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Suisse

Les écoles privées devraient pouvoir délivrer la maturité cantonale

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Dans le canton de Vaud, environ 7% des élèves sont scolarisés en écoles privées (photo symbolique). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le sujet a fortement divisé la gauche et la droite du Grand Conseil vaudois: la possibilité ou non pour les écoles privées de délivrer des certificats cantonaux de maturité gymnasiale et non uniquement des maturités fédérales, comme actuellement. Ce sont le PLR, l'UDC et les Vert'libéraux qui ont fait pencher la balance mardi en faveur du privé. Un vote à confirmer en deuxième débat.

Les députés devaient se prononcer sur une modification de la loi sur l'enseignement secondaire supérieur (LESS) afin de permettre un examen de fin de maturité qui délivre un certificat cantonal pour les écoles privées. Le Département de l'enseignement (DEF) avait été saisi d'une demande de l'Association vaudoise des écoles privées (AVDEP), souhaitant être à pied d'égalité avec le public.

Les écoles privées argumentaient d'avoir un programme d'études connu, une réglementation qui leur est propre, mais qu'elles sont soumises à un examen de maturité fédérale qui ne correspond pas à un programme spécifique et dont le contenu des épreuves n'est pas prévisible. L'AVDEP estime que ses écoles ne peuvent pas adapter leur programme par rapport à un examen qui change chaque année.

Déjà effectif ailleurs en Suisse

Dans le cadre de la maturité vaudoise, il s'agirait de passer un examen conforme à l'application du plan d'études, ce qui signifie qu'il y aurait un ensemble plus cohérent, selon l'association.

Le Conseil d'Etat a décidé d'accepter cette demande sachant qu'il y a plusieurs autres cantons, surtout en Suisse alémanique, qui le font déjà et que ça se passe bien, selon lui. Le dernier en date est le Canton de Genève, le seul en Suisse romande. Le gouvernement rappelle aussi qu'environ 7% des élèves vaudois sont scolarisés en écoles privées.

Plusieurs conditions devront être respectées, dont celle que le Canton facture des émoluments en particulier pour la constitution des dossiers de reconnaissance, la validation et l'évaluation des examens, etc. Cette charge de travail ne va pas engendrer de coûts supplémentaires pour l'Etat, car il s'agit de facturer des émoluments pour le travail que les services auront à fournir.

Tout ce qui est mis dans la loi garantit que les conditions d'accréditation de ces écoles, de suivi de la qualité des enseignants, de suivi du plan d'études, de gouvernance de l'école, d'assurance qualité et de procédure d'examen, feront l'objet d'une analyse stricte de la part de l'Office de l'enseignement gymnasial. Elle se fera selon les mêmes normes que pour les gymnases vaudois.

Gauche hostile

Lors des débats, répartis sur deux séances du Parlement, la gauche de l'hémicycle ne l'a pas entendu de cette oreille. Le PS a dit craindre l'apparition d'un "enseignement à deux vitesses", l'un payant et l'autre gratuit, qui créera "une inégalité des chances", "une fragmentation sociale" ou encore "une concurrence malsaine pour attirer les meilleurs enseignants".

A droite, on a défendu "une solution équitable et cohérente" qui "ne coûte rien à l'Etat". Elle a estimé qu'elle était "complémentaire au secteur public". Le PLR a estimé qu'il n'y avait "pas de risque de concurrences salariales". "La société évolue et les écoles privées offrent une diversité de pédagogie et une complémentarité", a affirmé un élu UDC.

Le ministre de l'éducation Frédéric Borloz a plaidé pour cette petite réforme qu'il a qualifiée de "logique". Il s'agit d'équilibrer la formation proposée par ces écoles privées et l'examen final, a-t-il dit en substance. Il a aussi insisté sur le fait que tous les frais seront pris en charge par les écoles privées.

Au vote à l'issue du premier débat, le projet de modification de la LESS a passé la rampe grâce aux voix de la droite et des Vert'libéraux. Le plénum a, en revanche, refusé un deuxième débat immédiat. Il aura lieu prochainement et, sauf surprise, devrait confirmer le vote de mardi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

Andreas Fischer quitte Ambri-Piotta

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Andreas Fischer (à gauche) quitte Ambri-Piotta après une saison marquée par des crises sportives et organisationnelles. (© KEYSTONE/TI-PRESS/SAMUEL GOLAY)

Ambri-Piotta a annoncé mercredi le départ de son désormais ex-CEO Andreas Fischer. L'ancien directeur des arbitres de Swiss Ice Hockey est remplacé par Ivan Fanconi, en provenance du HC Davos.

"Dans le cadre de sa restructuration stratégique, le Conseil d'administration d'Ambri-Piotta a décidé de mettre fin à sa collaboration avec son CEO actuel, Andreas Fischer", a indiqué le club léventin dans un communiqué. Les partis discutent des modalités de cette rupture de contrat, lequel courait initialement jusqu'au 31 décembre 2026.

Le Conseil d'administration a nommé Ivan Fanconi au poste de Directeur général. Directeur financier et des opérations du HC Davos, il travaillait pour le club grison depuis dix ans.

Avec Fischer dans le rôle de CEO, Ambri sort d'une saison très compliquée sportivement (13e place synonyme de play-out) comme en coulisses, marquée par plusieurs situations de crise. La plus marquante étant les départs du coach Luca Cereda et du directeur sportif Paolo Duca en octobre dernier, après que les dirigeants du club léventin eurent initié des contacts avec Christian Dubé pour prendre les rênes de l'équipe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La villa siège du Cercle italien à Lausanne sera détruite

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La villa Haute-Rampe, siège du Cercle italien à Lausanne, sera détruite pour laisser place à un nouvel immeuble, a confirmé le Tribunal fédéral. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La villa Haute-Rampe, siège du Cercle italien au centre-ville de Lausanne, sera détruite afin de laisser la place à un nouvel immeuble. Le recours de Patrimoine Suisse et du Mouvement pour la défense de Lausanne a été rejeté par le Tribunal fédéral.

La villa, située dans le quartier de la Riponne, est trop petite aux yeux du Circolo Italiano di Losanna, qui est en propriétaire. L'association compte la détruire afin de construire un immeuble de quatre étages, soit un espace plus grand pour accueillir toutes ses activités associatives. Outre ces locaux associatifs, l'immeuble comportera 18 logements, des commerces, un restaurant et une garderie. L'autorisation de construire a été accordée par la Municipalité de Lausanne en 2024.

Toutefois, la villa étant l'une des dernières traces du 19ème siècle dans le quartier, l'association suisse de défense du patrimoine bâti s'est opposée à sa destruction. Aux côtés de son antenne vaudoise, de l'association Mouvement pour la défense de Lausanne ainsi que de quelques voisins, elle a recouru jusqu'au Tribunal fédéral pour contester l'autorisation de construire.

Dans un arrêt publié mercredi, les juges de Mon Repos ont donné le feu vert à la destruction de la villa Haute-Rampe. Ils confirment le point de vue de la Cour cantonale qui ne trouvait rien à redire au projet, malgré le fait qu'elle soit inscrite dans un périmètre de l'Inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale à protéger (ISOS). En effet, la ville Haute-Rampe ne figure pas à l'inventaire comme élément à protéger en tant que tel, a relevé la Cour cantonale.

Une oeuvre pas emblématique de son architecte

Les juges cantonaux ont notamment souligné que la note attribuée par le recensement architectural vaudois était justifiée. Même si la villa a été construite en 1867, elle figure en effet dans le recensement architectural vaudois sous la note 4. A savoir que même si la villa participe à l'identité de la localité par son volume et sa composition, elle ne comporte pas un intérêt local digne d'être protégé, comme le serait une construction portant la note 3.

Dans la procédure d'autorisation de construire, la villa a fait l'objet d'une expertise par un historien de l'architecture, le rapport Corthésy. Ce rapport concluait que la valeur du bâtiment n'était pas suffisante (sous réserve des peintures murales) pour justifier sa conservation, notamment au vu des nombreuses transformations qu'il a subies. La villa présente ainsi un aspect disparate. Dans la pesée d'intérêts, il a été ainsi jugé que l'intérêt à la densification l'emportait sur la conservation de la villa.

Les recourants alléguaient que les découvertes récentes sur l'identité de l'architecte de la villa - Jules Verrey, qui notamment bâti l'Opéra de Lausanne - n'ont pas été prises en compte par les juges cantonaux. Ils relèvent également que ces derniers n'ont pas retenu les éléments du rapport Corthésy favorables à la conservation de la villa.

Le Tribunal fédéral leur rétorque que le rapport a été cité longuement par la Cour cantonale, réfutant dès lors tout établissemement incomplet des faits. Quant aux allégations liées à l'identité de l'architecte, les juges ont estimé que la villa ne constitue pas une oeuvre emblématique de Jules Verrey. D'autres oeuvres de ce dernier affichent ainsi de meilleures notes au recensement architectural vaudois, ont-ils argumenté.

Pour rappel, l'octroi du permis de construire a été assorti de conditions: il faudra constituer une documentation photographique de la villa "à titre de témoignage". Il faudra également procéder à une analyse des peintures murales à l'intérieur de la villa et le cas échéant organiser leur conservation en fonction de leur valeur patrimoniale.

(arrêt 1C_93/2025 du 29 avril 2026)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Lastminute mise sur l'IA et supprime un quart de ses effectifs

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Sur cette plateforme, la clientèle peut réserver des séjours divers et variés pour ses vacances (archives). (© KEYSTONE/EPA/MORELL)

Lastminute.com prévoit de supprimer un quart de ses quelque 1600 postes de travail d'ici fin 2026 dans le cadre d'une réorganisation portée par l'IA. Des économies annuelles de 16,0 millions d'euros (14,7 millions de francs) sont attendues dès 2027.

Cette restructuration concerne plusieurs pays, annonce mercredi dans un communiqué l'agrégateur d'offres de voyage sis à Chiasso et à Amsterdam et coté à la Bourse suisse. "A ce stade, nous ne sommes pas en mesure de fournir des chiffres par pays, site ou fonction", précise une porte-parole de Lastminute.com, contactée par l'agence AWP.

Selon le rapport annuel 2025, l'agrégateur d'offres de voyage emploie au total 1639 collaborateurs. Etant donné que la restructuration annoncée concerne 25% des effectifs, cela correspondrait à environ 400 emplois supprimés.

"Notre siège social restera à Chiasso, en Suisse, où est basée une grande partie de nos employés, y compris notre équipe de direction", ajoute la porte-parole. Selon elle, la ville tessinoise demeure "un site stratégique" pour le groupe.

Avec cette réorganisation, Lastminute.com entend accélérer l'introduction de l'intelligence artificielle (IA) dans ses processus internes et dans les applications destinées aux clients. Ces mesures ont pour objectif d'accroître l'efficacité opérationnelle de la société, de favoriser une croissance rentable et de renforcer sa position concurrentielle, selon le communiqué. Leur mise en oeuvre devrait s'achever vers la fin de l'année 2026.

Les conséquences brutales de l'IA

Pour la Banque cantonale de Zurich (ZKB), les conséquences de l'IA sur le secteur des agences de voyages en ligne restent encore difficiles à évaluer, mais pourraient être "brutales". "Il est tout à fait envisageable qu'à l'avenir, nous réservions directement nos voyages via des agents conversationnels tels que ChatGPT", estiment les analystes de la banque dans un commentaire.

Selon eux, les mesures annoncées aujourd'hui montrent également que Lastminute peut "réaliser d'importantes économies grâce à l'IA et en tirer profit". La ZKB s'attend par ailleurs à un premier semestre 2026 positif pour le voyagiste en ligne, malgré le mauvais contexte géopolitique.

Lastminute.com tiendra son assemblée générale annuelle le 24 juin et publiera ses résultats pour les six premiers mois de l'année le 30 juillet.

Vers 11h00, l'action Lastminute gagnait 2,8% à 12,85 francs, dans un SPI en petite hausse de 0,04%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

L'armée a éliminé 227 ratés en 2025

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Le nombre de signalements est en baisse par rapport à l'année dernière (photo prétexte). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Les spécialistes du commandement chargé du déminage et de l’élimination des munitions non explosées (DEMUNEX) ont neutralisé 227 ratés l'an dernier. Ce travail a été possible en grande partie grâce aux signalements de la population.

L'armée a recensé au total 855 signalements, contre 1037 en 2024. En plus des 227 ratés, les spécialistes ont éliminé 1556 parties de munitions et 1263 autres restes, indique mercredi la Confédération dans un communiqué.

Les annonces proviennent principalement des cantons de Berne, des Grisons et du Valais. Non seulement ces régions regorgent de lieux de randonnées, mais elles comptent aussi plusieurs places d'exercice militaire. La popularité des activités en plein air multiplie les risques de tomber sur un raté ou un vieux reste de munitions.

Ces objets peuvent demeurer dangereux après plusieurs années. En cas de découverte, il ne faut donc ni les manipuler, ni les emporter. Il s'agit d'appeler la police ou de signaler le raté via l'application Blindgänger, ainsi que de marquer l'emplacement pour prévenir autrui du danger.

Afin d'encourager ces annonces, l'armée offre une prime allant jusqu'à 100 francs pour tout signalement justifié d'un objet potentiellement dangereux. Elle a versé au total 7320 francs l'an dernier.

Par ailleurs, le commandement DEMUNEX mène régulièrement des opérations de ramassage, lors desquelles il ratisse d'anciennes zones de buts et d'exercices.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le Parlement augmente la TVA pour la 13e rente AVS

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La 13e rente AVS ne sera financée que par la TVA (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le National a refusé mercredi la proposition de financement mixte pour la 13e rente AVS. Il n'a accepté que l'augmentation de la TVA de 0,4 point, mais pas la hausse des cotisations salariales de 0,2 point.

L'augmentation de la TVA a été acceptée par 104 voix contre 87. Le National, grâce aux voix du PVL, a toutefois refusé de toucher aux salaires par 98 voix contre 96 et 4 abstentions.

Tout au long des débats, le National avait maintenu un financement unique via une augmentation de la TVA. L'UDC, le PLR et le PVL ont eu gain de cause. La gauche a critiqué la droite qui a refusé le double financement dans un seul but: augmenter l'âge de la retraite.

La ministre des assurances sociales Elisabeth Baume-Schneider a rappelé qu'un financement n'entrait en vigueur qu'en 2028. Deux rentes seraient versées sans financement. Cela représente 9 milliards. Il faudra des recettes plus importantes par la suite pour rétablir le niveau du fonds. Toutefois, a-t-elle assuré, "la 13e rente sera versée dès décembre".

Les deux Chambres devront confirmer vendredi lors de la votation finale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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