L'ex-président brésilien Jair Bolsonaro a nié mercredi avoir autorisé l'utilisation de son image et de sa voix pour un deepfake appuyant la candidature de son fils Flavio à la présidentielle d'octobre.
La Cour suprême avait demandé des explications à l'ancien chef de l'Etat (2019-2022), qui a interdiction de s'exprimer publiquement tandis qu'il purge chez lui une peine de 27 ans de prison pour une tentative de coup d'Etat après sa défaite au scrutin de 2022.
Samedi, un deepfake à son image a été projeté au cours de la convention du Parti libéral qui a lancé la candidature de Flavio Bolsonaro.
"Ceci est une simulation de mon image et de ma voix réalisée par intelligence artificielle. Comme tout le monde le sait ici, je suis emprisonné et réduit au silence par une décision injuste", déclarait l'avatar numérique du leader de droite.
"Je vous demande d'accueillir à bras ouverts la personne que j'ai choisie pour me remplacer, la chair de ma chair, mon fils Flavio", ajoutait cette réplique.
Dans une réponse de ses avocats à la justice, Jair Bolsonaro a déclaré qu'il "n'avait pas autorisé l'utilisation de son image et de sa voix pour la production de la vidéo générée par intelligence artificielle".
Cependant, il a souligné qu'il ne s'était jamais opposé à ce que ses enfants utilisent son image à des fins politiques, en raison du "lien naturel de confiance entre un père et ses enfants".
Le juge Alexandre de Moraes a averti que si le deepfake avait été autorisé par l'ex-président, cela constituerait une "grave transgression" des conditions de sa résidence surveillée.
Selon le magistrat, Flavio Bolsonaro pourrait avoir enfreint la loi électorale, qui interdit le recours à des deepfakes pour nuire à une candidature ou la favoriser, même avec une autorisation.
Il a estimé que l'utilisation de l'image de l'ancien chef de l'Etat pourrait induire les électeurs en erreur en leur faisant croire qu'il participe à la campagne électorale, ce qui "constituerait un cas manifeste de désinformation électorale".
En mars, après plusieurs mois de détention, le juge Moraes a accordé à Jair Bolsonaro, 71 ans, de purger sa peine chez lui à Brasilia pour raisons de santé.
L'ex-président doit toutefois se plier à des restrictions, comme s'abstenir d'utiliser les réseaux sociaux et de faire des déclarations publiques.
Flavio Bolsonaro sera opposé en octobre au président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui briguera un quatrième mandat non consécutif.La Cour suprême avait demandé des explications à l'ancien chef de l'Etat (2019-2022), qui a interdiction de s'exprimer publiquement tandis qu'il purge chez lui une peine de 27 ans de prison pour une tentative de coup d'Etat après sa défaite au scrutin de 2022.
Samedi, un deepfake à son image a été projeté au cours de la convention du Parti libéral qui a lancé la candidature de Flavio Bolsonaro.
"Ceci est une simulation de mon image et de ma voix réalisée par intelligence artificielle. Comme tout le monde le sait ici, je suis emprisonné et réduit au silence par une décision injuste", déclarait l'avatar numérique du leader de droite.
"Je vous demande d'accueillir à bras ouverts la personne que j'ai choisie pour me remplacer, la chair de ma chair, mon fils Flavio", ajoutait cette réplique.
Dans une réponse de ses avocats à la justice, Jair Bolsonaro a déclaré qu'il "n'avait pas autorisé l'utilisation de son image et de sa voix pour la production de la vidéo générée par intelligence artificielle".
Cependant, il a souligné qu'il ne s'était jamais opposé à ce que ses enfants utilisent son image à des fins politiques, en raison du "lien naturel de confiance entre un père et ses enfants".
Le juge Alexandre de Moraes a averti que si le deepfake avait été autorisé par l'ex-président, cela constituerait une "grave transgression" des conditions de sa résidence surveillée.
Selon le magistrat, Flavio Bolsonaro pourrait avoir enfreint la loi électorale, qui interdit le recours à des deepfakes pour nuire à une candidature ou la favoriser, même avec une autorisation.
Il a estimé que l'utilisation de l'image de l'ancien chef de l'Etat pourrait induire les électeurs en erreur en leur faisant croire qu'il participe à la campagne électorale, ce qui "constituerait un cas manifeste de désinformation électorale".
En mars, après plusieurs mois de détention, le juge Moraes a accordé à Jair Bolsonaro, 71 ans, de purger sa peine chez lui à Brasilia pour raisons de santé.
L'ex-président doit toutefois se plier à des restrictions, comme s'abstenir d'utiliser les réseaux sociaux et de faire des déclarations publiques.
Flavio Bolsonaro sera opposé en octobre au président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui briguera un quatrième mandat non consécutif.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp