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Economie

Maurine Mercier journaliste de l'année pour son travail à Boutcha

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Maurine Mercier a été primée vendredi à Berne. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Maurine Mercier (RTS) est la journaliste suisse de l'année. Elle a été récompensée pour son reportage à Boutcha, théâtre de massacres de l'armée russe. Le photographe de l'année est le Bernois Alex Kühni (Tamedia), aussi pour son travail en Ukraine.

Les prix ont été remis vendredi soir à Berne par la Fondation Reinhardt von Graffenried, en présence de la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider. Le jury a relevé le "talent exceptionnel" de la journaliste de 41 ans, née d’une mère québécoise et d’un père vaudois, et basée à Kiev depuis plus d'une année.

Maurine Mercier, formée à La Télé Vaud-Fribourg et qui s'était déjà fait connaître pour ses reportages en Tunisie et en Libye, est honorée pour son reportage à Boutcha, dans lequel elle a pu tendre son micro à une femme violée pendant deux semaines dans sa maison par des soldats russes.

Ces témoignages poignants de la mère et de sa fille de 13 ans ont déjà valu à Maurine Mercier les prestigieux prix Jean Dumur et Prix Bayeux des correspondants de guerre, l'année dernière. La journaliste collabore également avec France Inter, TV 5 Monde et la RTBF.

Maurine Mercier a également remporté la catégorie audio.

La guerre en Ukraine a en outre valu le titre de photographe suisse de l'année à Alex Kühni, envoyé spécial pour les rédactions de Tamedia. Le Bernois avait déjà remporté la catégorie "International" du Swiss Press Photo 2023, dévoilé le 5 avril dernier. "Parce que (ces photos) laissent sans voix, parce qu'elles sont monstrueuses et courageuses à la fois", avait alors écrit la présidente du jury, Albertine Bourget.

Du local au journalisme de données

La catégorie texte des "Swiss Press Awards" est remportée par Barbara Achermann, pour son enquête sur le climat de peur et d'humiliation au sein de l'Académie de danse de Zurich. L'article publié dans l'édition suisse du magazine allemand Die Zeit a conduit à l'ouverture d'une enquête administrative au sein de l'institution.

Dans le domaine online, c'est le journalisme de données qui est à l'honneur. Le trio de journalistes de SRF, Pascal Albisser, Julian Schmidli et Lukas Frischknecht, se voit récompensé pour un "moniteur climatique" qui permet de prendre la mesure, en Suisse aussi, du changement climatique.

En vidéo, le jury honore Cristina Karrer (NZZ Format), pour son reportage à Turkana, dans le nord du Kenya, où il n'a plus plu depuis trois ans. Une sécheresse extrême qui oblige les habitants à trouver de nouvelles stratégies de survie.

Enfin, pour le journalisme local, Martina Brassel, de la rédaction régionale de SRF, est récompensée pour son enquête dans le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures sur un conflit entre des chasseurs et un fonctionnaire cantonal de la chasse.

La Fondation Reinhardt von Graffenried a été créée en 2009 dans le but de soutenir le journalisme et la photographie de presse dans les médias imprimés et en ligne. Les vainqueurs des différentes catégories se voient remettre chacun la somme de 15'000 francs, les journaliste et photographe de l'année repartant eux avec 25'000 francs chacun.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Economie

Wisekey va fusionner avec Wisekey BVI et transférer son siège

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Le spécialiste genevois de la cybersécurité Wisekey a déposé un document d'enregistrement auprès de l'autorité américaine Securities and Exchange Commission afin de transférer son siège juridique de la Suisse vers les Iles Vierges britanniques (illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le spécialiste genevois de la cybersécurité Wisekey a déposé un document d'enregistrement auprès de l'autorité américaine Securities and Exchange Commission (SEC). Cette démarche vise à transférer son siège juridique de la Suisse vers les Iles Vierges britanniques.

Wisekey va en outre fusionner avec sa filiale Wisekey BVI qui deviendra la maison-mère du groupe, a annoncé l'entreprise vendredi soir. L'opération est soumise à plusieurs conditions, dont l'accord des actionnaires, l'entrée en force du document par la SEC et les autorisations de cotation du Nasdaq et de SIX Swiss Exchange.

Une assemblée générale extraordinaire est convoquée pour le 9 septembre prochain et sera appelée à se prononcer sur la fusion. Le groupe précise que l'opération pourrait ne pas aboutir.

La restructuration doit rendre la structure de l'entreprise plus souple, avait indiqué Wisekey en novembre dernier. Cela facilitera l'accès aux marchés internationaux des capitaux afin de garantir la croissance future et de permettre de procéder à des acquisitions stratégiques. Le siège opérationnel et fiscal du groupe restera à Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Trafic: 20 km de bouchon au portail nord du Gothard

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Image connue: le trafic est perturbé à l'entrée nord du tunnel du Gothard. (Photo d'archives) (© Keystone-ATS)

La file de voitures à l'entrée nord du tunnel du Gothard atteignait déjà 20 kilomètres samedi matin peu après 08h00. Cela correspond à un temps d'attente de trois heures et 20 minutes, indique le TCS.

Le bouchon sur l'A2 en direction du sud s'est formé entre Altdorf et Göschenen (UR). Il est recommandé aux voyageurs de contourner la zone. L'itinéraire via l'A13 et le tunnel du San Bernardino est conseillé. L'A9 via le Simplon et le Grand-Saint-Bernard ou le transport de voitures par le Lötschberg sont aussi des alternatives pour se rendre dans le Sud.

En raison des vacances d'été, des embouteillages fréquents sont à prévoir au tunnel routier du Gothard. D'autant plus que de nombreux voyageurs en provenance d'Allemagne et des Pays-Bas traversent la Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le groupe Orion cesse ses activités avec environ 85 employés

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Le groupe Orion ne pourra plus s'occuper de chantiers dans la région genevoise étant donné qu'il a cessé ses activités (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le groupe de construction Orion, établi à Thônex, a cessé ses activités en juin. Environ 85 employés sont menacés alors qu'une demande de mise en faillite pour insolvabilité a été lancée le 7 juillet dernier.

"Il n'y a pas de machine arrière possible", a affirmé vendredi à Keystone-ATS l'avocat qui représente le groupe, Peter Pirkl, confirmant une information de la RTS. Un acte de dissolution des différentes sociétés du groupe établi il y a une dizaine d'années a été fait devant un notaire.

En cause, alors qu'Orion avait vu une croissance fulgurante en quelques années, une succession de petits événements comme des retards de chantiers. La volonté des dirigeants et de pouvoir reclasser le plus grand nombre possible des quelque 85 employés chez d'anciens concurrents ou auprès de promoteurs, insiste l'avocat.

Depuis fin mai, ceux-ci n'ont plus touché de salaire. L'avocat avait pris contact en amont avec la caisse cantonale de chômage pour leur demander d'organiser les indemnités de ces personnes. Après avoir accepté dans un premier temps, celle-ci est revenue sur cette décision et affirmé que rien ne pourrait être fait avant le prononcé de la faillite, ajoute M. Pirkl, qui déplore cette attitude.

Il a demandé à deux reprises à la caisse de saisir son autorité de surveillance pour obtenir des indemnités pour les employés avant la validation judiciaire, la dernière fois lundi dernier, sans réponse jusqu'à présent. Les collaborateurs se sont rapprochés de leur côté du syndicat Unia et préparent une mobilisation collective.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Capitalisation boursière: Nvidia cède son trône à Apple

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Nvidia a perdu sa place de plus grosse capitalisation mondiale, au profit d'Apple. Ici, le directeur général de Nvidia Jensen Huang. (archive) (© KEYSTONE/EPA YNA/YONHAP)

Le décrochage boursier se poursuit vendredi pour les entreprises des semi-conducteurs, plombant les indices sur toutes les places financières et faisant même perdre à Nvidia sa place de plus grosse capitalisation mondiale, au profit d'Apple.

La valorisation du géant des puces électroniques s'établissait dans les premiers échanges à Wall Street autour de 4.816 milliards de dollars, et son titre perdait près de 4%. Apple (+0,09%) affichait pour sa part une capitalisation d'environ 4.904 milliards de dollars.

"La vague de ventes sur les valeurs des semi-conducteurs à l'échelle mondiale ne montre aucun signe d'essoufflement", résume Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.

Les promesses de croissance et de révolution industrielle liées à la diffusion de l'intelligence artificielle dans l'économie mondiale sont les principaux moteurs des marchés d'actions depuis le début de l'année.

Mais les investisseurs doutent de plus en plus de la rentabilité future des investissements pour développer cette technologie et des valorisations boursières gigantesques des entreprises de semi-conducteurs, ses principaux bénéficiaires.

Résultat, depuis plusieurs jours, ces entreprises subissent de nets reculs en Bourse. L'indice Philadelphie des semi-conducteurs, qui représente les trente principales sociétés américaines du secteur, a déjà perdu plus de 8% depuis le début de la semaine.

Fin juin, il avait pourtant atteint son plus haut niveau depuis sa création en 1993. Il a dévissé de 20% depuis ce sommet.

Les indices tirés vers le bas

"Les investisseurs préfèrent vendre, en attendant de savoir si les géants de la tech vont confirmer, pendant la saison des résultats, leurs prévisions d'investissements", explique à l'AFP Alexandre Baradez, expert chez IG France.

Cette déroute provoque un recul des indices boursiers partout. A Wall Street, dans les premiers échanges vers 16h00, l'indice Nasdaq - à forte coloration technologique, - reculait de 1,75%. L'indice élargi S&P 500 perdait 0,81%.

Micron, géant américain du secteur, perdait 4,88%, et le coréen SK hynix, tout juste introduit sur le Nasdaq cette semaine, perdait 2,82%. Le Dow Jones, qui réunit des valeurs plus traditionnelles, ne reculait en revanche que de 0,10%.

En Europe, la Bourse de Paris perdait 0,47%, Francfort 0,49% et Milan 1,11%.

A Francfort, le géant allemand Infineon chutait de 5,05%. A Paris, c'est Soitec (-7,58%) et STMicroelectronics (-7,12%) qui tiraient les indices vers le bas. Le géant néerlandais ASML flanchait également (-5,51%) à Amsterdam.

Seule Londres résistait (+0,21%) "grâce à sa faible exposition aux valeurs technologiques", souligne Kathleen Brooks.

En Asie aussi, la chute des semi-conducteurs a provoqué un recul des principales places, où le secteur pèse extrêmement lourd. A Tokyo, l'indice vedette Nikkei a terminé sur une chute de 4,03%.

A Taïwan, l'indice Taiex s'est effondré de 6,47%, plombé par un net recul du géant des puces TSMC (-7,29%). L'indice sud-coréen Kospi, le plus sensible à cette thématique, était quant à lui fermé en raison d'un jour férié.

La guerre en toile de fond

"La baisse des valeurs technologiques n'est pas la seule raison expliquant la morosité actuelle des marchés", souligne par ailleurs Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote, la situation au Moyen-Orient se détériorant "d'heure en heure".

"Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est tombé à des niveaux comparables à ceux observés en période de guerre", résume-t-elle, et "aucune solution rapide ne semble se dessiner".

Les Etats-Unis ont bombardé l'Iran pour la sixième nuit consécutive vendredi, Téhéran les accusant d'avoir visé des cibles civiles, tandis que plusieurs pays alliés de Washington au Moyen-Orient ont fait état d'attaques les ciblant.

Les affrontements ont repris le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril, minant les efforts diplomatiques pour mettre un terme durable au conflit.

Vers 15h30, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, prenait 2,88%, à 86,66 dollars le baril, et le WTI, son équivalent américain, gagnait 3,19%, à 81,47 dollars le baril.

Côté changes, le dollar, valeur refuge et monnaie internationale pour le marché du pétrole, prenait 0,14%, à 1,1426 dollar pour un euro.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Bruxelles veut assouplir la réglementation du secteur bancaire

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Bruxelles veut assouplir la réglementation du secteur bancaire européen, y compris en matière de fonds propres. (archive) (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Bruxelles a annoncé vendredi vouloir assouplir la réglementation du secteur bancaire européen, y compris en matière de fonds propres. L'assouplissement vise à renforcer la capacité des banques à financer l'économie.

La Commission européenne a précisé qu'elle présenterait des propositions en ce sens au premier trimestre 2027, tirant les leçons de sa première étude sur la compétitivité du secteur bancaire. Cet exercice inédit avait été prescrit par l'ancien président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi et un autre économiste et ancien Premier ministre italien, Enrico Letta. Il visait à vérifier entre autres si l'UE devait ajuster la mise en oeuvres des règles dites de Bâle III, qui visent à renforcer la solvabilité des banques à l'aune de la crise de 2008.

Et c'est bien la conclusion à laquelle Bruxelles est parvenu, même si l'exécutif européen assure qu'il n'est pas question d'abandonner cette réglementation visant avant tout à éviter les catastrophes financières. "Nous ne voulons pas nous débarrasser des règles, mais les appliquer de manière à optimiser les avantages pour l'économie européenne", a expliqué un responsable européen, sous le couvert de l'anonymat.

Les banques dénoncent de longue date un zèle de l'Europe dans l'application de ces règles ("goldplating"), qui les désavantage par rapport aux banques étrangères, et leur empilement avec les réglementations nationales, qui entrave, disent-elles, leur capacité à financer l'économie européenne. D'autant que les Etats-Unis ont décidé au contraire il y a quelques mois de réduire leurs obligations en matière de fonds propres. Le Royaume-Uni a quant à lui repoussé à 2028 la mise en oeuvre de Bâle III.

Une étude publiée en juin par la Fédération bancaire européenne (EBF) avait estimé à 1.400 milliards d'euros par an les investissements annuels dont l'Europe a besoin d'ici 2030, un Everest que le secteur juge impossible de financer en l'état actuel de la réglementation. La Commission européenne estime cependant que le principal frein à la compétitivité du secteur, plutôt que les règles prudentielles, est la fragmentation persistante du marché bancaire européen.

"Cela limite les activités transfrontalières, réduit la concurrence et empêche les banques d'atteindre la taille nécessaire pour rivaliser à l'échelle mondiale", a déploré vendredi devant la presse la commissaire européenne chargée des services financiers Maria-Luis Albuquerque. Elle veut donc faciliter les activités transnationales des banques, ce qui nécessite de surmonter les appréhensions de certains Etats membres, notamment autour du régime de protection des dépôts des épargnants.

Bruxelles veut également simplifier l'application des règles dites de Bâle III, en particulier pour les petites banques. "Le corpus de règle de l'UE est trop complexe", a relevé Mme Alburquerque. Selon l'Autorité bancaire européenne, le respect des exigences de surveillance coûte chaque année aux banques européennes plus de 24 milliards d'euros, dont plus de 11 milliards consacrés au seul reporting, a-t-elle relevé.

La Fédération bancaire française (FBF) a salué ces annonces, estimant que "la Commission reconnaît enfin que la compétitivité bancaire est devenue un enjeu stratégique pour l'avenir économique de l'Union", et elle l'a appelée à mener des "réformes à la hauteur des enjeux, concrètes et rapides".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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