Rejoignez-nous

Suisse

Loi valaisanne sur la culture: une seconde lecture sera nécessaire

Publié

,

le

Le parlement valaisan a traîté pas moins de 126 amendements, jeudi après-midi (photo d'illustration). (© KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ)

Le Grand Conseil a accepté jeudi en première lecture la révision partielle de la loi sur la promotion de la culture (LPrC). Les députés ont traité 126 amendements avant de trouver un consensus. Une seconde lecture sera toutefois nécessaire pour entériner le projet.

Au vote, le Grand Conseil a accepté cette nouvelle mouture par 102 voix contre 22. Son coût annuel est budgétisé à 5,18 millions de francs. Par contre, le vote en une seule lecture n'a pas été approuvé par les deux tiers du Parlement.

Entrée en vigueur en 1997, cette loi a déjà été révisée, en 2016 par l’introduction d’un article relatif aux écoles de musique et en 2018, par l’introduction de dispositions sur la sauvegarde du patrimoine culturel et sur les interventions artistiques sur les constructions.

Renforcer la cohésion sociale

Le nouveau texte veut accentuer la participation culturelle et l’accès à la culture. Il vise à créer un accès équitable aux écoles de musique et d'arts de la scène (théâtre, danse et cirque), via un subventionnement de l'Etat du Valais à hauteur de 50%, contre 40% aujourd'hui.

Le but est de réduire les disparités en la matière qui existent encore selon le lieu de domicile. La nouvelle loi serait aussi soutenue au minimum à 10% par les communes. Une option également validée par le Grand Conseil, ce jeudi.

Le nouveau texte a comme objectif de soutenir les industries culturelles et créatives, soit l'ensemble de secteurs économiques, dont l’activité repose principalement sur la création, la production, la diffusion et la valorisation de contenus à teneur artistique, culturelle, symbolique ou patrimoniale.

Enfin, la LPrC veut intégrer l'archéologie cantonale parmi les institutions culturelles de l’État.

Non à une notion de durabilité

Lors des débats de jeudi après-midi, le Centre du Valais romand, le PLR et l’UDC du Haut-Valais ont milité contre l’introduction de la notion de "durabilité sociale, économique et environnementale" présente dans cette nouvelle mouture de la loi.

"Avec cette notion, on complexifie inutilement la vie des milieux culturels et on risque de freiner des projets", a souligné Michaël Hugon (PLR).

"La durabilité est un principe fondamental inscrit dans l’Agenda 2030 (ndlr: de l'Etat du Valais). Elle touche à tous les aspects de notre société. Il serait incohérent de dispenser le monde culturel de cet impératif", lui a rétorqué Jérémy Savioz (Les Vert-e-s).

Au vote, la majorité du Grand Conseil a validé la modification du texte de base à 79 voix contre 49.

Avoir un lien avec le Valais

Le Centre du Haut-Valais a proposé de soutenir la production culturelle professionnelle, qu'elle soit entreprise par des professionnels ou des amateurs.

"C’est une séparation historique qui a cours dans les autres cantons. Le canton s’occupe du monde professionnel et les communes, des amateurs", a quant à lui rappelé le conseiller d'Etat en charge de la culture, Mathias Reynard. Un avis partagé par la socialiste Maud Theler, l'écologiste Jérémy Savioz et la majorité du Grand Conseil (80 voix contre 44 et 1 abstention).

Le Grand Conseil a encore estimé que cette modification de la loi doit être prévue pour les personnes ayant un ancrage dans la vie culturelle valaisanne et non pour celles qui auraient l’intention de s’installer dans le canton.

Pas d'amende fleuve

Lorsque l'Etat, ses institutions ou ses établissements en sont les maîtres d'ouvrage, les budgets de construction ou de restauration importante de bâtiments, d'ouvrages d'art ainsi que de constructions et aménagements de génie civil qui représentent un intérêt social, culturel ou touristique comprennent un montant réservé à l'intervention artistique. Le Grand Conseil a choisi de la limiter à 500'000 francs et non à 600'000 francs comme prévu initialement.

Les députés ont par contre refusé de se doter d'une charte contre toute forme de harcèlement demandé par le PS, et d'amendes pour fraude, pouvant aller jusquà 200'000 francs.

Enfin, tout attribution d'une aide en faveur d'un acteur culturel sera decidée conjointement par les services en charge de la culture et de l'économie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Economie

Le CHUV boucle ses comptes 2025 sur un bénéfice

Publié

le

Le CHUV, ici avec son nouvel Hôpital de l'enfance, a dégagé un bénéfice de 1,1 million de francs l'an dernier (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les comptes 2025 du CHUV affichent un bénéfice de 1,1 million de francs. Ce résultat est moins bon qu'en 2024 (bénéfice de 4,6 millions), mais largement meilleur par rapport au budget qui prévoyait un déficit de 15,4 millions.

C'est la deuxième année consécutive que le CHUV clôture ses comptes sur un résultat positif sans recourir aux réserves, confirmant "l'amélioration progressive de la situation financière de l'hôpital", indique jeudi le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). Ce résultat intègre notamment des mesures du plan Impulsion - le plan de réduction des coûts - pour un montant de 22,1 millions, "tout en permettant de poursuivre le développement des missions de soins, d'enseignement et de recherche".

L'exercice 2025 a été marqué par "une augmentation soutenue" de l'activité clinique, poursuit le communiqué. Les revenus cliniques liés à l'hospitalisation et à l'ambulatoire progressent de 34,2 millions de francs par rapport à 2024.

Cette évolution s'accompagne d'un renforcement des effectifs "afin de répondre aux besoins de prise en charge de la population et à l'ouverture du nouvel Hôpital des enfants". La masse salariale augmente ainsi de 35,2 millions de francs, tandis que les autres charges d'exploitation progressent principalement "en raison des dépenses informatiques et des contrats d'entretien".

Le Conseil d'Etat a approuvé ces comptes 2025. Malgré ces résultats jugés "encourageants", le gouvernement vaudois relève que l'équilibre financier "reste le fruit d'une action permanente". Les efforts seront ainsi poursuivis "afin de consolider durablement cette trajectoire et garantir à long terme les missions de santé au service de la population vaudoise", conclut le CHUV dans son communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Coûts des impressions: 10 millions en 2025

Publié

le

L'ensemble des imprimés et des publications de l'Administration cantonale vaudoise (ACV) - hors CHUV et UNIL - représente pour l'année 2025 un volume de 51'200 commandes et un montant de 10,01 millions de francs, selon le Canton (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Les dépenses d'impression et de publications de l'administration vaudoise (hors CHUV et UNIL) ont atteint plus de 10 millions de francs en 2025. Treize pour cent des impressions ont été réalisées hors du canton. C'est ce qui ressort d'une réponse du Conseil d'Etat à une interpellation parlementaire.

La députée PLR du Grand Conseil Josephine Byrne Garelli s'interrogeait sur la marge de manoeuvre du gouvernement pour encourager le recours aux imprimeries cantonales et locales dans ses commandes. Elle s'inquiétait notamment du fait que des institutions vaudoises subventionnées par l'Etat de Vaud imprimaient hors du canton, citant le Musée l'Elysée imprimant ses catalogues en Allemagne ou Statistique Vaud ses publications à Bâle.

L'élue de droite rappelait par ailleurs que le canton comptait 19 imprimeries, représentant 500 emplois directs et 2000 emplois indirects vaudois. Sans compter environ 50 apprentis qui se forment aujourd'hui dans les métiers de l'impression, selon son interpellation posant plusieurs questions, chiffrées aussi.

Le Conseil d'Etat a indiqué jeudi que l'ensemble des imprimés et des publications de l'Administration cantonale vaudoise (ACV) - hors CHUV et UNIL - représente pour l'année 2025 un volume de 51'200 commandes et un montant de 10,01 millions de francs. Sur ce volume, 13% des impressions sont effectuées en dehors du canton pour un montant, en 2025, de 1,33 million de francs.

S'agissant de la marge de man½uvre de l'Etat pour encourager le recours aux imprimeries cantonales/locales, le gouvernement répond qu'elle est dictée par les marchés publics. "Ce n'est véritablement que pour des marchés de faible ampleur, dont les prestations sont inférieures à 250'000 francs, que l'adjudicateur peut privilégier des acteurs vaudois en choisissant une procédure d'appel d'offre de gré à gré ou sur invitation, par exemple", écrit-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Génisses tuées par le loup aux Verrières (NE)

Publié

le

La prédation est probablement liée à la meute de Jougne-Suchet, dont la présence a déjà été identifiée dans le secteur (image symbolique). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Des génisses ont été tuées dans la nuit du 5 au 6 juin par le loup sur la commune des Verrières (NE), la première attaque de l'année dans le canton. Les cadavres de deux génisses ont été trouvés. Une troisième bête a été légèrement blessée et est en voie de guérison.

L'attaque s'est déroulée sur la commune des Verrières, au lieu-dit la Planée. "Une génisse a été légèrement blessée et une seconde tuée. Une troisième génisse, appartenant au même troupeau, a probablement été tuée quelque temps avant, au vu des restes retrouvés par les gardes-faune sur place", a déclaré jeudi à Keystone-ATS Christophe Noël, inspecteur cantonal de la faune, confirmant une information d'Arcinfo.

Selon l'agriculteur dont le bétail a été touché par cette attaque, la dernière génisse tuée faisait entre 300 et 400 kilos. Le troupeau comptait 34 bêtes avant les attaques.

La famille d'agriculteurs touchée va désormais rentrer ses bêtes chaque soir. Cela représente toutefois un important travail supplémentaire, car les génisses sont sur un estivage à 11 kilomètres de la ferme, a expliqué l'agriculteur au quotidien neuchâtelois.

Surveillance nocturne à l'étude

La mesure de rentrer les génisses a été mise en ½uvre immédiatement après l'attaque. "Elle est financée par le canton. La question d'un soutien par l'association OPPAL pour la surveillance des bêtes la nuit est par ailleurs à l'étude", a ajouté le chef du Service de la faune, des forêts et de la nature (SFFN).

Christophe Noël estime qu'il est probable que la prédation est le fait de la meute de Jougne-Suchet (VD), dont la présence a déjà été identifiée dans le secteur, et non de celle de La Brévine, dont le territoire est situé plus à l'est.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Santé

Yverdon nomme une de ses rues en hommage à une domestique noire

Publié

le

La Ville d'Yverdon-les-Bains publie sur son site internet le dossier relatif à l'achat d'une bourgeoisie pour le fils de Pauline Buisson (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Municipalité d'Yverdon-les-Bains a décidé de renommer la rue de l'Ancien-Stand en rue Pauline-Buisson, en hommage à cette domestique de couleur née en esclavage à St-Domingue et ramenée à Yverdon en 1776. Ce geste de réparation symbolique veut rendre visible une personne qui a vécu près d'un demi-siècle dans la ville sans jamais bénéficier d'une reconnaissance juridique ni sociale.

En 1776, après plusieurs années passées à St-Domingue, l'Yverdonnois David-Philippe de Treytorrens revient dans sa ville natale avec deux domestiques noirs, Pauline Buisson et François Midal. En 1790, Pauline Buisson donne naissance à un fils, Samuel Hypolite, né hors mariage et dont le père est un Français de passage.

Cet enfant illégitime se retrouve au centre d'un long litige entre les autorités et la famille de Treytorrens en raison de son absence de statut. Les autorités refusent de le naturaliser ou de lui accorder la bourgeoisie. L'homme, qui travaille comme cordonnier, restera, comme sa mère, apatride durant toute sa vie.

Histoire méconnue

Cette histoire, longtemps méconnue, a pu être documentée grâce aux recherches menées par les Archives de la Ville, notamment grâce aux travaux de l'historienne Catherine Guanzini. Elle témoigne du parcours difficile d'un homme de couleur qui peut vivre et travailler à Yverdon, mais à qui on refuse les papiers qui assureraient la sécurité de son séjour.

Pour la Municipalité, renommer une rue en hommage à Pauline Buisson constitue un "geste de réparation symbolique", explique-t-elle jeudi dans un communiqué. Cette décision s'inscrit dans la continuité de l'octroi, par le législatif, de la bourgeoisie d'honneur à titre posthume à Pauline Buisson, à son fils et à François Midas.

Dossier accessible

Les Archives de la Ville conservent le dossier de la procédure qui a opposé entre 1826 et 1835 la Municipalité aux Treytorrens. Ce dossier est considéré par beaucoup comme exceptionnel, car rares sont les documents d'époque retraçant le destin d'esclaves ramenés en Europe des colonies. La Ville le publie in extenso sur son site afin d'en faciliter l'accès aux chercheurs et à tous les intéressés.

L'entrée en vigueur du nouveau nom de la rue de l'Ancien-Stand est fixée au 3 octobre 2026. Le 3 octobre est le jour de la naissance de Samuel Hypolite Buisson (1790-1832), fils de Pauline.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

A Lausanne, un chef s'inspire de tableaux pour ses créations

Publié

le

Pour évoquer le tableau d'Eugène Burnand, le chef a puisé dans les arômes des alpages, des herbes de montagne et du terroir suisse (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le chef étoilé Christophe Schmitt a relevé jeudi un défi original: s'inspirer de trois tableaux du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) pour imaginer des créations culinaires. L'événement s'inscrit dans le cadre des 30 ans du Passeport Musées suisses.

Le chef et enseignant du Berceau des Sens, à l'Ecole Hôtelière de Lausanne (EHL), a revisité trois oeuvres majeures du patrimoine suisse signées Eugène Burnand, François Bocion et Albert Anker.

"Devant certaines ½uvres, j'ai immédiatement imaginé des goûts, des textures ou des souvenirs. L'idée n'était pas de reproduire les tableaux, mais de prolonger l'expérience artistique à travers le goût", explique Christophe Schmitt, cité dans un communiqué.

Taureau, poisson et fraises

Premier plat de ce périple gourmand: le majestueux et monumental "Taureau dans les Alpes" (1884), d'Eugène Burnand. Pour l'évoquer, le chef a puisé dans les arômes des alpages, des herbes de montagne et du terroir suisse.

Pour "Filets et pêcheurs" (vers 1877) de François Bocion, il a exploré l'univers du Léman, ses poissons, ses embruns et la douceur d'un après-midi d'été au bord de l'eau. Enfin, "La Mariette aux fraises" (1884) d'Albert Anker a inspiré une composition autour de la fraise et de la fraîcheur du jardin.

Interprétations originales

Pour le musée, ces créations rappellent que les oeuvres vivent à travers les interprétations qu'elles suscitent. "L'art peut inspirer bien au-delà de son cadre habituel et ouvrir de nouvelles portes d'accès à la culture", souligne Juri Steiner, directeur du MCBA.

L'expérience s'inscrit dans les activités qui accompagnent partout en Suisse le 30e anniversaire du Passeport Musées suisses. Ce dernier donne l'accès libre à plus de 500 musées, châteaux et lieux d'exposition.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

CultureIl y a 36 minutes

Un nouveau directeur pour la Fondation Martin Bodmer à Cologny (GE)

La Fondation Martin Bodmer à Cologny (GE) aura un nouveau directeur dès le 1er octobre prochain. Marc Adam Kolakowski prendra...

EconomieIl y a 1 heure

Le CHUV boucle ses comptes 2025 sur un bénéfice

Les comptes 2025 du CHUV affichent un bénéfice de 1,1 million de francs. Ce résultat...

SuisseIl y a 1 heure

Coûts des impressions: 10 millions en 2025

Les dépenses d'impression et de publications de l'administration vaudoise (hors CHUV et UNIL) ont atteint...

EconomieIl y a 1 heure

Génisses tuées par le loup aux Verrières (NE)

Des génisses ont été tuées dans la nuit du 5 au 6 juin par le...

SantéIl y a 1 heure

Yverdon nomme une de ses rues en hommage à une domestique noire

La Municipalité d'Yverdon-les-Bains a décidé de renommer la rue de l'Ancien-Stand en rue Pauline-Buisson, en...

CultureIl y a 3 heures

A Lausanne, un chef s'inspire de tableaux pour ses créations

Le chef étoilé Christophe Schmitt a relevé jeudi un défi original: s'inspirer de trois tableaux...

EconomieIl y a 3 heures

La BCE relève ses taux de 0,25 point face à l'inflation

La Banque centrale européenne (BCE) a relevé jeudi de 0,25 point de pourcentage ses taux...

InternationalIl y a 3 heures

La dotation de Wimbledon en hausse de 20% pour l'édition 2026

La dotation globale de Wimbledon a été augmentée d'un taux record de 20% par rapport...

InternationalIl y a 4 heures

Le ministre britannique de la Défense John Healey démissionne

Le ministre britannique de la Défense John Healey a annoncé jeudi sa démission. Il a...

SuisseIl y a 4 heures

Plus des deux tiers des places d'apprentissage sont déjà attribuées

L'apprentissage reste de loin la filière de formation la plus prisée après la scolarité obligatoire:...