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Economie

Novartis réalise un 1er partiel honorable, entaché par Sandoz

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Le directeur général de Novartis Vasant Narasimhan a laissé entrevoir une embellie sur la seconde moitié d'année pour Sandoz et des perspectives intactes à plus longue échéance (archives). (© KEYSTONE/PATRICK STRAUB)

Le chiffre d'affaires de Novartis a augmenté de 1% sur les trois premiers mois de l'année, à 12,41 milliards de dollars (11,36 milliards de francs). Ce résultat a été atteint malgré une contre-performance de son unité génériques et biosimilaires Sandoz.

La base de comparaison avait de surcroît été marquée par un phénomène de constitution de réserves de médicaments à l'approche de la première vague pandémique.

Les médicaments originaux regroupés au sein de la principale unité Innovative Medicines ont créé la surprise avec une croissance de 4% à 10,1 milliards de dollars. Sandoz a essuyé une chute de 9% à 2,3 milliards, lestée entre autres par une saison des refroidissements particulièrement anémique et une pression tarifaire exercée par une concurrence croissante, détaille le compte-rendu diffusé mardi.

Traitements à succès

La multinationale pharmaceutique se félicite d'être parvenue - dans son coeur de métier du moins - à surcompenser les effets délétères de la pandémie de coronavirus sur les franchises en ophtalmologie et en dermatologie notamment, grâce à l'essor des récents lancements.

Les progrès les plus marqués sont à mettre au crédit de la thérapie génique Zolgensma (+88% à 319 millions), du traitement cellulaire Kymriah (+62% à 151 millions) ou encore du médicament pour le coeur Entresto (+39% à 789 millions). L'anti-inflammatoire Cosentyx (+13% à 1,05 milliard) confirme son statut de principal moteur de ventes.

Rentabilité émoussée

La rentabilité s'est affaissée, avec un résultat opérationnel élagué de 12% à 2,2 milliards de dollars et un bénéfice net érodé de 5% à 2,06 milliards. Hors effets considérés comme exceptionnels, l'Ebit aurait reculé de 2% à 3,96 milliards et le gain net de 4% à 3,41 milliards.

L'érosion de la rentabilité opérationnelle répond notamment à des amortissements et des frais de restructuration en hausse chez Innovative Medicines, ainsi qu'à un correctif de valeur lié à l'anticholestérol Leqvio, acquis en début d'année dernière pour près de 10 milliards de dollars. L'essentiel du tassement est toutefois attribué à Sandoz et à l'amputation d'un bon tiers hors effets de changes de son excédent d'exploitation.

Objectifs reformulés

La direction reconduit dans les grandes lignes ses ambitions pour l'ensemble de l'exercice, comprenant à taux de change constants une hausse de 1 à 5% du chiffre d'affaires et d'environ 5% de l'excédent opérationnel de base. Les perspectives pour Sandoz se sont néanmoins péjorées et la division risque désormais d'accuser une contraction de 1 à 5% de ses revenus et de 10 à 15% de son Ebit de base.

Le directeur général Vasant Narasimhan a assuré en téléconférence que les déboires de Sandoz ne constituaient pas une raison pour se détourner de la filiale, laissant entrevoir une embellie sur la seconde moitié d'année et des perspectives intactes à plus longue échéance.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Année 2023 prospère pour les banques cantonales

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Les banques cantonales tirent deux tiers de leurs revenus des opérations d'intérêts, tirant profit de la hausse des taux l'an dernier (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Les 24 banques cantonales ont totalisé un bénéfice cumulé de 4,3 milliards de francs l'an dernier, en hausse de 19%, grâce aux opérations d'intérêt dans un contexte de remontée des taux.

Les distributions aux cantons et aux communes s'élèvent à quelque 2,1 milliards de francs, selon le rapport de l'Union des banques cantonales suisses publié vendredi. Cela représente environ 240 francs par habitant.

Les 24 établissements "ont fait face avec brio aux événements liés au Credit Suisse, à la volatilité des marchés boursiers et aux défis géopolitiques, et signent ainsi un très bon exercice financier", d'après le communiqué.

Les opérations d'intérêts représentent toujours la source de revenus la plus solide des banques cantonales, avec une part de deux tiers. Au 31 décembre 2023, les opérations d'intérêts ont affiché un résultat net cumulé de 7,6 milliards de francs, soit une progression d'un quart sur un an. Au premier semestre, "la politique monétaire et la hausse rapide de la courbe des rendements ont largement soutenu ce segment". Pour la première fois depuis huit ans, le taux directeur était à nouveau en territoire positif pendant la totalité de l'exercice.

Les autres sources de revenus ont également connu une évolution positive. Le résultat des opérations de commissions et des prestations de service a progressé de 1,4 à 2,7 milliards. Celui des opérations de négoce a gagné 4,8% à environ 1,1 milliard. Au total, les produits s'élèvent à 11,7 milliards de francs (+16,2%).

Hausse des effectifs

La bonne marche des affaires s'est reflétée dans les effectifs avec la création de 873 nouveaux emplois. Fin 2023, les banques cantonales employaient au total 20'306 personnes équivalents temps plein. Les charges d'exploitation ont affiché une hausse limitée à 7% (357 millions).

Le "très bon résultat opérationnel" de 5,6 milliards de francs, qui a bondi de 30,2%, a permis de renforcer encore la couverture des risques et de constituer des réserves supplémentaires de 960,1 millions de francs pour les risques bancaires généraux.

Le montant total de l'actif a stagné par rapport à l'exercice précédent (-0,3%). Au vu de la bonne performance d'acquisition dans le segment des prêts à la clientèle (+4,3 %), cela tient en premier lieu à la réduction des liquidités. Fin 2023, le total des prêts s'élevait à 536,7 milliards de francs, dont 479 milliards de francs de créances couvertes par des hypothèques (+4,4 %).

Du côté du passif, les engagements à l'égard de la clientèle ont légèrement diminué, sous l'influence des arbitrages dans les solutions de placement et des transferts dans les activités hors bilan. Ils ont reculé à 457,7 milliards de francs (-0,9%). Les fonds de la clientèle couvrent environ 85,3% des prêts.

Au 31 décembre 2023, les banques ont renforcé leur capitalisation, avec des fonds propres (fonds propres de base, net tier 1) à 59,9 milliards de francs (+6,1%). "Toutes les banques cantonales dépassent nettement le seuil réglementaire" avec des ratios de fonds propres pondérés situés entre 16,5% et 25,7%. La moyenne des ratios de fonds propres non pondérés s'élève à 7,8 %.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Trois entrepreneurs genevois lancent une application de réduction pour les étudiants

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(obs/bonus.ch S.A. via KEYSTONE)

Stoody, une carte de réduction digitale est lancée vendredi, par trois entrepreneurs genevois pour les étudiants de 16 à 29 ans. Elle se présente sous  la forme d'une application, avec des réductions pouvant aller jusqu'à 60%. Une cinquantaine de commerces, de tout le pays, y participe. Cette opération devrait s'étendre à Lausanne, à l'automne prochain. 

Des réductions jusqu’à 60%, pour les étudiants. C’est ce que propose, dès vendredi, Stoody, une carte digitale à destination des étudiants de 16 à 29 ans. Pour ce faire, il leur suffit de télécharger l’application, en échange de 29 francs, par année. A la manœuvre, trois entrepreneurs genevois qui souhaitent ainsi aider ces jeunes, de plus en plus précarisés. Les explications de David Pivoda, l’un de ses entrepreneurs et fondateur du centre de loisirs Airloop.

"Notre objectif est d'aller au delà de l'action commerciale et de toucher une dimension sociale"

Près de cinquante commerces participent à cette opération. Des commerces de tous horizons: loisirs, santé, vente. Un projet gagnant / gagnant pour les jeunes et les commerçants. David Pivoda, l’un de ses entrepreneurs et fondateur du centre de loisirs Airloop.

Stoody devrait être disponible pour les étudiants lausannois, dès cet automne.

 

 

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Economie

Les loyers n'ont pas augmenté pour une majorité de locataires

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Parmi les personnes interrogées ayant reçu une augmentation de loyer, 15% ont décidé de rechercher activement un nouveau bien locatif, tandis que 3% ont déjà déménagé. (archives) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Environ deux tiers des locataires n'ont pas vu leur loyer augmenter début avril, malgré le relèvement du taux hypothécaire de référence. C'est ce que révèle un sondage du portail immobilier ImmoScout24 publié vendredi.

Avec le relèvement du taux hypothécaire de référence par l'Office fédéral du logement (OFL) en juin et en décembre de l'année dernière, les propriétaires ont eu la possibilité d'augmenter les loyers de 3% dès le mois d'avril. Le portail immobilier ImmoScout24 a indiqué vendredi avoir mené une enquête auprès de 1224 personnes dans toute la Suisse pour prendre le pouls des locataires à ce sujet. Dans ce sondage, 62% des personnes interrogées déclarent ne pas avoir reçu de hausse de loyer, tant à partir d'octobre 2023 que d'avril 2024. Seuls 11% affirment avoir vu le prix de leur logement augmenter.

Pas de déménagement

Si l'on compare les régions linguistiques, on constate de nettes différences, selon ImmoScout24: alors qu'en Suisse romande, 78% des locataires ne se sont pas vu notifier de hausse de loyer au cours de ces derniers mois, en Suisse alémanique, ce chiffre tombe à 55%.

Parmi les personnes interrogées ayant reçu une augmentation de loyer, 15% ont décidé de rechercher activement un nouveau bien locatif, tandis que 3% ont déjà déménagé. A l'inverse, pour 76% d'entre elles, l'adaptation du loyer n'a eu aucune influence sur leur situation. En outre, 85% ont accepté la hausse du prix de leur logement sans sourciller. Seuls 6% se sont présentés au propriétaire ou à la gérance pour négocier, et 5% ont contacté les autorités de conciliation en matière de droit du bail.

Pour rappel, l'Office fédéral du logement (OFL) a relevé deux fois le taux hypothécaire de référence l'an dernier, d'abord de 25 points en juin, puis à nouveau de 25 points en décembre. Il s'établit désormais à 1,75%. Cela signifie que toutes les personnes qui ont signé un bail après le 1er juin 2017 sont susceptibles de voir leur loyer augmenter.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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L'accès à la propriété du logement toujours plus restreint

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La part des ménages qui peuvent devenir propriétaires ne fait que reculer (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les ménages disposant de revenus suffisants pour réaliser leur rêve d'accès à la propriété sont toujours moins nombreux. En conséquence, les primo-accédants sont toujours plus disposés à s'excentrer pour devenir propriétaires.

Cela pousse les prix immobiliers à la hausse dans les régions périphériques alors que dans les grands centres urbains on observe une certaine accalmie, indique jeudi UBS dans une étude immobilière. Les économistes d'UBS estiment que seulement 15% des ménages ont des moyens suffisants pour leur permettre d'accéder à la propriété, contre 60% il y a vingt ans.

Pour acheter leur premier logement, nombreux sont ceux qui décident de s'éloigner des grands centres, renforçant la demande dans des régions comme la Suisse orientale ou le canton de Fribourg. Ces régions enregistrent une hausse des prix supérieure à la moyenne, aux alentours de 4%, selon l'étude, tandis que dans certaines grandes villes, comme Genève ou Bâle, les prix fléchissent légèrement.

Dans un contexte de ralentissement économique, il est "peu probable" d'assister à un nouveau boom comme celui rencontré pendant la pandémie. Toutefois, la hausse des prix a de bonnes chance de se poursuivre, alors que le nombre d'acheteurs potentiels augmente via l'arrivée de personnes fortunées désireuses de s'installer en Suisse ainsi que par la solide croissance sur le segment des revenus élevés.

Ainsi, les économistes d'UBS tablent sur une hausse des prix de 1,5% pour les appartements et de 1,0% pour les maisons individuelles en 2024.

A partir de 2025, une accélération de la hausse des prix est attendue, portée par une reprise conjoncturelle, des coûts de financements diminués ainsi que la pénurie de logements, chiffrée à environ 10'000 logements par an.

Locataires sous pression

Pour les logements en location, les loyers proposés ont connu la plus forte augmentation depuis quinze en 2023, enflant de près de 5% sur un an. La pression sur les locataires risque de se poursuivre, alors que l'activité de construction est freinée par différents facteurs, notamment des processus pour les permis de construire inefficaces et des coûts plus élevés.

Sur le volet de la durabilité, les économistes d'UBS estiment que les incitations à faire les travaux pour améliorer l'efficience énergétique des immeubles de rendements sont insuffisantes, malgré les subventions et exonérations fiscales. Ainsi, les hausses de loyers dans les baux en cours ne sont pas suffisantes pour encourager les dépenses en rénovation.

Enfin l'immobilier de bureau est sous pression, la remontée des taux d'intérêt ayant infligé un nouveau coup dur à un secteur déjà malmené avec la généralisation du télétravail depuis la pandémie.

Dans les emplacements phares, la baisse des prix atteint 10 à 15%. Dans les régions périphériques, la liquidité est si faible qu'il faut consentir à un fort abattement pour trouver des acheteurs potentiels. Les économistes ne s'attendent pas à un retournement de tendance prochainement, toutefois, la forte correction dans les emplacements centraux semble terminée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Le CEO de Petrosaudi est entendu à huis-clos

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Le procès du CEO et d'un collaborateur de Petrosaudi se poursuit jeudi devant le Tribunal pénal fédéral (archives). (© KEYSTONE/TI-PRESS/ALESSANDRO CRINARI)

Le Tribunal pénal fédéral a poursuivi jeudi l'audition à huis-clos du CEO de Petrosaudi dans le cadre du procès 1MDB. Avec son collaborateur, celui-ci est accusé d'escroquerie par métier, gestion déloyale et blanchiment d'argent aggravé.

La défense a obtenu l'exclusion du public - mesure exceptionnelle accordée en principe afin de protéger une victime - en raison des menaces qui pèseraient sur le prévenu et les siens. Celui-ci affirme avoir exercé des activités pour la famille royale d'Arabie saoudite, jusqu'à la mort du roi Abdallah en 2015. Ce double national suisse et saoudien serait tombé en disgrâce depuis.

Accordé en raison de cette situation personnelle particulière, le huis-clos a été largement exploité par la défense pour interroger le CEO sur sa situation et son expérience professionnelle. Comme expliqué auparavant par l'autre accusé, Petrosaudi aurait été créé avec un des fils du roi afin de servir de véhicule d'investissement avec des pays importants aux yeux du royaume.

L'audience publique a ensuite repris.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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