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Economie

Plus respectueux du climat, le train est plus cher que l'avion

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Le train, plus respectueux du climat, est souvent plus cher que l'avion lorsqu'on voyage en Europe, selon une étude de Greenpeace (illustration). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Bien que plus respectueux du climat, le train est souvent plus cher que l'avion. Greenpeace a comparé les prix des billets pour les deux moyens de transport sur 112 trajets dans 27 pays européens, dont la Suisse, et à neuf périodes de réservation différentes.

Dans quelque 70% des cas, les vols étaient moins chers que le train, a indiqué jeudi l'organisation environnementale dans un communiqué. Seuls 23 trajets étaient moins chers en train. Et la moitié de ces 23 liaisons étaient vraiment pratiques pour les voyageurs.

Les pays avec les plus grandes différences de prix entre l'avion et le rail étaient la Grande-Bretagne (4,04 fois plus cher), l'Espagne (3,86) et la Belgique (2,6). Les compagnies aériennes à bas prix desservaient 79% de toutes les liaisons étudiées. Leurs tarifs étaient presque toujours moins élevés que ceux des entreprises ferroviaires.

La différence de prix la plus flagrante a été relevée sur le trajet Barcelone-Londres, qui coûtait jusqu'à 384 euros (environ 369 francs) en train. C'est 30 fois plus que le billet d'avion à 12,99 euros.

Situation similaire en Suisse

En Suisse, le train était plus cher pour 70% des liaisons, même si le pays est bien desservi par le train et que c'est celui qui compte le moins de compagnies aériennes à bas prix, note Greenpeace.

Prendre le train était en revanche plus avantageux à destination de Vienne et de Berlin. De même qu'entre Genève et Paris, grâce à huit TGV qui circulent quotidiennement, et ce malgré la concurrence d'Easyjet.

Pour d'autres trajets, la situation fluctuait suivant les conditions. Pour Zagreb, l'avion n'était moins cher que les jours où il y avait un vol direct à bas prix. Pour Zurich-Bruxelles, le train coûtait moins cher qu'un vol réservé longtemps à l'avance, mais plus qu'un vol réservé à court terme.

Les vols à destination de l'Espagne étaient nettement moins chers en raison de deux compagnies "low cost" proposant des liaisons directes. Le billet de train le plus cher Zurich-Madrid coûtait plus de 480 francs.

Taxe sur le kérosène

Greenpeace demande une taxe sur le kérosène de 50 centimes par litre à l'échelle européenne, ce qui rapporterait des recettes annuelles de 46,2 milliards d'euros. En outre, l'exonération de la TVA pour les vols dans l'Union européenne devrait être supprimée, ce qui rapporterait 10 milliards d'euros.

Ces fonds devraient être alloués à l'infrastructure ferroviaire. De plus en plus de gens veulent voyager en train et renoncer aux vols, mais l'absence de taxe sur le kérosène et d'autres subventions nuisibles au climat pour l'industrie aérienne faussent les prix, selon l'organisation.

Greenpeace exige que le train et l'avion soient mis sur un pied d'égalité au niveau international, pour la protection du climat. Entre 2009 et 2019, les émissions de gaz à effet de serre dues au trafic aérien ont augmenté de 29% dans l'Union européenne, avance-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa

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Economie

Finma: blanc-seing à la reprise de Credit Suisse par UBS

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La banque aux trois clés a déjà apposé son sceau sur le siège de feu sa concurrente aux deux voiles. (archive) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) est parvenue à la conclusion que la fusion d'UBS et de Credit Suisse ne menace en rien la concurrence dans aucun segment du marché.

La Finma avait déjà informé la Commission de la concurrence (Comco) avant l'annonce de la fusion des deux banques qu'elle assumerait la responsabilité de l'évaluation du droit de la concurrence, comme le prévoit la loi, rappelle mercredi le gendarme des marchés financiers dans un communiqué. Depuis, la Finma a évalué de concert avec la Comco de nombreuses déclarations de concurrents, d'associations et de clients spécifiques.

Au terme de sa procédure de contrôle, la Finma conclut que la fusion d'UBS avec Credit Suisse ne menacera en rien la concurrence dans aucun segment du marché, même si UBS a pu renforcer sa position dans certains segments. La Finma achève donc sa procédure de contrôle sans conditions, exigences ou examens complémentaires.

Le 19 mars 2023, la Finma avait approuvé dans l'urgence la fusion des deux grandes banques conformément au droit de la concurrence, rappelle le communiqué. Elle avait justifié cette mesure par l'intérêt de la protection des créanciers et par la nécessité d'éviter des dommages plus importants à la place financière suisse et à la place financière internationale.

L'intervention immédiate de la Finma correspondait à la procédure prévue par la loi. C'est pourquoi la Finma remplace la Comco dans les fusions qui semblent nécessaires pour des raisons de protection des créanciers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Zurich Insurance prend les rênes de l'assureur indien Kotak

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Le mastodonte zurichois de l'assurance se targue d'être devenu le premier acteur étranger du secteur à prendre pied sur le sous-continent depuis une modification législative en 2021. (archive) (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Zurich Insurance revendique une prise de contrôle effective sur l'assureur indien Kotak General Insurance. L'assureur zurichois concrétise ainsi l'accord en ce sens convenu en novembre dernier.

La multinationale zurichoise a déboursé 5560 crores ou 670 millions de dollars, soit environ 592 millions de francs, pour s'emparer de 70% du capital de Kotak, précise-t-elle dans un communiqué mercredi.

La déclaration d'intention de début novembre portait sur une participation de 51% pour un montant de 488 millions de dollars, assortie d'une option sur une part additionnelle de 19%.

Elle demeurait conditionnée à l'approbation de la Banque centrale indienne, ainsi que celles des gendarmes de l'assurance et du développement du sous-continent, que Zurich assure avoir désormais obtenues.

Ensemble, les deux entreprises formeront une société d'assurance globale de premier plan, combinant la position dominante de Zurich Insurance avec l'expertise locale de Kotak dans un des marchés de croissance les plus importants.

Zurich se targue au passage de devenir le premier assureur étranger à s'établir sur le marché indien depuis un ajustement législatif permettant de s'emparer de jusqu'à 74% d'un assureur local.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Le commerce de détail a légèrement progressé en 2023

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La croissance démographique et l'évolution positive du secteur alimentaire ont notamment contribué à la progression des ventes au détail en Suisse en 2023 (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le commerce de détail en Suisse a bouclé 2023 sur une note réjouissante: les ventes, portées par le secteur alimentaire et la croissance démographique, ont légèrement progressé, selon l'étude de marché de l'Institut GfK publiée mardi.

Au total, les ventes dans le commerce de détail en Suisse ont augmenté de 0,5% l'an dernier pour atteindre 103 milliards de francs, indique mardi l'Institut d'études de marché GFK dans un communiqué. La croissance démographique et l'évolution positive du secteur alimentaire ont notamment contribué à cette progression. En 2023, le secteur alimentaire a enregistré un chiffre d'affaires de 45,6 milliards, en hausse de 3,1% par rapport à l'année précédente. Le secteur non-alimentaire a en revanche reculé, de 1,5% à 57,4 milliards.

Le commerce en ligne se porte également plutôt bien: les consommateurs suisses ont acheté des marchandises sur Internet pour 14,4 milliards de francs, un chiffre en hausse de 3% par rapport à l'année précédente.

La consommation indigène en ligne a augmenté de 0,2 milliard en 2023 par rapport à l'année précédente. Les achats en ligne à l'étranger ont atteint un nouveau sommet de 2,2 milliards et ont connu une croissance de 10% par rapport à 2022. Cette progression est à mettre sur le compte des petits colis en provenance d'Asie.

Les perspectives du commerce de détail en Suisse pour 2024 et 2025 s'annoncent sous les meilleurs auspices. Dans l'ensemble, une croissance modérée des ventes, pouvant atteindre 1%, est attendue d'ici la fin de l'année. Cela signifie que la barre des 104 milliards de francs sera dépassée pour la première fois.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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HSBC (Suisse) a enfreint les règles sur le blanchiment (Finma)

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La filiale helvétique du groupe bancaire britannique a manqué à ses obligations en matière de prévention du blanchiment d'argent concernant deux personnes politiquement exposées (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

HSBC Private Bank (Suisse) est accusée d'avoir enfreint les règles en matière de blanchiment d'argent. L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a ordonné des mesures.

La filiale helvétique du groupe bancaire britannique a manqué à ses obligations en matière de prévention du blanchiment d'argent concernant deux personnes politiquement exposées, écrit la Finma mardi dans un communiqué. Par conséquent, le gendarme financier a ordonné des mesures à l'encontre du gestionnaire de fortune, lui interdisant notamment d'ouvrir de nouvelles relations d'affaires avec ce type de clients à risque.

Cette décision fait suite à une procédure "d'enforcement" ouverte en décembre 2021, au cours de laquelle la banque a coopéré, indique la Finma.

HSBC Private Bank (Suisse) a entretenu deux relations d'affaires comportant des risques accrus pour lesquelles elle n'a pas suffisamment vérifié l'origine des valeurs patrimoniales ainsi que leur but et leur arrière-plan économique, est-il ressorti de l'enquête.

De nombreuses transactions considérées comme étant à risque n'ont par ailleurs pas été suffisamment clarifiées et documentées. Effectuées entre 2002 et 2015, ces opérations représentent un montant cumulé de 300 millions de dollars. Les avoirs, provenant d'une institution étatique, étaient transférés du Liban vers la Suisse avant d'être une nouvelle fois transférés peu de temps après sur d'autres comptes au Liban.

La banque n'a à aucun moment clarifié les raisons pour lesquelles un compte de passage détenu auprès d'elle avait été utilisé pour ces transactions, écrit la Finma. Elle n'a pas non plus identifié que les virements mentionnés présentaient des indices de blanchiment. Et même lorsque les risques l'ont conduite à résilier en 2016 ces relations d'affaires, elle n'en a pas informé Bureau de communication en matière de blanchiment d'argent.

Evoquant une "violation grave" des lois régissant les marchés financiers, la Finma a ordonné à la banque de passer en revue toutes ses relations d'affaires actuelles à risques accrus et avec des personnes politiquement exposées. L'établissement devra en outre contrôler la conformité de la catégorisation du risque de ses autres clients.

Un chargé d'audit a été désigné pour surveiller la mise en oeuvre de ces mesures. Dans l'intervalle, la banque ne pourra pas ouvrir de nouvelles relations d'affaires avec des personnes politiquement exposées.

HSBC Private Bank (Suisse) devra aussi remettre à la Finma une liste avec une déclaration exhaustive des responsabilités au sein de son conseil d'administration et de sa direction.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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UBS: offre de désengagement des fonds Supply Chain

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L'opération doit rester sans effets notables sur les résultats d'UBS ou sur le niveau de ses fonds propres durs. (archive) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

UBS présente lundi une offre de désengagement des fonds Supply Chain de Credit Suisse, liés à la société d'affacturage britannique Greensill, qui a déposé le bilan au printemps 2021.

La proposition comprend le remboursement aux détenteurs de parts de 90% de la valeur nette d'inventaire desdits fonds en date du 25 février 2021, déduction faite des remboursements déjà effectués.

Au dernier pointage il y a tout juste un an, le numéro deux bancaire helvétique racheté depuis par le numéro un annonçait un septième versement aux investisseurs du fonds Greensill, portant la remboursement total à 7 milliards de dollars. Feu la banque aux deux voiles assurait avoir alors récupéré 7,4 milliards, sur les 10 milliards de fonds sous gestion au moment de leur suspension.

L'opération doit rester sans effets notables sur les résultats d'UBS ou sur le niveau de ses fonds propres durs, du fait notamment des provisions constituées par le groupe bancaire aux trois clés au moment du rachat de son dauphin déchu au printemps 2023. UBS AG prévoit d'inscrire une provision de 0,9 milliard de dollars au deuxième trimestre sur une base consolidée.

Les Supply Chain Finance Funds feront désormais partie de la banque de défaisance d'UBS,

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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