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Economie

La BNS relève ses prévisions d'inflation pour 2022

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L'inflation devrait rester forte encore un certain temps, avant de retrouver progressivement des niveaux plus modérés, dans la foulée des resserrements monétaires (archives). (© KEYSTONE/APA/APA/BARBARA GINDL)

La Banque nationale suisse (BNS) relève jeudi ses prévisions d'inflation pour l'année en cours et les deux prochaines. Elle table désormais sur un renchérissement à 2,8% pour 2022, contre 2,1% jusqu'ici.

"Sans le relèvement de taux décidé aujourd'hui, la prévision d'inflation serait nettement plus élevée", précise la BNS.

La Banque nationale suisse table toujours sur une croissance du PIB d'environ 2,5% pour 2022 tandis que le chômage devrait rester faible. "Cette prévision favorable repose notamment sur l'hypothèse que l'économie mondiale continuera à progresser et que la guerre en Ukraine ne s'aggravera pas", souligne le document.

Pour 2023, la BNS s'attend à une inflation à 1,9% (contre 0,9% en mars dernier) puis à 1,6% (+0,9%) pour 2024. Cette nouvelle prévision repose sur l'hypothèse d'un taux directeur maintenu constant à -0,25% pendant toute la période.

Dans son scénario de base pour l'économie mondiale, la BNS part de l'hypothèse que les prix de l'énergie resteront élevés dans un premier temps, mais qu'il n'y aura pas de grave pénurie dans les grands espaces économiques. L'évolution positive de la conjoncture devrait ainsi se poursuivre dans l'ensemble.

"L'inflation devrait rester forte encore un certain temps à la suite de la hausse des prix de l'énergie et des denrées alimentaires et en raison des difficultés d'approvisionnement", avant que ces facteurs ne s'estompent à moyen terme. Sous l'influence du resserrement toujours plus marqué de la politique monétaire dans de nombreuses régions, l'inflation devrait retrouver progressivement des niveaux plus modérés, appuie l'institut.

Mercredi, la Banque centrale américaine (Fed) a relevé ses taux directeurs de trois quarts de point, la plus forte hausse depuis 1994, afin de lutter contre l'inflation galopante. La Banque centrale européenne (BCE) a prévu de relever ses taux "en juillet".

La Suisse a enregistré une croissance modeste du produit intérieur brut (PIB) au quatrième trimestre 2021, qui a ensuite crû de près de 2% au premier trimestre 2022, rappelle l'institut d'émission. Pour le trimestre en cours, "les signaux restent positifs" tandis que la situation a continué à s'améliorer sur le marché du travail.

Des "risques importants grèvent les prévisions" pour la Suisse. Une perturbation de l'approvisionnement énergétique en Europe pourrait affecter sensiblement l'économie du pays. Les hausses des prix des matières premières pourraient également freiner la croissance. En outre, une recrudescence de la pandémie de Covid-19 n'est pas exclue.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Les mises ou remises en location crèvent le plafond sur un an

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Sur un an, l'inflation locative atteint 5,5%, avec des disparités marquées entre cantons. (archive) (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Les loyers proposés pour des logements sur homegate.ch ont poursuivi leur escalade au mois de mars, renchérissant de 0,4%, indique mardi l'exploitant de ladite plateforme. Sur un an, l'inflation locative atteint 5,5%, avec des disparités marquées entre cantons.

Si les deux Rhodes d'Appenzell ont joui en mars d'un allègement de 1,1%, la Thurgovie d'un tassement de 0,6% et Bâle-Ville d'une érosion de 0,1%, tous les autres cantons ont vu leurs factures résidentielles prendre l'ascenseur. Les augmentations les plus nettes sont à chercher du côté de Schaffhouse (+3,1%), de Nidwald (+2,5%) et de Zurich (+1,2%). A noter que dans les cantons de Schaffhouse, Zurich et Schwytz, le renchérissement dépasse désormais les 10% en comparaison annuelle.

Les villes de Lausanne, Genève et Lucerne paraissent ainsi relativement épargnées, avec une augmentation de moins de 7%, alors que la Cité de Zwingli accuse une hausse de plus de 11% sur un an.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Goldman Sachs fait mieux qu'anticipé au 1er trimestre

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Le chiffre d'affaires de Goldman Sachs a bondi de 15% sur un an à 9,73 milliards de dollars (9,5 milliards de francs). (archive) (© KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE)

La banque d'affaires américaine Goldman Sachs a publié lundi des résultats pour le premier trimestre bien supérieurs au consensus des analystes, grâce notamment à ses activités de marchés et de gestion d'actifs.

L'établissement précise dans un communiqué que sa branche Global Banking et Markets (fusions-acquisitions, entrées en Bourse, levées de capitaux) a profité d'une "forte performance" des commissions dans la banque d'investissements, les titres à revenus fixes ainsi que les devises, les matières premières et les marchés boursiers.

Le chiffre d'affaires a bondi de 15% sur un an à 9,73 milliards de dollars (9,5 milliards de francs).

Il a constaté sur cette période une hausse des opérations de fusion-acquisition finalisées.

Sa branche gestion d'actifs et gestion de fortune a également réalisé un bon trimestre, avec un record des commissions et autres frais dans le sillage d'un niveau d'actifs sous gestion supérieur à la moyenne. Ce dernier a augmenté de 36 milliards sur le trimestre pour atteindre 2.850 milliards.

"Nous continuons de mener à bien notre stratégie, en nous concentrant sur nos forces de coeur de métier pour servir nos clients et nos actionnaires", a commenté David Solomon, PDG de Goldman Sachs, cité dans le communiqué.

Au total, entre janvier et mars, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 14,21 milliards de dollars (+16,3%) avec une "progression dans toutes les branches".

Son bénéfice net a atteint 3,93 milliards (+27,6%), quand le marché attendait respectivement 12,94 et 2,95 milliards.

Hors éléments exceptionnels et rapporté par action, le bénéfice net ressort à 11,58 dollars, contre 8,79 dollars un an plus tôt. Les analystes escomptaient 2,95 milliards.

Dans les échanges électroniques avant l'ouverture de la Bourse de New York, l'action Goldman Sachs bondissait de 3,85%. Elle avait terminé la séance de vendredi en repli de 2,01%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Le marché suisse du sport recule légèrement en 2023

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Les ventes de vélos ont connu un net recul l'an dernier. (archive) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le marché suisse du sport a reculé quelque peu l'an dernier, faisant les frais de l'inflation et de la prudence des consommateurs.

Les ventes (hors vélo) ont diminué de 1,5% en 2023, après des hausses de 2% en 2022 et de 14% en 2021. Le volume a atteint environ 2,17 milliards de francs, selon une étude du cabinet d'études de marché GfK publiée lundi.

Le secteur des articles tels que les skis, les sacs à dos, les casques ou les appareils de fitness a enregistré une baisse des ventes de 3%, tandis que le textile a lâché 2%. Le secteur des chaussures est celui qui, une fois de plus, s'en est le mieux sorti, avec une croissance de 3%, note GfK.

La plus grande part du chiffre d'affaires provient du marché des activités d'extérieur, à hauteur de 20% et qui a engrangé environ 450 millions de francs. Le chiffre d'affaires du secteur textile est resté constant à un niveau élevé, tandis que le secteur des autres articles a perdu du terrain, notamment dans le domaine du camping, note GfK.

Le chiffre d'affaires des chaussures d'extérieur a également baissé, mais a été partiellement compensé par la tendance des chaussures de course en montagne (trail). De manière générale, le secteur des chaussures de course reste à la mode et enregistre une croissance de 4%, détaille l'étude.

Le secteur des loisirs a continué de progresser. Cela se manifeste en particulier dans les chaussures avec une augmentation du chiffre d'affaires de 5%. Le secteur dédié aux activités hivernales a de son côté affiché un retrait de 2%. Le chiffre d'affaires dans le domaine du fitness a lui continué de baisser, de 3% pour l'exercice 2023.

Les vélos retropédalent

En ce qui concerne le marché du vélo, des réductions de prix ainsi qu'une saturation du marché ont entraîné un net recul des ventes l'an dernier, constate également GfK.

Pour l'institut, "le mauvais moral des consommateurs, l'augmentation des coûts dans différents domaines et la réticence à acheter qui en résulte, ainsi que la recherche accrue de promotions" devraient continuer à tirer le marché du sport vers le bas en 2024. La population en hausse et le commerce en ligne ne permettront en effet pas de compenser entièrement ce phénomène, selon ses estimations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Un premier trimestre compliqué pour l'hôtellerie genevoise

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Les palaces de la Rade n'ont pas pu compter sur le Salon de l'auto pour lancer leur saison

Les hôteliers de Genève font grise mine. Le premier trimestre 2024 est en baisse par rapport à l'année dernière: de -20 à -30%, selon les établissements. Ceux-ci n'ont pas pu compter sur le nouveau Salon de l'auto pour lancer leur saison. Autre facteur, la fin du phénomène de "revenge travel" ou rattrapage des voyages après la période Covid. Mais les hôteliers restent confiants pour le reste de la saison.

Après 2023, l'année du rebond, 2024 sera-t-elle celle de la stagnation pour l'hôtellerie genevoise? Les professionnels font, en tout cas, grise mine. Avec une saison qui met du temps à démarrer. Premier bilan avec Jean-Vital Domézon, le Président des hôteliers de Genève

"Le Salon de l'auto n'a pas été un événement pour les hôteliers"

L'année 2023 avait été marquée par un rebond pour l'hôtellerie suisse, grâce au phénomène de revenge travel, ou rattrapage des voyages après la période Covid. Mais ce phénomène semble clairement s'essouffler en ce début 2024. Jean-Vital Domézon, le Président des hôteliers de Genève.

La satisfaction, elle vient du salon Watches & Wonders qui a permis de véritablement lancer la saison des hôteliers genevois. Jean-Vital Domézon

L'hôtellerie genevoise semble donc avoir définitivement tourné la page Covid. Une période qui avait fortement impacté le secteur, avec une chute de la fréquentation, mais aussi une désertion du personnel. Une quasi pénurie de main d'œuvre qui semble loin désormais à en croire le président des hôteliers de Genève, Jean-Vital Domézon.

"On a déployé des efforts dans le domaine de la formation pour attirer, de nouveau du personnel"

Pour la période estivale, Genève ne peut plus compter sur d'événements phares, alors même que cette année 2024, sera marquée par les Jeux Olympiques de Paris. De quoi menacer la fréquentation des hôtels genevois à cette période? Pas vraiment, à en croire Jean-Vital Domézon

"Les J.O de Paris sont une opportunité de faire venir, à Genève, tous les Parisiens qui vont vouloir fuir leur ville!"

Le deuxième trimestre, le plus important pour les hôteliers genevois, s'annonce donc décisif. De lui fera de 2024, une bonne ou une mauvaise année pour le secteur.

 

 

 

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Credit Suisse: les ex-cadres ne doivent pas rembourser leurs bonus

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La situation juridique actuelle rend difficilement envisageable un remboursement des bonus des anciens cadres de Credit Suisse (archives). (© Keystone/MICHAEL BUHOLZER)

Les anciens cadres de la défunte grande banque Credit Suisse (CS) peuvent conserver leurs bonus. Dans la situation juridique actuelle, une demande de remboursement n'aurait guère de chances d'aboutir.

Le Département fédéral des finances (DFF) a confirmé dimanche à Keystone-ATS cette information de la Sonntagszeitung. Le Conseil fédéral est arrivé à cette conclusion dans son rapport sur la stabilité bancaire.

Dans ce rapport, le gouvernement a dressé un état des lieux des moyens juridiques à disposition pour sanctionner rétroactivement les responsables d'une banque ayant mal géré leurs affaires, explique le DFF.

Le Conseil fédéral estime nécessaire d'agir au niveau des bases légales. "Il convient notamment de créer des instruments qui permettront, à l'avenir, dans des cas similaires, de retirer rétroactivement aux dirigeants des banques les bonus déjà versés. Avec l'introduction d'un régime pour les cadres supérieurs, ceux-ci doivent en outre être clairement identifiables", écrit le DFF.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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