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Suisse

"Nous avons trop parlé des autres", selon Alain Berset

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Lors de son discours à Lucerne, Alain Berset a plaidé en faveur d'un retour à la culture du dialogue en Suisse (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

"Nous avons trop parlé des autres - au lieu de parler avec eux". Dans son discours prononcé dimanche à Lucerne à l'occasion de la Fête nationale, Alain Berset a dénoncé l'intransigeance qui a prévalu ces dernières années et plaidé pour un retour au dialogue.

Le conseiller fédéral a constaté que la culture des médias sociaux a bouleversé les débats politiques. "Certains ont fait de l'intransigeance une qualité, alors qu'elle n'est en réalité qu'une attitude de blocage." La volonté d'avoir toujours raison n'est autre qu'une "inaptitude à la démocratie", a-t-il dit, selon la version écite de son discours.

Les polémiques de ces dernières années ont en réalité affaibli la Suisse, a souligné le chef du Département fédéral de l'Intérieur (DFI). Sa culture politique parfois compliquée et sa diversité étonnante ne peuvent s'épanouir que si l'on se rappelle que "seules les bonnes solutions nous renforcent".

Pour relever les grands défis qui nous attendent, comme la guerre, la pénurie, l'inflation, le réchauffement climatique ou la prévoyance vieillesse, il est devenu encore plus important de se rapprocher les uns des autres. Le socialiste s'est montré optimiste à cet égard: nous savons tous que nous ne devons pas nuire à la culture politique, a-t-il dit.

La Suisse a le choix

"La crise du coronavirus a montré que nous avons le choix en tant que société", a rappelé le Fribourgeois. Le choix de relever ces défis grâce à notre culture du débat ou de camper sur nos positions en méprisant les autres.

Les vertus du pragmatisme et de la raison doivent l'emporter sur les "théories du complot, allergiques à toute forme de preuves", a martelé le conseiller fédéral. "La grande majorité de notre population sait que nous devons soigner notre culture politique. Elle sait que c'est justement la diversité qui nous rend forts."

Pour M. Berset, il ne faut pas être toujours gentil, il faut se disputer sur tout - mais pas indéfiniment. "Le fait que nous nous bagarrions et que nous nous réconcilions ensuite" maintient la cohésion de la Suisse. Et aussi le fait de "boire une bière ensemble après de vifs débats politiques". Mais une seule, a souligné le ministre de la santé.

"A l'occasion de la Fête nationale, rappelons-nous ce qui nous unit vraiment", a conclu Alain Berset.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sorties

Les cabanes du CAS ont connu le meilleur été de leur histoire

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L'été 2023 a été propice aux cabanes du CAS, ici la Gelmerhütte dans les Alpes uranaises (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les cabanes du Club Alpin Suisse (CAS) ont connu en 2023 la meilleure saison d'été de leur histoire. Durant l'été, les 147 cabanes ont enregistré 310'735 nuitées, soit 5% de plus que l'année précédente.

A l'exception des cabanes en Valais, toutes les régions de Suisse ont enregistré plus de nuitées entre début mai et fin octobre qu'à la même période en 2022, indique mercredi le CAS dans un communiqué.

Sur l'ensemble de l'année, le nombre de nuitées s'est élevé à 373'123, soit 1800 de moins que le chiffre record de 2022. Pour la première fois, le chiffre d'affaires a dépassé les 10 millions de francs.

Selon le CAS, ce sont les cabanes des Alpes tessinoises qui ont le plus profité des conditions généralement bonnes pour les randonnées. Les cabanes de l'Oberland bernois ont également été plus convoitées que l'année précédente tandis que celles des autres régions ont connu une légère baisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le collège de Bière (VD) touché par un important incendie

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La cause du sinistre est encore inconnue (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Un important incendie ravage le collège de Bière (VD) depuis mercredi matin. L'intervention rapide des pompiers a toutefois permis de circonscrire le sinistre au niveau de la salle de gymnastique, où s'est déclaré le feu. Aucune victime n'est à déplorer.

Le bâtiment au niveau de la salle de gymnastique a été fortement endommagé, indique un porte-parole de la police cantonale vaudoise à Keystone-ATS, confirmant une information du quotidien La Côte. L'opération d'extinction des flammes est toujours en cours. La cause du sinistre, qui aurait démarré vers 05h00, est encore inconnue.

Les cours sont annulés ce mercredi, précise encore le porte-parole. Deux routes ont été fermées pour les besoins de l'opération, sans incidence sur le trafic.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Santé

Une ONG française porte plainte contre Nestlé Waters

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Chez Nestlé Waters, "ce sont 100% des marques qui sont concernées par l'utilisation de traitements interdits", ajoute l'ONG, qui pointe aussi le groupe français Sources Alma. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'ONG Foodwatch porte plainte mercredi contre Nestlé Waters, filiale du géant veveysan, au Tribunal judiciaire de Paris pour neuf infractions. Elle lui reproche d'avoir traité illégalement ses eaux en bouteille et les avoir vendues sans en informer les consommateurs.

"Personne, pas même une multinationale comme Nestlé, n'est au-dessus des lois", dénonce l'association de défense des consommateurs dans un communiqué mercredi. Foodwatch s'appuie sur une enquête de Radio France et du journal Le Monde, qui ont révélé fin janvier que la filiale du groupe romand a eu recours "à des systèmes de traitement de l'eau tels que des filtres à charbon ou des filtres UV" pour ses marques Perrier, dont la source se situe dans le sud de la France, mais aussi Vittel, Hépar et Contrex, prélevées dans les Vosges.

Chez Nestlé Waters, "ce sont 100% des marques qui sont concernées par l'utilisation de traitements interdits", ajoute l'ONG, qui pointe aussi le groupe français Sources Alma.

Pour Foodwatch, "la fraude aux eaux filtrées illégalement est comparable au scandale de la viande de cheval il y a une dizaine d'années". Celle-ci souligne qu'"il y a clairement une infraction à la réglementation, tromperie des consommateurs, gain économique et intention de tromper puisque les entreprises ont dissimulé les procédés de filtration aux contrôleurs et se sont bien gardé de donner les informations aux consommateurs ou aux distributeurs", écoulant "leurs produits pourtant non-conformes pendant des années à la fois en France mais aussi probablement sur le marché intérieur européen".

L'organisation "questionne aussi la complaisance de la France, mouillée dans cette affaire depuis plusieurs années, qui aurait dû alerter les autorités européennes et les autres Etats membres importateurs de ces eaux". Elle a interpellé par courrier la Commissaire européenne à la santé et la sécurité alimentaire.

Une enquête préliminaire pour tromperie a déjà été ouverte à une date non précisée par le parquet d'Epinal, dans les Vosges, pour tromperie à l'encontre de Nestlé Waters.

Nestlé plaide la sécurité alimentaire

Au moment des révélations de l'affaire, le minéralier a assuré auprès de l'AFP que même si ces traitements "ont toujours eu pour objectif de garantir la sécurité alimentaire", ils "ont mené l'entreprise à perdre de vue l'enjeu de conformité réglementaire". Les marques concernées sont désormais "pleinement conformes au cadre réglementaire applicable en France", a déclaré l'entreprise, qui dit avoir abandonné les traitements interdits au cours des trois dernières années.

Elle a justifié cette pratique par les "évolutions de l'environnement autour de ses sources", et la présence de "différents éléments chimiques ou microbiologiques" qui s'amoncellent au "passage de l'eau dans les nappes souterraines ou à travers son cheminement dans les tuyaux de l'usine".

En Suisse, Nestlé a reconnu avoir utilisé "des filtres au charbon actif" pour son eau minérale Henniez, dans le canton de Vaud, c'est-à-dire "des mesures de protection non conformes au cadre réglementaire" arrêtées fin 2022.

L'an dernier, Nestlé Waters a suspendu au printemps deux forages de son eau Hépar dans les Vosges en raison de "conditions climatiques qui se détériorent", avant d'annoncer la suppression de 171 emplois sur les 721 que comptait alors la filiale du géant veveysan à Vittel.

A la même époque, les célèbres bouteilles vertes de Perrier se sont faites plus rares dans les rayons des supermarchés. La multinationale expliquait alors être "confrontée à des conditions d'exploitation de plus en plus difficiles", "notamment en raison d'événements climatiques devenus plus fréquents et plus intenses, avec une alternance d'épisodes de sécheresse et de fortes pluies".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Politique

Le soutien l'initiative pour une 13e rente AVS s'effrite

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Deux semaines avant le scrutin, les Suisses ont toujours l'intention de glisser un "oui" dans l'urne en faveur d'une 13e rente AVS, mais le soutien à cette initiative syndicale s'effrite. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

A dix jours du scrutin, le sort de l'initiative pour une 13e rente AVS reste incertain. Le texte des syndicats perd beaucoup de terrain, selon deux sondages publiés mercredi. En revanche, les Suisses disent un "non" clair, à plus de 60%, à une retraite à 66 ans.

Le soutien à une 13e rente AVS chute de douze points de pourcentage, selon un sondage Tamedia/20 Minuten, passant de 71% à 59%. Il recule de 61% à 53%, soit huit points de moins, selon le deuxième sondage SSR, qui prédit un score serré pour la majorité des cantons.

Les différences par régions linguistiques sautent aux yeux. Le soutien à l'initiative reste très fort chez les latins. En Suisse alémanique, le camp du "oui" n'est plus qu'à 52% selon Tamedia/20 Minuten et à 48% (pour 49% de "non") selon la SSR.

Le fossé générationnel se creuse aussi: les personnes à la retraite plébiscitent l'idée d'une 13e rente AVS (60% selon la SSR, 80% selon Tamedia), mais le soutien à l'initiative recule à mesure que l'âge diminue. Les plus jeunes disent "non".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Sondage SSR: petit oui à une 13e rente - AVS à 66 ans: un grand non

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Deux semaines avant le scrutin, les Suisses ont toujours l'intention de glisser un "oui" dans l'urne en faveur d'une 13e rente AVS, mais le soutien à cette initiative syndicale s'effrite. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

A quinze jours du scrutin, l'initiative pour une 13e rente AVS perd du terrain, selon le 2e sondage SSR. Si le vote avait eu lieu à la mi-février, elle aurait obtenu 53% de votes favorables. En revanche, les Suisses disent un non ferme, à 63%, à une retraite à 66 ans.

Le camp du "oui" à une 13e rente AVS a perdu 8 points et celui du "non" a progressé d'autant depuis le premier sondage SSR paru fin janvier. L'enquête publiée mercredi ne tente aucune prévision sur la majorité des cantons.

Les différences par régions linguistiques sautent aux yeux. En Suisse italophone, cette thématique ne perd pratiquement pas de soutien avec un taux inchangé à 79%. En Suisse romande, la majorité reste confortable avec 59% de "oui". En Suisse alémanique, le camp du "non" passe légèrement celui du "oui", avec respectivement 49% et 48%.

Le fossé générationnel se creuse aussi: les plus jeunes ne sont plus que 42% à vouloir voter "oui". Quelque 56% des personnes d’âge moyen approuvent l’initiative. Et 60% des personnes à la retraite sont favorables à la 13e rente AVS.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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