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Suisse

Le monde de demain: une appli suisse pour faire garder vos animaux

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Avec les vacances d’été vient aussi la problématique de la garde des animaux… En Suisse il y a une appli pour ça… 

Benoît Rouchaleau
Le monde de demain
Benoît RouchaleauLe monde de demain

Petite révolution numérique dans le monde des gardes d’animaux avec l’appli Sowapi développée par la startup valaisanne Nesmo, qui met en contact propriétaires de chiens ou de chats et “pet-sitters” qualifiés, comprenez des personnes prêtes à garder votre compagnon, que ce soit pour quelques heures ou plusieurs jours. Votre animal peut aussi bien être gardé à domicile, que séjourner dans une famille d’accueil pendant votre absence. Tous les services sont paramétrables à la carte directement sur l’appli mobile : des promenades, en passant par les heures de visites et bientôt même la possibilité de prendre RDV chez un toiletteur ou un éducateur… Et il y a du potentiel, sachant que 43% des ménages suisses vivent avec un animal de compagnie. D’ailleurs, l’idée des 2 fondateurs valaisans est née en 2016 d’une expérience personnelle et de la difficulté de concilier vie professionnelle et promenades de leurs 2 chiens. 

Comment est-ce qu’elle fonctionne cette appli? 

Après téléchargement, vous renseignez vos coordonnées et le profil de votre animal, vous sélectionnez les services dont vous avez besoin et les disponibilités des “pet-sitters” les plus proches de chez vous s’affichent immédiatement, avec la promesse de trouver un mode de garde en 5 clics seulement. Au préalable, les petsitters sont vérifiés et validés pour s’assurer que l’animal soit bien traité et d’ici quelques mois, ils pourront même se former en ligne pour améliorer leurs compétences. Côté financier, les tarifs sont fixés par les “pet-sitters”, la plateforme, elle, ne fait que mettre en relation les 2 parties. 350 « pet-sitters » sont référencés et 1700 personnes ont déjà téléchargé l’appli qui est gratuite dans un 1er temps, avant de passer en version payante, ces prochains mois, sous couvert de quelques améliorations et nouveautés. 

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Vaccin obligatoire: une question « délicate »

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(photo d'illustration - RADIO LAC)

L'idée de rendre la vaccination contre le coronavirus obligatoire pour accéder à certains services est attrayante, mais c'est une question délicate, estime la médecin bioéthicienne Samia Hurst-Majno. La définition des différents cas est en train d'être étudiée.

"L'accès à des prestations publiques est garanti" par la loi et ne peut être restreint, assure la vice-présidente de la task force Covid-19 du Conseil fédéral dans un entretien diffusé mercredi par plusieurs journaux romands. "En revanche, l'accès à des prestations privées ne l'est pas. Si l'Etat voulait empêcher que les acteurs privés agissent de manière différenciée avec les personnes, il faudrait légiférer", ajoute-t-elle.

La directrice de l'institut "éthique histoire humanités" à l'université de Genève remarque cependant qu'il y a des limites à la liberté de contracter, notamment "le fait que la prestation réponde à un besoin fondamental". "Si tous les magasins d’alimentation demandaient d'être vacciné pour faire ses courses, nous aurions un problème", relève-t-elle.

Deux scénarios de sortie de crise

À l'opposé, il sera plus difficile d'empêcher une compagnie aérienne d'imposer la vaccination pour prendre l'avion, constate-t-elle. "Les Etats ont le droit de demander la preuve d'une vaccination contre une maladie comme condition d'entrée".

L'organisation de grands événements se trouve entre deux, poursuit-elle. "C'est une question de droit des personnes, délicate". La commission nationale d'éthique se penche actuellement sur ces aspects-là, selon elle.

Mme Hurst-Majno voit deux scénarios de sortie de la crise liée à la pandémie, qui seront déterminés par "le degré d'acceptation de la vaccination dans la population". Si une part suffisante de la population accepte de se faire vacciner pour que le système de santé ne soit plus en danger, "tout pourra rouvrir".

"Dans le scénario pessimiste, le taux de population qui accepte de se faire vacciner n'atteint pas les paramètres voulus", précise-t-elle. Le risque de submerger le système de santé subsistant, "il faudra maintenir les mesures" de restrictions.

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Mutation du coronavirus: sept cas détectés en Suisse jusqu’ici

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Les experts de la Confédération devant la presse à Berne. (KEYSTONE/Peter Schneider)

Il n'y a pas d'indications que la nouvelle souche du coronavirus circule massivement en Suisse. Sept cas ont jusqu'ici été détectés. Mais la prudence est de mise et la pandémie pourrait repartir à la hausse, préviennent les experts de la task-force Covid.

"Comme nous nous y attendions, les chiffres ont diminué durant les fêtes. Mais malheureusement, ils restent bien trop élevés, il n'y a donc pas beaucoup de place pour l'optimisme aujourd'hui", a lancé Patrick Mathys, responsable de la section Gestion de crise et collaboration internationale à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), lors du traditionnel point de presse.

Mardi, 4197 nouveaux cas ont été enregistrés. Le taux de positivité tourne toujours autour de 13%. Concernant la mutation du virus, "nous devons réagir maintenant. Nous ne pouvons pas éviter une dissémination, mais la ralentir", a poursuivi Patrick Mathys.

Grisons, Zurich et Valais

Actuellement, cinq cas de la nouvelle souche britannique et deux de la variante sud-africaine ont été détectés en Suisse, notamment dans les cantons des Grisons, de Zurich et du Valais, qui a annoncé un cas aujourd'hui.

Par jour, ce sont 200 à 300 séquençages de cas positifs qui sont analysés, soit environ 1% des cas positifs. Il s'agit d'augmenter la cadence, selon M. Mathys, afin de mieux comprendre quelles variantes circulent et quelle influence elles ont sur la pandémie. Il existe des possibilités du côté des laboratoires universitaires. Mais le travail de séquençage prend beaucoup de temps.

Interrogé sur un éventuel relâchement des mesures en vigueur, Patrick Mathys a prévenu: il est trop tôt. Le nombre de tests a trop diminué ces derniers jours pour qu'on ait des données suffisament fiables à disposition. Mais au final, c'est le Conseil fédéral qui prendra ses décisions.

Test, traçage, vaccin

Le nombre de nouvelles infections au coronavirus reste bien trop élevé en Suisse, a martelé lui aussi Martin Ackermann, président de la task force scientifique: "Avec 80 décès par jour, nous sommes au 7e rang mondial". La situation reste également très tendue dans les hôpitaux.

En Suisse, il faudrait tester beaucoup plus, surtout dans les régions où l'on pense que la nouvelle variante du virus circule. Autre recommandation du président de la task force, une intensification des traçages.

Les capacités de tests dans les cantons sont bonnes et elles seront encore étendues, a souligné Linda Nartey, médecin cantonale de Berne et vice-présidente de l'association des médecins cantonaux. Quant au traçage, certains cantons se contentent d'un suivi minimum, dans d'autres il est beaucoup plus poussé.

Télétravail et écoles

Les capacités vaccinales seront mises en place en janvier et différents défis sont à relever. Il est important de pouvoir vacciner rapidement. A ce sujet, il n'y aura pas en Suisse de registre des personnes vaccinées ou non vaccinées, a souligné Patrick Mathys.

Outre la vaccination, il y a encore du potentiel, selon M. Ackermann: encourager davantage le télétravail, ou prendre des mesures pour éviter la propagation dans les écoles suite aux fêtes, par exemple en repoussant la rentrée scolaire au 11 janvier, comme l'ont déjà décidé certains cantons.

Armée en action

De son côté, l'armée suisse est encore active en appui du personnel médical dans les cantons de Schaffhouse, Bâle et du Tessin, a indiqué le brigadier Raynald Droz, chef d’état-major du commandement des opérations. Ces engagements devraient se poursuivre jusqu'à la mi-janvier 2021.

Au total, l'armée a répondu à 30 demandes d'appui durant la deuxième vague de Covid-19, alors qu'elle en a refusé 22 et que sept ont été spontanément retirées. En tout, 711 militaires et 483 volontaires ont été impliqués ces 56 derniers jours.

Interrogé sur les écoles de recrues dont le début est prévu le 18 janvier, le brigadier a souligné que les personnes présentant des symptômes n'entreront pas en service. Il a également précisé que tout le monde - entre 12'000 et 15'000 personnes - sera testé durant les deux premiers jours.

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Monde

« On a perdu de vue le rôle que chacun doit jouer face à la pandémie »

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MARTIAL TREZZINI

Cela fait 8 mois maintenant que nous vivons avec cette pandémie de Covid-19, avec deux semi-confinements mais aussi des mesures qui ont varié ces dernières semaines, notamment, et qui diffèrent d'un canton à l'autre. Des mesures que beaucoup ont de plus en plus de mal à respecter, comme l'ont prouvé les différentes manifestations et prises de position sur les réseaux sociaux ces dernières semaines.  Francesco Panese, professeur de sociologie de la médecine et de la santé à l'Université de Lausanne, a expliqué à Benjamin Smadja et Laurie Selli comment et pourquoi est-ce qu'il faut tenir face à cette pandémie.

Francesco Panese
Professeur de sociologie des sciences et de la médecine à l'UNIL
Francesco PaneseProfesseur de sociologie des sciences et de la médecine à l'UNIL

 

 

 

 

 

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Suisse

Paris et la Côte d’Azur placées sur la liste des régions à risque

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EPA/IAN LANGSDON

Les Suisses devront réfléchir à deux fois avant de passer leurs vacances à Paris ou sur la Côte d'Azur. L'OFSP a ajouté neuf régions françaises à sa liste des territoires à risque. Dès lundi, les voyageurs en revenant devront se mettre en quarantaine pendant 10 jours.

La décision planait dans l'air. La France dépassait les 60 nouvelles infections pour 100'000 personnes depuis plus de deux semaines. Elle aurait donc dû être mise sur la liste des territoires à risque de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Le Conseil fédéral a toutefois décidé vendredi d'une solution différenciée pour tous les pays frontaliers. Seules des régions seront mises sur la liste. Et des exceptions pourront être prévues pour les zones frontalières. De fait, neuf des treize régions françaises ont été placées sur la liste de l'OFSP. De même que l'Etat fédéré de Vienne, en Autriche.

Avec sa décision, le gouvernement entend contenir l'expansion du coronavirus, tout en respectant les échanges économiques, sociaux et culturels étroits dans les régions frontalières.

Il note également que plusieurs cantons suisses dépassent également la limite des 60 pour 100'000 personnes. Depuis juin, les cas de Covid-19 ne cessent d'augmenter en Suisse. Le pays enregistrait alors 98 cas par semaine. Un chiffre qui a été multiplié par 18 pour atteindre 1844 cas par semaine fin août.

Exemptions de quarantaine élargies

Le gouvernement a par ailleurs décidé d'élargir le cercle des personnes exemptées de quarantaine. Parmi eux, se trouvent désormais les acteurs culturels se rendant à une représentation culturelle, les sportifs prenant part à une compétition et les participants à un congrès scientifique. Seule condition: l'événement auquel ils assistent a mis sur pied un concept de protection.

Les personnes, qui doivent se rendre dans une région à risque pour des raisons professionnelles ou médicales et dont le séjour ne peut être repoussé sont également exemptées. Leur séjour ne doit toutefois pas durer plus de cinq jours et un concept de protection doit avoir été prévu.

Une adaptation du calcul des jours de quarantaine a également été décidée. Le séjour dans un pays sans risque élevé de contamination avant une entrée en Suisse pourra être déduit de la quarantaine.

Tarif abaissé pour les tests

Les tests devront par ailleurs coûter moins cher. Le Conseil fédéral a décidé de réduire de 95 à 82 francs le tarif des tests de dépistage et de 39 à 25 francs celui des tests anticorps.

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Grandes manifestations: masques obligatoires au match et stades partiellement remplis

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Spectateurs assis, masques souvent obligatoires, récolte de données et flux clairement dirigés: le Conseil fédéral a fixé mercredi les critères pour les manifestations de plus de 1000 personnes. Les stades et les patinoires pourront être remplis aux deux tiers.

Le gouvernement a consulté les cantons et les associations concernées avant de préciser les conditions pour la tenue des grands rassemblements à partir du 1er octobre dans le contexte du coronavirus. Les organisateurs d'événements de grande envergure, culturels et sportifs, de congrès ou de manifestations politiques, devront suivre ces exigences et se conformer à un plan de protection strict. Les autorisations relèveront des cantons.

Quelle que soit la manifestation, les spectateurs seront assis. Des exceptions sont toutefois prévues et le public pourra rester debout dans certains cas comme les courses de ski ou de vélo et les fêtes de village au grand air. L'aval du canton sera nécessaire.

Le plan de protection devra préciser si le port du masque est obligatoire ou non et s'il y aura des places assises. Il expliquera la gestion des flux de personnes et comment la collecte de coordonnées correctes sera garantie.

Alcool autorisé

Les plans de protection pour les matchs de championnat des ligues nationales de hockey et de football sont encore plus précis. Elaborés par la Swiss Football League et la Swiss Ice Hockey Federation, ils règlent la situation de manière uniforme pour toute la Suisse.

Lors des matchs nationaux, le public devra rester assis et le masque sera obligatoire. Dans les stades fermés ou non et les patinoires, seuls deux tiers des sièges au maximum pourront être occupés. Les supporters du club visiteur ne disposeront pas de contingents. Le public devra être très clairement séparé de la zone de jeu.

La restauration ne se fera qu'à des places assises. La vente et la consommation de boissons alcoolisées seront limitées de manière à ce que les spectateurs puissent respecter le plan de protection. L’organisateur devra par ailleurs contrôler que les spectateurs respectent les mesures. Les infractions devront être sanctionnées.

Evolution épidémiologique

Pour qu'une grande manifestation soit autorisée, il faudra que la situation épidémiologique dans la région ou le canton soit favorable. Le canton devra disposer des capacités nécessaires au traçage.

Un canton pourra aussi décider de restrictions supplémentaires en réduisant le nombre de personnes autorisées ou en imposant le port du masque à tous les événements. Si une autorisation est retirée, l'organisateur n'aura pas le droit à une indemnisation par les pouvoirs publics.

L'interdiction des manifestations de plus de 1000 personnes avait été la première mesure du Conseil fédéral à fin février, pour contenir la pandémie de Covid-19. Prononcée jusqu'à fin août, elle avait finalement été prolongée jusqu'au 30 septembre, en raison du nombre important de nouvelles infections.

Le détail avec Benjamin Smadja et Laurie Selli

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