiffre reste supérieur de 6 millions au niveau de 2019, avant la pandémie.

"La reprise de l'emploi des jeunes est en retard par rapport à celle des adultes" au niveau mondial, constate l'OIT, qui souligne que déjà pendant la pandémie les 15-24 ans avaient connu une perte d'emploi en pourcentage beaucoup plus importante que les adultes.

Sans surprise, les jeunes femmes sont toujours moins bien loties que les jeunes hommes: en 2022, l'OIT prévoit que 27,4% d'entre elles auront un emploi, contre 40,3% des jeunes hommes.

Cet écart hommes/femmes a montré peu de signes de réduction au cours des deux dernières décennies, et est plus important dans les pays à revenu moyen inférieur.

La reprise du marché de l'emploi des jeunes devrait par ailleurs diverger entre les pays à revenu faible et intermédiaire, d'une part, et les pays à revenu élevé, d'autre part.

Les pays à revenu élevé sont les seuls qui devraient atteindre des taux de chômage des jeunes proches de ceux de 2019 d'ici à la fin de 2022, tandis que dans les autres pays, ils devraient rester supérieurs à leurs niveaux d'avant la crise.

Secteurs créateurs d'emplois

En Europe et en Asie centrale, le taux de chômage des jeunes devrait être supérieur de 1,5 point de pourcentage à la moyenne mondiale en 2022 - 16,4% contre 14,9%, respectivement.

Selon l'OIT, "des progrès substantiels ont été réalisés dans la réduction du chômage des jeunes - tant pour les femmes que pour les hommes - mais les chocs réels et potentiels de la guerre en Ukraine risquent fort d'affecter les résultats".

Les Etats arabes affichent le taux de chômage des jeunes le plus élevé et celui qui augmente le plus rapidement, avec une projection à 24,8%. En Afrique, le taux de chômage des jeunes de 12,7% masque, selon l'OIT, le fait que de nombreux jeunes ont choisi de se retirer complètement du marché du travail.

Le rapport se penche également sur les secteurs créateurs d'emplois.

L'OIT estime que les 15-24 ans sont les mieux placés pour bénéficier de l'expansion des économies plus durables.

Ainsi, 8,4 millions d'emplois supplémentaires pourraient être créés pour les jeunes d'ici à 2030 grâce à la mise en oeuvre de mesures politiques dites "vertes" et "bleues", grâce notamment aux investissements dans les énergies propres et renouvelables, l'agriculture durable, le recyclage et la gestion des déchets.

Le rapport souligne par ailleurs que la modélisation suggère qu'atteindre une couverture universelle d'internet à haut débit d'ici à 2030 pourrait conduire à une augmentation nette de 24 millions de nouveaux emplois au niveau mondial, dont 6,4 millions occupés par des jeunes.

Enfin, les simulations de l'OIT suggèrent que les investissements dans les services de santé, les soins de longue durée et l'éducation - des secteurs qui emploient de nombreux jeunes travailleurs et en particulier de jeunes travailleuses - pourraient permettre la création de 17,9 millions d'emplois supplémentaires pour les jeunes d'ici à 2030.

Pour la directrice générale adjointe de l'OIT pour les politiques, Martha Newton, "ce dont les jeunes ont le plus besoin, c'est de marchés du travail qui fonctionnent bien, avec des opportunités d'emplois décents pour ceux qui participent déjà au marché du travail, ainsi que des opportunités d'éducation et de formation de qualité pour ceux qui doivent encore y entrer".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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ABB reprend des activités de Siemens

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L'unité Motion d'ABB va intégrer les activités rachetées à Siemens (archives). (© KEYSTONE/MELANIE DUCHENE)

Le géant de l'électrotechnique ABB a repris des activités auprès de l'allemand Siemens dans le domaine des moteurs Nema à basse tension.

L'acquisition devrait avoir un effet bénéfique sur les marges de la division Motion d'ici les deux prochaines années, indique jeudi l'entreprise zurichoise.

Les activités rachetées emploient 600 collaborateurs et ont généré un chiffre d'affaires de 63 millions de dollars (presque autant en francs) en 2021, auprès d'une clientèle nord-américaine bien établie.

Les moteurs sont fabriqués à Guadalajara au Mexique. ABB espère bénéficier de synergies, de l'expertise en recherche et développement (R&D) et de l'accès au marché pour que le portefeuille combiné de produits atteigne "son plein potentiel".

La transaction s'inscrit dans la stratégie d'ABB de s'étendre dans de nouveaux segments et d'augmenter ses parts de marché. Les détails financiers de la transaction n'ont pas été dévoilés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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