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Economie

Ignazio Cassis rencontre le chef du dossier suisse Maros Sefcovic

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Ignazio Cassis rencontre ce lundi le responsable européen du dossier suisse Maros Sefcovic. Les deux hommes feront le point après la rupture par Berne des négociations sur l'accord-cadre le 26 mai (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis rencontre ce lundi à Bruxelles le vice-président de la commission européenne Maros Sefcovic, chargé du dossier suisse. Objectif: faire le point de la situation. C'est la première rencontre entre les deux responsables.

Le chef de la diplomatie helvétique se rend à Bruxelles avec deux arguments de la bonne volonté de la Suisse: le milliard de cohésion débloqué récemment par le Parlement et la levée des restrictions à la libre circulation des personnes pour la Croatie à partir de 2022.

En contrepartie, Ignazio Cassis espère un signe positif de la part de l'UE. Il ne veut toutefois pas poser d'exigences afin de mettre fin à la spirale négative qui plombe la relation entre Berne et Bruxelles. Car en l'état, les fronts sont passablement durcis.

Outre la rencontre entre MM. Cassis et Sefcovic se tiendra lundi après-midi la 40e rencontre interparlementaire Suisse-UE. Au centre des discussions figurera la question de la participation suisse au programme Horizon Europe et à Erasmus+, selon un communiqué des services du Parlement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Naufraghi/e, le média tessinois porté par des retraités

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De gauche à droite: Aldo Sofia, Romano Prodi (interviewé), Mario Conforti et Franco Cavani, membres de la rédaction tessinoise de Naufraghi/e. (© Naufraghi/e)

Dans le paysage médiatique tessinois, Naufraghi/e revendique une position atypique. Fondé par trois retraités issus du journalisme et du graphisme, le média en ligne fonctionne sans publicité ni abonnement et mise sur une grande liberté éditoriale.

Son nom, Naufraghi/e (Les naufragé(e)s), en dit déjà la ligne éditoriale. "Le sens nous semble clair, mais notre naufrage est métaphorique. Il s’agit d’un naufrage mental, pas d’une condition de vie ou de mort", explique à Keystone-ATS Mario Conforti, membre de la rédaction, qui répond à l’interview sur un ton d’humour noir.

D'anciens journalistes

Le projet repose sur une structure très réduite. La "rédaction" est composée de trois personnes, deux journalistes professionnels et un graphiste, tous retraités. Le rédacteur en chef a notamment dirigé le Telegiornale et des rubriques d’information de la RSI, tandis que son collègue fait partie des pionniers de l’information en ligne au sein de la même chaîne. Le graphiste est également l’auteur des illustrations du média. L’âge moyen du groupe atteint 77,4 ans.

Le média s’appuie également sur un réseau de contributeurs externes. Certains anciens collègues écrivent bénévolement, tandis que d’autres, plus jeunes ou basés à l’étranger, sont rémunérés à la pièce. "Personne ne travaille à temps plein sur le projet", précise Mario Conforti, ajoutant que les collaborateurs exercent souvent d’autres activités, dans le journalisme mais aussi dans des domaines comme le droit, l’enseignement, la recherche ou encore les ONG.

Le projet, né en 2021, s’est construit sans modèle économique traditionnel. "Nous ne nous considérons pas comme un nouveau média. Peut-être sommes-nous plutôt un vieux média qui tente de survivre", résume-t-il, en évoquant la naissance de Naufraghi/e "par nécessité", dans un paysage médiatique jugé appauvri en Suisse italienne.

Dons et contributions ponctuelles

Basé à Lugano, Naufraghi/e fonctionne essentiellement en ligne, les rencontres physiques étant rares. Le média ne repose ni sur la publicité ni sur les abonnements, et dépend principalement de dons ainsi que de contributions ponctuelles. "De bonnes personnes jettent parfois sur notre radeau un peu d’eau et de nourriture", ironise Mario Conforti, décrivant une organisation volontairement légère mais fragile.

Sur le plan éditorial, Naufraghi/e revendique une grande liberté de ton et de choix. "Tous ceux qui ne font pas vendre, à moins qu’un bon titre ne parvienne à les sauver", explique-t-il. Le média affirme ainsi se tenir à distance des logiques commerciales et des indicateurs d’audience.

Cette indépendance se traduit aussi dans le fonctionnement interne. "Nous pouvons nous moquer des business plans, des cibles, de l’audience ou du retour sur investissement", résume Mario Conforti. "Ceux qui veulent écrire écrivent. Ceux qui veulent lire lisent."

Le collectif décrit son organisation avec autodérision. "Notre rédaction prend l’eau de toutes parts, nous n’avons pas de gilet de sauvetage", lance-t-il, ajoutant un slogan de l’équipe: "La première condition pour se sauver d’un naufrage n’est pas de savoir nager mais de vouloir se sauver."

Système D

Dans ce système fondé sur la débrouille, les contributions extérieures jouent un rôle central. Les revenus, lorsqu’ils existent, sont redistribués aux collaborateurs, après avoir été partiellement conservés pour maintenir l’activité. "Nous gardons juste de quoi rafistoler la toile qui nous sert de voile", résume le journaliste.

Quant à leur place dans le paysage médiatique suisse, elle est assumée comme marginale. "Nous avons le sentiment de faire partie de la société incivile", affirme Mario Conforti. Et d’ajouter: "Nous mettons quiconque au défi de rester à flot cinq ans sur trois planches et un bidon percé."

Sur leur avenir, le ton reste sceptique. "Nous n’en voyons pas vraiment. À long terme, nous serons tous un algorithme", conclut-il.

https://naufraghi.ch/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Les investissements dans les jeunes pousses suisses reculent

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Les investissements dans les jeunes pousses suisses ont diminué de 15,5% au premier semestre pour s'établir à 1,25 milliard de francs, selon l'étude Swiss Venture Capital Report. (archives) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les investissements dans les jeunes pousses suisses ont diminué de 15,5% au premier semestre pour s'établir à 1,25 milliard de francs, selon l'étude Swiss Venture Capital Report (SVCR) publiée mardi.

Le nombre de ces investissements est cependant resté pratiquement constant, à 123, permettant d'enrayer une tendance à la baisse observée depuis plusieurs années.

Après une légère reprise observée au premier semestre 2025, le montant total des investissements se situe au niveau des années précédentes, précise l'étude publiée par le portail d'information en ligne Startupticker.ch et l'association professionnelle Seca, en collaboration avec startup.ch.

Elle relève "des changements importants" au niveau des secteurs et des cantons: si les jeunes pousses spécialisées dans le matériel informatique ont enregistré un nouveau record de financement avec plus de 324 millions francs, soit une hausse de plus de 60% sur un an, les investissements importants dans la biotechnologie ont fait défaut.

Vaud en tête

Au niveau des cantons, celui de Vaud se positionne clairement en tête en termes de capital investi avec une somme de plus de 330 millions, "se situant au niveau des années record de 2021 et 2022". Cette performance s'explique principalement par la vigueur du secteur du matériel informatique, selon SVCR, qui détaille que trois des quatre investissements dans le matériel informatique figurant dans le top 10 des levées de fonds ont été remportés par des startups vaudoises.

Le canton de Zurich affiche par contre des résultats historiquement faibles. Cela, en raison de l'absence de grands investissements dans la biotechnologie et le maintien à un niveau bas des financements dans les technologies de l'information et de la communication (TIC).

Quant aux cessions de participations, qui constituent "la condition préalable essentielle à une reprise du marché du capital-risque", leur nombre s'est élevé à 21, demeurant au niveau de la même période en 2025. L'étude, menée pour la sixième fois auprès des investisseurs suisses en capital-risque, observe cependant une nette augmentation des investissements stratégiques, qui précèdent souvent les sorties.

Interrogés sur leurs attentes pour les douze prochains mois, les investisseurs se sont montrés malgré tout plus optimistes qu'il y a un an, tant pour leurs prévisions concernant le contexte économique et leur propre activité d'investissement que pour le nombre de sorties. Selon SVRC, cette confiance constitue un indice supplémentaire d'une reprise qui se profile.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Culture

Montreux Jazz Festival: un son "cinq étoiles" signé Meyer Sound

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John Meyer (à droite), CEO de Meyer Sound, et Helen Meyer (à gauche), Executive Vice President de la société californienne, sont venus cette année célébrer les 40 ans de collaboration entre leur entreprise familiale de "sound system" et le Montreux jazz Festival. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le son "cinq étoiles" du Montreux Jazz Festival (MJF) ne doit rien au hasard. La qualité de la signature sonore des concerts est le fruit d'une collaboration de 40 ans cette année avec Meyer Sound. Cette société californienne est reconnue comme une pionnière de la technologie audio, ses enceintes et amplificateurs étant parmi les plus réputés au monde.

"L'expérience sonore est cruciale, le système de sonorisation est le coeur d'un festival de musique. En salle ou en open air, le son doit donner des frissons", répète volontiers Mathieu Jaton, directeur du MJF, interrogé par Keystone-ATS. "Nous sommes extrêmement reconnaissants envers John et Helen Meyer pour ces 40 ans d'amitié et d'engagement exceptionnels avec le Montreux Jazz", glisse-t-il.

C'est en 1986 que le fondateur du MJF Claude Nobs a demandé à Meyer Sound de transformer l'expérience d'écoute du festival. Il avait fait la connaissance de John et Helen Meyer dans les années 1970, lorsque John était directeur du laboratoire d'acoustique de l'Institut suisse d'études musicales avancées. "C'est l'incroyable rencontre entre un fou furieux du son, sans concessions, John, et un grand passionné du son, Claude", résume M. Jaton.

Inspirée par leur amour commun de la musique, une amitié s'est développée. Celle-ci est à l'origine de "l'un des partenariats sonores officiels les plus longs et les plus solides de l'industrie musicale", se félicite le couple cofondateur, toujours à la tête de la société, lui CEO à 82 ans, elle Executive Vice President à 78 ans. "C'est unique. Le MJF est pour nous le joyau de la couronne".

Meilleur son live possible

Leur but commun: offrir au public et aux artistes la meilleure expérience musicale immersive en live, en reproduisant la musique de manière impeccable, précise, sans coloration ni distorsion, et avec une puissance maximale, selon le boss du MJF. "A Montreux, cette qualité, cette proximité et cette intimité du son est possible".

L'entreprise familiale a été créée en 1979 à Berkeley (CA). Meyer Sound est depuis devenu le leader mondial dans la fourniture de solutions intégrées pour la sonorisation, le son spatial, les systèmes acoustiques, le monitoring de studio et les systèmes résidentiels haut de gamme.

La société fabrique des haut-parleurs auto-alimentés, des systèmes de contrôle audio multicanaux pour spectacles, des architectures électroacoustiques et des outils d'analyse audio pour les secteurs de la sonorisation professionnelle, des installations fixes et de l'enregistrement sonore.

Laboratoire d'innovations

Elle emploie à ce jour 350 personnes, avec des bureaux en Allemagne, au Canada, au Mexique et en Chine. Elle collabore avec de nombreux chanteurs et groupes. Elle équipe surtout des salles de concert, mais également des stades, des églises, des musées, des cinémas ou encore des bateaux de croisière. A l'écouter, John Meyer a toujours su garder son côté artisan du son dans l'âme, très exigeant et perfectionniste.

"Je suis un fan de technologie audio depuis l'adolescence. J'ai grandi avec la radio FM et cela m'a toujours intéressé. J'ai ensuite poussé scientifiquement le plus loin possible cet amour pour le son", raconte-t-il. Il reconnaît volontiers que le MJF est devenu au fil des années "une sorte de laboratoire et de vitrine pour les nouveautés et innovations technologiques audio" de Meyer Sound.

Côté plaisir, le couple vient presque chaque année depuis plus de 30 ans sur la Riviera. Ils citent volontiers Bob Dylan, Prince et Herbie Hancock comme concerts mémorables. "Mais il y en a tellement d'autres encore", répond-il en choeur.

Mise en scène du son

Concrètement, l'équipe technique de Meyer Sound est intégrée à l'équipe du MJF, explique Vincent Villard, production manager du MJF. Le travail en amont débute plusieurs mois avant. Dès octobre, c'est l'ingénieur du son valaisan et employé de la société californienne, José Gaudin, qui analyse l'acoustique de chaque salle intérieure et scène extérieure, selon la géographie des lieux.

Il établit un design sonore pour chaque lieu de concerts, c'est-à-dire qu'il crée, façonne, assemble et spatialise l'ensemble des éléments audio, comme une mise en scène artistique du son. "L'objectif est de couvrir au mieux toutes les zones d'une salle, proches ou éloignées de la scène, jusqu'au balcon", souligne M. Villard.

Vers janvier, ce plan est mis en place et il faut s'atteler au calage du son, soit le rendu du "sound system", à savoir le spectre sonore, la résonance, les retours, les graves, les aigus, etc. Deux autres ingénieurs du son de Meyer Sound viennent travaillent en plus avec José Gaudin et ses équipes.

"Dès avril, c'est le travail avec les ingénieurs du son de chaque groupe de musique qui commence, via des visioconférences et des e-mails. Meyer Sound est ensuite présent non-stop durant tout le festival, attentif aux demandes spécifiques des groupes qui se produiront sur scène", relève encore M. Villard.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Comment le fruit est devenu un objet de profit au fil de l'histoire

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Le consommateur est attiré par l'apparence ou à la brillance de la pomme, sans forcément se soucier de savoir si elle contient des produits chimiques (image symbolique). (© KEYSTONE/REGINA KUEHNE)

Le fruit est devenu un objet de profit au fil de l'histoire, à l'exemple de la banane en Amérique centrale. En Suisse, la population, victime du syndrome de "Blanche-Neige" est attirée par des pommes brillantes, qui peuvent être de véritables poisons.

"La notion de "fruit" ne vient pas directement du produit de l’arbre, mais plutôt du profit qui l’engendre. Fructus, soit la volonté de fructifier un bien, vient de la loi antique romaine "Usus, fructus, abusus", une notion qui existe encore aujourd'hui dans les codes civils pour signifier le droit de la propriété", a déclaré dans un entretien à Keystone-ATS Blaise Mulhauser, directeur du Jardin botanique de Neuchâtel.

Dans le livre "Business plantes, un autre regard sur l'économie", co-écrit avec Elodie Gaille, Blaise Mulhauser constate que l'olive, pour son huile, et le raisin, pour son vin, ont été les premiers fruits à faire l'objet de grands commerces dans le monde entier et surtout en Méditerranée.

Avec la conquête des Amériques, l'Europe découvre la tomate, l'ananas ou la papaye. "Ces produits végétaux vont vite devenir intéressants pour le commerce. Au début du 20e siècle, c'est surtout la banane qui va permettre la construction d'un nouvel empire", a expliqué le scientifique.

Les Etats-Unis sont intervenus à l'époque en Amérique centrale pour protéger les intérêts de grandes multinationales qui produisaient de la banane au Costa Rica et dans la plupart de l'Amérique centrale. De là est venu le nom de république bananière.

Pour éviter des pertes liées aux insectes ravageurs, les bananes sont souvent produites avec beaucoup de traitements chimiques. Et "certaines bananes étiquetées en bio ne le sont pas du tout, certains producteurs profitant de s'enrichir grâce à des lacunes en matière de traçabilité", a-t-il précisé.

Lors du transport maritime, on peut perdre la traçabilité non seulement des bananes, mais de pratiquement tous les produits. Dans le livre, le fonctionnement du port d'Anvers est décrypté. Les douaniers n'ont la capacité de contrôler que 2% des marchandises qui arrivent dans cette gigantesque zone portuaire.

Pomme traitée chimiquement 35 fois

Pour les fruits suisses, comme la pomme, il y a moins de problèmes de traçabilité, mais la question des traitements chimiques reste entière. Pour être calibrée pour la grande distribution, une pomme non bio peut faire l'objet de 35 traitements (herbicides, fongicides ou insecticides).

Ce qui fait dire à Blaise Mulhauser, que l'on est devenu des "Blanche Neige" acceptant la pomme de la vilaine sorcière. "La belle apparence du fruit nous attire, même si le contenu est toxique".

Après la fraise, la pomme de monoculture, calibrée et lustrée, est le fruit suisse qui détient le plus de pesticides. "Si on changeait l'étiquetage et que l'on marquait "pomme traitée chimiquement" pour tous les fruits non bio, peut-être que certains consommateurs modifieraient leur achat, même si le prix est plus élevé", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le pétrole remonte après de nouvelles frappes américaines en Iran

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Le prix du baril de pétrole Brent est remonté mardi à 85 dollars pour la première fois depuis plus d'un mois, après une nouvelle salve de frappes américaines contre l'Iran. (archives) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le prix du baril de pétrole Brent est remonté mardi à 85 dollars pour la première fois depuis plus d'un mois, après une nouvelle salve de frappes américaines contre l'Iran, une escalade dans la reprise des hostilités qui rendait prudentes les Bourses d'Asie.

Au lendemain d'une envolée spectaculaire de plus de 9%, les cours du pétrole continuent leur ascension mardi alors que s'intensifie la reprise des affrontements au Moyen-Orient.

Vers 06H30 GMT, le cours du baril de WTI nord-américain grimpait de 2,42% à 80,03 dollars. Celui du baril de Brent de la mer du Nord gagnait 2,17% à 85,11 dollars - après avoir brièvement touché 85,64 dollars en début d'échanges asiatiques, au plus haut depuis la mi-juin.

Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé dans un communiqué avoir commencé "à lancer une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran", peu après 00H00 heure de Téhéran.

Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire du sud de l'Iran située sur le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de presse Irna.

Incertitudes sur le détroit d'Ormuz

Les Emirats arabes unis ont par ailleurs fait état mardi d'attaques de missiles iraniens contre deux de leurs tankers dans le détroit d'Ormuz, tuant un membre d'équipage. La veille, l'armée américaine avait annoncé rétablir le blocus des ports iraniens.

De quoi alimenter l'inquiétude sur la circulation dans ce passage stratégique, où transitait avant le conflit un cinquième du brut mondial.

"L'hypothèse longtemps admise par le marché d'une normalisation progressive des flux est désormais remise en question. Ceci interroge également l'idée d'une reconstitution des stocks au cours du second semestre", commente Chris Weston, du courtier Pepperstone.

"A l'approche de l'expiration du protocole d'accord Iran/Etats-Unis conclu mi-août, chaque jour supplémentaire de frappes militaires bilatérales oblige les marchés à réévaluer les probabilités, engendrant une volatilité accrue", note-t-il.

"Plutôt que de considérer le détroit d'Ormuz comme étant simplement ouvert ou fermé, les investisseurs le perçoivent de plus en plus comme un continuum de perturbations, où les volumes de transport maritime, les coûts d'assurance et les risques opérationnels peuvent fluctuer", abonde Daniela Hathorn, analyste de Capital.com.

"Les marchés ont peut-être fait preuve d'un excès de confiance en anticipant une normalisation sans heurts des tensions au Moyen-Orient (...) le processus (de retour à la normale) pourrait s'avérer plus irrégulier que prévu, rendant les prix du brut sensibles aux nouvelles à venir", insiste-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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