Face à l'envolée des prix du carburant, les Suisses ont revu leurs modes de déplacement. La plupart des personnes interrogées dans un sondage ne voient pas dans les coûts élevés de l'essence un motif pour acquérir dans l'immédiat une voiture électrique.
Quelque 42,1% des 1000 personnes interrogées entre fin avril et mi-mai ont indiqué utiliser plus souvent les transports publics et 35,2% marcher plus fréquemment, selon un sondage publié mardi par l'institut de recherche Marketagent Schweiz.
Moins d'un tiers (23,6%) a concédé rouler plus souvent à vélo ou en trottinette, tandis que 14,7% travaillent plus souvent à domicile.
Alors que la plupart des sondés craint des prix du carburant durablement élevés et a indiqué que cela avait un impact sur leur budget, plus de la moitié (56,9%) ne prévoit pas d'acquérir un véhicule électrique en raison de cette situation. Ils ne sont que 4,2% à avoir déjà franchi le pas et 16,9% à y réfléchir.
S'ils devaient acheter une nouvelle voiture, 32,6% choisiraient une propulsion hybride, mais l'essence (31%) passerait encore devant un véhicule électrique (26,1%). Le diesel est par contre en perte de vitesse, seuls 7,1% des sondés envisageant ce type de moteur.
La demande pour les voitures électriques en Suisse a fortement augmenté en 2025, avec une hausse de 48% des recherches, de 69% des demandes de contact et 40% des ventes sur le portail automobile AutoScout24, avait récemment rapporté l'exploitant de plateformes en ligne SMG. Mais la part de ces voitures dans le parc automobile helvétique s'est stabilisée (21,7% des nouvelles immatriculations, soit +1,2 point de pourcentage).
Une recharge électrique est pourtant moins chère qu'un plein de carburant, surtout si elle se fait à domicile ou au travail. Une récente analyse de Swisscharge reflète que cela revient autour de 5,23 francs pour 100 km, contre 11,08 francs pour une voiture à essence.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp