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Economie

Fonctions cognitives améliorées chez des porteurs de trisomie 21

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Nelly Pitteloud (à droite) et Michela Adamo appliquent le petit boîtier injectant l'hormone sur un des participants. Cette méthode, qui doit encore être confirmée par une plus large étude, pourrait améliorer la qualité de vie des porteurs de trisomie 21. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Des chercheurs lausannois et français sont parvenus à contrecarrer l'altération des fonctions cognitives liée à la trisomie 21 avec une thérapie hormonale. Ces résultats publiés jeudi dans la revue Science ont été obtenus lors d'une étude-pilote sur sept patients.

Le syndrome de Down, ou trisomie 21, touche une naissance sur 800 et se traduit par diverses manifestations cliniques, notamment un déclin des capacités cognitives. Une perte progressive de l'olfaction est également fréquente à partir de la période prépubère, et les hommes peuvent présenter des déficits de maturation sexuelle.

En vieillissant, les trois quarts des personnes atteintes développent une démence. "C'est comme un syndrome d'Alzheimer précoce", a indiqué à Keystone-ATS Nelly Pitteloud, professeure à l’Université de Lausanne et cheffe du Service d’endocrinologie, diabétologie et métabolisme au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), co-auteure de cette recherche avec des confrères de l'Inserm français.

De récentes découvertes ont suggéré que les neurones exprimant l’hormone GnRH (gonadolibérine), connus pour réguler la reproduction via l’hypothalamus, auraient aussi une action dans d’autres régions du cerveau avec notamment un rôle sur la cognition. Partant de cette idée, un groupe de chercheurs de l'Inserm à Lille (F), emmené par Vincent Prévot, a étudié le mécanisme de régulation de la GnRH sur des souris-modèles de la trisomie 21.

L'équipe a pu démontrer que cinq brins de micro-ARN impliqués dans la production de cette hormone et présents sur le chromosome 21 étaient dérégulés. Ce chromosome surnuméraire entraîne alors des anomalies dans les neurones sécrétant la GnRH.

Restaurer la production de GnRH

"Nous avons ensuite réussi à démontrer que la remise en fonction d’un système GnRH permettait de restaurer les fonctions cognitives et olfactives chez les souris trisomiques de manière systématique", a indiqué Vincent Prévot lors d'un point de presse en ligne.

Ces résultats chez la souris ont été discutés avec Nelly Pitteloud, dont le groupe est expert dans le diagnostic et le traitement d’une maladie rare, la déficience congénitale de GnRH, qui se manifeste par une absence de puberté. Un traitement de GnRH pulsatile - délivrée à intervalles réguliers - est prodigué à ces patients, afin de reproduire le rythme naturel de sécrétion de cette hormone.

Les chercheurs ont donc décidé de tester l’efficacité d’un tel traitement sur les souris trisomiques. Résultat: au bout de 15 jours, elles avaient retrouvé leurs fonctions olfactives et cognitives.

Fonctions cognitives améliorées

Les médecins du CHUV sont donc passés à l’étape suivante, un essai-pilote sur des patients adressés par Ariane Giacobino, responsable de la consultation trisomie 21 aux Hôpitaux universitaires de Genève.

Sept hommes porteurs de trisomie 21, âgés de 20 à 50 ans, ont reçu une dose de GnRH toutes les deux heures en sous-cutané pendant six mois, à l’aide d’une pompe placée sur le bras. Des tests de la cognition et de l’odorat ainsi que des examens IRM ont été réalisés avant et après le traitement.

Au final, les performances cognitives ont augmenté chez six des sept patients: meilleure représentation tridimensionnelle, meilleure compréhension des consignes, amélioration du raisonnement, de l'attention et de la mémoire épisodique. En revanche, le traitement n’a pas eu d’impact sur l’olfaction.

Nouvelle cartographie cérébrale

Ces tests cognitifs ont été confirmés par l’imagerie cérébrale au CHUV, qui a révélé une augmentation significative de la connectivité fonctionnelle. "On peut voir une nouvelle cartographie cérébrale se rapprochant des sujets sains, c'est enthousiasmant", a relevé Nelly Pitteloud.

L'amélioration est estimée entre 10% et 30%. Un des participants a même "passé la barre du sujet sain", a relevé la professeure lausannoise, qui précise toutefois que le collectif de l'étude était composé de sujets très entourés et stimulés par leurs proches.

Les auteurs se veulent prudents. Ces résultats doivent être confirmés par une étude randomisée à plus large échelle avec un groupe de contrôle recevant un placebo. Elle démarrera cet automne à Lausanne et Bâle et comprendra une soixantaine de patients, dont des femmes. Elle devrait durer deux ans.

"Pour la trisomie 21, la thérapie GnRH pulsatile est prometteuse, d’autant qu’il s’agit d’un traitement existant et sans effet secondaire notable", conclut Nelly Pitteloud. "Il n'y a rien de mieux qu'une hormone naturelle facile à donner à des doses physiologiques", a renchéri Vincent Prévot.

Un brevet a été déposé et la création d'une start up est envisagée. S'il est commercialisé un jour, le traitement pourrait prendre la forme d'une pompe similaire à celles utilisées par les diabétiques. Ces résultats livrent par ailleurs des pistes de recherche pour d'autres pathologies, l'Alzheimer en particulier.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vögele Shoes cessera son activité en fin d'année

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Rachetée en 2018 par le polonais CCC Group, Vögele Shoes a été revendue mi-2021 à l'allemand cm.shoes qui s'était pour l'occasion associé avec le fonds munichois GA Europe (archives). (© KEYSTONE/SIGI TISCHLER)

Vögele Shoes va cesser son activité en fin d'année. L'exploitant de magasins de chaussures n'est pas parvenu à redresser sa situation financière, face à un important recul de la demande, ni à convaincre de nouveaux investisseurs. La mesure concerne 131 salariés.

Dans un communiqué diffusé mardi, Vögele Shoes rappelle avoir obtenu un sursis concordataire définitif d'une durée de quatre mois le 13 octobre dernier. Face à l'évolution défavorable des affaires et à l'échec des discussions menées avec différents investisseurs, le conseil d'administration et la direction ont décidé, en accord avec la commissaire compétente, de mettre fin aux activités commerciales de l'entreprise, probablement au plus tard fin 2022.

Vögele Shoes ajoute être en contact étroit avec les 131 employés concernés par l'arrêt des activités, les syndicats et les spécialistes des ressources humaines. De même, des discussions sont en cours avec les partenaires et les fournisseurs afin d'organiser de manière ordonnée la liquidation des sites et des stocks de marchandises d'ici la fin de l'année.

"Malgré les intenses efforts de nos collaborateurs et la grande bienveillance de nos partenaires, le conseil d'administration et la direction, ainsi que la commissaire, ne voient pas d'avenir durable pour l'entreprise dans les circonstances actuelles. C'est un jour amer pour nous tous, ainsi que pour la marque de tradition Vögele Shoes, en laquelle nous continuons tous de croire", explique Christian Müller, président du conseil d'administration et propriétaire de Karl Vögele depuis un peu plus d'un an et demi, cité dans le communiqué.

Rachetée en 2018 par le polonais CCC Group, Vögele Shoes a été revendue mi-2021 à l'allemand cm.shoes qui s'était pour l'occasion associé avec le fonds munichois GA Europe.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Les entreprises vont-elles renouer avec les soupers de boîte?

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Credit KEYSTONE Source AP Byline ASHLEY LANDIS

La fin de l’année rime avec Noël, l’Escalade à Genève et souvent le souper de boîte!

C’est une tradition, beaucoup d'entreprises organisent une soirée pour leurs salariés. Sauf ces deux dernières années, marquées par la pandémie de Covid. 

Et les sociétés qui organisent ces événements ont souffert du manque d'activités. Prenons l’exemple d’un traiteur de la place genevoise, le traiteur Genecand. Cette période de fin d’année représente entre 20 et 25% de son chiffre d’affaires. Alors le carnet de commande est-il de nouveau plein ?

La réponse du directeur Arnaud Genecand:

Arnaud GenecandDirecteur de Genecand Traiteur

Cette année 2022 a été particulière pour ce domaine d’activité, le Covid a laissé des traces: 

Arnaud GenecandDirecteur de Genecand Traiteur

Et puis il va sans doute falloir payer plus cher.

Selon une enquête du KOF,  le centre de recherches conjoncturelles de l'Ecole polytechnique de Zurich, un restaurant sur trois a l’intention d’augmenter ses prix, dans les trois prochains mois. Une hausse des prix conséquence de l’inflation des matières premières mais aussi de l’augmentation des salaires. 

Les traiteurs sont aussi concernés. Les explications du directeur Arnaud Genecand:

Arnaud GenecandDirecteur de Genecand Traiteur

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Les TPG choisissent HESS pour leurs futurs autobus électriques

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L'entreprise Carrosserie HESS AG s'apprête à fabriquer 119 autobus électriques pour les TPG (archives). (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Le fabricant suisse HESS, associé pour l'occasion à Hitachi Energy, fournira les futurs autobus électriques des Transports publics genevois (TPG), ont annoncé ces derniers mardi. La régie autonome s'apprête à commander 119 véhicules qui seront assemblés en Suisse.

Le choix s'est porté sur HESS à l'issue d'un appel d'offres ouvert à l'international initié en mars dernier, ont précisé les TPG dans un communiqué. La décision d'adjudication a été communiquée aux différentes entreprises concernées. Elle peut encore faire l'objet d'un recours.

Dans le détail, les TPG veulent faire l'acquisition de 65 autobus articulés et de 54 autobus électriques "double-articulés". Les infrastructures nécessaires à l'exploitation de cette flotte sur six lignes du réseau TPG et aux dépôts seront produites par Hitachi Energy sur son site de Genève.

Les TPG ambitionnent d'avoir une flotte entièrement électrifiée à l'horizon 2030. Depuis 2018, l'entreprise opère commercialement douze autobus électriques sur la ligne 23. A ce jour, ces véhicules ont déjà réalisé 2,8 millions de kilomètres, ce qui a permis "l'économie de 4400 tonnes de CO2".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Faire tomber les palissades pour se réapproprier l’espace

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Les palissades sur la place de la Gare CFF à Lausanne laisseront la place à des aménagements provisoires et à des animations en attendant la reprise du chantier. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Au vu du retard des travaux, la Ville de Lausanne a obtenu le démantèlement des palissades du chantier de la gare. Des aménagements et des animations saisonnières sont prévues sur la place, dont une patinoire et des jeux. L'inauguration aura lieu le 23 décembre.

Le 11 octobre dernier, l’Office fédéral des transports (OFT) et les CFF annonçaient le report des travaux principaux de l'agrandissement de la gare de Lausanne. Compte tenu des impacts de ce retard sur la qualité de vie des riverains, commerçants et usagers, "la Municipalité tente de faire du problème une opportunité: celle de faire tomber les palissades et de se réapproprier l'espace", a déclaré la municipale lausannoise Natacha Litzistorf mardi devant la presse.

La Ville a ainsi obtenu de l’OFT et des CFF le démantèlement des panneaux de chantier installés sur la place de la Gare. Mardi, des ouvriers CFF s'affairaient pour les démonter. Celles situées sous-gare suivront.

Du provisoire et du végétal

Une équipe de la Ville et des CFF a travaillé d'arrache-pied sur un projet d'aménagements provisoires baptisé "Entracte". "Nous nous sommes engagés à utiliser des aménagements simples et faciles à enlever", a relevé Mme Litzistorf.

Préfigurant les aménagements futurs de la place, la circulation restera ainsi concentrée au nord. La partie sud, proche du bâtiment voyageur, sera dédiée à deux zones piétonnes représentant 75% de l'espace total. Elles seront recouvertes de deux pergolas et bordées par des terrasses. La Ville souhaite végétaliser les lieux avec une centaine d'arbres en pots, qui pourront être réutilisés. Ils réduiront l’effet d’îlot de chaleur en été.

Circulation améliorée

La municipale a également annoncé des améliorations en matière de circulation et de stationnement. Les efforts portent principalement sur les zones de dépose-minutes qui seront plus proches de la gare, tant en dessus qu'au-dessous. Les places handicapées seront mieux marquées.

Autre point qui n'était pas optimal, les taxis: ils seront regroupés près de l'entrée du métro. Enfin à chaque extrémité de la place, des parkings vélos seront installés.

Carrousel d'animations

Au niveau des animations, Entracte proposera une programmation saisonnière riche et variée, jusqu'au redémarrage du chantier qui n'est pas prévu avant moins un an, a rappelé l'élue. Cet hiver, la Ville va installer une grande patinoire synthétique qui pourra accueillir de 80 à 100 personnes, ainsi qu'une place de jeu mobile. Un carrousel suivra en janvier.

D'autres événements se déploieront dès 2023. L’Entracte estival proposera concerts et spectacles. Une partie du festival BDFIL pourrait s'y installer. La Fête de la nature en ville devrait elle se dérouler dans le quartier sous-gare, a détaillé la municipale.

Appel à projets

Et de préciser que tout n’est pas défini à ce jour. "Nous avons la volonté d'ouvrir ces espaces généreux. La Ville lance un appel aux commerçants, aux acteurs du sport, de l’art et de la culture intéressés à proposer des animations. Une condition: ne pas concurrencer les commerces de la place.

Non prévus initialement, ces aménagements transitoires sont estimés à environ 300'000 francs. Les CFF prennent en charge la dépose et la pose des barricades. Pour le reste, la Ville n'est pas d'accord de payer. "Nous sommes en discussion", confie Natacha Litzistorf.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Manque de personnel et inflation: l'économie vaudoise va ralentir

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L'économie vaudoise souffre d'un manque de personnel qualifié, notamment pour poser des panneaux solaires (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La croissance de l'économie vaudoise devrait se tasser l'an prochain. Dans un contexte international perturbé, où l'inflation frappe tous les secteurs, les entreprises du canton souffrent aussi d'une pénurie de main-d'oeuvre récurrente.

Après 2,5% cette année, la croissance du PIB vaudois ne devrait plus afficher que 1,4% en 2023. Cette décélération devrait toutefois être moins forte que pour l'ensemble de la Suisse et moins "drastique" que dans les autres pays de la zone euro, a estimé Claudio Bologna, chef de projet à Statistique Vaud, mardi lors d'une conférence de presse à Lausanne.

Selon lui, le canton pourra toujours compter sur son essor démographique pour maintenir une forte demande intérieure. Les exportations, si elles suivent la tendance des derniers mois, resteront aussi vigoureuses, en particulier dans l'horlogerie, la bijouterie/joaillerie et les appareils médicaux.

"Un net ralentissement est attendu pour 2023, mais il faut rester confiant pour le canton de Vaud", a renchéri Patrick Zurn, responsable économique à la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie. Il a rappelé la diversité du tissu économique cantonal, "une force qui lui permet de résister plus facilement aux chocs, comme il l'a démontré souvent par le passé."

Toutefois, "la liste des incertitudes est longue et variée", a prévenu Patrick Zurn. Une liste où se mêlent inflation, remontée des taux d'intérêt, force du franc, crise énergétique ou encore, de manière plus globale, contexte géopolitique.

Convaincre les jeunes

Les différents représentants des secteurs économiques vaudois, présents mardi devant la presse, ont aussi tous insisté sur le problème du manque de main-d'oeuvre. Dans la construction, la pénurie est particulièrement marquée dans les métiers liés à la transition énergétique, par exemple pour la pose de panneaux solaires.

"C'est un véritable défi de trouver ce personnel qualifié", a reconnu Nicolas Tripet, responsable communication de la Fédération vaudoise des entrepreneurs. Selon lui, un important travail est nécessaire pour "promouvoir" ces métiers auprès des jeunes et de leurs parents. "Nous devons démontrer aux jeunes que s'ils souhaitent s'engager concrètement pour le climat, ils peuvent le faire en choisissant un métier dans la construction", a-t-il souligné.

Transition numérique en danger

Dans l'industrie, l'hôtellerie-restauration et de nombreux services, la pénurie de travailleurs constitue également une entrave à la bonne marche des affaires. Président du Groupement romand de l'informatique, Albin Baptista a pris l'exemple des entreprises informatiques, dont "huit sur dix n'arrivent pas à recruter le personnel dont elles ont besoin."

Il a jugé cette situation particulièrement "critique", sachant que beaucoup d'entreprises se trouvent dans une logique de numérisation de leurs activités. "Certaines entreprises, surtout les plus petites, n'arriveront pas à faire cette transition", faute de personnel qualifié, a-t-il prévenu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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