La Plage des Six Pompes démarre ce lundi à La Chaux-de-Fonds (NE) pour durer jusqu'à samedi, avec plus de 125 représentations données par 55 compagnies. Un accent particulier est mis sur les solos de rue, le jeune public ou les projets de cirque "déjantés".
L'incontournable manifestation opère cette année son grand retour à la place du Marché, les travaux de réaménagement étant achevés. "On a dû batailler quatre mois avec la Ville pour revenir. Il a fallu trouver un moyen de cohabiter avec les tenanciers des terrasses, avait indiqué le programmateur Manu Moser au début juin.
Les organisateurs ont préféré y revenir, avec une grande scène à l'ouest et un bar, et abandonner celle de Beausite, sachant que deux grandes scènes n'étaient pas possible financièrement. Celle du Marché est plus proche des autres lieux du festival. De plus, Beausite n'était pas idéal, avec la rénovation du bâtiment du TPR.
Tout sur le bitume
L'édition "se distingue par la variété des thématiques abordées qui témoignent de la richesse des arts de la rue et des questionnements artistiques actuels". A La Plage, "on pose tout sur le bitume: le deuil, la rage, la grossophobie, la poésie humaine, l'espoir et l'amour sous toutes ses formes", rappellent les organisateurs.
Trois créations sont spécialement destinées au jeune, voire au très jeune, public, avec un spectacle olfactif pour les tout-petits dès six mois. Le programme propose aussi davantage de monologues, de solos de rue. "C'est une mode en France et en Belgique liée au manque d'argent pour la culture", selon Manu Moser.
Le coup de coeur du programmateur emblématique de l'événement chaux-de-fonnier va au spectacle "Amours" de la compagnie française Muchmuche Compagny. Ce duo de cirque et de musique "live" interroge toutes les formes d'amour en utilisant la pluridisciplinarité du cirque nouveau. "C'est une claque", estime-t-il.
Equilibre fragile
Le budget 2026 dépasse le million de francs. Les 40% sont couverts notamment grâce aux ventes aux stands et bars, 40% par les soutiens institutionnels et 20% par le sponsoring. "Même si la manifestation rayonne au-delà des frontières, l'équilibre financier devient de plus en plus difficile", constate la directrice Pauline Bessire.
En cause: des baisses de revenus et une hausse des charges (sécurité, énergie, transport). La perte de lieux de jeu au profit de la densification urbaine ajoute une incertitude à l'avenir, avaient dit les organisateurs en présentant l'événement. Le festival reste en accès libre, avec rémunération des artistes au chapeau.
Comme depuis la tempête de 2023, année où l'édition avait été annulée, la manifestation continue d'offrir aux artistes une session minimale par représentation. Le public pourra payer avec un "e-chapeau", via l'application mobile ou internet. Côté bar, il sera possible de payer cette année avec la monnaie locale l'Abeille.
En parallèle de la programmation du IN, cinq compagnies émergentes, trois suisses, une française et une franco-belge, ont été retenues sur 185 candidatures. Elles testeront leur création en devenir dans le cadre du programme de La Nouvelle Vague. L'an dernier, La Plage avait attiré entre 10'000 et 12'000 personnes par jour.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats