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Suisse

Le nombre des enfants cachés de saisonniers sous-estimé (étude)

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Les travailleurs saisonniers en Suisse devaient souvent laisser leurs enfants au pays ou les faire vivre clandestinement en Suisse. (© KEYSTONE/PHOTOPRESS-ARCHIV/LTR. BN.)

Le nombre d'enfants de travailleurs saisonniers ayant vécu cachés en Suisse durant les "Trente Glorieuses" est bien supérieur aux estimations admises jusqu'à présent, révèle une nouvelle étude. 50'000 enfants auraient vécu clandestinement dans le pays de 1949 à 1975.

"L'impact de la migration dans la réalité constitutive de la Suisse est souvent sous-estimé et est en réalité supérieur à celui d'un pays comme les Etats-Unis", a déclaré dimanche à Keystone-ATS Toni Ricciardi, historien des migrations à l'Université de Genève et auteur d'une étude sur le placement des mineurs durant le boom des travailleurs saisonniers, réalisée dans le cadre d'un projet du Fonds national suisse (FNS) et dévoilée par la NZZ am Sonntag.

Le statut de saisonnier en Suisse, introduit en 1934 et aboli en 2002, permettait aux travailleurs concernés - dont 90% environ étaient Italiens - de rester neuf mois par an en Suisse et n'autorisait le regroupement avec les enfants que durant trois ou six mois, selon les cantons. Cela a engendré des séparations souvent douloureuses, les mineurs devant soit rester au pays, soit vivre cachés en Suisse.

Trois fois plus

Il n'existe pas de chiffres officiels sur l'ampleur du phénomène, et Toni Ricciardi s'est dit lui-même étonné qu'un pays comme la Suisse dispose de si peu de statistiques exploitables sur le nombre exact de saisonniers à l'époque. A fortiori, le nombre d'enfants clandestins a été d'autant plus difficile à établir.

Jusqu'à présent, les historiens avaient estimé le nombre de ces enfants clandestins entre 10'000 et 15'000. Mais l'étude de M.Ricciardi les évalue à près de 50'000, sur environ 25 ans.

Ce n'est cependant qu'une dimension du problème. L'historien estime à environ un demi-million le nombre de mineurs concernés par ces séparations, si l'on ajoute ceux restés au pays (en Italie), le plus souvent chez leurs grands-parents, ou placés dans des institutions.

Vivre dans la clandestinité signifiait aussi ne pas être scolarisé, même si la société civile suisse s'est mobilisée, notamment à Neuchâtel, pour offrir une instruction et des soins médicaux aux mineurs concernés, précise Toni Ricciardi. Parfois au su des autorités, qui pouvaient fermer un oeil. Mais la peur régnait.

Traces profondes

Cette séparation des familles a laissé de nombreuses traces parmi les personnes concernées - parents, enfants - dont se soucie notamment l'association Tesoro, fondée l'automne dernier à Zurich. Il est parfois difficile pour elles d'intérioriser réellement le fait qu'elles existent, vu les déchirements et le "jeu" de cache-cache auxquels elles ont été soumises, explique l'association.

La question se pose du versement d'éventuelles réparations pour les personnes concernées. Tesoro a déjà évoqué le sujet mais préfère ne pas précipiter les choses, la question étant délicate. M. Ricciardi estime de son côté que les indemnisations ne sont pas l'élément le plus important. L'essentiel, selon lui, est d'abord de mettre en lumière le phénomène.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Leclanché incapable de publier ses résultats annuels 2025

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Au 31 juillet, Leclanché "n'était pas encore en mesure de démontrer sa capacité à poursuivre ses activités au moins jusqu'en juin 2027" (image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Leclanché n'a pas été en mesure de publier son rapport annuel 2025 avant la date butoir prévue du 31 juillet dernier. La société annonce lundi avoir déposé une demande auprès de SIX Exchange Regulation (SER) afin d'obtenir une prolongation du délai de publication.

"A la date de publication du présent communiqué, cette demande est toujours en cours d'examen et aucune décision n'a encore été rendue par SER", a fait savoir lundi soir le concepteur de solutions de stockage d'énergie.

Le groupe yverdonnois explique que la demande auprès de SER était nécessaire car, au 31 juillet, il "n'était pas encore en mesure de démontrer sa capacité à poursuivre ses activités au moins jusqu'en juin 2027".

"Les discussions avec un nouveau partenaire stratégique concernant une collaboration visant à fournir un financement supplémentaire et à appuyer les efforts continus de la société pour consolider son évaluation de continuité d'exploitation jusqu'en juin 2027 prennent plus de temps que prévu", ajoute Leclanché.

L'entreprise affirme continuer ses efforts pour démontrer sa capacité à poursuivre ses activités au moins jusqu'en juin 2027 afin de pouvoir publier prochainement son rapport annuel.

Elle souligne qu'elle informera le marché "sans délai" une fois que SER aura rendu sa décision "et/ou si elle est en mesure de démontrer sa capacité à poursuivre ses activités".

Leclanché avait obtenu une exemption temporaire de l'obligation de publication de son rapport 2025 en juin dernier, le comité des émetteurs autorisant la société à déposer ce rapport auprès de SER jusqu'au 31 juillet. Cette décision faisait suite à une précédente prolongation du délai, initialement fixée au 30 avril puis reportée au 31 mai.

Risque de radiation de la cote

Interrogée par AWP, SER a expliqué que Leclanché était dans son droit de demander une nouvelle prolongation au Comité des émetteurs. "En principe, la durée de cette prolongation n'est pas limitée. Toutefois, l'article 58, paragraphe 1, point 4 du Règlement sur les valeurs mobilières (RVM) fixe une limite. Conformément à cet article, le Conseil de réglementation peut radier le titre de la cote si la négociation est suspendue pendant trois mois sans que les motifs ayant justifié cette suspension aient disparu."

SER a précisé que même si le Comité des émetteurs a approuvé une nouvelle prolongation, "la cotation des actions restera suspendue jusqu'à la publication du rapport annuel 2025".

En février dernier, la société nord-vaudoise en mal de liquidités avait dû lever 16,7 millions de francs pour notamment payer les salaires de ses employés en retard.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Fribourg demande l'aide l'armée pour apporter l'eau aux alpages

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Des hélicoptères Super Puma de l'armée suisse ont déjà ravitaillé en eau des alpages par le passé (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Conseil d’Etat fribourgeois demande un soutien aérien de l’armée pour approvisionner en eau les alpages qui ne sont pas accessibles par la route. En raison de la sécheresse, il souhaite que l'armée vienne en soutien à Swiss Helicopter SA.

Le canton a adressé lundi cette requête auprès du commandement des opérations de l’armée suisse pour un soutien pouvant aller jusqu’au 31 août. Le réchauffement climatique et la canicule qui sévissent sur l’Europe depuis le mois de mai provoquent une sécheresse exceptionnelle dans le canton de Fribourg.

Les alpages situés dans les préalpes fribourgeoises ont atteint les limites de leur réserve d'eau pour le bétail, constate le Conseil d'Etat dans un communiqué. Les teneurs d’alpage qui ont la possibilité d’être ravitaillés par route s’organisent pour aller chercher de l’eau plus bas dans les vallées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Un nouveau virus détecté chez des bovins suisses

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Les vaches sont touchées par un orthobunyavirus n'ayant pas encore été caractérisé avec précision, appartenant au sérogroupe Simbu (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le mystère entourant les vaches malades en Suisse est résolu: l'Institut de virologie et d'immunologie (IVI) a découvert, dans des échantillons prélevés sur des bovins malades, un nouvel orthobunyavirus du sérogroupe Simbu, a-t-il indiqué lundi à Keystone-ATS.

Selon l'IVI, cette maladie n'est pas une épizootie régie par l'ordonnance sur les épizooties. "Il ne s'agit pas d'une maladie hautement contagieuse", a déclaré l'institut fédéral. Les virus du sérogroupe Simbu ne sont donc généralement pas considérés comme des agents zoonotiques et, selon les connaissances actuelles, ne représentent pas de risque d'infection significatif pour l'homme.

Le virus est transmis par un type de moucherons, généralement hématophages (c'est-à-dire qui se nourrissent du sang d'autres animaux). On ignore pour l'heure si les récentes vagues de chaleur ont accru la vulnérabilité des bovins à cette maladie. Les températures élevées sont toutefois un facteur de stress et peuvent rendre les vaches laitières à haut rendement plus vulnérables.

Ces résultats observés en Suisse concordent avec ceux obtenus en Allemagne et en France. Le nouveau virus a ainsi été détecté chez des vaches dans le sud de l'Allemagne. Il appartient à un groupe dont fait également partie le virus de Schmallenberg. Ce dernier avait déjà été détecté en Suisse en 2012. Il provoquait des malformations chez les veaux, les agneaux et les chèvres.

Le virus de Schmallenberg n'est pas transmissible à l'homme. Selon l'Institut allemand Friedrich-Loeffler (FLI), auquel se réfère l'IVI, le nouveau virus "ne présente, en l'état actuel des connaissances, aucun risque d'infection significatif pour l'homme". Il convient toutefois d'étudier cette question de manière plus approfondie.

Plusieurs semaines de maladie

Dans les exploitations bovines touchées en Suisse, la durée de la maladie s'est étendue, selon les données de l'IVI, sur environ 14 à 21 jours. Parmi les symptômes les plus fréquents figurent une fièvre supérieure à 40 degrés, une baisse massive de la production laitière, un manque d'appétit et de la diarrhée.

Selon le FLI, les infections par des virus de ce groupe n'entraînent généralement que des manifestations cliniques légères à modérées chez les animaux adultes. "La transmission potentielle au fœtus pendant la gestation revêt en revanche une importance particulière. Selon le moment de l'infection, des avortements, des mort-nés et de graves malformations congénitales peuvent survenir."

Il reste à déterminer dans quelle mesure de tels problèmes surviennent à la suite de l'infection par ce virus désormais identifié, explique l'institut. Les moucherons vecteurs restant actifs jusqu'en novembre, il faut s'attendre à une propagation supplémentaire et potentiellement rapide du virus.

Potentiel encore inconnu

"Nous ne savons pas encore exactement quel est le potentiel de ce virus", a déclaré une porte-parole du FLI. Il s'agirait peut-être de développer un vaccin le plus rapidement possible.

Selon le FLI, des bovins malades ont été repérés en Suisse, en France et dans de nombreux élevages du sud de l'Allemagne, notamment dans le Bade-Wurtemberg. Les symptômes correspondent à ceux du virus de Schmallenberg. Les analyses visant à détecter ce virus ou d'autres agents pathogènes connus se sont toutefois révélées négatives.

Le FLI a indiqué avoir pu mettre en évidence une forte similitude génétique avec les virus Shamonda. "Les analyses des semaines à venir montreront à quelle vitesse il se propage, quelles espèces animales sont particulièrement touchées et à quelles conséquences cliniques il faut attendre", a déclaré son vice-président Martin Beer.

Producteurs sous pression

La Fédération des producteurs suisses de lait (PSL) a récemment qualifié la situation de grave. "La situation est critique", a-t-elle déclaré vendredi à Keystone-ATS.

"La baisse des prix du lait, la sécheresse, le stress thermique, les animaux malades et le manque de fourrage se cumulent. Cette situation pousse de nombreuses exploitations à leurs limites et met en péril leur viabilité économique", estime la PSL.

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Economie

Un nouveau virus détecté chez des bovins suisses

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Le mystère entourant les vaches malades en Suisse est résolu: le virus a été identifié (photo symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le mystère entourant les vaches malades en Suisse est résolu: l'Institut de virologie et d'immunologie (IVI) a découvert, dans des échantillons prélevés sur des bovins malades, un nouvel orthobunyavirus du sérogroupe Simbu, a-t-il confirmé lundi à Keystone-ATS.

Selon l'IVI, cette maladie n'est pas une épizootie régie par l'ordonnance sur les épizooties. "Il ne s'agit pas d'une maladie hautement contagieuse", a déclaré l'institut fédéral. Les virus du sérogroupe Simbu ne sont donc généralement pas considérés comme des agents zoonotiques et, selon les connaissances actuelles, ne représentent pas de risque d'infection significatif pour l'homme.

Le virus est transmis par un type de moucherons, généralement hématophages. On ignore pour l'heure si les récentes vagues de chaleur ont accru la vulnérabilité des bovins à cette maladie. Les températures élevées peuvent toutefois rendre les vaches laitières à haut rendement plus vulnérables.

Ce nouveau virus appartient à un groupe dont fait également partie le virus de Schmallenberg. Ce dernier avait déjà été détecté en Suisse en 2012. Il avait alors provoqué des malformations chez des veaux, des agneaux et des chèvres.

Dans les exploitations bovines touchées en Suisse, l'épidémie a duré, selon les données de l'IVI, entre 14 et 21 jours environ. Parmi les symptômes les plus fréquents figurent une fièvre supérieure à 40 degrés, une baisse massive de la production laitière, un manque d’appétit et des diarrhées.

Ces constatations en Suisse concordent avec celles observées en Allemagne et en France. L’IVI a appelé les éleveurs à contacter immédiatement un vétérinaire en cas de symptômes non spécifiques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

UBS condamnée à 125 millions de dollars d'amende aux Etats-Unis

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L'amende infligée à UBS est la plus plus lourde sanction jamais infligée à un courtier pour violation de la loi sur le secret bancaire, (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Zurich (awp) - UBS a été condamnée à une amende totale de 125 millions de dollars (101 millions de francs) aux États-Unis pour des manquements à ses obligations en matière de lutte contre le blanchiment d'argent. La banque est explicitement qualifiée de "récidiviste".

Lundi, la FinCEN, l'agence américaine de lutte contre le blanchiment d'argent, a infligé une amende civile de 125 millions de dollars à UBS Financial Services, la plus lourde sanction jamais infligée à un courtier pour violation de la loi sur le secret bancaire, fait savoir la FinCEN dans un communiqué.

Il s'agit de la deuxième action coercitive intentée par la FinCEN contre UBS. En décembre 2018, UBS Financial Services a conclu un accord à l'amiable avec la FinCEN pour des violations de la loi Bank Secrecy Act (BSA) - qui lutte contre le blanchiment d'argent et le financement illégal, assorti d'une amende civile de 14,5 millions de dollars. Cet accord de 2018 constatait notamment que la grande banque helvétique n'avait pas suffisamment surveillé les virements de devises en raison de failles dans son système de surveillance automatisé.

"Malgré les assurances données par UBS Financial Services à la FinCEN quant à la résolution rapide des problèmes sous-jacents, UBSFS ne l'a pas fait et a par conséquent omis de surveiller correctement plus de 50'000 virements de devises, pour un montant total supérieur à 10 milliards de dollars. De plus, UBSFS n'a pas divulgué ces manquements à la FinCEN, qui n'en a eu connaissance qu'à la suite d'une enquête menée après un contrôle réglementaire", fait savoir l'agence américaine.

La SEC (Securities and Exchange Commission), l'autorité fédérale américaine de régulation et de contrôle des marchés financiers, la CFTC (Commodity Futures Trading Commission) l'agence fédérale indépendante américaine chargée de la régulation des bourses de commerce et la FINRA (Financial Industry Regulatory Authority), l'autorité de régulation de l'industrie financière aux États-Unis, ont également participé à l'enquête.

lf/cw

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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