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Suisse

Abus documentés dans l'Eglise catholique: la pointe de l'iceberg

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Au total, 510 auteurs d'abus sexuels ont été identifiés par les historiens de l'Université de Zurich. Ils ont fait au moins 921 victimes dont 74% de mineurs, principalement des garçons (photo symbolique). (© KEYSTONE/YOSHIKO KUSANO)

L'Université de Zurich a documenté 1002 situations d'abus sexuels dans l'Eglise catholique en Suisse depuis le milieu du 20e siècle. Il ne s'agirait que de la pointe de l'iceberg, la plupart des cas n'ayant pas été signalés et des documents ayant été détruits.

L'étude présentée mardi par le département d'histoire de l'Université de Zurich constitue la première étape des recherches mandatées par trois organes catholiques dont la Conférence des évêques suisses. Jamais, une équipe indépendante n'avait encore recherché sur ce sujet. Ce projet pilote a impliqué tous les diocèses du pays, les structures de droit public ecclésiastique et les communautés religieuses.

Les historiens ont obtenu presque toujours les accès nécessaires aux archives, indique l'Université de Zurich. Des dizaines de milliers de pages de documents secrets, constitués par les responsables de l’Église catholique depuis le milieu du 20e siècle, ont pu être consultées. L’équipe a aussi mené de nombreux entretiens, notamment avec des personnes concernées.

Les victimes: des mineurs, garçons en tête

Il en ressort que 1002 situations d'abus sexuels ont été identifiées jusqu'à présent dans toute la Suisse sur l'ensemble de la période étudiée. On déplore au moins 921 victimes dont 74% de mineurs, 14% d'adultes et 12% de personnes à l'âge non établi. Au total, 510 personnes - presque uniquement des hommes - ont commis ces abus. 56% des victimes sont de sexe masculin, 39% de sexe féminin. On ignore le sexe de la victime pour les cas restants.

La grande majorité des abus ont été commis dans le cadre de la pastorale. Tel était le cas surtout en situation de confession ou de consultation, de service de servant(e)s de messe, d'enseignement religieux ou encore d'activités avec des groupes d'enfants ou d'ados.

Le deuxième domaine touché par les abus sexuels est celui de la formation et de l'aide sociale. Ainsi, environ 30% des cas se sont déroulés dans des foyers, des écoles et des internats catholiques ou établissements similaires.

Les ordres religieux et les communautés nouvelles constituent le troisième domaine avec moins de 2% des cas documentés. La recherche de sources y a été particulièrement difficile, soulignent les chercheurs.

Documents détruits dans deux diocèses

De manière générale, les historiens ont trouvé des preuves d’un large éventail de situations d’abus sexuels, du franchissement problématique des limites aux abus systématiques les plus graves et ayant duré des années. Pourtant, ces situations "ne représentent sans doute que la pointe de l’iceberg", selon les professeures Monika Dommann et Marietta Meier, qui ont dirigé l'étude.

En effet, de nombreuses archives susceptibles de documenter d’autres situations d’abus sexuels n’ont pas encore été étudiées. Tel est le cas des archives des communautés religieuses, des documents des instances diocésaines et des archives des écoles, internats et foyers catholiques, ainsi que des archives étatiques.

De plus, les historiens ont pu prouver la destruction de documents dans deux diocèses. En outre, tous les signalements d'abus n'ont pas été documentés par écrit et archivés systématiquement. Seule une petite partie des cas a donc été signalée, supposent les chercheurs.

Droit canonique longtemps guère appliqué

Si les abus sexuels sur des mineurs constituent depuis longtemps un délit grave dans le droit canonique, ce dernier n'a pourtant guère été appliqué en la matière durant une longue partie de la période étudiée par l'Université de Zurich. Un grand nombre de cas ont même été dissimulés, couverts ou minimisés. En règle générale, les sanctions étaient inexistantes ou légères.

L’Église catholique transférait systématiquement les clercs accusés et condamnés à l'interne, parfois même à l’étranger, dans le but d’éviter des poursuites pénales séculières et d’assurer aux clercs une réaffectation. Ils privilégiaient ainsi les intérêts de l'Eglise et de leurs représentants par rapport à la protection des paroissiens, constatent les chercheurs.

Cette pratique n'a changé qu'au début du 21e siècle, alors que la gestion des abus dans l'Eglise catholique suscitait de plus en plus de scandales. La Conférence des évêques suisses a publié alors des directives claires et a fondé des commissions d'experts, dont la façon de travailler et le degré de professionnalisation sont toutefois variables, selon les historiens.

Nouvelles accusations

Dans la dernière édition du SonntagsBlick toutefois, l'évêque de Fribourg Charles Morerod et l'évêque de Sion Jean-Marie Lovey sont accusés de dissimulation.

Des enquêtes plus approfondies doivent suivre, à l'avenir, sur l'ampleur réelle des abus, sur la responsabilité de l'Etat et sur les liens entre les spécificités catholiques et les abus. Pour ce faire, d'autres fonds d'archives devront être consultés et la base de données devra être élargie, indique l'Université de Zurich.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse

EBS: "Je ne veux pas être conseillère fédérale jusqu'à 70 ans"

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Il y a une semaine, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider effectuait une visite de travail au Nigeria. Sur le chemin du retour, elle a fait le point sur plusieurs dossiers en cours au sein de son département. (© KEYSTONE/EPA/ANTHONY ANEX)

Le financement de la 13e rente AVS, la numérisation qui piétine ainsi que la hausse des coûts de la santé: dans un entretien accordé à Keystone-ATS, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider aborde plusieurs dossiers importants de son département.

Keystone-ATS: Madame la conseillère fédérale, profitons de ce voyage de retour du Nigeria pour parler du travail du Conseil fédéral. La campagne de votation sur le financement de la 13e rente AVS va bientôt commencer. Vous en réjouissez-vous?

Elisabeth Baume-Schneider: Le Parlement a pris la décision très importante de financer au moins partiellement la 13e rente. Vient maintenant le travail d'explication auprès de la population. Elle a dit oui à la 13e rente AVS, en sachant que cela aurait un prix. L’augmentation de la TVA est une première étape importante pour assurer la stabilité du système social. Sans le financement de la 13e rente, l’AVS se retrouvera rapidement en difficulté.

Une difficulté pourrait venir du fait que la prochaine augmentation de la TVA est prévue dès l’année prochaine, au profit de l’armée. Pensez-vous vraiment que le peuple acceptera ces deux mesures ?

Ces deux sujets sont importants, mais il ne faut pas les confondre. Ce sont justement les personnes âgées, qui seront les premières à bénéficier de cette rente supplémentaire, qui comprennent que celle-ci doit être financée. Repousser cette question ne sert à rien. Je suis convaincu qu’une majorité souhaite un financement durable de l’AVS.

Une alternative serait de relever l’âge de la retraite.

Ce n’est actuellement pas une option pour le Conseil fédéral. Le peuple s’y est récemment opposé très clairement. Le relèvement de l’âge de la retraite des femmes est toujours en cours. Mais avec la réforme AVS 2030, le Conseil fédéral veut poser les bases pour discuter de modèles d'âge de la retraite différencié.

Laissons de côté le débat sur les retraites. Quelles autres priorités comptez-vous mettre en avant d’ici la fin de la législature ? Quels sont les dossiers que vous souhaitez absolument faire passer au Conseil fédéral avant les élections ?

Le département de l’Intérieur couvre un champ thématique très large; il y a de nombreux projets importants. Par exemple, l’assainissement de l’AI, les droits des personnes handicapées, l’égalité entre les sexes et le renforcement des langues nationales. Et puis il y a la numérisation dans le domaine de la santé, avec le projet Digisanté et le dossier électronique du patient.

La semaine dernière, La Poste a annoncé se retirer du dossier électronique du patient. Est-ce un revers pour vous ?

C’est la décision de La Poste. Elle s’est retirée pour des raisons économiques. Il est donc d’autant plus important désormais d’aller de l’avant avec le dossier électronique du patient. La Poste affirme d’ailleurs qu’elle est intéressée à s’y réengager ultérieurement.

Pensez-vous que le dossier électronique du patient finira par vraiment décoller ?

Oui, il le faut. On ne peut pas se contenter de parler de numérisation sans rien faire. Nous devons expliquer aux gens ce qu’apporte la numérisation, par exemple beaucoup plus de transparence.

Une autre tâche de longue haleine est d'atténuer la hausse des coûts de la santé. Quel est votre bilan intermédiaire?

Nous ne sommes pas encore où nous devrions être. Mais nous avançons, un pas après l'autre. Chacun veut le meilleur des services de santé. La population a aussi sa part de responsabilité. Par exemple, ce serait bien si plus de personnes appelaient une hotline d'urgence, plutôt que de se rendre directement aux urgences. Nous devons également réduire les traitements inutiles dans les hôpitaux. Changer le système est ambitieux. Il y a beaucoup d'acteurs et beaucoup d'argent est en jeu.

Concernant votre avenir personnel: Vous avez dit lors de votre entrée en fonction que vous ne resteriez pas au Conseil fédéral au-delà de l'âge de la retraite ordinaire. Que cela signifie-t-il? Allez-vous continuer après les élections de 2027?

J'aurai 63 ans en décembre. Et j'ai toujours dit que je ne voulais pas être conseillère fédérale jusqu'à 70 ans. Mais la tâche me donne beaucoup d'énergie. Et je vois que je peux apporter ma pierre à l'édifice dans le domaine de la politique sociale et de santé. Et c'est précieux.

Comment ressentez-vous l'ambiance au Conseil fédéral? Est-ce difficile, en tant que femme de gauche et minoritaire, de s'imposer dans un gouvernement masculin et majoritairement de droite?

L'ambiance au sein du conseil est bonne. Nos débats sont animés mais respectueux. Les problèmes personnels n'ont pas leur place au Conseil fédéral.

Que faites-vous pendant la pause estivale ? Est-ce que vous en avez une?

Oui, bien sûr. Nous allons voyager dans les Dolomites, faire de la randonnée et du vélo. Et ensuite, je me réjouis d'être à la maison. Je m'y sens bien. C'est agréable d'avoir simplement du temps - et de lire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

Sion: trois mois d'absence pour Hajrizi

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Kreshnik Hajrizi est au repos forcé pour trois mois (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Coup dur pour le FC Sion. Son défenseur central Kreshnik Hajrizi a été opéré des adducteurs et est indisponible pour environ trois mois, a annoncé le club valaisan lundi sur ses réseaux sociaux.

L'international kosovar de 27 ans a été opéré mercredi dernier à Bordeaux et va entamer sa rééducation en Valais, souligne le 4e du championnat 2025/26 de Super League. Le natif de Sierre, qui est arrivé à Tourbillon début 2025 lors du mercato hivernal, a été titularisé à 34 reprises lors de l'exercice 2025/26 en championnat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Novartis s'offre un laboratoire britannique au stade préclinique

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Novartis compte étoffer son portefeuille en oncologie notamment par le boaos d'acquisitions. (archive) (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le géant pharmaceutique Novartis a convenu de débourser dans un premier temps 1,1 milliard de dollars (883 millions de francs) pour acquérir la jeune pousse britannique Myricx Bio.

L'accord prévoit également une enveloppe de jusqu'à 400 millions de francs, conditionnée au franchissement de jalons prédéfinis, indiquent les deux parties dans des communiqués distincts lundi.

Emanation en 2019 de l'Imperial College London et du Fracis Crick Institute, Myricx Bio développe deux conjugués d'anticorps médicaments, encore au stade préclinique, contre divers types de tumeurs solides.

Les produits expérimentaux de Myricx ciblent l'enzyme N-myristoyltransférase (NMT), essentielle à la survie et à la prolifération de cellules cancéreuses.

La société avait levé 90 millions de livres en 2024 auprès de Novo Holdings, Abingworth, British Business Bank, Cancer Research Horizons et Eli Lilly notamment.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Nombre record d'enfants maltraités pris en charge en Suisse en 2025

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Ce sont surtout des adultes qui maltraitent les enfants et les adolescents, mais dans 13,9 % des cas, les auteurs étaient mineurs (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/MAURIZIO GAMBARINI)

L'année dernière, 2380 enfants et adolescents ont été pris en charge dans l'une des 19 cliniques pédiatriques suisses à la suite d'un cas de maltraitance présumé ou confirmé. Il s'agit du chiffre le plus élevé depuis le début de la collecte nationale de données.

Il s'agit d'une augmentation de 296 cas par rapport à l'année précédente, soit 14,2%, a annoncé lundi la Société suisse de pédiatrie. La violence physique était la forme la plus fréquente de maltraitance, avec 756 cas, bien que sa part en pourcentage ait légèrement diminué.

Le nombre de cas de maltraitance psychologique a connu une hausse particulièrement forte. Dans la sous-catégorie "exposition à la violence domestique", le nombre d'enfants concernés est passé de 198 à 371.

Plus de 40% des enfants concernés avaient moins de six ans. Dans près de 70% des cas, les auteurs présumés provenaient de la famille.

En 2025, un enfant âgé d’un an est décédé des suites de mauvais traitements physiques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Dans la nature, les poissons rouges peuvent s'avérer destructeurs

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Relâchés dans la nature, les poissons rouges peuvent causer d'importants dégâts (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/BILAWAL ARBAB)

Relâcher dans la nature des poissons ou des plantes provenant d'aquariums ou d'étangs de jardin peut entraîner d'importants dommages à la biodiversité. C'est aussi interdit et les contrevenants s'exposent à des poursuites pénales, rappelle une campagne.

Les moules quagga, présentes dans les lacs suisses, et le gobie de la mer Noire dans le Rhin sont souvent sous les feux des projecteurs. En tant qu’espèces invasives, elles causent d’importants dégâts, tant à la biodiversité qu’aux infrastructures. Elles pénètrent dans les eaux suisses de manière involontaire, en tant que passagers clandestins à bord de bateaux de plaisance et de navires de fret.

D'autres espèces invasives se retrouvent dans la nature via des actes délibérés, par exemple lorsque des propriétaires d’aquariums ou d'étangs de jardin y relâchent des animaux et des plantes. À l’occasion du début des vacances d’été, 21 cantons et la Principauté du Liechtenstein mènent une campagne commune pour rappeler les conséquences de ces actes, qui sont punissables par la loi.

Il arrive régulièrement que des animaux et des plantes provenant d’aquariums et d’étangs de jardin soient jetés dans des ruisseaux, des rivières ou des étangs. "Or, cet acte bien intentionné a le plus souvent des conséquences désastreuses", écrit le Département de l’économie, des affaires sociales et de l’environnement de Bâle-Ville. Si les animaux et les plantes ne meurent pas, ils peuvent s’établir en tant qu’espèces invasives et nuire à la faune et à la flore indigènes.

Menace pour les espèces indigènes

Une publication de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), parue en 2022, répertorie les espèces animales et végétales considérées comme envahissantes et "causant manifestement des dommages à l’environnement". On y trouve de nombreuses espèces animales et végétales élevées dans des aquariums et des bassins.

C’est le cas notamment du poisson rouge, de la carpe koï ou encore de la tortue de Floride, dont l’importation est interdite depuis 2008. Ces animaux peuvent vider des étangs entiers de leur contenu et menacer ainsi des espèces rares d’amphibiens et d’insectes. Il en va de même pour les crevettes et les écrevisses non indigènes, qui peuvent en outre transmettre des maladies.

Selon la campagne, les plantes aquatiques ornementales exotiques peuvent également provoquer des dégâts. Le grand lagarosiphon, originaire d’Afrique, par exemple, est une plante submergée à croissance rapide qui s’est fortement propagée dans le lac Léman et les lacs tessinois. Un petit morceau de cette plante suffit pour qu’elle se propage de manière envahissante.

Plantes aquatiques avec les ordures ménagères

Il est conseillé de bien réfléchir avant de se lancer dans l’installation d’un aquarium ou d’un bassin de jardin. L’eau d’aquarium doit être évacuée exclusivement via les eaux usées et non dans les fossés. Les plantes aquatiques doivent être jetées avec les ordures ménagères ou, à la rigueur, dans une installation de compostage professionnelle.

En ce qui concerne les animaux, la situation est un peu plus compliquée. La campagne conseille ici de chercher un nouveau foyer parmi ses connaissances ou via des plateformes fiables, ou de contacter un refuge. Si aucune solution ne se profile, il faut se rendre chez un vétérinaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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