Rejoignez-nous

Suisse

Pas de limitation des quantités de sucre dans les aliments

Publié

,

le

(Photo d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE)
Les quantités de sucre dans les aliments ne devraient pas être règlementées de manière restrictive, ni faire l'objet d'un étiquetage lisible et compréhensible. Le Conseil National a rejeté lundi deux initiatives des cantons de Genève et de Fribourg. Il préfère s'en remettre aux efforts volontaires des producteurs.

Genève voulait réglementer de manière restrictive la teneur en sucres ajoutés des boissons industrielles et des alimentstransformés. Le canton du bout du lac espérait ainsi réduire les effets nocifs de sa consommation sur la santé des consommateurs.

Le canton de Fribourg souhaitait pour sa part que la teneur en sucres figure dans la déclaration nutritionnelle. Il n'est pas nécessaire d'agir étant donné que, suite à la révision de la loi sur les denrées alimentaires, il sera bientôt obligatoire de déclarer la teneur en sucres dans le tableau des valeurs nutritionnelles, a fait valoir Philippe Nantermod (PLR/VS) pour la commission.

Quant à la seconde demande du texte fribourgeois, à savoir de rendre obligatoire un étiquetage lisible et d'emblée compréhensible, cette mesure n'aurait pas de sens à l'heure actuelle, car elle est déjà en discussion au sein de l'Union européenne, a expliqué Philippe Nantermod (PLR/VS). Et de conclure qu'il est plus judicieux d'attendre l'évolution de la situation dans l'UE.

Obésité en hausse

Soulignant les effets d'une consommation trop importante de sucre sur la santé publique, une minorité a plaidé, en vain, pour l'adoption des deux textes. Le rôle de l'Etat est de prévenir les maladies, a souligné Stefania Prezioso Batou (EàG/GE), rappelant que le texte avait fait l'unanimité à Genève.

Valérie Piller-Carrard (PS/FR) a pour sa part relevé que les taux d'obésité et de surpoids sont en hausse depuis des années. "Il faut agir sans tarder pour réduire la consommation de sucre au sein de la population".

Efforts volontaires

Le rôle de l'Etat n'est pas d'éduquer les citoyens dans leur consommation quotidienne, a rétorqué Philippe Natermod. Pour la majorité, les efforts de l'industrie sont suffisants.

Le Valaisan a ainsi rappelé que des mesures ont déjà été prises, par exemple l'introduction du système du Nutri-Score. De plus, il y a moins de deux semaines, neuf producteurs de boissons, dont Coca-Cola Suisse, Rivella et Ramseier, ainsi que le détaillant Volg se sont engagés à réduire de manière volontaire de 10% d'ici la fin 2024 la teneur en sucres dans leurs produits.

Quatorze entreprises suisses avaient auparavant signé la Déclaration de Milan. Cet accord, conclu en 2015 et reconduit en 2019 avec de nouveaux objectifs, prévoyait une réduction du sucre dans les yaourts et les céréales pour le petit-déjeuner.

Le Conseil des Etats avait rejeté les deux textes lors de la session d'hiver 2021.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suisse

Le brassage hivernal des eaux du Léman mieux compris

Publié

le

Le brassage vertical profond des eaux du Léman ne se produit que lors d'hivers exceptionnellement froids (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le mélange vertical n'est pas le seul moteur du renouvellement hivernal des eaux profondes du lac Léman. De forts courants provenant du bassin du Petit Lac et du littoral du Grand Lac peuvent aussi provoquer un brassage complet, selon une étude de l'EPFL.

Le brassage hivernal des eaux est essentiel au maintien des écosystèmes du Léman, a indiqué l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) lundi dans un communiqué. Lors d'hivers exceptionnellement froids, un mélange vertical de grande ampleur - appelé brassage complet - se produit, caractérisé par une température uniforme de la surface jusqu'au fond.

Ce processus était traditionnellement considéré comme le seul moyen d'assurer le renouvellement des eaux profondes. Mais selon les auteurs de cette étude publiée dans la revue Water Resources Research, de forts courants générés par la structure en deux bassins, le Grand Lac à l'est et le Petit Lac à l'ouest, peuvent également provoquer un renouvellement des couches les plus profondes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Les loyers toujours plus élevés au premier semestre

Publié

le

En plus de l'insuffisance de logements disponibles, de la construction morne et de la croissance démographique, la hausse des loyers est due à une demande excédentaire sur le marché, explique la plateforme. (KEYSTONE/Gaetan Bally) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les loyers proposés sur la plateforme Homegate n'ont cessé de croître sur les six premiers mois de l'année. Alors qu'elle était jusqu'à présent essentiellement urbaine, la pénurie de logements devient un problème généralisé.

Depuis décembre 2023, les loyers proposés ont renchéri de 2,6%, rapporte un communiqué paru lundi. Par rapport au mois précédent, l'indice a augmenté de 0,2 point à 128,5 points.

En plus de l'insuffisance de logements disponibles, de la construction morne et de la croissance démographique, la hausse des loyers est due à une demande excédentaire sur le marché, explique la plateforme.

Sans exception, les loyers ont augmenté dans tous les cantons. Les plus forte hausses au premier semestre ont été enregistrées à Zoug et Schaffhouse avec des progressions respectives de 5,6%. Viennent ensuite Lucerne (+5,1%) et le Valais (+4,6%).

Par ville, Lucerne est à la première place (+6,3%), suivie par Lugano (+5,1%). Les autres agglomérations étudiées enregistrent une progression comprise entre 1,6% et 3,8%.

Les loyers devraient continuer à progresser, selon Homegate. "Tant que le déséquilibre entre une offre basse et une demande élevée ne se résorbera pas durablement, les personnes à la recherche d'un logement continueront à être confrontées à une hausse des loyers", a averti le portail immobilier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Suisse

Prix à la production et à l'importation: jeu à somme nulle en juin

Publié

le

Loin derrière les denrées alimentaires, le tabac et ses dérivés, les produits agricoles et les produits en métaux non ferreux ont aussi contribué au renchérissement des produits indigènes. (KEYSTONE/GAETAN BALLY) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'indice des prix à la production et à l'importation (PPI) est demeuré stable en juin en glissement mensuel, l'allègement des prix importés compensant un renchérissement de la production indigène.

L'indice PPI, compilé par l'Office fédéral de la statistique (OFS), est considéré comme un indicateur avancé de l'inflation. Les statisticiens fédéraux recensent notamment dans leur point de situation périodique lundi une chute des prix des hydrocarbures et produits pétroliers à l'importation, qu'a compensé un envol de ceux des produits alimentaires manufacturés dans le pays.

Le sous-indice des prix à la production s'est ainsi enrobé de 0,1%, quand celui des prix à l'importation s'est étiolé de 0,2%.

Loin derrière les denrées alimentaires, le tabac et ses dérivés, les produits agricoles et les produits en métaux non ferreux ont aussi contribué au renchérissement des produits indigènes.

A l'importations, ce sont surtout les fruits, les confiseries, les automobiles, les ordinateurs ou encore les préparations pharmaceutiques qui ont accentué le recul du sous-indice induit par les produits pétroliers.

Sur un an, l'indice PPI a fondu de 1,9%, aidé principalement par un allègement de 3,2% de la facture à l'importation. Les prix des produits autochtones restent, eux, sur un recul de 1,2%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Suisse

Défauts sur un quart des appareils électriques contrôlés en Suisse

Publié

le

L'année dernière en Suisse, les autorités ont notamment interdit à la vente des appareils électriques munis de fiches étrangères non conformes (image symbolique). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Près d'un quart des 1260 appareils électriques contrôlés en Suisse en 2023 présentaient des défauts majeurs ou mineurs. Les autorités ont prononcé 114 interdictions de vente et publié 10 rappels et alertes de sécurité.

La plupart des équipements défectueux comportaient des défauts pouvant entraîner des risques de décharges électriques, de brûlures, de dégagement de fumée ou d’incendie, a indiqué lundi l'Inspection fédérale des installations à courant fort (ESTI) dans un communiqué.

Parmi les matériels interdits à la vente figuraient des appareils ménagers et de bureau, des luminaires LED ou laser, des chargeurs, des batteries externes, des installations photovoltaïques Plug & Play et des batteries domestiques. De plus, de nombreux appareils électriques munis de fiches étrangères non conformes ont à nouveau fait l'objet d'une interdiction de vente, détaille l'ESTI.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

SGS ne vend pas la division Crop Science à Eurofins Scientific

Publié

le

En décembre dernier, SGS avait annoncé avoir signé un contrat avec Eurofins Scientific pour lui vendre ses activités agronomiques Crop Science. Les détails financiers de cette cession n'avaient pas été divulgués. (KEYSTONE/Gaetan Bally) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le spécialiste genevois de l'inspection et de la certification SGS ne va pas vendre ses activités agronomiques Crop Science au français Eurofins Scientific, comme annoncé en décembre. "Toutes les conditions nécessaires à la finalisation n'ont pas été remplies".

Face à ce constat, SGS "a décidé d'user de son droit de mettre un terme au contrat", a ajouté le groupe lundi dans un communiqué, sans préciser quelles conditions n'ont pas été remplies.

En décembre dernier, SGS avait annoncé avoir signé un contrat avec Eurofins Scientific pour lui vendre ses activités agronomiques Crop Science. Les détails financiers de cette cession n'avaient pas été divulgués.

Crop Science compte 480 employés dans 14 pays en Europe, en Amérique du Nord, en Afrique du Sud et au Brésil et a enregistré en 2022 un chiffre d'affaires d'environ 46 millions de francs. Cette opération devait permettre à SGS "de se concentrer sur l'alimentaire, la pharma et les cosmétiques", avait alors souligné le groupe suisse.

Le français Eurofins Scientific, coté à la Bourse de Paris, emploie plus de 61'000 personnes dans 61 pays et compte quelque 900 laboratoires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture